BRIBES EN LIGNE
station 5 : comment   anatomie du m et station 3 encore il parle j’ai donc  les éditions de rm : nous sommes en deux ajouts ces derniers dans le train premier j’ai travaillé quand les eaux et les terres nous dirons donc   saint paul trois   jn 2,1-12 : ki mult est las, il se dort les amants se je déambule et suis antoine simon 7 le texte qui suit est, bien dorothée vint au monde les avenues de ce pays rossignolet tu la pour robert mon travail est une quatre si la mer s’est générations sous l’occupation       la nice, le 8 octobre     pourquoi comme ce mur blanc essai de nécrologie, dans les carnets je serai toujours attentif à antoine simon 19       ruelle bientôt, aucune amarre       " la liberté de l’être trois tentatives desesperees       sur "mais qui lit encore le       deux il souffle sur les collines     à al matin, quant primes pert mieux valait découper sixième il arriva que un tunnel sans fin et, à on préparait macles et roulis photo 6  tu ne renonceras pas.       ( au labyrinthe des pleursils     oued coulant       cet arbre que       la errer est notre lot, madame, réponse de michel       bruyan suite du blasphème de       " autre citation"voui immense est le théâtre et antoine simon 33 au commencement était le "patriote", troisième essai et       une les oiseaux s’ouvrent     l’é maintenant il connaît le sept (forces cachées qui le bulletin de "bribes dessiner les choses banales lu le choeur des femmes de cliquetis obscène des tu le sais bien. luc ne       fleure le passé n’est       l̵ des conserves ! ici. les oiseaux y ont fait  ce mois ci : sub lentement, josué bribes en ligne a petit matin frais. je te est-ce parce que, petit, on (en regardant un dessin de giovanni rubino dit et il parlait ainsi dans la macao grise bal kanique c’est villa arson, nice, du 17       l̵   d’un coté,       six       longte       l̵       je et il fallait aller debout tant pis pour eux. (josué avait ne faut-il pas vivre comme       &ccedi "la musique, c’est le       p&eacu       gentil       l̵ le galop du poème me temps de cendre de deuil de nice, le 18 novembre 2004 comment entrer dans une       un je t’ai admiré, poème pour dernier vers aoi f le feu m’a     depuis les dernières     surgi je me souviens de je reviens sur des       je 1) la plupart de ces       (       au antoine simon 3 lancinant ô lancinant ma voix n’est plus que (josué avait lentement       deux ils avaient si longtemps, si juste un     vers le soir a la fin il ne resta que d’abord l’échange des dans l’effilé de la prédication faite       banlie       soleil onze sous les cercles la pureté de la survie. nul       vu la fraîcheur et la antoine simon 11 histoire de signes . sixième le temps passe si vite, les dieux s’effacent      & approche d’une granz fut li colps, li dux en vi.- les amicales aventures la communication est quand vous serez tout   je ne comprends plus 1257 cleimet sa culpe, si a supposer quece monde tienne toutefois je m’estimais pour maxime godard 1 haute m1             allong je ne sais pas si voudrais je vous sables mes parolesvous c’était une carissimo ulisse,torna a le glacis de la mort travail de tissage, dans 0 false 21 18 le ciel est clair au travers   né le 7 au lecteur voici le premier le temps passe dans la langues de plomba la libre de lever la tête   iv    vers là, c’est le sable et il semble possible après la lecture de ainsi alfred… jouer sur tous les tableaux non... non... je vous assure, de pareïs li seit la       assis un titre : il infuse sa la mort, l’ultime port, 0 false 21 18 carissimo ulisse,torna a on peut croire que martine     son s’ouvre la       à ce merci à la toile de       la tout est prêt en moi pour       tourne     nous l’appel tonitruant du la rencontre d’une douze (se fait terre se les textes mis en ligne deux ce travail vous est antoine simon 12 jusqu’à il y a    seule au Éléments -       pass&e  de la trajectoire de ce “dans le dessin vous avez     ton ce jour-là il lui que d’heures violette cachéeton deuxième apparition seins isabelle boizard 2005       sur saluer d’abord les plus f dans le sourd chatoiement       é antoine simon 25 il avait accepté outre la poursuite de la mise À la loupe, il observa quelques textes dernier vers aoi sous la pression des à sylvie   encore une "tu sais ce que c’est nos voix       grappe etait-ce le souvenir et…  dits de charogne sur le seuilce qui ajout de fichiers sons dans fragilité humaine.   j’ai souvent  il est des objets sur f tous les feux se sont pas facile d’ajuster le bien sûrla quatrième essai de j’aime chez pierre très malheureux... 1- c’est dans le corps encaisse comme il       longte antoine simon 27 paysage de ta tombe  et  “... parler une pour jean marie a l’aube des apaches,   marcel       &agrav pour egidio fiorin des mots    tu sais "je me tais. pour taire. f les feux m’ont f j’ai voulu me pencher    de femme liseuse   (dans le derniers les enseignants : v.- les amicales aventures du pour michèle f le feu s’est "et bien, voilà..." dit cinq madame aux yeux       dans pour michèle aueret     une abeille de   est-ce que j’ai parlé dans les horizons de boue, de viallat © le château de       la aux barrières des octrois antoine simon 32 la littérature de souvent je ne sais rien de « voici       sur       pass&e       maquis temps de pierres       &agrav coupé en deux quand       cerisi vous deux, c’est joie et       apr&eg       "       & fin première halt sunt li pui e mult halt "nice, nouvel éloge de la antoine simon 29 qu’est-ce qui est en pour andrée portrait. 1255 : pour philippe le coeur du   je n’ai jamais ce qui aide à pénétrer le intendo... intendo ! le 28 novembre, mise en ligne écrirecomme on se   ces notes encore la couleur, mais cette « amis rollant, de 1-nous sommes dehors.       baie c’est ici, me pas une année sans évoquer    au balcon très saintes litanies une fois entré dans la de la raphaël sors de mon territoire. fais granz est li calz, si se       il       aux antoine simon 14     double       une antoine simon 30 il aurait voulu être ce texte m’a été avant dernier vers aoi       au certains prétendent  il y a le frères et envoi du bulletin de bribes l’erbe del camp, ki la bouche pure souffrance j’ai donné, au mois       aujour tous ces charlatans qui les plus terribles deuxième suite pour mireille et philippe epuisement de la salle,  au mois de mars, 1166 le 26 août 1887, depuis je dors d’un sommeil de  tu vois im font chier       les tout mon petit univers en       sur dernier vers aoi À perte de vue, la houle des couleur qui ne masque pas f toutes mes À peine jetés dans le       fourmi   au milieu de napolì napolì       chaque       le       "     le li emperere s’est f le feu s’est morz est rollant, deus en ad le tissu d’acier "ah ! mon doux pays, je t’enlace gargouille 1 la confusion des       montag   nous sommes il n’est pire enfer que la terre a souvent tremblé et que vous dire des     sur la pente dernier vers aoi   de mes deux mains je découvre avant toi   dits de   ciel !!!!       m̵ sur la toile de renoir, les       en il s’appelait première ainsi fut pétrarque dans reflets et echosla salle temps de pierres dans la la parol

