BRIBES EN LIGNE
« e ! malvais tout en travaillant sur les   si vous souhaitez  les trois ensembles j’ai relu daniel biga, j’ai changé le  marcel migozzi vient de       sur vous avez nécrologie à la bonne   pour adèle et genre des motsmauvais genre       "       " le 19 novembre 2013, à la de la antoine simon 32 paien sunt morz, alquant elle ose à peine       il 1.- les rêves de 1257 cleimet sa culpe, si antoine simon 11 antoine simon 10 poème pour le pendu des quatre archanges que       six       dans pour andrée la mort, l’ultime port, l’instant criblé se reprendre. creuser son je me souviens de    regardant   nous sommes ce qui importe pour  tous ces chardonnerets       bruyan antoine simon 30 comme une suite de "ah ! mon doux pays, a la fin il ne resta que       &n la fraîcheur et la très malheureux... a l’aube des apaches, dernier vers aoi mille fardeaux, mille raphaËl     &nbs quelques autres jamais si entêtanteeurydice       montag il aurait voulu être pour gilbert sables mes parolesvous sous la pression des un tunnel sans fin et, à       cette  de la trajectoire de ce     tout autour     un mois sans tes chaussures au bas de il existe au moins deux ma voix n’est plus que       droite et la peur, présente quatrième essai de la lecture de sainte les plus vieilles   la production   entrons       les     au couchant nice, le 18 novembre 2004 dernier vers aoi et si au premier jour il bribes en ligne a envoi du bulletin de bribes   le vieux qui pour nicolas lavarenne ma  les éditions de r.m.a toi le don des cris qui errer est notre lot, madame, etait-ce le souvenir il n’y a pas de plus à la mémoire de  martin miguel vient     extraire les enseignants : je découvre avant toi  “s’ouvre pour pierre theunissen la la langue est intarissable       &agrav folie de josuétout est au matin du f dans le sourd chatoiement ….omme virginia par la il s’appelait       dans       dans le 28 novembre, mise en ligne f les marques de la mort sur nous serons toujours ces dix l’espace ouvert au chairs à vif paumes       au le proche et le lointain les textes mis en ligne le grand combat :   un vendredi trois tentatives desesperees pour dernier vers aoi   au milieu de     son antoine simon 3 1) la plupart de ces le lent déferlement traquer avec marc, nous avons la pureté de la survie. nul ce va et vient entre cher bernard       un dernier vers aoi       reine  monde rassemblé un temps hors du dans ce périlleux ils s’étaient il y a dans ce pays des voies  je signerai mon   1) cette       bien rien n’est les avenues de ce pays des quatre archanges que souvent je ne sais rien de villa arson, nice, du 17 je déambule et suis polenta un nouvel espace est ouvert   adagio   je f le feu m’a       il sixième légendes de michel tu le sais bien. luc ne l’éclair me dure, nouvelles mises en    en     le cygne sur madame chrysalide fileuse elle réalise des macles et roulis photo 1 me je ne peins pas avec quoi,   je ne comprends plus attendre. mot terrible. il faut laisser venir madame comme c’est il était question non printemps breton, printemps la terre a souvent tremblé le lourd travail des meules là, c’est le sable et mieux valait découper je ne sais pas si       le si elle est belle ? je et tout avait       la dernier vers aoi et que dire de la grâce  un livre écrit       neige accoucher baragouiner       la le soleil n’est pas issent de mer, venent as marie-hélène  pour jean le       ce comment entrer dans une attendre. mot terrible. on croit souvent que le but       en i.- avaler l’art par l’une des dernières a propos de quatre oeuvres de « 8° de exode, 16, 1-5 toute la mort d’un oiseau. laure et pétrarque comme deux mille ans nous dernier vers aoi     longtemps sur on dit qu’agathe la danse de dimanche 18 avril 2010 nous autre citation"voui seul dans la rue je ris la art jonction semble enfin ce monde est semé mais non, mais non, tu  hors du corps pas       quinze       le jamais je n’aurais et…  dits de ecrire sur deuxième essai le    au balcon     à cliquetis obscène des au programme des actions       en un Être tout entier la flamme « amis rollant, de comme un préliminaire la que d’heures mise en ligne d’un alocco en patchworck © 1- c’est dans si grant dol ai que ne halt sunt li pui e mult halt c’est le grand  de même que les cet article est paru les dessins de martine orsoni la force du corps, le recueil de textes si j’étais un nous lirons deux extraits de pas facile d’ajuster le je reviens sur des pour jacky coville guetteurs       au  si, du nouveau pour daniel farioli poussant agnus dei qui tollis peccata le 26 août 1887, depuis       journ&     du faucon vous n’avez madame, on ne la voit jamais passent .x. portes, il y a tant de saints sur iv.- du livre d’artiste       l̵ sauvage et fuyant comme passet li jurz, la noit est jouer sur tous les tableaux pour martine soudain un blanc fauche le a la femme au       un pas de pluie pour venir   que signifie du bibelot au babilencore une  le grand brassage des heureuse ruine, pensait dernier vers aoi approche d’une au seuil de l’atelier de profondes glaouis  ce qui importe pour       l̵ deuxième approche de dernier vers aoi     les provisions je serai toujours attentif à diaphane est le mot (ou même si des voix percent, racontent j’écoute vos un soir à paris au la liberté s’imprime à ce jour-là il lui c’était une       pour  au travers de toi je    de femme liseuse   saint paul trois quatrième essai rares nice, le 8 octobre janvier 2002 .traverse         or 1) notre-dame au mur violet  tu vois im font chier c’est la peur qui fait deuxième suite antoine simon 26 tout en vérifiant carmelo arden quin est une al matin, quant primes pert les amants se       m̵ l’impression la plus dont les secrets… à quoi station 1 : judas     double o tendresses ô mes effleurer le ciel du bout des dire que le livre est une le plus insupportable chez       baie paroles de chamantu les étourneaux !       fourr&       qui       le  improbable visage pendu entr’els nen at ne pui       dans seins isabelle boizard 2005 en introduction à etudiant à le nécessaire non reprise du site avec la dans les horizons de boue, de d’un bout à écrirecomme on se cet univers sans la question du récit chercher une sorte de vos estes proz e vostre et c’était dans à cri et à       &agrav "nice, nouvel éloge de la   pour le prochain in the country       le jusqu’à il y a dernier vers aoi  le livre, avec gardien de phare à vie, au antoine simon 31 dernier vers aoi       deux antoine simon 12 les grands libre de lever la tête bruno mendonça la légende fleurie est       vaches       au       une en ceste tere ad estet ja       voyage la tentation du survol, à depuis ce jour, le site  jésus que reste-t-il de la autre essai d’un béatrice machet vient de je suis       apr&eg six de l’espace urbain, dans le train premier l’homme est l’ami michel 1 la confusion des avant propos la peinture est d’abord l’échange des       " cinquième essai tout bel équilibre et sa on a cru à je n’ai pas dit que le quel étonnant (ô fleur de courge... ainsi fut pétrarque dans pour robert encore une citation“tu dans le monde de cette au commencement était arbre épanoui au ciel vous dites : "un où l’on revient       voyage l’art c’est la   je n’ai jamais       la je suis occupé ces ( ce texte a     m2 &nbs la parol

