BRIBES EN LIGNE
seins isabelle boizard 2005 polenta ce va et vient entre journée de on croit souvent que le but giovanni rubino dit  pour le dernier jour elle disposait d’une au labyrinthe des pleursils dans l’innocence des       banlie   tout est toujours en du fond des cours et des le proche et le lointain     [1]  voici des œuvres qui, le antoine simon 29 j’ai changé le la tentation du survol, à titrer "claude viallat, torna a sorrento ulisse torna je crie la rue mue douleur il faut aller voir     &nbs la littérature de madame a des odeurs sauvages j’arrivais dans les       je     surgi pour andré villers 1)       le les premières       maquis raphaËl  zones gardées de l’impression la plus le coeur du a la libération, les       "       dans   ces notes il souffle sur les collines       longte antoine simon 20    courant       rampan bruno mendonça dernier vers aoi   pour martine, coline et laure nécrologie merci au printemps des   au milieu de (ma gorge est une  le livre, avec il existe deux saints portant le recueil de textes       &eacut pour martine edmond, sa grande     le cygne sur       retour la musique est le parfum de antoine simon 27       entre carles li reis en ad prise sa l’art c’est la descendre à pigalle, se i.- avaler l’art par  jésus abstraction voir figuration il pleut. j’ai vu la quatrième essai rares un tunnel sans fin et, à troisième essai et       glouss je reviens sur des ….omme virginia par la percey priest lakesur les quand il voit s’ouvrir, « 8° de sept (forces cachées qui “dans le dessin madame, c’est notre je désire un d’abord l’échange des f les rêves de bien sûr, il y eut avant propos la peinture est   pour théa et ses       la       ton    regardant   (à m1       et il fallait aller debout noble folie de josué, démodocos... Ça a bien un passent .x. portes, tout mon petit univers en       m̵ un soir à paris au pour daniel farioli poussant 1 au retour au moment le "patriote",  née à si, il y a longtemps, les les grands n’ayant pas même si « voici l’art n’existe nu(e), comme son nom nos voix       neige eurydice toujours nue à f le feu m’a autres litanies du saint nom  “ne pas   anatomie du m et       st antoine simon 17       fleur       sous pour robert mesdames, messieurs, veuillez       les j’oublie souvent et antoine simon 25       la recleimet deu mult paien sunt morz, alquant pour pierre theunissen la de toutes les a la fin il ne resta que tandis que dans la grande pour nicolas lavarenne ma j’ai en réserve antoine simon 30       au       deux références : xavier cet article est paru face aux bronzes de miodrag  “s’ouvre écrirecomme on se    tu sais tant pis pour eux. vous êtes mieux valait découper genre des motsmauvais genre f j’ai voulu me pencher ce qu’un paysage peut   nous sommes     un mois sans marie-hélène dernier vers aoi au programme des actions et la peur, présente     tout autour dans les rêves de la la fraîcheur et la cinquième essai tout       pourqu carles respunt : avec marc, nous avons les textes mis en ligne  “comment au matin du pour julius baltazar 1 le carissimo ulisse,torna a dernier vers aoi antoine simon 22  si, du nouveau nous savons tous, ici, que d’un bout à al matin, quant primes pert de pareïs li seit la "moi, esclave" a       assis paysage de ta tombe  et vous deux, c’est joie et j’entends sonner les de pa(i)smeisuns en est venuz       la le travail de bernard les doigts d’ombre de neige       soleil       o réponse de michel  “... parler une     de rigoles en antoine simon 33 patrick joquel vient de ainsi fut pétrarque dans " je suis un écorché vif.       s̵       le et ces grande lune pourpre dont les 1-nous sommes dehors. à cri et à « e ! malvais  on peut passer une vie dans le respect du cahier des hans freibach : f le feu est venu,ardeur des pour frédéric nous avons affaire à de antoine simon 10 dernier vers doel i avrat, "et bien, voilà..." dit   on n’est       et tu  dernières mises  le "musée À peine jetés dans le dans ce pays ma mère dans le pays dont je vous josué avait un rythme et il parlait ainsi dans la tout est possible pour qui       et 0 false 21 18       voyage       la pie madame porte à le geste de l’ancienne, ce qui aide à pénétrer le le pendu c’est extrêmement encore une citation“tu bernadette griot vient de dans les carnets ici, les choses les plus les plus terribles etait-ce le souvenir      &     après f le feu s’est  au travers de toi je       sur  les trois ensembles    seule au sors de mon territoire. fais       quinze pour mes enfants laure et       en un nous viendrons nous masser premier vers aoi dernier la cité de la musique       quand frères et       une la vie humble chez les janvier 2002 .traverse il s’appelait station 1 : judas rm : nous sommes en   ces sec erv vre ile ma voix n’est plus que       ...mai et que dire de la grâce macles et roulis photo rossignolet tu la les dernières raphaël station 7 : as-tu vu judas se       deux envoi du bulletin de bribes elle ose à peine       pass&e je rêve aux gorges quatrième essai de merci à marc alpozzo on dit qu’agathe   un (dans mon ventre pousse une et voici maintenant quelques ( ce texte a  tu vois im font chier quand c’est le vent qui le passé n’est       dans violette cachéeton suite de li emperere s’est pour alain borer le 26 au commencement était dans les carnets a dix sept ans, je ne savais v.- les amicales aventures du   se  le grand brassage des       crabe- sur l’erbe verte si est       journ& la gaucherie à vivre, errer est notre lot, madame, des conserves !       dans on préparait en ceste tere ad estet ja dernier vers aoi    il je serai toujours attentif à       sur issent de mer, venent as le 26 août 1887, depuis la fraîcheur et la de proche en proche tous difficile alliage de pour mireille et philippe j’ai perdu mon antoine simon 9 ce 28 février 2002.       ( li emperere par sa grant     les provisions (ô fleur de courge... quatre si la mer s’est       je me des voix percent, racontent       aux le corps encaisse comme il cette machine entre mes le 28 novembre, mise en ligne à bernadette       la nice, le 8 octobre       m&eacu   si vous souhaitez la vie est dans la vie. se marché ou souk ou pour qui veut se faire une glaciation entre 5) triptyque marocain essai de nécrologie,     depuis attendre. mot terrible. les enseignants : à la bonne de mes deux mains       six un homme dans la rue se prend       sur       sur le nouvelles mises en archipel shopping, la nous lirons deux extraits de travail de tissage, dans la bouche pleine de bulles « h&eacu la prédication faite dernier vers aoi vous n’avez et…  dits de       juin dans le train premier du bibelot au babilencore une  mise en ligne du texte dans le pain brisé son  monde rassemblé antoine simon 16 exacerbé d’air       baie clere est la noit e la lentement, josué le bulletin de "bribes les étourneaux ! j’aime chez pierre       pav&ea tout en vérifiant "ces deux là se c’est la distance entre       midi       fourmi comment entrer dans une f les feux m’ont mult est vassal carles de nice, le 18 novembre 2004 ma voix n’est plus que   dits de granz fut li colps, li dux en le glacis de la mort ici. les oiseaux y ont fait toute trace fait sens. que s’égarer on si j’étais un je meurs de soif dernier vers aoi effleurer le ciel du bout des       &ccedi granz est li calz, si se       avant la parol

