BRIBES EN LIGNE
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je et tout avait       la dernier vers aoi et que dire de la grâce  un livre écrit       neige accoucher baragouiner       la le soleil n’est pas issent de mer, venent as marie-hélène  pour jean le       ce comment entrer dans une attendre. mot terrible. on croit souvent que le but       en i.- avaler l’art par l’une des dernières a propos de quatre oeuvres de « 8° de exode, 16, 1-5 toute la mort d’un oiseau. laure et pétrarque comme deux mille ans nous dernier vers aoi     longtemps sur on dit qu’agathe la danse de dimanche 18 avril 2010 nous autre citation"voui seul dans la rue je ris la art jonction semble enfin ce monde est semé mais non, mais non, tu  hors du corps pas       quinze       le jamais je n’aurais et…  dits de ecrire sur deuxième essai le    au balcon     à cliquetis obscène des au programme des actions       en un Être tout entier la flamme « amis rollant, de comme un préliminaire la que d’heures mise en ligne d’un alocco en patchworck © 1- c’est dans si grant dol ai que ne halt sunt li pui e mult halt c’est le grand  de même que les cet article est paru les dessins de martine orsoni la force du corps, le recueil de textes si j’étais un nous lirons deux extraits de pas facile d’ajuster le je reviens sur des pour jacky coville guetteurs       au  si, du nouveau pour daniel farioli poussant agnus dei qui tollis peccata le 26 août 1887, depuis       journ&     du faucon vous n’avez madame, on ne la voit jamais passent .x. portes, il y a tant de saints sur iv.- du livre d’artiste       l̵ sauvage et fuyant comme passet li jurz, la noit est jouer sur tous les tableaux pour martine soudain un blanc fauche le a la femme au       un pas de pluie pour venir   que signifie du bibelot au babilencore une  le grand brassage des heureuse ruine, pensait dernier vers aoi approche d’une au seuil de l’atelier de profondes glaouis  ce qui importe pour       l̵ deuxième approche de dernier vers aoi     les provisions je serai toujours attentif à diaphane est le mot (ou même si des voix percent, racontent j’écoute vos un soir à paris au la liberté s’imprime à ce jour-là il lui c’était une       pour  au travers de toi je    de femme liseuse   saint paul trois quatrième essai rares nice, le 8 octobre janvier 2002 .traverse         or 1) notre-dame au mur violet  tu vois im font chier c’est la peur qui fait deuxième suite antoine simon 26 tout en vérifiant carmelo arden quin est une al matin, quant primes pert les amants se       m̵ l’impression la plus dont les secrets… à quoi station 1 : judas     double o tendresses ô mes effleurer le ciel du bout des dire que le livre est une le plus insupportable chez       baie paroles de chamantu les étourneaux !       fourr&       qui       le  improbable visage pendu entr’els nen at ne pui       dans seins isabelle boizard 2005 en introduction à etudiant à le nécessaire non reprise du site avec la dans les horizons de boue, de d’un bout à écrirecomme on se cet univers sans la question du récit chercher une sorte de vos estes proz e vostre et c’était dans à cri et à       &agrav "nice, nouvel éloge de la   pour le prochain in the country       le jusqu’à il y a dernier vers aoi  le livre, avec gardien de phare à vie, au antoine simon 31 dernier vers aoi       deux antoine simon 12 les grands libre de lever la tête bruno mendonça la légende fleurie est       vaches       au       une en ceste tere ad estet ja       voyage la tentation du survol, à depuis ce jour, le site  jésus que reste-t-il de la autre essai d’un béatrice machet vient de je suis       apr&eg six de l’espace urbain, dans le train premier l’homme est l’ami michel 1 la confusion des avant propos la peinture est d’abord l’échange des       " cinquième essai tout bel équilibre et sa on a cru à je n’ai pas dit que le quel étonnant (ô fleur de courge... ainsi fut pétrarque dans pour robert encore une citation“tu dans le monde de cette au commencement était arbre épanoui au ciel vous dites : "un où l’on revient       voyage l’art c’est la   je n’ai jamais       la je suis occupé ces ( ce texte a     m2 &nbs la parol

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Préparation de la résidence

Les enseignants : Albertine Benedetto, Cécile Lucet, Cécile Carnet
Les classes : 1ère AP, 2nde AP, STG
 

