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ço dist li reis : epuisement de la salle,       bonheu l’attente, le fruit suite de outre la poursuite de la mise juste un iv.- du livre d’artiste       un les grands  tu vois im font chier     pluie du des voiles de longs cheveux réponse de michel (dans mon ventre pousse une       fourmi dont les secrets… à quoi lorsque martine orsoni       je me ici, les choses les plus viallat © le château de l’éclair me dure, i en voyant la masse aux  au travers de toi je a ma mère, femme parmi à  de la trajectoire de ce six de l’espace urbain, pour alain borer le 26 temps où le sang se pas facile d’ajuster le       la certains soirs, quand je le 26 août 1887, depuis si elle est belle ? je pour jean-marie simon et sa dernier vers aoi mon travail est une  je signerai mon religion de josué il quand il voit s’ouvrir, vedo la luna vedo le le 28 novembre, mise en ligne pour mes enfants laure et le lent déferlement quatrième essai de       au ma mémoire ne peut me       la charogne sur le seuilce qui dernier vers aoi         longte quand c’est le vent qui       voyage tu le sais bien. luc ne c’est vrai       juin je suis occupé ces       l̵ dans la caverne primordiale dans ce périlleux mon cher pétrarque, comme ce mur blanc il semble possible de soie les draps, de soie       au       la dernier vers aoi au lecteur voici le premier       assis rita est trois fois humble. carcassonne, le 06 de tantes herbes el pre la fraîcheur et la       " rêve, cauchemar, beaucoup de merveilles rm : d’accord sur les cuivres de la symphonie al matin, quant primes pert et si au premier jour il seins isabelle boizard 2005 sors de mon territoire. fais heureuse ruine, pensait       bien janvier 2002 .traverse f le feu m’a il pleut. j’ai vu la s’égarer on immense est le théâtre et       " me la mort d’un oiseau.     de rigoles en pluies et bruines,       j̵  les premières madame est une torche. elle pour jacky coville guetteurs dans ce pays ma mère passet li jurz, si turnet a       vu il y a dans ce pays des voies je n’ai pas dit que le rossignolet tu la sables mes parolesvous issent de mer, venent as       la la force du corps, macles et roulis photo macao grise au matin du dans l’effilé de on préparait les enseignants : passent .x. portes, cher bernard pour jacqueline moretti, tout en vérifiant bien sûrla on peut croire que martine dernier vers aoi             st   nous sommes j’ai donc folie de josuétout est dernier vers aoi       dans rm : nous sommes en montagnesde a claude b.   comme accorde ton désir à ta pour anne slacik ecrire est dorothée vint au monde antoine simon 7       dans       pass&e ce qui aide à pénétrer le equitable un besoin sonnerait  il y a le station 4 : judas  vi.- les amicales aventures à sylvie portrait. 1255 :       &n     ton       &eacut       & temps de bitume en fusion sur antoine simon 29 sept (forces cachées qui villa arson, nice, du 17 madame, on ne la voit jamais chaises, tables, verres, les parents, l’ultime elle réalise des nu(e), comme son nom aucun hasard si se dans le train premier sequence 6   le quand nous rejoignons, en nous lirons deux extraits de       magnol     sur la jouer sur tous les tableaux de l’autre la littérature de       les l’instant criblé temps de pierres dans la attention beau nice, le 8 octobre quai des chargeurs de 0 false 21 18 …presque vingt ans plus sculpter l’air : je sais, un monde se au labyrinthe des pleursils nous avancions en bas de je dors d’un sommeil de au rayon des surgelés toutes sortes de papiers, sur       apr&eg 13) polynésie le temps passe dans la allons fouiller ce triangle dentelle : il avait       sur en ceste tere ad estet ja       sur apaches : paroles de chamantu       ( pour lee "le renard connaît       au le corps encaisse comme il à la mémoire de « amis rollant, de il ne s’agit pas de torna a sorrento ulisse torna pour andré n’ayant pas je me souviens de pour maguy giraud et       le pour marcel     vers le soir il avait accepté c’est la chair pourtant "nice, nouvel éloge de la antoine simon 2 premier essai c’est d’abord l’échange des antoine simon 30       nuage vous n’avez dernier vers que mort   1) cette dernier vers aoi antoine simon 5 pur ceste espee ai dulor e il en est des meurtrières. la deuxième édition du l’impression la plus dernier vers aoi je t’enfourche ma   le 10 décembre thème principal :       " saluer d’abord les plus   ces sec erv vre ile  de même que les carissimo ulisse,torna a juste un mot pour annoncer       "  “ne pas dimanche 18 avril 2010 nous la fraîcheur et la   un macles et roulis photo 3 références : xavier je meurs de soif       dans       pass&e c’est une sorte de ce poème est tiré du nice, le 30 juin 2000 mult ben i fierent franceis e le "patriote", cette machine entre mes autre citation"voui       descen j’ai relu daniel biga, autre citation du bibelot au babilencore une ce autre petite voix 1) notre-dame au mur violet       m&eacu   3   

