BRIBES EN LIGNE
le poiseau de parisi mon constellations et       la       m&eacu bernadette griot vient de bal kanique c’est rafale n° 4 on le ses mains aussi étaient    il    seule au mon travail est une ce qui aide à pénétrer le clers est li jurz et li       arauca les amants se j’arrivais dans les   j’ai souvent     faisant la     rien mais non, mais non, tu il n’y a pas de plus chaises, tables, verres, abstraction voir figuration si, il y a longtemps, les pour lee in the country des conserves ! il aura fallu longtemps -       cerisi antoine simon 28 rm, le 2/02/2018 j’ai fait la légende fleurie est       dans passet li jurz, la noit est premier essai c’est       dans   ciel !!!! edmond, sa grande station 5 : comment antoine simon 13 pour martine, coline et laure d’ eurydice ou bien de  hier, 17 je ne sais pas si (ma gorge est une la route de la soie, à pied, ço dist li reis :    en je t’enlace gargouille le soleil n’est pas   (dans le sequence 6   le à propos des grands je suis le temps passe si vite, rare moment de bonheur, quand nous rejoignons, en     de rigoles en les étourneaux ! rafale n° 7 un a dix sept ans, je ne savais nous avancions en bas de a la fin il ne resta que le geste de l’ancienne, « 8° de elle ose à peine   anatomie du m et m1       immense est le théâtre et preambule – ut pictura       bien maintenant il connaît le     nous cyclades, iii° le nécessaire non       le passet li jurz, si turnet a       vaches antoine simon 26 agnus dei qui tollis peccata  on peut passer une vie que reste-t-il de la macles et roulis photo 1254 : naissance de f tous les feux se sont       sur macles et roulis photo 3 depuis ce jour, le site  ce mois ci : sub dernier vers aoi nice, le 8 octobre 1) la plupart de ces temps de pierres   né le 7       je me deux mille ans nous       le f toutes mes madame est une torche. elle vous dites : "un aux george(s) (s est la d’abord l’échange des pour martine a la libération, les peinture de rimes. le texte les plus terribles       ( miguel a osé habiter folie de josuétout est arbre épanoui au ciel cinquième essai tout       entre la bouche pleine de bulles il était question non     ton       s̵     chant de l’eau s’infiltre le temps passe dans la     du faucon a la femme au rien n’est plus ardu dernier vers aoi aux barrières des octrois  les premières le lent déferlement       quand madame, c’est notre les doigts d’ombre de neige dans la caverne primordiale ] heureux l’homme la force du corps, dans le monde de cette vertige. une distance       sur le quelque temps plus tard, de madame a des odeurs sauvages "tu sais ce que c’est chaque automne les le glacis de la mort     vers le soir       le dernier vers aoi       avant il faut aller voir  la toile couvre les au lecteur voici le premier nouvelles mises en madame dans l’ombre des le travail de bernard pour ma la main saisit   ces notes cet univers sans Être tout entier la flamme troisième essai comme un préliminaire la       la     l’é dans ce pays ma mère  de la trajectoire de ce issent de mer, venent as thème principal : on croit souvent que le but pour raphaël l’erbe del camp, ki grande lune pourpre dont les       j̵ karles se dort cum hume "ces deux là se       une onzième     &nbs la terre nous je suis bien dans assise par accroc au bord de dernier vers aoi pour gilbert pour le prochain basilic, (la les avenues de ce pays pour daniel farioli poussant j’aime chez pierre la tentation du survol, à trois (mon souffle au matin       neige antoine simon 22 eurydice toujours nue à   voici donc la       object mes pensées restent aucun hasard si se rafale tout mon petit univers en i en voyant la masse aux l’instant criblé attention beau bien sûr, il y eut grant est la plaigne e large       l̵ tandis que dans la grande dernier vers aoi j’ai perdu mon dernier vers que mort mougins. décembre ( ce texte a ce poème est tiré du À max charvolen et quatrième essai de      &   pour olivier a christiane       la       magnol toute une faune timide veille       pav&ea la poésie, à la       ce texte m’a été comme ce mur blanc reprise du site avec la     les provisions quatre si la mer s’est max charvolen, martin miguel dernier vers aoi nous savons tous, ici, que       le le bulletin de "bribes       ma       sur       un la nuit         or       juin zacinto dove giacque il mio trois tentatives desesperees antoine simon 10 deux ce travail vous est iv.- du livre d’artiste   lu le choeur des femmes de pour max charvolen 1) Éléments - de la antoine simon 2       neige pour julius baltazar 1 le       pour et si au premier jour il 1- c’est dans 0 false 21 18 granz fut li colps, li dux en percey priest lakesur les       les avez-vous vu un trait gris sur la cher bernard     quand madame est une beaucoup de merveilles madame aux rumeurs j’écoute vos toutes sortes de papiers, sur raphaël tout à fleur d’eaula danse al matin, quant primes pert dernier vers aoi un jour, vous m’avez siglent a fort e nagent e     les fleurs du pour marcel       é dans les carnets c’est extrêmement       vu       b&acir antoine simon 18 1.- les rêves de       sur   pour théa et ses il avait accepté "la musique, c’est le ma voix n’est plus que a toi le don des cris qui on trouvera la video coupé en deux quand la mastication des v.- les amicales aventures du face aux bronzes de miodrag "le renard connaît que d’heures ce qui fascine chez pur ceste espee ai dulor e dernier vers aoi dernier vers aoi suite de       assis réponse de michel la mort, l’ultime port, rm : d’accord sur dernier vers aoi les routes de ce pays sont    au balcon dernier vers aoi nous serons toujours ces il en est des noms comme du le scribe ne retient madame des forêts de journée de rafale il souffle sur les collines et il fallait aller debout deuxième essai dernier vers s’il       st pour pierre theunissen la pour andré de sorte que bientôt le coquillage contre     cet arbre que       &     chambre je suis celle qui trompe "ah ! mon doux pays, "et bien, voilà..." dit je ne peins pas avec quoi,     pourquoi archipel shopping, la une il faut dire les deuxième approche de religion de josué il pas facile d’ajuster le macles et roulis photo 7       " avec marc, nous avons petites proses sur terre quelques textes encore la couleur, mais cette madame porte à pour jean gautheronle cosmos au seuil de l’atelier c’est pour moi le premier l’illusion d’une antoine simon 17       &ccedi dans le pain brisé son rita est trois fois humble. c’est une sorte de       je la liberté de l’être       grappe       il   entrons les dernières rafale     le 10 vers la laisse ccxxxii il pleut. j’ai vu la     extraire       nuage sur l’erbe verte si est  dans toutes les rues     pluie du lentement, josué   saint paul trois villa arson, nice, du 17   1) cette sauvage et fuyant comme       o  “comment la fraîcheur et la       apparu une fois entré dans la sables mes parolesvous janvier 2002 .traverse branches lianes ronces non, björg, feuilleton d’un travail torna a sorrento ulisse torna 1-nous sommes dehors.       devant li emperere par sa grant       retour il arriva que la question du récit j’ai donc       d&eacu       coude antoine simon 12 j’ai donné, au mois après la lecture de  marcel migozzi vient de les grands  le grand brassage des       alla martin miguel il va falloir la parol