Raphaël Monticelli

Je viendrai avec l’intention d’avancer / terminer le travail suivant :
 poursuite du chantier des bribes : c’est ce qui nécessite la liaison internet.
 achèvement des quelques livres d’artistes suivants (je viendrai avec les livres en cours de réalisation) :
  contrepas (béton, parquet, couleur, intissé), avec Martin Miguel, édition d’artiste
  horizons incertains (béton, suie, couleur, bleu de cordeau), avec Martin Miguel, édition d’artiste
  paroles du guet (papier - céramique), avec Jacky Covillen éditions du Museur, Nice
  Le semeur d’espaces, avec Max Partezana, mise en place du texte manuscrit, édition d’artiste en collaboration avec les éditions Matarasso
  ouvre moi cette porte (papier, estampes), avec Angelo Bagnasco, éditions Colophon, Belluno
 je verrai s’il y a lieu d’en prendre d’autres... Mais si j’avance tout ça, je serai très heureux.
Pour continuer ce travail, il faut que je puisse disposer d’un lieu (pas forcément isolé), où je puisse laisser mon matériel d’écriture. Un coin dans la doc serait très bien, s’il y a un accès à internet. Je dis accès, pas forcément ordinateur : j’aurai mon portable.

j’aurai aussi ma collection de photos (avec laquelle je fais ma conférence sur l’introduction à l’art contemporain)

C’est à partir de ce travail que j’établirai ma relation avec les élèves et les profs.

Albertine Benedetto
Je suis en contact avec Sandra Cara la prof d’arts pla mais elle a été malade, nous allons affiner quand elle reviendra.

Pour ma part j’ai une chouette classe de première L (à dominante arts pla), je viens de terminer ma séquence poésie avec eux mais je poursuivrai avec un travail lié à l’autobiographie : leur consigne est de faire leur autoportrait plastique accompagné d’un texte qui justifie et explicite leur démarche créatrice, ceci pour le 1er avril, ce qui nous fera une base pour intervenir et faire un atelier d’écriture avec eux (ils sont 26 et adorables).

Raphaël Monticelli
Au CDI, outre la liaison internet, il me faudrait un espace pour pouvoir écrire manuellement.
un espace propre (j’amène les livres), avec assez de place pour quelques outils (plumes, encrier(s), stylo divers etc.)

l’autobio... j’allais dire "ça n’est pas mon truc"... et puis... c’est l’une des pistes des bribes.

autoportrait plastique, ça peut ouvrir pleins de choses aussi
 

Cécile Carnet
Je commence début mars avec mes classes la séquence poésie et serais donc intéressée par une rencontre avec vous.
 La thématique que j’ai choisie : "la poésie miroir des rêves et des sentiments" (avec des auteurs classiques comme Hugo et Baudelaire, Verlaine et Rimbaud, Eluard ...) Le poète renvoie à travers une parole individuelle le reflet de sentiments universels...
J’aborderai aussi d’autres pistes autour de la mission du poète, sa place dans le monde, et la poésie comme langue musicale (celle d’Orphée), incantation magique destinée à révéler des vérités cachées, à ouvrir d’autres espaces, à transfigurer le monde.....
 Quels ateliers proposez-vous aux jeunes ? Sous quelle forme ont lieu les rencontres, les échanges ?
Une de mes classes n’est pas du tout littéraire (STG) et certains garçons appréhendent même le travail sur la poésie... c’est une donnée à prendre en considération...
R. Monticelli
A la volée... Et sous réserve de révisions, discussions etc.
Je poserais le pb de la façon suivante :
1.- la poésie (l’écriture) peut être un moyen pour rendre compte de sentiments identifiés (je reste sur ce thème pour l’instant)
elle peut être aussi un moyen pour creuser l’expression de sentiments que l’on a du mal à cerner... ou encore pour produire des sentiments inconnus.
2.- on peut partir de ses propres sentiments pour écrire, les dire, les exposer...
on peut aussi partir non de soi même et de ses propres sentiments, mais des mots des autres (les mots sont toujours... ceux des autres). Qu’ils soient ou non organisés en textes.
3.- La notion d’atelier suppose qu’il y ait une matière à travailler, des outils et des procédures de travail... Dire aux élèves que la matières, c’est la langue, que les procédures sont repérables et utilisables par tous est, je crois, plus audible par eux (surtout les garçons) que de leur dire que la matière c’est... leurs propres sentiments... eux-mêmes.

Donnez moi les textes auxquels vous faites référence, nous verrons si nous pouvons partir d’eux (nous pourrons certainement partir d’eux).