les cet article est paru "ah ! mon doux pays,       la       soleil       dans antoine simon 20       fleure i mes doigts se sont ouverts je m’étonne toujours de la prenez vos casseroles et j’ai longtemps et ma foi, il souffle sur les collines li quens oger cuardise le vieux qui et nous n’avons rien chairs à vif paumes est-ce parce que, petit, on dernier vers aoi rien n’est plus ardu ] heureux l’homme dernier vers aoi c’est ici, me dernier vers aoi quelques textes cinquième essai tout       les de pa(i)smeisuns en est venuz       marche macles et roulis photo 4 dans le monde de cette       grimpa  c’était       un       le c’est la distance entre il s’appelait et tout avait coupé en deux quand granz fut li colps, li dux en tromper le néant j’entends sonner les       (       sur       maquis on croit souvent que le but « voici (josué avait  marcel migozzi vient de ouverture d’une       sur leonardo rosa iloec endreit remeint li os  avec « a la martin miguel art et dernier vers aoi ( ce texte a       dans ce texte se présente clers fut li jurz e li je reviens sur des       sur       apr&eg  improbable visage pendu un trait gris sur la dans les carnets       la pour martin premier vers aoi dernier carmelo arden quin est une    de femme liseuse (ma gorge est une le soleil n’est pas       ton f le feu s’est le ciel est clair au travers suite du blasphème de dernier vers aoi pierre ciel la question du récit ce qui importe pour  il est des objets sur 1-nous sommes dehors. branches lianes ronces       le merci à la toile de       le pour andrée la mort, l’ultime port, madame, vous débusquez a la femme au normal 0 21 false fal       jardin soudain un blanc fauche le       &n tout est prêt en moi pour  epître aux madame déchirée la liberté de l’être madame a des odeurs sauvages antoine simon 33 petites proses sur terre       la     une abeille de       dans     un mois sans ouverture de l’espace carles respunt :  zones gardées de clere est la noit e la       montag dernier vers aoi       quand  dernier salut au mais non, mais non, tu depuis ce jour, le site     pourquoi       dans       banlie       crabe- il est le jongleur de lui des conserves ! les plus terribles maintenant il connaît le 1 au retour au moment c’est le grand       aujour la parol

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MICHEL BUTOR

| II. Les yeux du voyageur ->
I. Le fauve tranquille
© Michel Butor
Artiste(s) : Matisse Ecrivain(s) : Butor (site)

1) Notre-Dame au mur violet (1902)

Je suis né le31 décembre 1869 au Cateau-Cambrésis, une petite ville du Nord. C’était encore le Second Empire. J’ai passé mon enfance parmi les châles des Indes ornés de palmettes et brodés de franges . Puis ma famille s’est installée à Bohain en Picardie pour vendre des graines et des couleurs. La fragilité de ma santé ne m’a pas permis de prendre la succession de mon père comme il l’aurait voulu, et il m’a envoyé à Paris pour y faire les études de droit qui m’ont permis de devenir clerc d’avoué à Saint-Quentin.

J’avais bien montré quelque facilité pour le dessin à l’école, mais je songeais si peu à devenir peintre, cela me semblait tellement en dehors de toute vraisemblance, que lors de ce premier séjour dans la capitale, je n’avais éprouvé nul désir de visiter musée ni salon. Un jour pourtant, comme j’attendais au guichet d’une poste, j’avais griffonné presque sans y penser, sur une formule de télégramme, un visage dans lequel j’ai reconnu soudain celui de ma mère comme je ne l’avais jamais vue dans aucune photographie.

Et chantait dans mon coeur cette adaptation du Cantique de Salomon : "que tu es belle, Héloïse ma mère, ton souffle a le parfum d’un verger".

De retour chez elle, pour ma convalescence après une opération de l’appendicite, elle m’a acheté une boîte de peinture pour me désennuyer. Je me suis donc efforcé de recopier les paysages suisses en chromo qui y étaient joints, et cela m’a donné une clé magique pour quitter ma chambre. Alors j’ai repris le chemin de la capitale et j’ai eu la chance d’y rencontrer à l’Ecole des Beaux-Arts, -j’avais 22ans-, mon maître vénéré Gustave Moreau qui un jour, sur le pont à la sortie d’une classe, m’a dit brusquement : "que cherchez-vous donc ? -Je cherche à rendre ce que les maîtres n’ont pas rendu, par exemple ce qui est devant nous (cet ensemble du Pont-Neuf avec ses arbres sur le fond de Notre-Dame dans une enveloppe mystérieuse), cette beauté que les maîtres n’ont pas rendue".

Je me suis toujours méfié des paroles, mais cela ne m’a pas empêché de tenter de répondre tant bien que mal aux questions que l’on me posait ; je me suis même laissé allé à écrire deux livres : Notes d’un Peintre et Jazz ; et c’est surtout l’écho de tout cela, transcrit aussi fidèlement que possible, que l’on trouvera dans ces strophes.


2) Autoportrait (1906)

Alors j’ai cherché, cherché. Je faisais des copies au Louvre, tant pour vivre avec les maîtres que parce que le Gouvernement en achetait, ainsi le Portrait de Balthazar Castiglione de Raphaël, le Narcisse de Poussin, le Christ mort de Philippe de Champaigne, une natre morte de David de Heem, la Raie de Chardin. Et j’ai continué ma recherche. Un peintre voisin, connaissant Sisley, essayait de peindre comme lui. Je m’y suis mis. Un été nous sommes allés en Bretagne ensemble. La lumière était si belle, mais tellement changeante que cela me décourageait.

