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object constellations et o tendresses ô mes quando me ne so itu pe il arriva que       sur mais non, mais non, tu       pour journée de macles et roulis photo 3     cet arbre que l’impression la plus tendresses ô mes envols raphaËl le coeur du et il parlait ainsi dans la antoine simon 12 alocco en patchworck ©       d&eacu       six   que signifie diaphane est le la bouche pure souffrance       il on peut croire que martine madame porte à on cheval antoine simon 5 souvent je ne sais rien de       la passent .x. portes, et tout avait heureuse ruine, pensait   iv    vers l’une des dernières le ciel de ce pays est tout josué avait un rythme dernier vers aoi spectacle de josué dit pour michèle gazier 1 art jonction semble enfin dernier vers aoi antoine simon 6 j’ai perdu mon sur l’erbe verte si est  l’exposition  les dessins de martine orsoni des quatre archanges que f dans le sourd chatoiement martin miguel art et il faut aller voir ce n’est pas aux choses madame, c’est notre les doigts d’ombre de neige       grimpa non... non... je vous assure, que d’heures       entre six de l’espace urbain, antoine simon 9 À max charvolen et 0 false 21 18 pluies et bruines, encore la couleur, mais cette  je signerai mon la deuxième édition du portrait. 1255 : soudain un blanc fauche le       la montagnesde  mise en ligne du texte attention beau       embarq       il pour max charvolen 1) iloec endreit remeint li os       crabe- générations je n’hésiterai marie-hélène je meurs de soif a propos de quatre oeuvres de a grant dulur tendrai puis les parents, l’ultime le temps passe si vite, violette cachéeton antoine simon 28 pour raphaël bernadette griot vient de a supposer quece monde tienne       soleil deux ajouts ces derniers je ne peins pas avec quoi, et si tu dois apprendre à v.- les amicales aventures du la galerie chave qui       bruyan À max charvolen et martin je déambule et suis station 1 : judas       bonheu en 1958 ben ouvre à " je suis un écorché vif. le texte qui suit est, bien    7 artistes et 1 dimanche 18 avril 2010 nous faisant dialoguer       ...mai  “ne pas antoine simon 19 essai de nécrologie, certains soirs, quand je mesdames, messieurs, veuillez j’ai donc tu le sais bien. luc ne sables mes parolesvous  pour jean le tout en vérifiant nous avancions en bas de le coquillage contre dernier vers aoi et  riche de mes maintenant il connaît le       (       je me       dans rossignolet tu la que reste-t-il de la janvier 2002 .traverse les plus vieilles je désire un       longte pour mes enfants laure et d’un côté j’ai travaillé il souffle sur les collines les installations souvent, (dans mon ventre pousse une nécrologie je reviens sur des  les éditions de       dans       apr&eg accoucher baragouiner deuxième approche de 0 false 21 18       dans       voyage si j’étais un dans le train premier il était question non antoine simon 15 je me souviens de la liberté s’imprime à le lent tricotage du paysage ce qui importe pour       &eacut mougins. décembre cinq madame aux yeux       je en cet anniversaire, ce qui il faut laisser venir madame neuf j’implore en vain le soleil n’est pas j’ai en réserve     " dans les rêves de la c’est un peu comme si,       au dieu faisait silence, mais la mort, l’ultime port, un besoin de couper comme de pour andré laure et pétrarque comme   maille 1 :que troisième essai et et c’était dans ma chair n’est dernier vers aoi    de femme liseuse c’est la peur qui fait   ces notes       le pour pierre theunissen la le 26 août 1887, depuis       entre "mais qui lit encore le quelques textes    seule au dorothée vint au monde normal 0 21 false fal à sylvie (vois-tu, sancho, je suis       glouss en introduction à  “comment antoine simon 25 là, c’est le sable et d’un bout à écrirecomme on se       au   la baie des anges un tunnel sans fin et, à noble folie de josué, et il fallait aller debout et ma foi, c’est la chair pourtant je m’étonne toujours de la antoine simon 17 dans ce périlleux pour gilbert aux barrières des octrois cyclades, iii° mais jamais on ne pour angelo  la lancinante je crie la rue mue douleur     [1]        un j’ai donné, au mois c’est ici, me la lecture de sainte dernier vers aoi non, björg, clers est li jurz et li je t’enfourche ma     à le passé n’est     les provisions toutes ces pages de nos pour martine, coline et laure       la l’appel tonitruant du al matin, quant primes pert au commencement était au rayon des surgelés g. duchêne, écriture le pour helmut bien sûr, il y eut pour le prochain basilic, (la dernier vers aoi af : j’entends       coude je rêve aux gorges  epître aux       à pour frédéric  de la trajectoire de ce pour michèle aueret j’ai ajouté (la numérotation des       droite karles se dort cum hume dans le pays dont je vous accorde ton désir à ta glaciation entre issent de mer, venent as au seuil de l’atelier reprise du site avec la le lent déferlement       retour les textes mis en ligne temps de bitume en fusion sur vous dites : "un       la       baie         or il n’était qu’un f j’ai voulu me pencher villa arson, nice, du 17       allong grant est la plaigne e large rimbaud a donc     les fleurs du quatre si la mer s’est vous deux, c’est joie et 1 la confusion des cher bernard a toi le don des cris qui  référencem c’est pour moi le premier       vu macao grise       sur le       ce     son comme c’est       m̵       fleur mise en ligne d’un       b&acir   se face aux bronzes de miodrag pour anne slacik ecrire est able comme capable de donner folie de josuétout est j’ai relu daniel biga, “dans le dessin napolì napolì   pour adèle et toujours les lettres :       apr&eg couleur qui ne masque pas a christiane il ne sait rien qui ne va       &n de la       soleil avant propos la peinture est petites proses sur terre       nuage       le dans les horizons de boue, de quatrième essai de  la toile couvre les jouer sur tous les tableaux ki mult est las, il se dort madame est une on a cru à   marcel       ( légendes de michel on dit 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HENRI DESOUBEAUX

