BRIBES EN LIGNE
issent de mer, venent as       sur le nous avons affaire à de dorothée vint au monde       dans aux barrières des octrois       bien la poésie, à la       cette temps de pierres décembre 2001. ce paysage que tu contemplais la musique est le parfum de avez-vous vu 1 la confusion des et la peur, présente dernier vers aoi   dans le pain brisé son       allong le plus insupportable chez en cet anniversaire, ce qui siglent a fort e nagent e pas de pluie pour venir quel étonnant dans ce pays ma mère f le feu m’a  si, du nouveau  “... parler une le "patriote", dernier vers aoi antoine simon 31 sors de mon territoire. fais non... non... je vous assure, 1. il se trouve que je suis et tout avait a claude b.   comme       pav&ea la pureté de la survie. nul ] heureux l’homme je m’étonne toujours de la genre des motsmauvais genre juste un a l’aube des apaches, de tantes herbes el pre montagnesde       sur le 2 juillet toutes sortes de papiers, sur in the country je ne peins pas avec quoi, macles et roulis photo 7 nice, le 18 novembre 2004 je meurs de soif 13) polynésie       baie onze sous les cercles et que dire de la grâce et si au premier jour il il avait accepté je reviens sur des tu le saiset je le vois antoine simon 2 voudrais je vous   3   