Accueil > Les rossignols du crocheteur > L’atelier du crocheteur > Résidence Jean Aicard
|
Préparation de la résidence

Les enseignants : Albertine Benedetto, Cécile Lucet, Cécile Carnet
Les classes : 1ère AP, 2nde AP, STG
 

Raphaël Monticelli

Je viendrai avec l’intention d’avancer / terminer le travail suivant :
 poursuite du chantier des bribes : c’est ce qui nécessite la liaison internet.
 achèvement des quelques livres d’artistes suivants (je viendrai avec les livres en cours de réalisation) :
  contrepas (béton, parquet, couleur, intissé), avec Martin Miguel, édition d’artiste
  horizons incertains (béton, suie, couleur, bleu de cordeau), avec Martin Miguel, édition d’artiste
  paroles du guet (papier - céramique), avec Jacky Covillen éditions du Museur, Nice
  Le semeur d’espaces, avec Max Partezana, mise en place du texte manuscrit, édition d’artiste en collaboration avec les éditions Matarasso
  ouvre moi cette porte (papier, estampes), avec Angelo Bagnasco, éditions Colophon, Belluno
 je verrai s’il y a lieu d’en prendre d’autres... Mais si j’avance tout ça, je serai très heureux.
Pour continuer ce travail, il faut que je puisse disposer d’un lieu (pas forcément isolé), où je puisse laisser mon matériel d’écriture. Un coin dans la doc serait très bien, s’il y a un accès à internet. Je dis accès, pas forcément ordinateur : j’aurai mon portable.

j’aurai aussi ma collection de photos (avec laquelle je fais ma conférence sur l’introduction à l’art contemporain)

C’est à partir de ce travail que j’établirai ma relation avec les élèves et les profs.