| II) A propos du texte sur le Mexique : "Vingt et une lettres à Frédéric-Yves Jeannet" ->
I) Le thème égyptien dans "Transit" de Michel Butor
© Henri Desoubeaux
Artiste(s) : Borghesi Ecrivain(s) : Desoubeaux

 

        Pour Graziella Borghesi

 

Pour Michel Butor tout texte est accumulation de textes antérieurs, souvent épars, qu’il faut retrouver, reconsidérer, reconstruire, réinterpréter, reprendre et agencer, telle Isis reconstituant le corps démembré de son époux Osiris, père d’Horus, le dieu à tête de faucon. Il est en même temps voyage dans l’espace, dans le temps et dans la Bibliothèque. En voici un petit aperçu à propos d’un de ceux qui constituent le livre suivant et où chacun entre en résonance avec tous les autres.

Ce livre, Transit, quatrième volume de la série du Génie du lieu, contient sept parties dont l’intitulé commence toujours par un nombre :

 - "Seize hommages à l’artisan de la vallée",
   - "Huit éclaircies dans l’épaisseur du Nord-Ouest",
   - "Quatre échappées dans le miroir de Boomerang" 
 - "Treize stations dans le tourbillon parisien",
   - "Vingt et une lettres à Frédéric-Yves Jeannet à propos du Mexique",
   - "Treize lectures dans le calme genevois" et
   - "Vingt et un classiques de l’art japonais".  

  La dimension géographique de cet ensemble ne peut que frapper l’esprit du lecteur.

La partie "Seize hommages à l’artisan de la vallée" fait intervenir deux textes : Pique-nique au pied des pyramides (PN) qui date de 1986 et Un jour nous construirons les pyramides (UJ), sous-titré lors de sa parution : « mobilier funéraire prédynastique et pharaonique », sur des photographies de Pierre-Alain Ferrazini, Musée Barbier-Mueller, Genève, et qui date de 1990. Texte récent donc par rapport à Transit qui date, lui, de 1992.

PN, quant à lui, a été successivement publié dans :


- Œuvres croisées 1975-1985, la casa Usher, 1986, où il est daté de « Nice, le 5 décembre 1985 » et dont le texte comporte 8 numéros sans titres. Mais c’est déjà en réalité un second état du texte puisque dans la même publication François Aubral nous décrit ainsi la « série entière » constituée par Pique-nique au pied des pyramides : « dix pièces la composent, avec, chaque fois, le dessin de Maccheroni et l’écriture de Butor dont la fascination pour l’Egypte remonte aux racines de sa création. ». La dimension temporelle de l’écriture butorienne est ainsi nettement soulignée.


