BRIBES EN LIGNE
j’entends sonner les pour jean-louis cantin 1.- rossignolet tu la la force du corps,       bien le ciel de ce pays est tout temps où les coeurs à propos des grands et que vous dire des décembre 2001. guetter cette chose a propos de quatre oeuvres de cinquième citationne l’illusion d’une pour frédéric travail de tissage, dans  dans le livre, le « 8° de       embarq       pass&e autres litanies du saint nom ma voix n’est plus que f le feu s’est       crabe- je meurs de soif la galerie chave qui  “comment  “... parler une     hélas, premier essai c’est l’erbe del camp, ki nouvelles mises en pour andré antoine simon 31   saint paul trois je rêve aux gorges madame aux rumeurs un jour nous avons pour pierre theunissen la libre de lever la tête antoine simon 28       apr&eg antoine simon 20 antoine simon 3 si tu es étudiant en fragilité humaine.     "       une ce texte se présente deuxième apparition de       coude sequence 6   le antoine simon 15 saluer d’abord les plus       les       l̵ madame dans l’ombre des antoine simon 25  les éditions de       &eacut envoi du bulletin de bribes dernier vers que mort       pass&e j’ai donné, au mois dernier vers aoi la bouche pure souffrance c’est la peur qui fait béatrice machet vient de       dans au rayon des surgelés af : j’entends et te voici humanité deuxième apparition a la fin il ne resta que  “la signification mieux valait découper si j’avais de son sur l’erbe verte si est paysage de ta tombe  et macao grise clers fut li jurz e li une il faut dire les       " frères et carcassonne, le 06       à pour helmut merci à marc alpozzo dans les rêves de la 0 false 21 18 l’une des dernières eurydice toujours nue à martin miguel art et la légende fleurie est       & si j’étais un josué avait un rythme l’heure de la "moi, esclave" a buttati ! guarda&nbs mi viene in mentemi les dessins de martine orsoni     vers le soir paroles de chamantu     sur la pente la deuxième édition du certains soirs, quand je nous savons tous, ici, que on cheval 0 false 21 18 je m’étonne toujours de la quelque temps plus tard, de       apparu 5) triptyque marocain elle réalise des ce ce pays que je dis est pierre ciel antoine simon 11 toulon, samedi 9 dans le monde de cette 7) porte-fenêtre ce 28 février 2002.       allong tandis que dans la grande dernier vers aoi avant dernier vers aoi juste un       le le 15 mai, à clquez sur j’arrivais dans les trois (mon souffle au matin approche d’une quand nous rejoignons, en       nuage pour mes enfants laure et dimanche 18 avril 2010 nous pas sur coussin d’air mais pour jean marie neuf j’implore en vain l’instant criblé 1) notre-dame au mur violet mouans sartoux. traverse de       sur le il existe au moins deux     m2 &nbs antoine simon 27 je serai toujours attentif à suite de cyclades, iii°  ce qui importe pour       le À max charvolen et martin dans ma gorge régine robin, toujours les lettres : ce qui fait tableau : ce marcel alocco a ce monde est semé       sur (josué avait       dans le grand combat : nous viendrons nous masser       sur ici, les choses les plus bel équilibre et sa nécrologie madame est la reine des   le texte suivant a titrer "claude viallat,  l’exposition  quelques autres ils avaient si longtemps, si       en un je suis bernadette griot vient de       deux il ne sait rien qui ne va présentation du       sous des quatre archanges que       l̵     le cygne sur dernier vers aoi diaphane est le mot (ou "l’art est-il "le renard connaît       la arbre épanoui au ciel       &ccedi ce n’est pas aux choses « pouvez-vous autre petite voix de mes deux mains À peine jetés dans le pour michèle gazier 1   maille 1 :que       droite archipel shopping, la écrirecomme on se       ce abstraction voir figuration mesdames, messieurs, veuillez torna a sorrento ulisse torna (dans mon ventre pousse une toute trace fait sens. que la poésie, à la même si madame a des odeurs sauvages " je suis un écorché vif. histoire de signes . effleurer le ciel du bout des f qu’il vienne, le feu tous feux éteints. des   je ne comprends plus     double 13) polynésie au seuil de l’atelier       dans dans les écroulements       " cinq madame aux yeux dans le train premier l’art c’est la merle noir  pour macles et roulis photo références : xavier générations jouer sur tous les tableaux tout le problème c’est seulement au   portrait. 1255 :   est-ce que  il y a le   d’un coté, dernier vers aoi l’ami michel dans la caverne primordiale patrick joquel vient de de sorte que bientôt       " agnus dei qui tollis peccata pour jacqueline moretti,       le quant carles oït la etudiant à dix l’espace ouvert au la terre nous l’évidence antoine simon 30 j’oublie souvent et face aux bronzes de miodrag je suis occupé ces la communication est marché ou souk ou macles et roulis photo 3 reprise du site avec la     son       sur       neige quando me ne so itu pe leonardo rosa la pureté de la survie. nul je ne sais pas si dernier vers s’il       baie toutes sortes de papiers, sur       sur "pour tes la mort, l’ultime port, on peut croire que martine et ma foi, (ma gorge est une       pour       je carissimo ulisse,torna a les amants se temps de pierres dans la c’est parfois un pays en ceste tere ad estet ja premier vers aoi dernier  tu ne renonceras pas. chercher une sorte de "ah ! mon doux pays, nu(e), comme son nom cet article est paru vous avez quand il voit s’ouvrir, station 4 : judas  ce qu’un paysage peut dans un coin de nice, mille fardeaux, mille la fonction, pour lee et que dire de la grâce comment entrer dans une un trait gris sur la       pav&ea assise par accroc au bord de       dans epuisement de la salle, nous dirons donc       dans  pour de les textes mis en ligne 10 vers la laisse ccxxxii  les trois ensembles sauvage et fuyant comme able comme capable de donner       fourr&       sur je déambule et suis de pareïs li seit la la mort d’un oiseau. "et bien, voilà..." dit bien sûr, il y eut le temps passe si vite, antoine simon 6   je n’ai jamais     tout autour       longte la tentation du survol, à  ce mois ci : sub macles et roulis photo 6 pour jean-marie simon et sa tu le saiset je le vois       " le géographe sait tout moi cocon moi momie fuseau     au couchant       voyage carmelo arden quin est une Être tout entier la flamme deux ce travail vous est c’était une et voici maintenant quelques un jour, vous m’avez les dernières       la       va Ç’avait été la franchement, pensait le chef, ] heureux l’homme       ...mai bien sûrla c’est ici, me la brume. nuages     à vous dites : "un pour jean gautheronle cosmos de l’autre "ces deux là se en 1958 ben ouvre à allons fouiller ce triangle f toutes mes si, il y a longtemps, les       je       s̵       m̵ depuis ce jour, le site granz fut li colps, li dux en preambule – ut pictura non... non... je vous assure, maintenant il connaît le temps de cendre de deuil de passet li jurz, si turnet a raphaël     faisant la spectacle de josué dit on trouvera la video       midi d’ eurydice ou bien de       accoucher baragouiner la liberté s’imprime à le geste de l’ancienne,       la au programme des actions  tous ces chardonnerets       retour deux ajouts ces derniers       gentil lancinant ô lancinant    regardant qu’est-ce qui est en       sabots       ( le proche et le lointain pour andrée grant est la plaigne e large printemps breton, printemps mon travail est une macles et roulis photo 1 la parol

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L’archipel ébloui - 1
Artiste(s) : Rosa L.

Comment entrer dans une œuvre ? Comment s’introduire dans ce qui reste du travail et de la patience d’une vie ? Comment voir une partition pour entendre se lever les harmonies, les bruits, les souffles, les respirations, les salives qui l’ont fait naître et auxquels elle peut à tout moment rendre vie - donner une autre vie ? Quelle attitude adopter pour que de vieux morceaux de bois, des bouts de tissu, de papier, sur lesquels ont été déposées des traces (charbons et cendres, sable, terre, poussière des pierres et suc des plantes, matières organiques, sang, graisse, urine, lait, albumine) se changent en ces vaisseaux du chant : nos œuvres. (Et me hante ici encore l’image de ces fleurs de papier qui développent tout leur chatoiement dès qu’elles sont en contact avec l’eau). Quelle tension faut-il mettre dans son regard et dans son corps pour faire naître en soi la main, le geste, la posture de cet homme qui a frappé le bloc de silex, rompant le faux silence du soir qui vient ?
Et comment dire au lecteur, au visiteur : « Ami qui vas franchir ce seuil, voici comment cheminer et quelle route suivre, et comment te poser et quelles pensées rouler en toi-même… » Comment ?

L’œuvre de Leonardo Rosa se développe amplement depuis plus d’un demi-siècle ; elle est diverse et ouverte : née dans la poésie, elle se poursuit dans la peinture, et dans ces zones où la peinture interroge la naissance de la forme et du sens. En même temps, elle est régulièrement ponctuée de recherches poétiques et de périodes de doute. Il était illusoire de vouloir présenter au public la totalité de l’œuvre de l’artiste dans un seul et même lieu.
J’ai donc choisi de montrer la démarche artistique au centre d’art de Carros et de réserver la période de la « poésie visuelle », la « poesia visiva » de l’Italie des années 60-70, à la bibliothèque de Grasse, tandis que les aspects littéraires plus actuels et les relations entre écriture et art étaient traités à Antibes, entre la galerie des Cyclades et la bibliothèque municipale. Dans chaque lieu, des rappels des autres aspects du travail devaient donner une idée de la cohérence de l’ensemble…
Ainsi est proposée une sorte d’invite au déplacement et à la pérégrination. S’il est bien clair que l’exposition sur la « poesia visiva », à Grasse, est en soi une sorte d’événement en raison de l’intérêt des documents et œuvres présentées et de leur inscription dans l’histoire de l’art et de la littérature de l’Italie ; s’il est vrai que les relations entre l’écriture sous ses diverses formes (la poésie, la note, le portrait) et la production plastique, à Antibes, constituent un ensemble particulièrement intéressant pour s’interroger sur la façon dont naît et se transforme une œuvre, c’est bien au Centre d’art de Carros que j’ai voulu proposer ce qui me paraît être l’aspect le plus important et le plus profond de l’œuvre de Leonardo Rosa.
Ce qui a déterminé mes choix, c’est la volonté de montrer une œuvre foncièrement et volontairement à la marge, une œuvre installée dans une attitude de rupture et de refus, une œuvre, enfin, très cohérente. Je voulais aussi montrer la permanence des préoccupations esthétiques, poétiques et idéologique de l’artiste. Je souhaitais faire partager ce sentiment que cette œuvre, bien diversifiée, n’est aucunement éparpillée.
La permanence des préoccupations et la cohérence de l’œuvre me paraissent déterminées par quelques lignes de force que l’on reconnaîtra aisément en observant les travaux et que les auteurs des textes du catalogue, de Gillo Dorflès à Michel Butor, de Sandro Parmiggiani à Alain Freixe, ont largement explorées : réflexion sur forme et informel, préoccupation du lieu ou du moment de l’origine, prégnance du corps, des parties du corps, et du corps agissant, dans l’œuvre, relations –et pas seulement formelles- entre corps et monde, balancement entre trace et signe…

Sans chercher aucune exhaustivité, j’ai voulu donner à voir quelques-unes des grandes séries de cette œuvre, et, dans chacune des séries quelques pièces qui m’ont paru particulièrement significatives ou adaptées aux espaces d’exposition. Si je me suis efforcé de donner une idée de cinquante années de travail et si le cheminement que nous avons proposé, avec Frédéric Altmann, Gilbert Baud et Alain Freixe, est grandement chronologique, nous avons souhaité aussi que l’exposition soit l’occasion d’un parcours sensible et émotif et que le visiteur puisse se trouver face à telle ou telle œuvre dans cette posture du « musement » dont Alain Freixe parle par ailleurs.

L’exposition s’ouvre sur des œuvres de la toute dernière période : ces grandes et énigmatiques « fleurs des Cyclades » qui ont permis une exploration nouvelle de la forme, de la couleur et des matières chez Rosa. Juste à côté d’elles, des pièces des années 50-60 disent la permanence et l’écart, et cette inquiétude des limites et de l’origine entre effacement par le blanc et présence du monde (de l’origine ? de la disparition ?). Les documents des vitrines complètent cette première vision d’ensemble en inscrivant l’artiste dans les groupes et les recherches.

Le reste de l’exposition creuse cette proposition de l’ouverture et décline les variations de l’œuvre : corps sortis du liège, de la tempera, du fusain ou des cendres ; objets premiers : haches ou stèles, racines, terres ou matrices ; éléments du monde : eau, terre, air et feu ; signes fondateurs : spirale, abris… ou signature ; symboles ou talismans : tjuringas et aras…

Comment entrer dans cette œuvre ?

Au commencement, il y a cet homme et son travail :cet effort de chaque instant de sa vie non pour découvrir le sens ou un sens au monde et à la vie, mais pour construire du sens :pour produire les signes d’une intel-ligence, d’une mise en relation entre les choses du monde, entre les choses et les hommes, entre les hommes.
Appelons-le ici Leonardo Rosa. Il est né en terre de piémont et vite il s’est voulu et reconnu homme des rivages, pèlerin de cette Méditerranée, matrice et berceau, fils de cette région des limites et des frontières que les éléments redessinent et redisposent sans arrêt à chaque seconde, la terre, l’eau, le grand ciel du soleil, que nous appelons littoral et que l’italien nomme « terramare » « merterre ».
Voyons-le sur les bords ligures, ou à Vrboska, sur les côtes yougoslaves, voyons-le à Antibes, à la Garoupe, au Cap Corse, ou encore, plus récemment, dans les îles grecques des Cyclades, à Iraklia. Considérons-le homme d’un archipel mental, pèlerin de la poussière des îles sous le ciel, homme du bord d’eau, des immédiats hauts pays, et partout recueillant les traces de la présence première des hommes :figurines de liège, stèles mégalithiques, traces de chaux au sol : ce que nous appelons « œuvres » et que l’italien nomme « opera » « opere », résultat d’un travail, d’une manière d’œuvrer, d’un mode opératoire.
Au commencement, il y a toute la vie de cet homme qui considère le monde et cherche à construire du sens pour lui-même et les autres et à en garder trace dans des figurines, talismans ou symboles : il est ainsi le producteur de ces objets qu’il charge de sa lente méditation, de sa longue mastication, de sa rumination du monde, pour proposer une approche qui lui permette, et nous permette, d’y vivre. Voyons-le, comme l’on dit, refaire le monde. Le refaire depuis le chaos d’une origine.
Au commencement, il y a cet homme et le travail qu’il fait chaque jour, sa vie durant ; et c’est peu de chose. Comme un peu de salive et un peu de poussière que l’on modèle entre pouce et index. Un peu d’eau et un peu de cendre et cette alternance de notre respiration attentive et chaude : expiration : à tout moment mourir, se perdre ; à tout moment renaître et créer : inspiration. Trois fois rien. Une fragile pellicule d’eau et de cendre : ce qui reste des hommes et de leur travail.
Publication en ligne : 25 juillet 2008
Première publication : novembre 1999 / Catalogue musée textes collectifs

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