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MICHEL BUTOR

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La maison de nos rêves
© Michel Butor
Artiste(s) : Charvolen (site) , (site) Ecrivain(s) : Butor (site)

pour Max Charvolen

1) rabattements

  Lorsque le puissant égyptien de l’ancien empire désirait emmener avec lui de l’autre côté de la mort tous ses familiers, il les appliquait en bas-relief ou en peinture sur les parois de sa tombe, en s’efforçant de les rendre aussi présents que possible, donc aussi identifiables dans leur leur attitude ou leur profession. Le visage était plus parlant de profil, mais l’oeil de face. Les épaules étaient bien écartées, mais le ba  s du torse pivotait pour surmonter les jambes de profil de la marche ou dans toute autre activité. Le nombril reposait sur le côté du ventre indiquant la direction du sexe, même si celui-ci était généralement caché derrière une robe ou un pagne. Quant aux tétons, aussi bien chez les hommes que chez les femmes, il n’en reste qu’un, bien détaché sur le profil du torse, du côté de la marche ou de l’activité.

  Chez les cubistes, on ne retient de l’objet, qu’il soit pichet, guitare ou visage, que les profils les plus satisfaisants pour l’amateur de géométrie, en les combinant dans des idéogrammes qui se promènent dans l’espace. Chez Juan Gris en particulier le cercle de l’embouchure joue avec la panse de la jarre, de la tasse ou de la bouteille.

  Les rabattements de Max Charvolen sont plus proches de ceux que l’on trouve dans les découpages pour enfants et adultes, qu’il faut détacher et plier, parfois coller pour obtenir des modèles réduits fragiles que l’on manipule pour les admirer.

  Il faut alors tenir compte de toutes les faces que l’on détache les unes des autres comme un maître d’hôtel désarticule les membres d’un faisan. Mais on garde pourtant toutes les jointures qui peuvent se déplier sur un plan, de façon à rendre l’objet futur plus solide. La forme obtenue constitue un développement souvent inattendu de l’instrument ou du meuble auquel nous sommes habitués. Certes nous pouvons reconnaître chaque face lorsque nous l’abstrayons des autres, mais c’est l’ensemble qui produit une sorte de floraison dont l’objet courant n’était que le germe.