- Avant-goût II, 1987. Dans ce troisième état du texte, les 8 numéros sont suivis d’intertitres : Préliminaires, Paysage, Méditation, Réminiscence, Torpeur, Fantômes, Crépuscule et Plaies. Ce dernier entraîne en réalité de nouveaux ajouts. En effet c’est dans cette version qu’apparaissent les 10 plaies d’Egypte décrites dans l’Exode, et qui ponctuent chacune de ces 8 divisions par accroissement et accumulation, mention étant faite en outre du temps qui passe puisqu’il est successivement : midi, une heure, deux heures… jusqu’à sept heures.


- Echanges, 1991. Avec cette nouvelle version, ce qui saute aux yeux c’est l’aspect typographique différent du texte, puisqu’apparaissent ici l’italique, le gras et le souligné en plus du romain. Les diverses couches du texte sont mises en évidence. Mais le texte lui-même reste identique. Sept couches sont ainsi clairement identifiées : le romain maigre, l’italique maigre, le romain souligné, le romain gras, l’italique souligné, le romain gras souligné et l’italique gras. 

 - Si le romain maigre correspond au pique-nique proprement dit encore faut-il remarquer que tout ce qui touche aux plaies bibliques en fait partie. 

 - Quant à l’italique maigre, il correspond à un texte de type informatif/explicatif caractéristique des Guides Bleus qu’affectionne particulièrement l’auteur. 

 - Le romain souligné renvoie au Roman de la Momie de Théophile Gautier cité dans la première couche. Le texte est emprunté au premier chapitre de l’ouvrage.

 - Le romain gras, quant à lui, correspond à une autocitation d’un texte très ancien dans la production butorienne puisqu’il s’agit d’un texte publié dans Les Cahiers du Sud, n°351, juillet 1959, pp.208-212, où il est daté de 1951 (texte repris d’ailleurs dans Travaux d’approche en 1972), qui remonte donc au temps du premier voyage de l’auteur en terre égyptienne et qui s’intitule tout simplement « Poème écrit en Egypte ». 

 - L’italique maigre souligné ne comporte en réalité que la courte citation-proverbe d’Horace. Cette dernière, isolée dans le texte, peut bien se rapporter à la conversation du pique-nique (« Chacun a ses moments d’absence »), mais elle s’en détache néanmoins dans la mesure où le texte conversationnel n’est pas souligné. En revanche le texte souligné proche de cette citation est l’extrait du Roman de la Momie de Théophile Gautier chez qui on lit : « Quelques rares esclaves de la race Nahasi, au teint noir, au masque simiesque, à l’allure bestiale (je souligne ces deux expressions), bravant seuls l’ardeur du jour portaient chez leurs maîtres l’eau puisée au Nil… » (1) et qui donne chez Butor, avec le changement de temps de tout le passage : « quelques rares esclaves bravent seuls l’ardeur du jour … (…) … le teint noir, ils portent chez leurs maîtres l’eau puisée au Nil… » De fait Butor corrige (en ôtant) et on peut penser avec lui que Gautier n’est pas exempt de « faiblesses » : Quandoque dormitat Homerus… 

 - Beaucoup plus longue, en revanche, est l’autocitation du poème « Le scribe », en romain gras souligné, texte publié en 1984 avec quatre gravures d’Axel Cassel (2). 

 - Enfin, l’italique gras renvoie à un troisième poème de Butor : « Le monologue de la momie », d’abord publié dans la revue Silex (n°13, 3e trimestre 1979, pp.9-12) et repris dans Envois en 1980 où, nous dit l’auteur, le poème fut composé « en feuilletant ma vieille traduction du Livre des morts ». Mais pas plus que les deux autres, ce poème n’est cité en entier. Il ne s’agit que d’extraits.

Sept couches donc qui nous rappellent que c’est dans un volume composé d’autant de parties qui toutes offrent cette première caractéristique justement d’être formées de sept fois sept niveaux textuels si l’on peut dire. A cet égard disons que cette toute petite partie d’un texte beaucoup plus vaste est emblématique de l’art d’écrire butorien qui, comme les terres des bords du Nil, s’accroit de saison et saison et d’année en année de nouvelles alluvions qui en font l’extraordinaire fertilité et richesse. Mais c’est anticiper.