Deuxième réflexion
Disons : l’objectif est de faire en sorte que des élèves se frottent à l’écriture en rencontrant sinon tous les thèmes que vous évoquez, au moins certains d’entre eux : le miroir des sentiments, l’universalité, la musicalité de la langue, le statut de la poésie et du poète (sa place, son rôle)
Le moyen, c’est la rencontre avec quelqu’un qui écrit (j’ai du mal à dire "poète" en parlant de moi. On prétend qu’il existe trois qualificatifs qu’on ne peut s’adresser à soi même : sage, saint et poète...), avec quelqu’un qui écrit, en relation avec le travail fait en classe.
L’organisation de la rencontre ? Tout est possible : individuelle et/ou collective, en groupe classe (captif) ou en atelier de volontaires.
Le nombre de rencontres : ça dépend de l’organisation de l’ensemble de la résidence, de votre projet pédagogique et de l’investissement des élèves. Réfléchissons y et voyez avec Albertine.
L’objectif pratique ? Une production d’écriture pouvant donner lieu à une restitution, une lecture collective ?
les modalités du travail ? A structurer en fonction de ce qui précède :
 l’échange questions/réponses est une étape difficilement contournable. Elle est assez facile à organiser. Satisfaisante, en général, et assez peu productive.
 la mise en place d’ateliers. Il faut que nous voyons d’abord ensemble et que ce soit négocié avec les participants élèves. C’est assez difficile à réaliser, la plupart du temps assez perturbant, mais en général ça devient jubilatoire, très productif et ça reste dans le souvenir comme une expérience forte.
 j’alternerais bien alterner ateliers de lecture et ateliers d’écriture.
Un mot encore :
Je suis assez "terre à terre"... Sur le statut du poète, par exemple, si vous en êtes d’accord, j’aimerais bien conduire une discussion sur qui sont les poètes, quel est le réseau de la poésie, comment on publie, qui lit, et quoi et comment etc...
J’ai mis en place un site personnel dans lequel les élèves pourront trouver de nombreux textes de moi. (cela n’interdit évidemment pas d’acheter des livres : ce n’est pas le même usage). Je propose, entre autres, une navigation aléatoire (un peu comme quand on feuillette un livre). Vous pourriez leur signaler l’adresse :
http://www.bribes-en-ligne.fr
Je me propose, quand nous aurons avancé dans notre échange, de signaler les quelques textes qui me sembleront le plus en rapport avec ce que nous aurons décidé de faire...