Albertine Benedetto
Je suis en contact avec Sandra Cara la prof d’arts pla mais elle a été malade, nous allons affiner quand elle reviendra.

Pour ma part j’ai une chouette classe de première L (à dominante arts pla), je viens de terminer ma séquence poésie avec eux mais je poursuivrai avec un travail lié à l’autobiographie : leur consigne est de faire leur autoportrait plastique accompagné d’un texte qui justifie et explicite leur démarche créatrice, ceci pour le 1er avril, ce qui nous fera une base pour intervenir et faire un atelier d’écriture avec eux (ils sont 26 et adorables).

Raphaël Monticelli
Au CDI, outre la liaison internet, il me faudrait un espace pour pouvoir écrire manuellement.
un espace propre (j’amène les livres), avec assez de place pour quelques outils (plumes, encrier(s), stylo divers etc.)

l’autobio... j’allais dire "ça n’est pas mon truc"... et puis... c’est l’une des pistes des bribes.

autoportrait plastique, ça peut ouvrir pleins de choses aussi
 

Cécile Carnet
Je commence début mars avec mes classes la séquence poésie et serais donc intéressée par une rencontre avec vous.
 La thématique que j’ai choisie : "la poésie miroir des rêves et des sentiments" (avec des auteurs classiques comme Hugo et Baudelaire, Verlaine et Rimbaud, Eluard ...) Le poète renvoie à travers une parole individuelle le reflet de sentiments universels...
J’aborderai aussi d’autres pistes autour de la mission du poète, sa place dans le monde, et la poésie comme langue musicale (celle d’Orphée), incantation magique destinée à révéler des vérités cachées, à ouvrir d’autres espaces, à transfigurer le monde.....
 Quels ateliers proposez-vous aux jeunes ? Sous quelle forme ont lieu les rencontres, les échanges ?
Une de mes classes n’est pas du tout littéraire (STG) et certains garçons appréhendent même le travail sur la poésie... c’est une donnée à prendre en considération...
R. Monticelli
A la volée... Et sous réserve de révisions, discussions etc.
Je poserais le pb de la façon suivante :
1.- la poésie (l’écriture) peut être un moyen pour rendre compte de sentiments identifiés (je reste sur ce thème pour l’instant)
elle peut être aussi un moyen pour creuser l’expression de sentiments que l’on a du mal à cerner... ou encore pour produire des sentiments inconnus.
2.- on peut partir de ses propres sentiments pour écrire, les dire, les exposer...
on peut aussi partir non de soi même et de ses propres sentiments, mais des mots des autres (les mots sont toujours... ceux des autres). Qu’ils soient ou non organisés en textes.
3.- La notion d’atelier suppose qu’il y ait une matière à travailler, des outils et des procédures de travail... Dire aux élèves que la matières, c’est la langue, que les procédures sont repérables et utilisables par tous est, je crois, plus audible par eux (surtout les garçons) que de leur dire que la matière c’est... leurs propres sentiments... eux-mêmes.

Donnez moi les textes auxquels vous faites référence, nous verrons si nous pouvons partir d’eux (nous pourrons certainement partir d’eux).