- Le Génie du lieu 6, 1991 (3) . Dans cette publication qui réunit les textes de Butor issus de ses diverses collaborations avec Henri Maccheroni, Pique-nique au pied des pyramides porte en sous titre : « avec repères venus du premier Génie du lieu ». Il s’agit en fait du début du huitième et dernier texte de cet ouvrage, le plus important : « Egypte », découpé ici en sept « repères ». Ce nouvel alluvionnement est donc entièrement autocitationnel. Quant à l’apparition du mot « sable » et à son envahissement à ce stade de développement du texte, je renvoie à l’article de Raphaël Monticelli paru dans Michel Butor à Nice (2004) (4).


- Dans Transit, où s’insère cette 6ème et dernière ( ?) reprise, les intertitres ont disparu mais de nombreux autres éléments (outre un huitième « repère ») viennent s’ajouter et donner au texte une tout autre ampleur. Il s’agit pour l’essentiel de citations des huit « auteurs » suivants, qui tous ont à voir avec l’Egypte : Hérodote (5), Bossuet (6), Fénelon (7), Théophile Gautier (à nouveau) (8), Gérard Labrunie, dit de Nerval (9), puis Gustave Flaubert (10), la stèle de Thoutmosis III (5e pharaon de la XVIIIe dynastie, il a régné au cours de la seconde moitié du 15e siècle av. J.C.) (11) et le désespéré (12). Ces citations sont au nombre total de 80, soit 8 x 10, et s’étalent sur les deux textes, PN et UJ.

Chaque texte s’étale ainsi sur huit plages de 4 pages chacune, alternativement et de façon équilibrée entre A et B, c’est-à-dire entre chaque moitié de l’ouvrage. Ainsi ces deux textes forment un ensemble de 64 pages, c’est-à-dire de 8 x 8 pages. De plus cet ensemble occupe 10 espaces textuels distincts (autrement dit certaines de ces 16 plages se suivent sans intervalle) selon la structure enveloppante suivante : 4, 4, 8, 8, 8, 8, 8, 8, 4, 4. Chiffre 10 qui entre précisément en résonance avec les 10 plaies d’Egypte évoquées plus haut.

Ainsi nous pouvons dresser le tableau suivant :

I) 1- PN, A 46-49 (ou 64-67 dans le tome VII des Œuvres complètes) : 4 pages. Contient : texte feuilleté ou septénaire ; 1er des huit repères (citations du premier Génie du lieu) ; considération sur les villes du Caire et de Mexico dont la fonction première est bien sûr de nous renvoyer à la partie « Vingt et une lettres à Frédéric-Yves Jeannet à propos du Mexique » et à ces autres pyramides que sont celles des Aztèques ; 5 grandes citations : Hérodote, Bossuet, Fénelon, Théophile Gautier et Gérard Labrunie, dit de Nerval ; puis Gustave Flaubert, la stèle de Thoutmosis III et le désespéré dans les pages suivantes. Toujours le texte suit le même ordre d’apparition de ces citations (sauf exception et à la fin).

II) 2- UJ, A 94-97 (ou 112-115) : 4 pages. Contient : texte homogène (ceci par rapport bien sûr au texte précédent) puis 6 grandes citations : Gustave Flaubert, la stèle de Thoutmosis III, le désespéré, Hérodote, Bossuet et Fénelon.

III) 3- PN, A 142-145 (ou 160-163) : 4 pages. Contient : texte feuilleté ; 2e des huit repères (idem) ; considération sur les villes du Caire et de Mexico ; 6 grandes citations. Figure ici la première mention des dix plaies d’Egypte : l’eau changée en sang.
 4- UJ, A 146-149 (ou 164-167) : 4 pages. Texte homogène puis 6 grandes citations.