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Ainsi va le travail de qui dessine ou peint, comme une caresse double, du regard sur les choses, de la main sur la toile ou le papier, puis à nouveau, du regard pesant la trace que la main a laissée à la balance de ce que l’oeil veut retenir du monde...
Que le monde s’échappe, que le doute s’installe sur la valeurs des traces, et la caresse se fait rageuse -griffure, gifle, ou coup- et le regard hésite, et l’on cherche à donner forme à ça, inquiétude, angoisse, terreur, peu importe comment ça se nomme au fond, mais donner forme pour l’avoir enfin à sa main et lui ayant donné forme, pouvoir le nommer.

Ainsi les moyens habituels de la peinture et du dessin peuvent s’avérer insuffisants. L’artiste lâche alors, pour l’essentiel, le pinceau et le crayon, approche autrement les objets, se sert d’eux de façon inhabituelle, se dote d’outils et de techniques inconnus...

Valérie Sierra fait partie de ces artistes découvreurs, de ces insatisfaits du monde tel qu’il nous apparaît ou tel que nous nous le représentons, de ces inquiets, ces déchirés dont le regard hésite et pèse le monde autrement.
Depuis plus de vingt ans, Valérie Sierra fait oeuvre à partir de la récupération de collants et de bas. Cette approche de l’art par l’objet et non par la figure pourrait -à tort- inscrire Valérie Sierra dans les avatars du Nouveau Réalisme et de toutes les tendances qui, depuis le début du siècle, focalisent l’art sur la récupération de l’objet.