les carcassonne, le 06 bribes en ligne a voile de nuità la et ces coupé en deux quand     &nbs madame, c’est notre intendo... intendo ! macles et roulis photo 4 vous avez       &eacut l’art n’existe (josué avait lentement me ce texte m’a été à bernadette  tous ces chardonnerets tout est possible pour qui       apr&eg macles et roulis photo 3 il ne sait rien qui ne va     de rigoles en       au antoine simon 14 antoine simon 33       longte li quens oger cuardise       glouss 1257 cleimet sa culpe, si     faisant la violette cachéeton présentation du la bouche pure souffrance ...et poème pour zacinto dove giacque il mio pour andré villers 1) l’évidence       allong       magnol pour michèle gazier 1 pour andrée rêve, cauchemar, chercher une sorte de     pourquoi dernier vers aoi       en       é able comme capable de donner de la dernier vers aoi on dit qu’agathe   voici donc la f le feu s’est l’instant criblé au matin du       longte temps où les coeurs il existe au moins deux faisant dialoguer       les un titre : il infuse sa       su art jonction semble enfin la bouche pleine de bulles       pass&e pour martine       quand madame des forêts de imagine que, dans la dans les écroulements maintenant il connaît le  dernier salut au pour lee       crabe-       st       grappe il y a des objets qui ont la paysage de ta tombe  et travail de tissage, dans dernier vers que mort cher bernard       sur le "mais qui lit encore le je t’enlace gargouille toi, mésange à   si vous souhaitez passet li jurz, si turnet a       une des voix percent, racontent       au       m̵ dans les rêves de la et ma foi, preambule – ut pictura lancinant ô lancinant se placer sous le signe de passent .x. portes, le geste de l’ancienne, ce 28 février 2002.  monde rassemblé       je       le       et le passé n’est dernier vers s’il  epître aux vedo la luna vedo le toujours les lettres : ki mult est las, il se dort       jonath samuelchapitre 16, versets 1 vous dites : "un on peut croire que martine il semble possible comment entrer dans une       en un       ton     sur la pente 0 false 21 18 c’est la chair pourtant       la pour maxime godard 1 haute f les feux m’ont   en grec, morías       chaque il y a tant de saints sur ici, les choses les plus     rien pour jean gautheronle cosmos    courant rimbaud a donc de pa(i)smeisuns en est venuz pour julius baltazar 1 le ce n’est pas aux choses libre de lever la tête la littérature de antoine simon 17 station 7 : as-tu vu judas se tout à fleur d’eaula danse la terre a souvent tremblé       ce ce qui fait tableau : ce       un et si tu dois apprendre à sculpter l’air : pour jean-louis cantin 1.-  dernières mises sa langue se cabre devant le onzième       "       &n     tout autour       sur     longtemps sur cet article est paru de toutes les les plus terribles   se granz est li calz, si se si elle est belle ? je moi cocon moi momie fuseau     cet arbre que au labyrinthe des pleursils "ces deux là se percey priest lakesur les       tourne il n’est pire enfer que il y a dans ce pays des voies l’existence n’est "je me tais. pour taire.     [1]     si tout au long       l̵ ce qui importe pour les petites fleurs des "et bien, voilà..." dit nos voix       dans       &agrav religion de josué il et  riche de mes       dans   1) cette guetter cette chose j’ai ajouté dernier vers aoi o tendresses ô mes je découvre avant toi f dans le sourd chatoiement       " dernier vers aoi   il souffle sur les collines dernier vers aoi       ( pour jean marie reflets et echosla salle le temps passe si vite, les amants se       " deux nouveauté, le tissu d’acier cliquetis obscène des rm : d’accord sur       o quel ennui, mortel pour dentelle : il avait il tente de déchiffrer, des conserves ! (la numérotation des je serai toujours attentif à       dans janvier 2002 .traverse pour jacky coville guetteurs station 5 : comment       l̵ ecrire les couleurs du monde leonardo rosa  de même que les descendre à pigalle, se pas même les parents, l’ultime  au mois de mars, 1166       sous etait-ce le souvenir mouans sartoux. traverse de jouer sur tous les tableaux j’ai longtemps la mort, l’ultime port,     &nbs attention beau  hors du corps pas       ( dans l’innocence des le coquillage contre la force du corps, attendre. mot terrible.       va   je suis celle qui trompe pour michèle aueret il n’y a pas de plus le 26 août 1887, depuis ainsi fut pétrarque dans cinq madame aux yeux       d&eacu c’est ici, me un tunnel sans fin et, à dernier vers aoi pour raphaël les cuivres de la symphonie elle disposait d’une pour andré       la les avenues de ce pays une il faut dire les       m&eacu "l’art est-il " je suis un écorché vif. exode, 16, 1-5 toute dans l’innocence des g. duchêne, écriture le deuxième apparition antoine simon 3       &agrav       dans al matin, quant primes pert       reine       le s’égarer on carmelo arden quin est une f les marques de la mort sur morz est rollant, deus en ad ils avaient si longtemps, si       ce       enfant dernier vers aoi sainte marie,     après ce va et vient entre les dessins de martine orsoni j’ai parlé  pour le dernier jour “dans le dessin dix l’espace ouvert au dans le patriote du 16 mars dans ce périlleux       sur …presque vingt ans plus       mouett     depuis une autre approche de    tu sais tout est prêt en moi pour un trait gris sur la  ce mois ci : sub  c’était accorde ton désir à ta     dans la ruela pour nicolas lavarenne ma l’ami michel passet li jurz, la noit est a la fin il ne resta que au rayon des surgelés quand les eaux et les terres À max charvolen et martin raphaël les dernières mon travail est une rm : nous sommes en vous deux, c’est joie et       une pour anne slacik ecrire est À perte de vue, la houle des f le feu s’est la gaucherie à vivre, huit c’est encore à       pass&e mise en ligne f le feu est venu,ardeur des bel équilibre et sa   le 10 décembre clers fut li jurz e li     chant de seins isabelle boizard 2005   d’un coté, antoine simon 6       &ccedi dans ma gorge tendresses ô mes envols la parol

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Ainsi va le travail de qui dessine ou peint, comme une caresse double, du regard sur les choses, de la main sur la toile ou le papier, puis à nouveau, du regard pesant la trace que la main a laissée à la balance de ce que l’oeil veut retenir du monde...
Que le monde s’échappe, que le doute s’installe sur la valeurs des traces, et la caresse se fait rageuse -griffure, gifle, ou coup- et le regard hésite, et l’on cherche à donner forme à ça, inquiétude, angoisse, terreur, peu importe comment ça se nomme au fond, mais donner forme pour l’avoir enfin à sa main et lui ayant donné forme, pouvoir le nommer.

Ainsi les moyens habituels de la peinture et du dessin peuvent s’avérer insuffisants. L’artiste lâche alors, pour l’essentiel, le pinceau et le crayon, approche autrement les objets, se sert d’eux de façon inhabituelle, se dote d’outils et de techniques inconnus...

Valérie Sierra fait partie de ces artistes découvreurs, de ces insatisfaits du monde tel qu’il nous apparaît ou tel que nous nous le représentons, de ces inquiets, ces déchirés dont le regard hésite et pèse le monde autrement.
Depuis plus de vingt ans, Valérie Sierra fait oeuvre à partir de la récupération de collants et de bas. Cette approche de l’art par l’objet et non par la figure pourrait -à tort- inscrire Valérie Sierra dans les avatars du Nouveau Réalisme et de toutes les tendances qui, depuis le début du siècle, focalisent l’art sur la récupération de l’objet.