IV) 5- PN, A 178-181 (ou 196-199) : 4 pages. Contient : texte feuilleté ; 3e des huit repères ; considération sur les villes du Caire et de Mexico ; 6 grandes citations. Figure ici la mention de trois des dix plaies d’Egypte : l’eau changée en sang, les grenouilles, les moustiques.
 6- UJ, A 182-185 (ou 200-203) : 4 pages. Texte homogène puis 5 grandes citations. Figure ici la mention : Bossuet, l’Aigle de Meaux. Dans cette partie, un des leitmotive est celui du « système oiseau ». Le nom de Butor s’inscrivant bien sûr tout naturellement en filigrane dans cette série qui compte huit noms d’oiseaux et seize occurrences. Pour Hérodote nous avons le paon, pour Bossuet, l’aigle (l’Aigle de Meaux), pour Fénelon, le cygne (le Cygne de Cambrai), pour Théophile Gautier, la cigogne, pour Gérard de Nerval, le geai (Gé-rard ou plutôt « G rare ») (13), pour Flaubert, le goéland, pour Thoutmosis, l’épervier et le vautour et enfin, mais un peu à part, pour le désespéré une « âme-oiseau » selon la mythologie égyptienne (14).


V) 7- PN, A 190-193 (ou 208-211) : 4 pages. Contient : texte feuilleté ; 4e des huit repères ; considération sur les villes du Caire et de Mexico ; 5 grandes citations. Figure ici la mention de six des dix plaies d’Egypte : l’eau changée en sang, les grenouilles, les moustiques, les taons, la peste du bétail, les ulcères. Figure également ici la mention : Fénelon, Cygne de Cambrai.
 8- UJ, A 194-197 (ou 212-215) : 4 pages. Texte homogène puis 7 grandes citations.

VI) 9- PN, B 14-17 (ou 228-231) : 4 pages. Contient : texte feuilleté ; 5e des huit repères ; considération sur les villes du Caire et de Mexico ; 6 grandes citations. Figure ici la mention de huit des dix plaies d’Egypte : l’eau changée en sang, les grenouilles, les moustiques, les taons, la peste du bétail, les ulcères, la grêle, les sauterelles.
 10- UJ, B 18-21 (ou 232-235) : 4 pages. Texte homogène puis 5 grandes citations. Figure ici la mention : le prête-aigle (pour Bossuet).

VII) 11- PN, B 26-29 (ou 240-243) : 4 pages. Contient : texte feuilleté ; 6e des huit repères ; considération sur les villes du Caire et de Mexico ; 5 grandes citations. Figure ici la mention de neuf des dix plaies d’Egypte : l’eau changée en sang, les grenouilles, les moustiques, les taons, la peste du bétail, les ulcères, la grêle, les sauterelles, les ténèbres.
 12- UJ, B 30-33 (ou 244-247) : 4 pages. Texte homogène puis 5 grandes citations. Figurent ici les mentions : le grand-prête-aigle (pour Bossuet) ; le prince-cygne (pour Fénelon) ; le scribe-cigogne (pour Gautier).

VIII) 13- PN, B 62-65 (ou 276-279) : 4 pages. Contient : texte feuilleté ; 7e des huit repères ; considération sur les villes du Caire et de Mexico ; 3 grandes citations. Figure ici la mention de neuf des dix plaies d’Egypte : l’eau changée en sang, les grenouilles, les moustiques, les taons, la peste du bétail, les ulcères, la grêle, les sauterelles, les ténèbres. Figurent également ici les mentions : le geai-scribe (pour Nerval) ; l’écrivain-goéland (pour Flaubert) ; l’épervier-scribe (pour Thoutmosis)
 14- UJ, B 66-69 (ou 280-283) : 4 pages. Texte homogène puis 4 grandes citations. Figurent ici les mentions : l’aigle-scribe (pour Bossuet) ; le prêtre-cygne (pour Fénelon)

IX) 15- PN, B 114-117 (ou 328-331) : 4 pages. Contient : texte feuilleté ; huitième et dernier des huit repères ; considération sur les plus grandes villes du monde avant Christophe Colomb ; 1 seule grande citation. Figure ici la mention de neuf des dix plaies d’Egypte : l’eau changée en sang, les grenouilles, les moustiques, les taons, la peste du bétail, les ulcères, la grêle, les ténèbres et la mort des premiers-nés mâles. Figure aussi ici la mention le grand-prêtre-cygne (pour Fénelon).