Deuxième réflexion
Disons : l’objectif est de faire en sorte que des élèves se frottent à l’écriture en rencontrant sinon tous les thèmes que vous évoquez, au moins certains d’entre eux : le miroir des sentiments, l’universalité, la musicalité de la langue, le statut de la poésie et du poète (sa place, son rôle)
Le moyen, c’est la rencontre avec quelqu’un qui écrit (j’ai du mal à dire "poète" en parlant de moi. On prétend qu’il existe trois qualificatifs qu’on ne peut s’adresser à soi même : sage, saint et poète...), avec quelqu’un qui écrit, en relation avec le travail fait en classe.
L’organisation de la rencontre ? Tout est possible : individuelle et/ou collective, en groupe classe (captif) ou en atelier de volontaires.
Le nombre de rencontres : ça dépend de l’organisation de l’ensemble de la résidence, de votre projet pédagogique et de l’investissement des élèves. Réfléchissons y et voyez avec Albertine.
L’objectif pratique ? Une production d’écriture pouvant donner lieu à une restitution, une lecture collective ?
les modalités du travail ? A structurer en fonction de ce qui précède :
 l’échange questions/réponses est une étape difficilement contournable. Elle est assez facile à organiser. Satisfaisante, en général, et assez peu productive.
 la mise en place d’ateliers. Il faut que nous voyons d’abord ensemble et que ce soit négocié avec les participants élèves. C’est assez difficile à réaliser, la plupart du temps assez perturbant, mais en général ça devient jubilatoire, très productif et ça reste dans le souvenir comme une expérience forte.
 j’alternerais bien alterner ateliers de lecture et ateliers d’écriture.
Un mot encore :
Je suis assez "terre à terre"... Sur le statut du poète, par exemple, si vous en êtes d’accord, j’aimerais bien conduire une discussion sur qui sont les poètes, quel est le réseau de la poésie, comment on publie, qui lit, et quoi et comment etc...
J’ai mis en place un site personnel dans lequel les élèves pourront trouver de nombreux textes de moi. (cela n’interdit évidemment pas d’acheter des livres : ce n’est pas le même usage). Je propose, entre autres, une navigation aléatoire (un peu comme quand on feuillette un livre). Vous pourriez leur signaler l’adresse :
http://www.bribes-en-ligne.fr
Je me propose, quand nous aurons avancé dans notre échange, de signaler les quelques textes qui me sembleront le plus en rapport avec ce que nous aurons décidé de faire...