On ne peut bien entendu pas penser le travail de Valérie Sierra en dehors de l’approche du sous-vêtement. Il faut considérer la forme plastique particulière et la charge de féminité dont il est porteur, sa valeur symbolique et physique. Ce sous-vêtement est particulièrement bavard, et, ainsi considéré, pourrait s’inscrire davantage dans une érotique surréaliste que dans le nouveau-réalisme que j’évoquais plus haut.

Toutefois, et même si le choix du vêtement n’est pas indifférent, c’est moins ses qualités formelles, plastiques et symboliques que Valérie Sierra travaille que ses possibilités techniques. Très vite, l’artiste s’est intéressée à ce que l’on peut tirer du bas que l’on défait... Le problème n’est plus simplement d’utiliser les images que le bas propose ou suggère, mais d’explorer les possibilités plastiques contenues dans sa dé-composition ou produites par elle.
Et dans ce cas, ce n’est plus seulement le surréalisme et le nouveau réalisme qui nous permettent de saisir la démarche de l’artiste, mais les tendances analytiques qui font oeuvre de la dé-construction des objets de la peinture.
Mais à peine dite, la référence tourne court. Le bas est un "tissu" particulier.

A vrai dire, le bas n’est pas un tissu mais un tricot. Et rien n’est sans importance dans une démarche à la recherche de ses propres règles : lorsque Valérie Sierra défait des bas, elle ne peut ni détisser, ni défiler : elle démaille.
Le tricot, à la différence, du tissu, est produit par un seul fil revenant sur lui-même selon des procédures complexes et variées. Détisser c’est séparer les fils les uns des autres selon les deux axes de la trame et de la chaîne. Démailler, au contraire, c’est retrouver un fil unique. Plus ou moins démaillé, le tricot laisse passer plus ou moins d’air, plus ou moins de lumière. Le travail de maillage et le bouclage qu’il impose donnent du reste au fil -que l’on peut reformer en pelote- cette forme ondulée particulière. Le fil issu du démaillage a des allures de boucle, comme un dessin incertain, ou une sorte d’écho au tracé d’une écriture balbutiante qui se chercherait.

De ces bas démaillés, de ces démaillages plus ou moins avancés, Valérie Sierra tire tantôt des sortes de pelures, comme des peaux naissantes, ou, à l’inverse, des mues, tantôt de petits espaces qui, juxtaposés, hésitent entre compositions abstraites à la géométrie orthogonale et paysages démembrés vus d’avion, tantôt encore des champs traversés de sillons que l’on dirait aléatoires, ondulants et inscrivant dans une géographie fragile les traces de pérégrinations incertaines jusqu’à la limite des effacements.

Dans l’oeuvre de Sierra tout vient du corps. Et du corps féminin. C’est ce corps qui donne leur forme et leur galbe, leur raison d’être et cette poésie d’intimités tièdes aux collants et aux bas dont elle se sert comme matière première. C’est ce corps, désormais disparu, à peine représenté, qui initie toutes les images de perte et de deuil, de manque et de soif qui inondent l’oeuvre de Sierra et s’y donnent parfois forme linguistique ; et c’est de lui que naissent d’autres formes du travail comme les séries de reliquaires, les gravures et les livres. C’est dans ce corps que prennent naissance la palpitation transparente des peaux, les paysages et les géographies, les bruits des sources et des fleurs, les remuements d’étoiles, les débris de galaxies et ces fragments déchirés de voie lactée.

Depuis plus de vingt ans, l’artiste approche l’art par le bas. Et prenons cette formule dans au moins ces deux sens.

Ainsi va le travail de Valérie Sierra, cette hésitante caresse, incertaine d’elle-même, à coup sûr pleine de tendresse, mais incertaine peut-être de sa tendresse même, et qui défait ces peaux d’apparence ou d’apparat dont nous couvrons nos corps et notre peau comme pour mieux y faire glisser le regard et qui, les défaisant, s’y défait -s’y fait autre ?

Publication en ligne : 21 juillet 2008
Première publication : août 2003 / le Patriote

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