BRIBES EN LIGNE
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les lieux aussi sont       reine page suivante ► page du bibelot au babil encore nouvelles mises en pour m.b. quand je me heurte  tous ces chardonnerets le travail de bernard je n’hésiterai     tout autour page suivante page je suis occupé ces madame, on ne la voit jamais page précédente retour page suivante ► nous       le vent trois (mon souffle au matin fin première   jn 2,1-12 :    en « voici préparer le ciel i       quinze aller à la bribe suivante pour max charvolen 1) thème principal : c’est seulement au a supposer que ce monde       le long       sur le oiseau tranquille au vol onze sous les cercles l’instant criblé je t’enlace gargouille difficile alliage de pas de pluie pour venir libre de lever la tête pour écouter la lecture, karles se dort cum hume le recueil de textes quelques autres la poésie, à la station 3 encore il parle  martin miguel vient       pass&eac       juin   ces notes 1 les morceaux de nuit se printemps breton, printemps raphaël monticelli 30 juin iloec endreit remeint li os dernier vers aoi   ouverture de l’espace mise en ligne d’un chaque automne les présentation du projet cyclades, iii°       la janvier 2002 .traverse page suivante page       fourr&ea histoire de signes . la galerie chave qui page suivante page a la femme au quelque temps plus tard, de elle ose à peine tout en vérifiant edmond, sa grande au rayon des surgelés me inoubliables, les  avec « a la antoine simon 12 haut var ► trois petits   d’un coté, page suivante ► page hans freibach : 1 2  aller à la bribe suivante       neige       droite la mastication des textes mis en ligne en mars s’égarer on       la       objectif textes mis en ligne en juin si elle est belle ? je coupé le son à écrire comme on se il en est des noms comme du il y a bien là, dans       montagne tromper le néant       "..   un vendredi 1 2  ce n’est pas aux choses       descenda tout est possible pour qui  epître aux sites de mes antoine simon 30 1) notre-dame au mur violet les photos et archives vous êtes       dans tromper le néant  si, du nouveau début de la mise en ligne de carissimo ulisse, torna a  dernier salut au  les œuvres de leonardo rosa       le sequence biboon. plus qu’une saison. présentation du       ruelle pluies et bruines, comment au centre des quartiers de rafale à propos des grands       mouette       la page suivante ► page ce qui aide à pénétrer le (ô fleur de courge... des voix percent, racontent   se page suivante ► page sauvage et fuyant comme       marche 1 2  clers fut li jurz e li       sur       soleil dernier vers aoi antoine simon 26 j’ai donné, au mois "si elle est tout en travaillant sur les il n’était qu’un les cuivres de la symphonie       le le thème 1 2       "       la pure forme, belle muette,       le antoine simon 7 page suivante gérard dessiner les choses banales 1 2        le marcel alocco a mais jamais on ne li quens oger cuardise à cri et à page suivante ► page rafale n° 5 un page suivante ► page patrick joquel vient de       &nbs   marcel art jonction semble enfin       au pas antoine simon 31 page précédente ► de et si au premier jour il tandis que dans la grande       ( la parol

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Article présent dans les rubriques : Art contemporain et éducation artistique, Séminaire de Poitiers /
L’art est-il voué à être réservé à une élite
Publication en ligne : 17 janvier 2009

"L’art est-il voué à être réservé à une élite ?" est la question posée dans une table ronde organisée à Poitiers dans le cadre d’un colloque sur "art et éducation artistique".

Je dois intervenir sur cette question

ce qui suit est le travail en cours sur mon intervention

 

A la question "l’art est-il réservé à une élite", et je sais que ce n’est pas la question posée dans cette table ronde, ma réponse, tout aussi abrupte est "oui, bien entendu, et alors ?"
Il nous faut bien partir de ce constat. Les modes de formation des artistes, et peut-être leur recrutement, les modes de production, de diffusion, de médiatisation, de valorisation, d’appropriation tout s’organise de telle sorte, dans notre pays et, plus généralement, dans l’aire géopolitique dans laquelle nous vivons, que la plus grande partie de la population se trouve à l’écart de l’art, non seulement à l’écart des démarches contemporaines, mais plus largement

Et la partie de la population qui est ainsi écartée de l’art, vit le plus souvent cette situation non comme un interdit qui la frapperait, mais comme un refus qu’elle oppose à des objets et des démarches dont elle est, au mieux, ignorante ou indifférente, au pire scandalisée.

Et bien souvent, il faut reconnaître que ce qui apparaît de l’art contemporain justifie le sentiment commun. Lorsque le musée d’art moderne et contemporain de Nice prenait la décision d’exposer, en dehors des murs du musée, un ensemble d’œuvres de Mark di Suvero et que les niçois se sont retrouvés nez à nez, sans explication et sans consultation, avec des structures métalliques qui figuraient des sortes d’échaffaudage sans objet, si quelques uns s’en sont réjoui, la plupart a vécu ces installations comme autant d’intrusions, d’agression de leur paysage urbain, de perturbation imposée à leurs habitudes visuelles, et à leur territoire.