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MICHEL BUTOR

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La maison de nos rêves
© Michel Butor
Artiste(s) : Charvolen (site) , (site) Ecrivain(s) : Butor (site)

pour Max Charvolen

1) rabattements

  Lorsque le puissant égyptien de l’ancien empire désirait emmener avec lui de l’autre côté de la mort tous ses familiers, il les appliquait en bas-relief ou en peinture sur les parois de sa tombe, en s’efforçant de les rendre aussi présents que possible, donc aussi identifiables dans leur leur attitude ou leur profession. Le visage était plus parlant de profil, mais l’oeil de face. Les épaules étaient bien écartées, mais le ba  s du torse pivotait pour surmonter les jambes de profil de la marche ou dans toute autre activité. Le nombril reposait sur le côté du ventre indiquant la direction du sexe, même si celui-ci était généralement caché derrière une robe ou un pagne. Quant aux tétons, aussi bien chez les hommes que chez les femmes, il n’en reste qu’un, bien détaché sur le profil du torse, du côté de la marche ou de l’activité.

  Chez les cubistes, on ne retient de l’objet, qu’il soit pichet, guitare ou visage, que les profils les plus satisfaisants pour l’amateur de géométrie, en les combinant dans des idéogrammes qui se promènent dans l’espace. Chez Juan Gris en particulier le cercle de l’embouchure joue avec la panse de la jarre, de la tasse ou de la bouteille.

  Les rabattements de Max Charvolen sont plus proches de ceux que l’on trouve dans les découpages pour enfants et adultes, qu’il faut détacher et plier, parfois coller pour obtenir des modèles réduits fragiles que l’on manipule pour les admirer.

  Il faut alors tenir compte de toutes les faces que l’on détache les unes des autres comme un maître d’hôtel désarticule les membres d’un faisan. Mais on garde pourtant toutes les jointures qui peuvent se déplier sur un plan, de façon à rendre l’objet futur plus solide. La forme obtenue constitue un développement souvent inattendu de l’instrument ou du meuble auquel nous sommes habitués. Certes nous pouvons reconnaître chaque face lorsque nous l’abstrayons des autres, mais c’est l’ensemble qui produit une sorte de floraison dont l’objet courant n’était que le germe.