CC : J’aime l’idée que la langue est une matière, une glaise à travailler...
RM :je garde l’image de la glaise. C’est exactement ça...
CC : je suis allée sur votre site : j’aime beaucoup la Préface des Bribes, j’aimerais la faire lire aux élèves... pour les éclairer sur ce qui motive un homme à écrire, à devenir poète, sur le lien entre l’écriture et le rapport au monde...
RM : qu’ils ne s’y perdent pas
CC : dans ma précédente séquence sur les masques au théâtre, nous avons étudié entre autres le mythe de Dom Juan...
je serais personnellement intéressée de comprendre mieux en quoi vous voyez en Josué le "négatif " de Dom Juan, même si j’en perçois un peu les raisons...
RM : c’est très (trop ?) simple : Dom Juan est l’homme des promesses non tenues. Josué est celui qui réalise la promesse
CC : Josué est un personnage biblique qui me plaît beaucoup : bercée de culture biblique (’j’ai grandi dans une culture protestante dans laquelle la Bible a été mon livre de chevet), je suis curieuse de savoir pourquoi parmi toutes ces grandes figures de l’Ancien Testament, celle de Josué vous a particulièrement captivé
RM : voilà qui nous rapproche beaucoup. J’ai été élevé dans la foi catholique italienne. Pas très biblique. Mais je suis devenu un lecteur de l’ancien testament. Proche des cultures protestantes et hébraïques.
Mes théologiens préférés, lors de mon adolescence, étaient les théologiens protestants (Dietriich Bonhoeffer) et les catholiques de la libération.
Depuis, j’avoue avoir développé un faible pour la théologie juive.
Tout cela ne m’empêche pas d’être devenu tranquillement athée.
Ce qui ne m’empêche pas de considérer comme centrale l’image de Dieu et incontournable la personne du Christ. (et cette autre, de Saint François d’Assise)
Pour ce qui concerne Josué... C’est un nom donné par... les dieux (au sens où Valéry disait que les premiers vers viennent des dieux). La phrase "Josué avait lentement enclenché les mécanismes" s’est imposée un beau matin d’il y a quarante ans. J’ai mis quelque temps avant d’identifier qu’il s’agissait du Josué biblique. Celui qui conduit le peuple jusqu’à la terre promise prenant le relais de Moïse. L’homme qui fait tomber les murailles (et par la simple invocation du peuple : les trompettes, n’est-ce pas, n’y sont pour rien : elles ne servent que de signal). Il est le passeur.
Dans mon travail, Josué récupère des traits de quelques uns de mes passeurs. Au début, Jean Etienne Marie (le compositeur qui initia le micro-intervalle) et Michel Butor. Puis, au fur et à mesure, quelques autres, jusqu’aux DJs derrières leurs consoles.
Dans l’ancien Testament, j’ai quelques autres référents, notamment Jérémie, Job, l’écclesiaste, Daniel... Certains d’entre eux apparaissent dans les bribes, les autres, ici ou là, dans des textes sur l’art
CC : Pour revenir à des questions d’organisation, j’ai bloqué une heure avec chacune de mes classes (c’est peu, c’est court pour mettre en place des ateliers, mais en même temps c’est déjà un privilège pour les élèves d’entrer en contact avec un "vrai" poète "vivant" (ils perçoivent souvent la poésie comme une terre lointaine peuplée de défunts ou de figures abstraites : "le poète maudit", "le poète voyant", "le poète visionnaire" "le poète, guide spirituel des peuples" "le poète résistant".... un échange de questions et réponses est une possibilité déjà très riche
RM : ok. Je suis à votre disposition... D’autant que je vois qu’il y aura un avant.. et sans doute un après.
Je viens d’ouvrir sur mon site un espace dédié à Michel Butor. Je vais y mettre je ne sais combien de textes (il m’a envoyé un millier de pages !). Les quelques uns en ligne (le geste d’écrire
et l’éloge du traitement de texte) visaient vos élèves. J’en mettrai d’autres
CC : Quelques textes que je compte étudier en 1ère :
- " Elle était déchaussée, elle était décoiffée..."
_Les Contemplations_ de Victor Hugo, livre 1
- " Parfum exotique", " Un hémisphère dans une chevelure" de Baudelaire
- " Aube " de Rimbaud
- " Le rêve du jaguar" de Leconte de Lisle
- " La courbe de tes yeux ..." de Paul Eluard
RM : Merci. Je pourrai, à l’occasion, y faire référence.
CC : Avec ma classe de seconde, nous avons vu quelques poèmes romantiques ( Lamartine "Le Lac" ; Musset "La nuit de décembre") dans le cadre de l’étude d’un mouvement littéraire : le romantisme ; et nous sommes actuellement dans l’écriture réaliste ( objet d’étude imposé sur le récit) : pourquoi ne pas travailler autour du regard que pose un écrivain sur d’autres formes d’art ( tableaux d’artistes...) ? j’aime bien montrer le lien entre poésie/écriture et peinture...
RM : oui, ça, c’est dans mes cordes.
Travaillons.

 

Cécile Lucet (seconde option arts plastiques)
Je vous écris ce courriel rapide afin de prendre un "premier contact" à propos de vos interventions au lycée Jean Aicard. J’ai en français une seconde qui fait arts plastiques en option facultative.
Le projet consisterait à approcher la notion de modernité en passant d’une oeuvre d’art choisie par l’élève à l’écriture poétique.
Au préalable, j’aurai étudié un peu avec eux Gernica (Picasso et Eluard), quelques haïkus je leur aurai demandé d’en écrire quelques uns.
 
Raphaël Monticelli
Le travail avec vos élèves est tout trouvé. Nous allons écrire à partir d’une oeuvre d’art., si vous en êtes d’accord. Il va falloir nous doter d’un petit cahier des charges, et calculer le temps nécessaire.
Je vous propose de passer de l’art moderne à l’art contemporain... Ce sera mon apport particulier.
Je vous engage aussi à signaler mon site aux élèves : j’y compile tous mes textes sur l’art (dans la rubrique "les rossignols du crocheteur").

Réfléchissons... Les élèves pourraient présenter leurs textes et me dire comment ils ont procédé. Je pourrais leur dire comment je m’y prends moi même. Nous pourrions ensuite prendre une oeuvre et élaborer un texte à partir d’elle...