X) 16- UJ, B 162-165 (ou 376-379) : 4 pages. Contient : texte homogène puis 5 grandes citations (15). Figurent ici les mentions : le goéland-scribe (pour Flaubert), le vautour-scribe (pour Thoutmosis), le paon-scribe (pour Hérodote), le cygne-scribe (pour Fénelon).


  Voyage temporel, voyage géographique, voyage littéraire (de la plus haute antiquité à aujourd’hui), la littérature est aussi pour Butor, dans un livre dédié tant "Aux inventeurs d’Amérique" qu’"Aux découvreurs d’écriture", un voyage imaginaire et mythique comme on peut s’en rendre compte aisément par la présence diffuse de ces signes-oiseaux dont l’Egypte, terre d’élection, a su si bien nous en léguer l’image.




Notes

1) Le Roman de la Momie, éditions Garnier-Flammarion, 2002 (1966), pp.59-60 (chap. 1).

2) Et repris dans les revues Corps écrit, n°15, septembre 1985 et Caravanes, n°1, 1989 (présentation d’André Velter), ainsi que dans Patience, 1991, pp. 98-100.

3) Précisons que malgré son titre, cet ouvrage ne fait pas partie de la série des Génie du lieu dont le cinquième volume, Gyroscope, porte bien la mention : « 5 et dernier ».

 

4) Michel Butor à Nice, édition de la bibliothèque municipale de Nice, 2004, pp.76-79.

 

5) Hérodote, dans les passages cités de ses Histoires, compare les anciens Egyptiens aux autres peuples de la terre. Butor aime ces comparaisons. On pourra se reporter à celles qu’il cite dans Gyroscope entre les Japonais et les Européens et qui sont tirées de l’ouvrage de Luis Frois, Traité de Luís Fróis, S.J. (1585) : sur les contradictions de mœurs entre Européens et Japonais, traduit du portugais par Xavier de Castro, éditions Chandeigne, 1993.

 

6) Tirées du Discours sur l’histoire universelle, qui date de 1681.

 

7) Fénelon commence à publier ses Aventures de Télémaque en 1699. Mais cette publication est immédiatement interrompue après la parution du premier tome. Ce qui n’empêchera pas cet ouvrage de connaître un succès considérable par la suite.

 

8) Cette fois les citations sont tirées du prologue du roman (pp.33-35 de cette édition – voir n°1).

 

9) Voir l’« Histoire du calife Hakem » dans le Voyage en Orient, Œuvres, II, Gallimard, La Pléiade, 1978, pp.358-59 et 387-88.

 

10) Dont le voyage en Egypte avec Maxime Du Camp date de 1949. Flaubert a 28 ans.

 

11) Le texte « Stèle de Thoutmosis III » repris par Butor et réécrit se trouve dans Textes sacrés et textes profanes de l’ancienne Egypte, 1, Des Pharaons et des hommes, traductions et commentaires par Claire Lalouette, Gallimard, 1984, sous le titre : « Hymne triomphal pour Thoutmosis III », pp.101-104.

 

12) Quant à celui du « désespéré », également réécrit par Butor, on le trouvera dans le même ouvrage sous le titre « Les chants du désespéré », plus précisément pp. 223-224 : « 1er chant » et début du second.

13) Voir p.230 de l’Album Nerval de la Pléiade, 1993, le document qui atteste du jeu de mots sur son prénom : « Signe allemand, feu. G rare » et le dessin de l’oiseau dans sa cage, ainsi que la célèbre formule : « Je suis l’autre ».

14) « Le ba, écrit Claire Lalouette, est une partie constitutive de chaque être ; représenté sous forme d’un oiseau à tête humaine, dont les pattes se terminent par des mains, il est l’élément mobile de l’individu. Après la mort, le ba peut quitter la momie, aller sur terre quérir les souffles rafraîchissants de la vie et les rapporter au défunt en sa ‘maison d’éternité’ » (n°24, p.290).

15) Claire Lalouette écrit à propos du désespéré : « Le dialogue [entre celui-ci et son ba, c’est-à-dire son « âme-oiseau »] est, en quelques passages, obscur, mais les quatre chants d’angoisse qui le suivent sont souvent d’une grande beauté, exprimant, de manière poignante, la solitude de l’homme dans l’univers. » La mention de la « douceur » retrouvée qui clôt cet emprunt (« Tu me rends la douceur que je croyais morte », B 164) semble devoir être mise à l’actif de Butor. Elle fait d’ailleurs écho à la vie des bergers « plus douce » que celle des dieux dont parle Fénelon qui prône un certain hédonisme et sur laquelle se clôt l’ensemble des ces quatre-vingts citations (B 165).