Plus près de nous dans le temps, et plus médiatisée, la présence des œuvres de Jeff Koons à Versailles, a été largement vécue jusque dans les milieux de l’art les plus avertis, comme un scandale associant l’un des fleurons de la culture de ce pays à des objets qui symbolisaient trop bien la vacuité et l’inanité de certaines démarches contemporaines, le tout entouré d’un soupçon de provocation et de ( ?)

Il s’est naturellement trouvé, dans les deux cas, d’abord des acteurs qui ont pris la décision de présenter ces œuvres, ensuite des amateurs qui s’en sont réjoui. On a assez dit pour Koons comment se sont croisées des volontés publiques et privées, comment les enjeux iéologiques et marchands se sont mêlés à une sorte de manœuvre esthétique. A l’évidence les intérêts du conservateur du château de Versailles et du collectionneur n’ont pas été perçu comme en phase avec ceux


La question était « l’art est-il voué à être réservé à une élite. »
Avant de prendre la question de cette façon, je préfèrerais m’en poser une autre… Récurrente, et dont on m’avait dit, dans ma jeunesse, qu’elle n’avait guère de sens ni d’intérêt… Avons-nous besoin d’art ? Avons-nous besoin des démarches de l’art contemporain au moment même où elles se produisent ? Et qui en a besoin ? Et qu’en est-il de ce besoin ?
Et tout en me posant cette question, j’en ai une autre, qui n’est peut-être qu’une autre formulation de celle là : à qui l’art est-il destiné ? Et une troisième, peut-être aussi reformulation des deux premières : de qui l’art procède-t-il ? Quelles sont les forces qui le rendent possible ?

Parce que je ne doute pas que l’art est destiné à ceux qui le permettent… On appelle cela « les commanditaires ».
L’un de mes amis sociologues me lançait un jour irrévocablement : « on sait bien que l’art procède du pouvoir ; on ne voit de grands artistes que dans la proximité du pouvoir »…

Le commanditaire apparent, c’est Jules II pour Michel Ange, le commanditaire apparent, c’est Jean 1er pour les frères Limbourg, c’est François Pinault, pour Jeff Koons… La sixtine était-elle vouée à Jules II ?
Je voudrais vous proposer la notion de commanditaire caché. Ou de commanditaire profond. L’art est destiné à celui qui le rend possible et qui le permet. Il ne fait aucun doute que Jules II, Jean 1er ou François Pinault ont permis à des artistes de s’exprimer. Mais eux-mêmes,

Le commanditaire apparent est un vecteur plus ou moins disons… inspiré… du commanditaire caché au nom de qui, qu’il ne sache ou non, qu’il le veuille ou pas, il passe commande.
Se poser le problème de la destination de l’art, c’est se poser le problème de l’exercice du pouvoir.

L’art et l’élite… J’interrogerais bien le mot « élite », c’est un proche parent du mot « élu » et il a le même sens… L’élite, c’est ce qui résulte d’une élection…

L’art est-il vouée à n’être destiné qu’à une élite ! Quelle complexe formulation ! nous y avons l’art, la promesse aux dieux, le destin et l’élection…


Questions que pose un ouvrier qui lit
(Bertold Brecht)

Qui a construit Thèbes au sept portes ? 

Dans les livres, on donne les noms des Rois. 

Les Rois ont-ils traîné les blocs de pierre ? 

Babylone, plusieurs fois détruite, 

Qui tant de fois l’a reconstruite ?
Dans quelles maisons 

De Lima la dorée logèrent les ouvriers du bâtiment ? 

Quand la Muraille de Chine fut terminée, 

Où allèrent, ce soir-là les maçons ?
Rome la grande 

Est pleine d’arcs de triomphe.
Qui les érigea ?
De qui 
Les Césars ont-ils triomphé ?
Byzance la tant chantée.
N’avait-elle que des palais 

Pour les habitants ?
Même en la légendaire Atlantide 

Hurlant dans cette nuit où la mer l’engloutit,
Ceux qui se noyaient voulaient leurs esclaves.

Le jeune Alexandre conquit les Indes. 

Tout seul ?
César vainquit les Gaulois. 

N’avait-il pas à ses côtés au moins un cuisinier ?

Quand sa flotte fut coulée, Philippe d’Espagne 

Pleura.
Personne d’autre ne pleurait ? 

Frédéric II gagna la Guerre de sept ans. 

Qui, à part lui, était gagnant ?

À chaque page une victoire. 

Qui cuisinait les festins ? 

Tous les dix ans un grand homme.
Les frais, qui les payait ?

Autant de récits, 

Autant de questions.

 

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