On ne peut bien entendu pas penser le travail de Valérie Sierra en dehors de l’approche du sous-vêtement. Il faut considérer la forme plastique particulière et la charge de féminité dont il est porteur, sa valeur symbolique et physique. Ce sous-vêtement est particulièrement bavard, et, ainsi considéré, pourrait s’inscrire davantage dans une érotique surréaliste que dans le nouveau-réalisme que j’évoquais plus haut.

Toutefois, et même si le choix du vêtement n’est pas indifférent, c’est moins ses qualités formelles, plastiques et symboliques que Valérie Sierra travaille que ses possibilités techniques. Très vite, l’artiste s’est intéressée à ce que l’on peut tirer du bas que l’on défait... Le problème n’est plus simplement d’utiliser les images que le bas propose ou suggère, mais d’explorer les possibilités plastiques contenues dans sa dé-composition ou produites par elle.
Et dans ce cas, ce n’est plus seulement le surréalisme et le nouveau réalisme qui nous permettent de saisir la démarche de l’artiste, mais les tendances analytiques qui font oeuvre de la dé-construction des objets de la peinture.
Mais à peine dite, la référence tourne court. Le bas est un "tissu" particulier.

A vrai dire, le bas n’est pas un tissu mais un tricot. Et rien n’est sans importance dans une démarche à la recherche de ses propres règles : lorsque Valérie Sierra défait des bas, elle ne peut ni détisser, ni défiler : elle démaille.
Le tricot, à la différence, du tissu, est produit par un seul fil revenant sur lui-même selon des procédures complexes et variées. Détisser c’est séparer les fils les uns des autres selon les deux axes de la trame et de la chaîne. Démailler, au contraire, c’est retrouver un fil unique. Plus ou moins démaillé, le tricot laisse passer plus ou moins d’air, plus ou moins de lumière. Le travail de maillage et le bouclage qu’il impose donnent du reste au fil -que l’on peut reformer en pelote- cette forme ondulée particulière. Le fil issu du démaillage a des allures de boucle, comme un dessin incertain, ou une sorte d’écho au tracé d’une écriture balbutiante qui se chercherait.

De ces bas démaillés, de ces démaillages plus ou moins avancés, Valérie Sierra tire tantôt des sortes de pelures, comme des peaux naissantes, ou, à l’inverse, des mues, tantôt de petits espaces qui, juxtaposés, hésitent entre compositions abstraites à la géométrie orthogonale et paysages démembrés vus d’avion, tantôt encore des champs traversés de sillons que l’on dirait aléatoires, ondulants et inscrivant dans une géographie fragile les traces de pérégrinations incertaines jusqu’à la limite des effacements.

Dans l’oeuvre de Sierra tout vient du corps. Et du corps féminin. C’est ce corps qui donne leur forme et leur galbe, leur raison d’être et cette poésie d’intimités tièdes aux collants et aux bas dont elle se sert comme matière première. C’est ce corps, désormais disparu, à peine représenté, qui initie toutes les images de perte et de deuil, de manque et de soif qui inondent l’oeuvre de Sierra et s’y donnent parfois forme linguistique ; et c’est de lui que naissent d’autres formes du travail comme les séries de reliquaires, les gravures et les livres. C’est dans ce corps que prennent naissance la palpitation transparente des peaux, les paysages et les géographies, les bruits des sources et des fleurs, les remuements d’étoiles, les débris de galaxies et ces fragments déchirés de voie lactée.

Depuis plus de vingt ans, l’artiste approche l’art par le bas. Et prenons cette formule dans au moins ces deux sens.

Ainsi va le travail de Valérie Sierra, cette hésitante caresse, incertaine d’elle-même, à coup sûr pleine de tendresse, mais incertaine peut-être de sa tendresse même, et qui défait ces peaux d’apparence ou d’apparat dont nous couvrons nos corps et notre peau comme pour mieux y faire glisser le regard et qui, les défaisant, s’y défait -s’y fait autre ?

Publication en ligne : 21 juillet 2008
Première publication : août 2003 / le Patriote

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