 

 

Bibliographie



Paul Barguet

  - Le Livre des morts des anciens Egyptiens, introduction, traduction, commentaire de Paul Barguet, les éditions du Cerf, 1979.

Jacques-Bénigne Bossuet
  - Discours sur l’histoire universelle, texte en ligne avec indication de source : Source Frantext réalisée par l’Institut National de la Langue Française (INaLF).
(ftp://ftp.ac-toulouse.fr/pub/philosophie/bossuetdiscourshistoireuniverselle.rtf),
pp. [454-455-456] pour les citations dans Transit.

Michel Butor

 - Le Génie du lieu, Bernard Grasset, 1958. Repris dans Œuvres complètes V, édition de la Différence, 2007.
  - Travaux d’approche, éditions Gallimard, coll. Poésie, 1972. Repris dans Œuvres complètes IV, 2006.
  - Envois, éditions Gallimard, coll. le Chemin, 1980. Repris dans Œuvres complètes IV, 2006.
  - Le Scribe, Spuren éditeur, 1984, avec quatre gravures d’Axel Cassel.
  - et Henri Maccheroni, Œuvres croisées 1975-1985, la casa Usher, 1986.
  - Avant-goût II, éditions Ubacs, 1987.
  - Un jour nous construirons les pyramides : mobilier funéraire prédynastique et pharaonique, photographies de Pierre-Alain Ferrazini, texte de Michel Butor et Michel  Valloggia, Genève : Musée Barbier-Mueller, 1990.
  - Echanges, Carnets 1986, éditions Z’éditions, coll. Aux Archipels de la mémoire, 1991.
  - Le Génie du lieu 6, avec Henri Maccheroni, éditions Alessandro Vivas, 1991.
  - Patience, éditions Métailié, 1991.
  - Transit, Le Génie du lieu 4, éditions Gallimard, 1992, 2 x 205 pp. Texte repris dans les Œuvres complètes, VII, 2008.
  - Gyroscope, autrement dit Le Génie du lieu, 5 et dernier, éditions Gallimard, 1996. L’œuvre est reprise dans les volumes VII et VIII des Œuvres complètes, 2008.

Collectif
  - Michel Butor à Nice, Mélanges publiés à l’occasion de l’exposition du même nom à la Bibliothèque Louis Nucera du 11 mars au 7 mai 2004, édition de la bibliothèque municipale de Nice, 2004. L’article de Raphaël Monticelli (pp.65-86) s’intitule « Une lecture de Transit, Génie du lieu 4 de Michel Butor ».

Fénelon
  - Les Aventures de Télémaque, Gallimard, Folio, 2002 (1995). Les citations faites par  Butor se trouvent pp. 46, 51, 53, 54 et 55 de cette édition.

Gustave Flaubert
  - Voyages et carnets de voyages, in Œuvres complètes, T. 10, Club de l’honnête homme,  Paris, 1973. Texte en ligne sur le site Gallica de la BNF :  
  http://visualiseur.bnf.fr/CadresFenetre?O=NUMM-26953&I=462&M=pagination [pp.532-533].

Théophile Gautier
  - Le Roman de la Momie, éditions Garnier-Flammarion, 2002 (1966).

Hérodote
  - Histoires, 2, Euterpe, éd. bilingue par Philippe-Ernest Legrand, les Belles Lettres, Paris, 1944.

Horace
  - Art poétique, texte en ligne, traduction de la collection Panckoucke (J. N. M. De Guerle),1832 : http://www.espace-horace.org/trad/panckoucke/artpoet.htm

Claire Lalouette  - Textes sacrés et textes profanes de l’ancienne Egypte, 1, Des Pharaons et des hommes, traductions et commentaires par Claire Lalouette, Gallimard, 1984.

Gérard de Nerval
  - Œuvres, II, Gallimard, La Pléiade, 1978, pp.358-59 et 387-88 (Voyage en Orient, « Histoire du calife Hakem »).

 

 

 

 

Publication en ligne : 16 février 2009

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