  Dans les solides les plus réguliers, les faces annexes apparaissent alors comme des ombres. Le découpeur d’ailleurs peut jouer avec elles, leur faire adopter diverses obliques, si bien qu’il devient comme une source d’éclairage, un Soleil miniature. Si l’on pense à la Lune les ombres deviennent des fantômes qui accompagnent de leur sabbat l’objet englouti.

  L’écartement des faces normalement soudées les unes aux autres devient un écartèlement. C’est un peu comme un papillon dont on sépare les ailes pour le conserver après l’avoir chloroformé. Il faut longuement les maintenir par des bandes de carton pour qu’elles prennent leur nouvelle position de repos, ce qui permettra de voir à loisir leur splendeur, dans la nature seulement entraperçue à travers le volètement.

  L’enfant qui découpe avec ses ciseaux ou, s’il est plus grand, son cutter, reprend l’incision beaucoup plus violente accomplie par le dessinateur. L’enfant sépare entre le plein des parties imprimées et généralement colorées, et le blanc du vide laissé dans les blessures infligées par l’anatomiste. Si l’objet est entièrement constitué de faces planes, il est relativement facile de le déployer. Si certaines faces sont cylindriques, on peut encore les dérouler. Mais si nous avons des cônes ou des sphères, il faudra alors les déchirer. Ce sont les problèmes que rencontrent les cartographes pour étaler notre sphère terrestre dans leurs atlas. On imagine la difficulté de traiter ainsi le corps humain. Quel carnage !

  L’objet est ainsi sacrifié dans un discret rituel ; la forme qu’on lui fait adopter sur la feuille de bristol est un embaumement prévu pour une résurrection ludique, pour une transfiguration.


2) variations

  Les manuels de boucherie ou de dissection nous enseigne de quelle façon détacher les différents membres d’un corps pour y provoquer le moins de dégâts. Même dans ce domaine il y a diverses écoles. Mais si nous prenons un solide géométrique ou l’un des meubles qui facilitent notre vie quotidienne, il apparait immédiatement qu’il y a plusieurs solutions au problème du découpage et donc de la reconstitution.

  Prenons un simple cube ou dé, je peux en détacher les faces tout en les gardant solidaires de nombreuses façons différentes. Sans chercher à les énumérer toutes, viiennent immédiatement à l’esprit une croix latine et un tau. Dans la croix latine une face est mitoyenne de quatre autres sur le plan ; dans le tau, une face est mitoyenne de trois. Cette face peut être considétée comme un foyer autour duquel les autres se déploient en flammes, ou un coeur floral au milieu de ses pétales.

  Si nous nous en tenons au cube géométrique, les six faces sont équivalentes ; n’importe laquelle peut être choisie comme foyer. Mais si nous prenons le dé du 421 ou du jeu de l’oie, chacune de ses faces est gravée d’un chiffre différent. Dans mes rabattements je réalise donc des figures arithmétiques très variées lesquelles peuvent revêtir des significations évocatoires et émotives singulières. Je peux assigner à chaque face un emblème et nous voici en pleine poésie.

  Selon la face qui sera choisie comme foyer l’objet sera plus ou moins reconnaissable ; il sera résumé ou caché. La découpure constitue donc une analyse à la fois formelle et mythologique de l’objet considéré. Chaque choix est une perspective.


3) réflexions

  De nombreuses découpes différentes nous permettent de reconstituer le même objet. Mais une fois que le découpage a été fait, nous pouvons obtenir des objets nouveaux.

  Prenons un dé que nous avons écartelé en croix latine autour de la face marqué d’un seul point. Autour nous aurons le 2, le 3, le 4 et le 5. Le 6 peut s’accrocher sur l’une des quatre précédentes. Il est possible de replier les pétales vers moi, de mon côté du numéro 1, ou loin de moi, de l’autre côté. Nous obtenons alors deux volumes symétriques. La face focale reste dans le plan de la planche qui joue le rôle d’un miroir. Alice nous a confié la clef de son monde à l’envers.

  Dans la chambre inversée, ce qui est à gauche de la cheminée passe à droite. Mais si je prends le développement d’un meuble, d’une chaise par exemple, si je reconstitue un barreau en repliant les faces dépliées, je peux passer à volonté de l’intérieur à l’extérieur, du plein au vide. Les murs eux-mêmes deviennent habitables.

  Par ces manipulations, le blanc de la planche, ce qui restait entre les faces écartelées, devient un espace envahissant qui traverse toutes les parois. Je puis retourner mon escalier pour monter ou descendre sur l’envers de ses marches.

  Dans l’ancienne théologie on parle de corps glorieux, celui que nous aurons après le jugement dernier, dans la cité-jardin de la Jérusalem céleste, un corps transparent à la lumière, capable de traverser toutes les murailles. Voici en attendant des objets glorieux, des maisons glorieuses où apprivoiser notre éternité.


  

Publication en ligne : 17 février 2009

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