Il est possible que leur façon d’écrire sur l’art soit plus "spontanée", plus directe, moins immédiate que la mienne. Je me donnerais bien comme objectif de leur montrer en quoi l’élaboration d’un cahier des charges, d’une procédure d’écriture, peut, dans certains cas, être utile et efficace.

Les ateliers d’adulte que j’ai réalisé dans ce cadre ont duré en moyenne une trentaine d’heures. Nous devrons voir comment accélérer le rythme...

Enfin, vous pourriez me dire si vous envisagez de croiser ce travail avec votre option théâtre ?

Encore un mot : il faudra voir comment articuler le travail dans les diverses classes. Pour l’instant, il y a vous, et mesdames Benedetto et Carnet. Il faudrait aussi que je garde du temps pour mon travail d’écriture sans lequel la résidence n’a pas de sens.
 

CL : Je ne sais pas comment vous répondre car les termes que nous avons choisis sont asse ambitieux (modernité, art, cahier des charges, productions...) et que dans la réalité je vais pouvoir consacrer trois heures environ à ce projet avant que vous ne veniez et vous interviendrez environ pendant trois heures.

RM : Rafraichissez moi la mémoire : 3 heures avec les mêmes élèves, n’est-ce pas ? Réparties comment ces heures ?
CL : J’espère que dans ce laps de temps, nous aurons pu dire et faire quelque chose que les élèves pourront retenir.

RM : oui. Je crois que c’est possible

CL : Pour moi, l’essentiel serait qu’ils retiennent l’évolution des formes vers plus d’éclatement,de suggestion, d’immatérialité... l’idée que le poète se débarrasse des carcans parce que l’académisme ne dit plus rien aujourd’hui.

RM : très bien. Donnons nous cet objectif là.
Je prends "éclatement" comme idée majeure. Je retiens "suggestion". Je verrai ce que je peux faire avec "immatérialité".


CL : Comme je vous l’ai écrit, ils verront un peu un parallèle peinture/poésie à travers Picasso et Eluard (de manière superficielle) puis une rapide présentation du haïku et un petit temps consacré à l’écriture de haïkus, le tout durant à peu près 3 heures.
Je ne compte pas croiser tout cela avec le théâtre car ce ne sont pas du tout les mêmes élèves.

RM : ok.


CL : Je ne comprends quels textes les élèves vont vous présenter (à part les ébauches de haïkus), ni quel cahier des charges nous devons faire.


RM : oui... les ébauches de haïku... ce serait bien, je trouve... Vous (ou ils) pourriez m’en envoyer quelques uns, qu’en dites vous ?
Si « cahier des charges » ne convient pas, disons... marche à suivre. ou procédure à suivre... C’est, finalement, ce que nous sommes en train de faire.

CL : Je trouverais intéressant que vous écriviez avec eux (ou eux chacun de leur côté) un texte à partir d’un tableau. Un tableau pour tous ou un tableau chacun ?

RM : moi aussi... en trois heures, je crois qu’on peut faire du travail.
Je préférerais ne pas disposer d’un tableau par élève (ça devient trop compliqué à gérer, ça ne permet guère l’échange)
soit un seul pour tous, soit quelques tableaux répartis dans des groupes d’élèves...
Je disais "passer de la modernité à la contemporanéité"... Quelques uns des tableaux (sinon tous) pourraient être d’artistes contemporains. Les élèves pourraient ainsi travailler sur des oeuvres originales. (je fournirais les oeuvres, naturellement).
A ce propos nous avons deux solutions : soit travailler sur des oeuvres différentes du même artiste ; soit sur des oeuvres d’artistes différents.
Si nous travaillons sur des tableaux modernes, ce sera en reproduction, forcément. (j’ai bien quelques estampes, mais difficiles à manipuler)
pendant que je vous écris, je pense à une série de gravures (d’un artiste contemporain) qui nous permettrait assez de travailler sur l’éclatement et la suggestion, et un ensemble de sérigraphies d’un autre artiste dans une esthétique diamétralement opposée...

dites moi vos réactions à ce sujet...
3 heures... Important de savoir si elles sont ou non en continu. Ateliers par groupes d’élèves, chaque groupe une oeuvre, objectif sortir un texte par groupe (ou un par élève du groupe, nous verrons)... Tout à fait jouable, je crois.

pouvez vous me dire comment vous vous y êtes prise pour leur faire écrire des haïkus ?

 


Publication en ligne : 14 février 2009

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