CC : J’aime l’idée que la langue est une matière, une glaise à travailler...
RM :je garde l’image de la glaise. C’est exactement ça...
CC : je suis allée sur votre site : j’aime beaucoup la Préface des Bribes, j’aimerais la faire lire aux élèves... pour les éclairer sur ce qui motive un homme à écrire, à devenir poète, sur le lien entre l’écriture et le rapport au monde...
RM : qu’ils ne s’y perdent pas
CC : dans ma précédente séquence sur les masques au théâtre, nous avons étudié entre autres le mythe de Dom Juan...
je serais personnellement intéressée de comprendre mieux en quoi vous voyez en Josué le "négatif " de Dom Juan, même si j’en perçois un peu les raisons...
RM : c’est très (trop ?) simple : Dom Juan est l’homme des promesses non tenues. Josué est celui qui réalise la promesse
CC : Josué est un personnage biblique qui me plaît beaucoup : bercée de culture biblique (’j’ai grandi dans une culture protestante dans laquelle la Bible a été mon livre de chevet), je suis curieuse de savoir pourquoi parmi toutes ces grandes figures de l’Ancien Testament, celle de Josué vous a particulièrement captivé
RM : voilà qui nous rapproche beaucoup. J’ai été élevé dans la foi catholique italienne. Pas très biblique. Mais je suis devenu un lecteur de l’ancien testament. Proche des cultures protestantes et hébraïques.
Mes théologiens préférés, lors de mon adolescence, étaient les théologiens protestants (Dietriich Bonhoeffer) et les catholiques de la libération.
Depuis, j’avoue avoir développé un faible pour la théologie juive.
Tout cela ne m’empêche pas d’être devenu tranquillement athée.
Ce qui ne m’empêche pas de considérer comme centrale l’image de Dieu et incontournable la personne du Christ. (et cette autre, de Saint François d’Assise)
Pour ce qui concerne Josué... C’est un nom donné par... les dieux (au sens où Valéry disait que les premiers vers viennent des dieux). La phrase "Josué avait lentement enclenché les mécanismes" s’est imposée un beau matin d’il y a quarante ans. J’ai mis quelque temps avant d’identifier qu’il s’agissait du Josué biblique. Celui qui conduit le peuple jusqu’à la terre promise prenant le relais de Moïse. L’homme qui fait tomber les murailles (et par la simple invocation du peuple : les trompettes, n’est-ce pas, n’y sont pour rien : elles ne servent que de signal). Il est le passeur.
Dans mon travail, Josué récupère des traits de quelques uns de mes passeurs. Au début, Jean Etienne Marie (le compositeur qui initia le micro-intervalle) et Michel Butor. Puis, au fur et à mesure, quelques autres, jusqu’aux DJs derrières leurs consoles.
Dans l’ancien Testament, j’ai quelques autres référents, notamment Jérémie, Job, l’écclesiaste, Daniel... Certains d’entre eux apparaissent dans les bribes, les autres, ici ou là, dans des textes sur l’art
CC : Pour revenir à des questions d’organisation, j’ai bloqué une heure avec chacune de mes classes (c’est peu, c’est court pour mettre en place des ateliers, mais en même temps c’est déjà un privilège pour les élèves d’entrer en contact avec un "vrai" poète "vivant" (ils perçoivent souvent la poésie comme une terre lointaine peuplée de défunts ou de figures abstraites : "le poète maudit", "le poète voyant", "le poète visionnaire" "le poète, guide spirituel des peuples" "le poète résistant".... un échange de questions et réponses est une possibilité déjà très riche
RM : ok. Je suis à votre disposition... D’autant que je vois qu’il y aura un avant.. et sans doute un après.
Je viens d’ouvrir sur mon site un espace dédié à Michel Butor. Je vais y mettre je ne sais combien de textes (il m’a envoyé un millier de pages !). Les quelques uns en ligne (le geste d’écrire
et l’éloge du traitement de texte) visaient vos élèves. J’en mettrai d’autres
CC : Quelques textes que je compte étudier en 1ère :
- " Elle était déchaussée, elle était décoiffée..."
_Les Contemplations_ de Victor Hugo, livre 1
- " Parfum exotique", " Un hémisphère dans une chevelure" de Baudelaire
- " Aube " de Rimbaud
- " Le rêve du jaguar" de Leconte de Lisle
- " La courbe de tes yeux ..." de Paul Eluard
RM : Merci. Je pourrai, à l’occasion, y faire référence.
CC : Avec ma classe de seconde, nous avons vu quelques poèmes romantiques ( Lamartine "Le Lac" ; Musset "La nuit de décembre") dans le cadre de l’étude d’un mouvement littéraire : le romantisme ; et nous sommes actuellement dans l’écriture réaliste ( objet d’étude imposé sur le récit) : pourquoi ne pas travailler autour du regard que pose un écrivain sur d’autres formes d’art ( tableaux d’artistes...) ? j’aime bien montrer le lien entre poésie/écriture et peinture...
RM : oui, ça, c’est dans mes cordes.
Travaillons.

 

Cécile Lucet (seconde option arts plastiques)
Je vous écris ce courriel rapide afin de prendre un "premier contact" à propos de vos interventions au lycée Jean Aicard. J’ai en français une seconde qui fait arts plastiques en option facultative.
Le projet consisterait à approcher la notion de modernité en passant d’une oeuvre d’art choisie par l’élève à l’écriture poétique.
Au préalable, j’aurai étudié un peu avec eux Gernica (Picasso et Eluard), quelques haïkus je leur aurai demandé d’en écrire quelques uns.
 
Raphaël Monticelli
Le travail avec vos élèves est tout trouvé. Nous allons écrire à partir d’une oeuvre d’art., si vous en êtes d’accord. Il va falloir nous doter d’un petit cahier des charges, et calculer le temps nécessaire.
Je vous propose de passer de l’art moderne à l’art contemporain... Ce sera mon apport particulier.
Je vous engage aussi à signaler mon site aux élèves : j’y compile tous mes textes sur l’art (dans la rubrique "les rossignols du crocheteur").

Réfléchissons... Les élèves pourraient présenter leurs textes et me dire comment ils ont procédé. Je pourrais leur dire comment je m’y prends moi même. Nous pourrions ensuite prendre une oeuvre et élaborer un texte à partir d’elle...

Il est possible que leur façon d’écrire sur l’art soit plus "spontanée", plus directe, moins immédiate que la mienne. Je me donnerais bien comme objectif de leur montrer en quoi l’élaboration d’un cahier des charges, d’une procédure d’écriture, peut, dans certains cas, être utile et efficace.