  Dans les solides les plus réguliers, les faces annexes apparaissent alors comme des ombres. Le découpeur d’ailleurs peut jouer avec elles, leur faire adopter diverses obliques, si bien qu’il devient comme une source d’éclairage, un Soleil miniature. Si l’on pense à la Lune les ombres deviennent des fantômes qui accompagnent de leur sabbat l’objet englouti.

  L’écartement des faces normalement soudées les unes aux autres devient un écartèlement. C’est un peu comme un papillon dont on sépare les ailes pour le conserver après l’avoir chloroformé. Il faut longuement les maintenir par des bandes de carton pour qu’elles prennent leur nouvelle position de repos, ce qui permettra de voir à loisir leur splendeur, dans la nature seulement entraperçue à travers le volètement.

  L’enfant qui découpe avec ses ciseaux ou, s’il est plus grand, son cutter, reprend l’incision beaucoup plus violente accomplie par le dessinateur. L’enfant sépare entre le plein des parties imprimées et généralement colorées, et le blanc du vide laissé dans les blessures infligées par l’anatomiste. Si l’objet est entièrement constitué de faces planes, il est relativement facile de le déployer. Si certaines faces sont cylindriques, on peut encore les dérouler. Mais si nous avons des cônes ou des sphères, il faudra alors les déchirer. Ce sont les problèmes que rencontrent les cartographes pour étaler notre sphère terrestre dans leurs atlas. On imagine la difficulté de traiter ainsi le corps humain. Quel carnage !

  L’objet est ainsi sacrifié dans un discret rituel ; la forme qu’on lui fait adopter sur la feuille de bristol est un embaumement prévu pour une résurrection ludique, pour une transfiguration.


2) variations

  Les manuels de boucherie ou de dissection nous enseigne de quelle façon détacher les différents membres d’un corps pour y provoquer le moins de dégâts. Même dans ce domaine il y a diverses écoles. Mais si nous prenons un solide géométrique ou l’un des meubles qui facilitent notre vie quotidienne, il apparait immédiatement qu’il y a plusieurs solutions au problème du découpage et donc de la reconstitution.

  Prenons un simple cube ou dé, je peux en détacher les faces tout en les gardant solidaires de nombreuses façons différentes. Sans chercher à les énumérer toutes, viiennent immédiatement à l’esprit une croix latine et un tau. Dans la croix latine une face est mitoyenne de quatre autres sur le plan ; dans le tau, une face est mitoyenne de trois. Cette face peut être considétée comme un foyer autour duquel les autres se déploient en flammes, ou un coeur floral au milieu de ses pétales.

  Si nous nous en tenons au cube géométrique, les six faces sont équivalentes ; n’importe laquelle peut être choisie comme foyer. Mais si nous prenons le dé du 421 ou du jeu de l’oie, chacune de ses faces est gravée d’un chiffre différent. Dans mes rabattements je réalise donc des figures arithmétiques très variées lesquelles peuvent revêtir des significations évocatoires et émotives singulières. Je peux assigner à chaque face un emblème et nous voici en pleine poésie.

  Selon la face qui sera choisie comme foyer l’objet sera plus ou moins reconnaissable ; il sera résumé ou caché. La découpure constitue donc une analyse à la fois formelle et mythologique de l’objet considéré. Chaque choix est une perspective.


3) réflexions

  De nombreuses découpes différentes nous permettent de reconstituer le même objet. Mais une fois que le découpage a été fait, nous pouvons obtenir des objets nouveaux.

  Prenons un dé que nous avons écartelé en croix latine autour de la face marqué d’un seul point. Autour nous aurons le 2, le 3, le 4 et le 5. Le 6 peut s’accrocher sur l’une des quatre précédentes. Il est possible de replier les pétales vers moi, de mon côté du numéro 1, ou loin de moi, de l’autre côté. Nous obtenons alors deux volumes symétriques. La face focale reste dans le plan de la planche qui joue le rôle d’un miroir. Alice nous a confié la clef de son monde à l’envers.

  Dans la chambre inversée, ce qui est à gauche de la cheminée passe à droite. Mais si je prends le développement d’un meuble, d’une chaise par exemple, si je reconstitue un barreau en repliant les faces dépliées, je peux passer à volonté de l’intérieur à l’extérieur, du plein au vide. Les murs eux-mêmes deviennent habitables.

  Par ces manipulations, le blanc de la planche, ce qui restait entre les faces écartelées, devient un espace envahissant qui traverse toutes les parois. Je puis retourner mon escalier pour monter ou descendre sur l’envers de ses marches.

  Dans l’ancienne théologie on parle de corps glorieux, celui que nous aurons après le jugement dernier, dans la cité-jardin de la Jérusalem céleste, un corps transparent à la lumière, capable de traverser toutes les murailles. Voici en attendant des objets glorieux, des maisons glorieuses où apprivoiser notre éternité.


  

Publication en ligne : 17 février 2009

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