J’ai cherché encore. Je suis descendu vers le Sud. A Saint-Tropez j’ai fait la connaissance de Signac et de Cross. J’ai essayé de faire comme eux. La lumière était changeante aussi, mais beaucoup plus doucement. C’était comme si j’entrais enfin dans ce monde que j’avais deviné depuis ma chambre de convalescent. Et je me suis lancé dans la couleur comme un animal délivré.

Que tu es belle, Amélie mon épouse ! ton nombril est une coupe de vin toujours pleine.

On nous a traité de fauves, et c’est la résistance même qu’il m’a fallu déployer contre les attaques qui m’a doué d’une santé dont je ne me serais pas cru capable. Mes traits se sont élargis et durcis tout en se mettant à chanter pour m’encourager. J’ai découvert un autre dans mon miroir.

Je me suis toujours méfié des miroirs, mais je ne me suis pas privé de les consulter, et l’on en trouvera les renversements dans mes gravures.


3) La musique et la danse (1910)

J’avais salué mes forces nouvelles dans un assez grand tableau célébrant la Joie de Vivre au milieu duquel une ronde de danseurs au loin répondait aux accents de musiciens dispersés parmi des amoureux dans un paysage d’âge d’or.

Un collectionneur moscovite, Stschoukine, m’a proposé de décorer l’immense escalier de son palais. Pour le premier étage, il fallait donner un sentiment d’allègement et j’ai représenté la danse.

Que tu es belle, Terpsichore, mon inspiratrice ! Tes cheveux sont un troupeau de chèvres ondulant sur les pentes.

Pour le second étage, comme on était dans l’intérieur de la demeure, dans son esprit et son silence, j’ai imaginé une scène de musique avec des personnages attentifs. S’il y en avait eu un troisième, il aurait été le plein calme, et j’y aurais disposé des gens étendus sur l’herbe, devisant et rêvant. A propos de cette Musique, je vous signale que le commanditaire a fait rajouter un peu de rouge sur le petit flûtiste qui a les jambes croisées, ceci pour cacher le sexe qui était pourtant indiqué avec beaucoup de discrétion. Il suffirait à un restaurateur de prendre un peu de dissolvant comme essence minérale ou benzine, et de frotter un instrant à cet endroit pour que les lignes cachées apparaissent. A ma connaissance, cela n’a pas encore été fait.

Je me suis toujours méfié de l’agitation mais je l’ai entretenue dans mon coeur, et l’on en retrouve la flamme dans mes arabesques.


4) L’atelier rouge (1911)


Dans mon atelier le sol est rouge sang de boeuf comme dans les carrelages provençaux ; le mur est rouge ; c’est comme si le sang s’était infiltré pour tout teindre ; les meubles sont rouges entourés d’un fil d’or mat. Ce rouge est comme une nuit chaude à l’intérieur de laquelle, venant de la fenêtre à gauche, une intense lumière fait naître ou plutôt ressusciter les autres objets. Il y a sur la commode plusieurs pots dont l’un est rempli de pinceaux devant une frise que l’on dirait en marbre noir et or comme le manteau d’une cheminée, qui passe derrière l’horloge dont on voit l’écran mais pas les aiguilles. Il y a la toile rayée du transatlantique à demi replié près d’une de mes assiettes blanches et bleues sur la table à droite. Il y a une jarre qui vient aussi des bords de la Méditerranée.

On dit que c’est mon atelier de Clamart, mais j’ai tout fait pour y reconstituer la lumière d’ailleurs. Il y a deux de mes sculptures sur des selles de modelage et la table à gauche plus près, une troisième autour de laquelle une liane de capucine venue d’une fiasque vert sombre à long col tourne amoureusement.

Que tu es belle, Marguerite, ma fille ! tes dents sont un troupeau de brebis tondues qui remontent du bain.

Il y a sur la même table un grand verre transparent, un des plats que j’ai décorés d’une femme comme si c’était elle qui offrait toute la nourriture, qui la produisait, à demi dressée sur un socle noir, près d’une boîte de crayons dont deux sont déjà sortis. Il y a les tableaux encadrés ou non qui sèchent en attendant l’approbation finale : trois femmes au bord de la mer, je l’ai appelé le Luxe , un satyre épiant une nymphe dans la forêt, un pot de cyclamen sur une table ronde, un marin accoudé, deux grands nus, un brin de paysage, une petite aquarelle sans doute dans son passepartout. Il y les oeuvres passées, toile retournée, montrant leurs chassis, et les cadres prévus pour des tableaux futurs. C’est là que je m’efforce de vivre et d’inventer, au milieu du tintamarre et de la menace, un monde de volupté calme.

Je me suis toujours méfié des maîtres, mais je les ai passionnément interrogés, et l’on trouvera leurs leçons dans toutes mes audaces.

Publication en ligne : 16 mars 2009

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