Les ateliers d’adulte que j’ai réalisé dans ce cadre ont duré en moyenne une trentaine d’heures. Nous devrons voir comment accélérer le rythme...

Enfin, vous pourriez me dire si vous envisagez de croiser ce travail avec votre option théâtre ?

Encore un mot : il faudra voir comment articuler le travail dans les diverses classes. Pour l’instant, il y a vous, et mesdames Benedetto et Carnet. Il faudrait aussi que je garde du temps pour mon travail d’écriture sans lequel la résidence n’a pas de sens.
 

CL : Je ne sais pas comment vous répondre car les termes que nous avons choisis sont asse ambitieux (modernité, art, cahier des charges, productions...) et que dans la réalité je vais pouvoir consacrer trois heures environ à ce projet avant que vous ne veniez et vous interviendrez environ pendant trois heures.

RM : Rafraichissez moi la mémoire : 3 heures avec les mêmes élèves, n’est-ce pas ? Réparties comment ces heures ?
CL : J’espère que dans ce laps de temps, nous aurons pu dire et faire quelque chose que les élèves pourront retenir.

RM : oui. Je crois que c’est possible

CL : Pour moi, l’essentiel serait qu’ils retiennent l’évolution des formes vers plus d’éclatement,de suggestion, d’immatérialité... l’idée que le poète se débarrasse des carcans parce que l’académisme ne dit plus rien aujourd’hui.

RM : très bien. Donnons nous cet objectif là.
Je prends "éclatement" comme idée majeure. Je retiens "suggestion". Je verrai ce que je peux faire avec "immatérialité".


CL : Comme je vous l’ai écrit, ils verront un peu un parallèle peinture/poésie à travers Picasso et Eluard (de manière superficielle) puis une rapide présentation du haïku et un petit temps consacré à l’écriture de haïkus, le tout durant à peu près 3 heures.
Je ne compte pas croiser tout cela avec le théâtre car ce ne sont pas du tout les mêmes élèves.

RM : ok.


CL : Je ne comprends quels textes les élèves vont vous présenter (à part les ébauches de haïkus), ni quel cahier des charges nous devons faire.


RM : oui... les ébauches de haïku... ce serait bien, je trouve... Vous (ou ils) pourriez m’en envoyer quelques uns, qu’en dites vous ?
Si « cahier des charges » ne convient pas, disons... marche à suivre. ou procédure à suivre... C’est, finalement, ce que nous sommes en train de faire.

CL : Je trouverais intéressant que vous écriviez avec eux (ou eux chacun de leur côté) un texte à partir d’un tableau. Un tableau pour tous ou un tableau chacun ?

RM : moi aussi... en trois heures, je crois qu’on peut faire du travail.
Je préférerais ne pas disposer d’un tableau par élève (ça devient trop compliqué à gérer, ça ne permet guère l’échange)
soit un seul pour tous, soit quelques tableaux répartis dans des groupes d’élèves...
Je disais "passer de la modernité à la contemporanéité"... Quelques uns des tableaux (sinon tous) pourraient être d’artistes contemporains. Les élèves pourraient ainsi travailler sur des oeuvres originales. (je fournirais les oeuvres, naturellement).
A ce propos nous avons deux solutions : soit travailler sur des oeuvres différentes du même artiste ; soit sur des oeuvres d’artistes différents.
Si nous travaillons sur des tableaux modernes, ce sera en reproduction, forcément. (j’ai bien quelques estampes, mais difficiles à manipuler)
pendant que je vous écris, je pense à une série de gravures (d’un artiste contemporain) qui nous permettrait assez de travailler sur l’éclatement et la suggestion, et un ensemble de sérigraphies d’un autre artiste dans une esthétique diamétralement opposée...

dites moi vos réactions à ce sujet...
3 heures... Important de savoir si elles sont ou non en continu. Ateliers par groupes d’élèves, chaque groupe une oeuvre, objectif sortir un texte par groupe (ou un par élève du groupe, nous verrons)... Tout à fait jouable, je crois.

pouvez vous me dire comment vous vous y êtes prise pour leur faire écrire des haïkus ?

 


Publication en ligne : 14 février 2009

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette