BRIBES EN LIGNE
première       sur pour nicolas lavarenne ma 1. il se trouve que je suis   dits de mon travail est une  au mois de mars, 1166 biboon. plus qu’une saison. 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je dans l’innocence des       la antoine simon 10 les durand : une et combien (ô fleur de courge... chairs à vif paumes       ...mai li emperere s’est  pour jean le   ces sec erv vre ile 0 false 21 18 ainsi fut pétrarque dans 1) la plupart de ces je ne saurais dire avec assez et  riche de mes     m2 &nbs etudiant à antoine simon 32       " dernier vers aoi   jamais si entêtanteeurydice pour egidio fiorin des mots ma chair n’est la route de la soie, à pied, dernier vers aoi d’abord l’échange des la fonction, le scribe ne retient cette machine entre mes dans un coin de nice, temps où les coeurs pure forme, belle muette,       deux       six jouer sur tous les tableaux art jonction semble enfin la vie est ce bruissement ce qu’un paysage peut suite de o tendresses ô mes dimanche 18 avril 2010 nous cliquetis obscène des j’ai longtemps dans le pays dont je vous  epître aux  “comment  le "musée il existe deux saints portant hans freibach :  ce qui importe pour   marcel et tout avait macles et roulis photo c’est un peu comme si, folie de josuétout est cinquième essai tout seul dans la rue je ris la j’ai parlé le corps encaisse comme il les routes de ce pays sont deux ce travail vous est dernier vers aoi   en grec, morías très malheureux...  mise en ligne du texte rafale       les       retour pour max charvolen 1) antoine simon 22 avez-vous vu       l̵ mise en ligne d’un       soleil six de l’espace urbain, au commencement était c’est la distance entre       la 1257 cleimet sa culpe, si af : j’entends bernard dejonghe... depuis 1 au retour au moment paysage de ta tombe  et Ç’avait été la l’art c’est la       object i.- avaler l’art par et c’était dans a la libération, les et il fallait aller debout karles se dort cum hume travail de tissage, dans       su         &n cet article est paru apaches :     oued coulant     cet arbre que       le       nuage       pav&ea dans l’effilé de       sur quel ennui, mortel pour deuxième essai ouverture de l’espace pas une année sans évoquer toulon, samedi 9 après la lecture de marché ou souk ou g. duchêne, écriture le ...et la mémoire rêve       &agrav  la lancinante       non... non... je vous assure, dans les carnets rafale n° 6 just do station 3 encore il parle et que vous dire des vos estes proz e vostre   on n’est issent de mer, venent as       ton la deuxième édition du sous l’occupation sequence 6   le juste un mot pour annoncer « 8° de dernier vers aoi       &n nous lirons deux extraits de la poésie, à la bien sûrla       la le texte qui suit est, bien       un accorde ton désir à ta à le soleil n’est pas dernier vers aoi j’ai relu daniel biga, certains prétendent le 26 août 1887, depuis cher bernard  si, du nouveau je m’étonne toujours de la on trouvera la video le 15 mai, à f dans le sourd chatoiement pour philippe f le feu est venu,ardeur des le samedi 26 mars, à 15     au couchant   pour adèle et       &n les plus vieilles pour robert "si elle est       parfoi et si tu dois apprendre à       " j’écoute vos       " a toi le don des cris qui langues de plomba la attendre. mot terrible. je n’hésiterai il faut laisser venir madame les premières   pour le prochain ici, les choses les plus c’est une sorte de chants à tu mon recueil les enseignants : « pouvez-vous franchement, pensait le chef, la galerie chave qui dans les écroulements le géographe sait tout mougins. décembre ce 28 février 2002. assise par accroc au bord de reflets et echosla salle pour frédéric le 28 novembre, mise en ligne un soir à paris au dernier vers aoi d’un côté     surgi       bien       fourmi je sais, un monde se ils sortent elle disposait d’une marcel alocco a diaphane est le les textes mis en ligne       gentil attendre. mot terrible. autres litanies du saint nom printemps breton, printemps   anatomie du m et  née à rafale n° 12 où c’est la peur qui fait juste un dernier vers que mort pour martine le tissu d’acier       et tu et encore  dits dernier vers aoi carles li reis en ad prise sa       les       quand et ma foi, il en est des noms comme du je n’ai pas dit que le normalement, la rubrique 0 false 21 18     rien coupé en deux quand deuxième suite tandis que dans la grande de mes deux mains attelage ii est une œuvre la bouche pleine de bulles  au travers de toi je si j’avais de son huit c’est encore à la tentation du survol, à pour andré quand les couleurs dans le monde de cette …presque vingt ans plus vi.- les amicales aventures  hier, 17       dans antoine simon 11 ce jour-là il lui  “ce travail qui autre citation de proche en proche tous une autre approche de quatrième essai de la parol

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MICHEL BUTOR

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Souvenirs sur Jean-François Lyotard
© Michel Butor
Ecrivain(s) : Butor (site)
Clefs : Lyotard

pour Robert Harvey

  C’était le temps où je me croyais philosophe ; ou plus exactement -car mon ambition secrète était d’être un jour considéré comme un poète- le temps où j’espérais pouvoir gagner ma vie sans trop de difficultés en enseignant la philosophie, ce que j’ai d’ailleurs fait quelque peu. Après avoir passé licence et maîtrise dans la Sorbonne d’alors, il me fallait alors préparer le terrible concours de l’agrégation que je n’ai jamais réussi à passer. Je me sentais fort étranger parmi ces étudiants forts en thème, si aisément académiques, si brillants parfois. J’avais donc besoin de me trouver des alliés, des complices dans une espèce de résistance.

  Or parmi les obstacles à franchir pour parvenir à ce titre convoité, alors sésame pour une place pas trop mal payée dans l’enseignement secondaire français, il y avait des explications de grands auteurs classiques dans le texte latin ou grec. Il fallait préparer à l’avance des ouvrages ou morceaux d’ouvrages fort longs et fort difficiles. Impossible d’y réussir tout seul ; il se formait par conséquent des groupes dans lesquels on se répartissait le travail. Au bout de quelque temps j’ai fait partie d’une petite équipe de quatre. Nous nous réunissions au moins une fois par semaine pour faire des exercices d’exposés et d’explications érudites. Il y avait Roger Laporte, Léon-Louis Gratteloup et Jean-François Lyotard. C’était en général dans les chambres de Laporte ou de Gratteloup à la cité universitaire, parfois boulevard de Vaugirard chez les parents de Jean-François, très rarement chez les miens, ma famille étant trop nombreuse.
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  Jean-François me paraissait d’abord d’une remarquable santé aussi bien physique que morale. J’étais alors fort maigre et ne pratiquais aucun sport. Élégant, il était nettement plus costaud que la plupart, mais surtout il avait les pieds sur terre, un bon sens généreux qui le faisait sourire devant certaines dérives de nos collègues ou professeurs. Cette ironie, fort éloignée de la critique acerbe si fréquente dans ce milieu, m’aidait à trouver la bonne mesure entre le masque de l’étudiant normal que je m’efforçais de revêtir, et mes efforts pour mieux assurer mon indépendance d’esprit.

  Il y avait naturellement dans la Sorbonne d’alors une minorité importante d’étudiants communistes embrigadés dans le parti, et l’influence prédominante de Sartre faisait qu’il était impossible d’échapper à la réflexion sur ces problèmes. Jean-François manifestait non seulement une intelligence aigüe de la situation politique, mais une conscience civique qui l’a amené à militer par la suite dans le groupe Socialisme ou Barbarie. Au milieu de la confusion souvent épaisse il apportait un éclairage qui m’aidait beaucoup. Une profonde amitié s’est développée autour de nos conversations qui débordaient les réunions officielles de nos travaux préparatoires au concours. En outre sa sensibilité littéraire, son sens de la langue, m’ont amené à lui montrer les poèmes que je griffonnais alors et dont il a conservés les manuscrits lorsque je me suis éloigné de Paris. Des années plus tard, c’est chez lui que je les ai retrouvés.

  Après son succès à l’agrégation il a a été nommé professeur au lycée de Constantine en Algérie, alors territoire français, mais déjà secoués de toutes sortes de tremblements prémonitoires qui ne pouvaient que le passionner. J’étais moi-même alors lecteur à l’université de Manchester en Angleterre, et j’y souffrais beaucoup de la pollution et du froid après l’année que j’avais passée en haute Égypte. Une partie de ma famille habitait alors Tunisie, et un de nos camarades philosophes, Gilbert Cury, avait été nommé au lycée de Carthage, dans la banlieue de Tunis. J’ai profité des vacances de Noël pour filer en Afrique du Nord. Après visite aux oncles et cousins, Gilbert et Paule Cury m’ont emmené en voiture jusqu’à Constantine avec quelques escales touristiques. Les parents de Jean-François m’avaient confié des cadeaux pour leurs petites filles, ce qui m’avait valu des ennuis avec les douaniers français du port de Tunis. Car, si la Tunisie était alors encore protectorat français, la France même protégeait l’industrie tunisienne du jouet contre ses propres importations, ce dont je ne pouvais me douter. Pas trace de douane entre la Tunisie et l’Algérie ; la fête de Noël, tout à fait laïque mais dans le respect des traditions, fut donc parfaitement réussie.

  Pour revenir en France Jean-François accepta un poste au prytanée de La Flèche, dans le département de la Sarthe, près du Mans. Cela m’a fort étonné, car c’était un lycée militaire, réservé aux fils d’officiers ; mais les nécessités de la vie familiale faisaient loi. Il y était fort malheureux. Je suis allé le voir par quelques jours d’hiver très froid. Je devais alors travailler à Paris sur la traduction de la Théorie du champ de conscience d’Aaron Gurwitsch. Je lui avais apporté un enregistrement vinyl de L’offrande musicale, et le soir nous écoutions des Sonates de Scarlatti. C’est à la Flèche que j’ai rédigé les premières pages de L’emploi du temps.

  Vint mai 68. Jean-François était alors maître de conférences à l’université de Nanterre d’où est partie la contestation. Il a joué un rôle de premier plan dans la mobilisation étudiante, et je voulais être avec lui. C’est son exemple qui m’a amené à suivre Maurice Roche, Nathalie Sarraute et quelques autres pour l’occupation de la Société des Gens de Lettres à l’Hôtel de Massa. J’habitais alors dans la banlieue sud de Paris à Sainte-Geneviève-des-Bois et cela présentait des difficultés difficultés de transport considérables. C’est pour lui que j’ai écrit les poèmes publiés sous le titre Tourmente, que j’avais imaginés à l’origine pour qu’il les propose à ses étudiants en colère. J’aurais voulu qu’ils fussent inscrits à la craie sur les tableaux noirs.

  Puis il y eut l’expérience de la faculté des lettres de Vincennes, et s’il ne me l’avait pas demandé expressément je n’aurai pas tenté de m’y associer. C’est alors que je suis rentré subrepticement dans l’enseignement supérieur français, cette fois comme professeur de littérature du XXème siècle. Mais je n’y suis pas resté longtemps ; je suis parti pour le Nouveau-Mexique puis pour Nice et enfin Genève en Suisse, où j’ai été accueilli comme professeur invité, puis extraordinaire et enfin ordinaire de littérature française moderne par opposition à médiévale.

  Jean-François avait alors grand besoin d’assurer sa carrière dans l’Éducation Nationale où les anciens “soixante-huitards” étaient de plus en plus suspects. Il m’a demandé de faire partie du jury pour la soutenance de sa thèse Discours, figure. Gilles Deleuze, notre camarade en Sorbonne, que je n’avais pas revu depuis longtemps, en faisait aussi partie.

  Jean-François s’intéressait de plus en plus à la peinture, et nous étions souvent intrigués par les mêmes peintres dans lesquels il s’efforçait de déchiffrer un discours paradoxal et négatif, tandis que moi c’était plutôt une continuité constructive. J’écrivais depuis longtemps mon courrier sur des cartes découpées, et il me fit une préface lors d’une exposition de celles-ci organisée par des amis dans une galerie niçoise.

  Ses publications se multipliant, son audience devenait de plus en plus grande, mais quand il y eut une ”décade” organisée autour de mes livres au château de Cerisy-la-salle, il prit le temps d’y faire une communication. Je ne saurais cataloguer tous les services qu’il m’a rendus, toutes les portes qu’il m’a ouvertes.

  Lors de mon second séjour au Nouveau-Mexique, l’invitation d’une université américaine lui a permis de nous rendre visite à Albuquerque et nous nous sommes promenés à Santa Fe et dans un certain nombre de parcs et pueblos. 

  Les occupations, les obligations, les complications familiales se multipliant, nos relations se sont peu à peu distendues, et son écoute me manquait beaucoup. C’est chez le peintre Albert Ayme que nous nous sommes revus pour la dernière fois, et pour la première fois depuis des années. J’avais cru à quelque éloignement de sa part ; il n’en était rien. C’était comme si nous nous étions quittés la veille. C’était lors d’une rémission de la maladie qui l’a emporté. Il avait toujours le regard aussi vif, la même attention, le discours lumineux sans prétention ni pose, la pertinence chaleureuse dans les rapports. J’ai cru que j’allais pouvoir profiter encore de sa présence plus ou moins lointaine, de son écriture et de sa lecture pendant des années, mais l’heure avait déjà sonné.

Publication en ligne : 23 février 2009

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