BRIBES EN LIGNE
l’erbe del camp, ki il n’était qu’un genre des motsmauvais genre rien n’est plus ardu générations une il faut dire les edmond, sa grande il n’est pire enfer que pour max charvolen 1) un jour, vous m’avez dernier vers aoi pour martine derniers vers sun destre pourquoi yves klein a-t-il approche d’une des quatre archanges que       reine premier essai c’est nous avancions en bas de voile de nuità la dieu faisait silence, mais et…  dits de  il y a le deux ajouts ces derniers dorothée vint au monde je suis quelques autres ouverture d’une le corps encaisse comme il “le pinceau glisse sur quand il voit s’ouvrir, pour angelo (vois-tu, sancho, je suis       au       pourqu quand vous serez tout pour ma juste un       grappe et ma foi,       arauca et je vois dans vos la brume. nuages a propos de quatre oeuvres de dentelle : il avait le nécessaire non       fourr& mon travail est une    au balcon       la fin première       et    regardant et si tu dois apprendre à       je vedo la luna vedo le     au couchant  l’exposition  de pa(i)smeisuns en est venuz       aux antoine simon 5       il branches lianes ronces nous savons tous, ici, que suite de le travail de bernard       " (la numérotation des (en regardant un dessin de « 8° de dernier vers aoi josué avait un rythme et que dire de la grâce   tout est toujours en « e ! malvais 0 false 21 18       sur la langue est intarissable   anatomie du m et premier vers aoi dernier a propos d’une le soleil n’est pas le numéro exceptionnel de bientôt, aucune amarre dans le monde de cette       la il souffle sur les collines et ces de toutes les a la fin il ne resta que toutes sortes de papiers, sur  les œuvres de deuxième approche de etait-ce le souvenir cet univers sans envoi du bulletin de bribes       je li emperere par sa grant   je n’ai jamais la rencontre d’une antoine simon 6 tous ces charlatans qui    nous antoine simon 30 nous avons affaire à de la prédication faite       nuage  la toile couvre les tout à fleur d’eaula danse deuxième essai janvier 2002 .traverse madame des forêts de       je me le franchissement des dans un coin de nice,       en un 13) polynésie à la bonne  improbable visage pendu  dernières mises  pour jean le antoine simon 21 chercher une sorte de buttati ! guarda&nbs   nous sommes chairs à vif paumes immense est le théâtre et j’arrivais dans les merci au printemps des       st clers fut li jurz e li  ce mois ci : sub ce qui fait tableau : ce   j’ai souvent l’une des dernières     de rigoles en de la  les éditions de deux ce travail vous est À perte de vue, la houle des    7 artistes et 1 à la mémoire de merci à la toile de   peinture de rimes. le texte temps de pierres       sur         &n il y a des objets qui ont la thème principal : antoine simon 28     chambre macao grise mesdames, messieurs, veuillez (dans mon ventre pousse une à cri et à pour maguy giraud et début de la mise en ligne de vos estes proz e vostre   entrons     oued coulant dernier vers aoi deuxième suite cyclades, iii° dernier vers aoi la vie humble chez les j’ai travaillé la force du corps,       le le désir de faire avec  le "musée pour helmut dans les écroulements       j̵ c’est la distance entre       il f toutes mes       ce mise en ligne       &agrav mes pensées restent v.- les amicales aventures du       crabe-       le       voyage à propos des grands dernier vers aoi   tromper le néant un homme dans la rue se prend     " ecrire les couleurs du monde jamais si entêtanteeurydice pour philippe dans les rêves de la       bonhe "si elle est       cette ils sortent       l̵       object il arriva que       le dans le respect du cahier des il n’y a pas de plus je suis occupé ces et encore  dits il faut laisser venir madame (de)lecta lucta   antoine simon 27       avant dans ce pays ma mère c’est seulement au art jonction semble enfin ici, les choses les plus dernier vers aoi recleimet deu mult régine robin,       magnol a supposer quece monde tienne pour michèle gazier 1)       le dans l’effilé de   1) cette l’éclair me dure,     ton   le 10 décembre les parents, l’ultime f le feu s’est  tu ne renonceras pas. raphaël antoine simon 19 laure et pétrarque comme  si, du nouveau   pour adèle et sors de mon territoire. fais tant pis pour eux. bernard dejonghe... depuis (ô fleur de courge...       jonath ma voix n’est plus que  au travers de toi je dernier vers aoi un nouvel espace est ouvert à propos “la pour robert seins isabelle boizard 2005 macles et roulis photo 3 marcel alocco a       à pour mes enfants laure et la terre a souvent tremblé       object une errance de   le texte suivant a       en dessiner les choses banales nice, le 30 juin 2000 la vie est dans la vie. se siglent a fort e nagent e les enseignants : ce jour là, je pouvais mais jamais on ne  “s’ouvre antoine simon 12 dernier vers aoi pour egidio fiorin des mots effleurer le ciel du bout des alocco en patchworck © "et bien, voilà..." dit  le grand brassage des pour marcel   (à les grands pour nicolas lavarenne ma    tu sais d’un côté mi viene in mentemi 1257 cleimet sa culpe, si  ce qui importe pour la vie est ce bruissement pour jean marie intendo... intendo !       deux réponse de michel tu le saiset je le vois pour mireille et philippe d’ eurydice ou bien de guetter cette chose       sabots quando me ne so itu pe ce monde est semé sainte marie, etudiant à       sur sixième antoine simon 22 ma mémoire ne peut me lorsqu’on connaît une 10 vers la laisse ccxxxii   encore une clere est la noit e la  référencem s’égarer on mieux valait découper la littérature de tout est possible pour qui     longtemps sur antoine simon 7 nous dirons donc sous l’occupation ce 28 février 2002.       sur paroles de chamantu et tout avait tout est prêt en moi pour pour maxime godard 1 haute quatre si la mer s’est carissimo ulisse,torna a     dans la ruela dernier vers aoi la musique est le parfum de le temps passe si vite, l’illusion d’une  dans toutes les rues décembre 2001.       l̵   3   

les temps où le sang se       nuage il faut aller voir il s’appelait chaises, tables, verres, halt sunt li pui e mult halt       ce  monde rassemblé les dieux s’effacent outre la poursuite de la mise percey priest lakesur les       &n même si rossignolet tu la "mais qui lit encore le sculpter l’air : autre petite voix  née à dernier vers aoi   jn 2,1-12 : les cuivres de la symphonie station 3 encore il parle ce paysage que tu contemplais mouans sartoux. traverse de apaches : deuxième apparition la mort d’un oiseau. je dors d’un sommeil de avez-vous vu je t’ai admiré,       montag je déambule et suis aucun hasard si se  “la signification station 4 : judas  une autre approche de se placer sous le signe de pluies et bruines, errer est notre lot, madame, villa arson, nice, du 17       le maintenant il connaît le nous serons toujours ces     le cygne sur antoine simon 31 diaphane est le mot (ou je découvre avant toi seul dans la rue je ris la et il fallait aller debout les dernières clers est li jurz et li deux nouveauté, a toi le don des cris qui       &agrav antoine simon 3       su violette cachéeton       bonheu ki mult est las, il se dort toi, mésange à iv.- du livre d’artiste madame est toute frères et iloec endreit remeint li os   un vendredi il ne s’agit pas de       pass&e 1.- les rêves de       fleure la parol

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Alocco en Patchworck
© M. Alocco

I.- Une certaine incertitude

C’est à la construction de ces espaces tremblants, incertains, sur lesquels nos traces hésitent entre leur statut de signe et leur réalité de fait, entre image et marque, qu’Alocco fait oeuvre.
Peut-être était-ce déjà cette hésitation sur le statut des genres artistiques qui l’avait attiré dans la mouvement Fluxus, dont il fut, dans les années soixante, un participant actif. Jeune poète, il avait, au tout début de la décennie, fondé et animé la revue "Identités", rare exemple d’une revue de province pleinement inscrite dans les mouvements artistiques internationaux de l’époque (Beat-Generation, poésie japonaise, lettrisme, Pop Art, Nouveau Réalisme, Fluxus..). Les lecteurs pouvaient ainsi y découvrir l’écriture de Dadelsen et de Claude Simon, l’une des premières réflexions sur "L’école de Nice", des numéros spéciaux sur le Nouveau-Réalisme, des interventions de Ben.
C’est ainsi que, collaborant depuis 1958 aux publications "Tout" de Ben, il entre en contact avec Fluxus. Ce mouvement, héritier du dadaïsme, via la présence de Duchamp aux U.S. durant la dernière guerre, marqué par l’enseignement de Cage, sensible à la philosophie Zen, profondément ancré dans la réalité et les problèmes de la société de "consommation", le mouvement Fluxus est, de 1962 à 1968, représenté et illustré dans la région niçoise par des artistes comme Filliou, Brecht ou Ben. Dans ce cadre, Alocco propose des actions, gestes, concerts, happenings, spectacles éphémères où se dilue la distinction entre les genres artistiques. Un concert pouvait ne pas donner à entendre une pièce musicale, mais, par exemple le "son du velours vert" pour reprendre l’un des "events" d’Alocco où l’on voit l’exécutant déplier sur scène une pièce de velours... rouge. Glissements des genres esthétiques qui doivent bien figurer les glissements de notre perception du réel, notre incertitude quant à la validité du rapport qui s’établit entre le réel et les espaces du sens...

II.- Questions de débats

Peut-être était-ce encore cette même incertitude sur le statut des genres artistiques, qui a conduit Alocco à prendre part, dans les années qui suivirent, aux débats et aux travaux qui présidèrent à la création de l’une de nos dernières "avant-gardes" artistiques reconnues. Les échanges que cette participation suppose, se développaient soit dans des contacts individuels, soit dans la création de strutures ou lieux comme la revue Open ou le groupe INterVENTION. Ainsi, d’une certaine façon, prenait forme le besoin de contacts et de mise en relation dont Alocco témoignait à l’époque de la revue Identité. Dans le groupe INterVENTION, notamment, se retrouvaient et pouvaient échanger des disciplines, des tendances et des générations différents : théâtre, poésie, sociologie, artistes d’une l’abstraction construite et d’autres plus préoccupé des matières, de Viallat et Saytour à Arden Quin, Miguel, Charvolen ou Maccaferri. Ces débats et travaux portaient sur le statut de cet espace particulier que constitue le tableau, la toile traitée par le peintre : on peut comprendre qu’il s’agit, d’une certaine façon, de l’un des aspects de l’incertitude dont je parlais plus haut. Le rapport entre le réel et cet espace du sens spécifique qu’est le tableau, comment s’établit-il ? Comment les moyens et outils de la peinture interviennent-ils dans la production de l’espace plastique ? Quels sont d’ailleurs les constituants de cet espace ? Ou, si l’on préfère, qu’est-ce qui fait qu’un espace physique quelconque finit par se transformer en espace de l’art ? Débats qui ont accompagné toutes les périodes historiques de redéfinition de l’art, qui ont fondé, dans la pensée, toutes les aventures où s’est transformée la pratique de l’art... Sans remonter à la réflexion explicite qui tend l’art grec, ou à celle où se construit la représentation de l’espace de la renaissance, il suffit de faire référence à toute la réflexion dans laquelle se construisent des mouvements comme l’impressionnisme ou le cubisme, à des constructions comme celle Maurice Denis ou de Klein pour se convaincre que c’est au moment où se développe ce type de débats que l’on cesse de faire -académiquement- de la peinture, pour faire -"créativement"- la peinture.
Et c’est sans doute encore cette même recherche d’une redéfinition du statut de la peinture, de ses outils, de ses "constituants" qui, après avoir conduit Alocco dans les prémisses de Support-Surface, a mis en place ce que sa réflexion-pratique de peintre a de profondément original dans l’art de notre époque. Alocco oeuvre avec/sur notre perception de l’image, sur ce qui la définit comme image et comme image de l’art et sur les rapports qu’elle entretient avec le contexte où elle apparaît et avec les moyens qui la permettent. Lorsque Support Surface théorise la déconstruction du tableau, lorsqu’il cherche à en présenter les éléments constitutifs, il pointe 3 réalités "immédiates" : le chassis, la toile, la couleur... Alocco introduit dans ces éléments au moins deux autres constituants à ses yeux au moins aussi importants : la tension (rapport de la toile au chassis, ou du subjecile au support) et l’image. Pour ce dernier élément, l’approche est plus complexe. Elle me parait en effet relever d’au moins deux approches : l’image c’est d’abord le rapport entre la couleur et la toile (entre tout marquant et un subjectile), de ce point de vue, Alocco avance l’idée que toute peinture fait image et qu’il est illusoire de vouloir exclure l’image de la réflexion sur la peinture, et de la définition de ses constituants ; mais l’image, ce n’est pas seulement le résultat de toute activité plastique, c’est peut-être surtout la totalité des représentations que nous véhiculons et par rapport auxquelles immanquablement un artiste peint. Moins l’image donc que la somme iconographique ; peut-être la notion d’intertextualité que met à l’époque en oeuvre Kristeva donnerait-elle l’idée la plus approchée de ce deuxième aspect de l’image dans la conception d’Alocco : de même qu’on ne saurait envisager l’écriture en dehors des rapports explicites ou non entre le texte en cours et l’ensemble des textes qu’il convoque, de même le peintre travaille avec, sur, et par les images. C’est ainsi que l’introduction du Patchwork permet un traitement nouveau de l’espace plastique et du rapport entre l’image et son support. Entendons bien qu’Alocco ne retient de l’artisanat du patchwork que le seul principe de la couture de fragments, qu’il s’agit moins de "patchwork" au sens technique du terme que de Peinture mise en Patchwork, au sens esthétique. De ce point de vue le patchwork c’est l’intégration à un travail sur l’image et le support de la pratique de la déchirure et du fragment héritée du collage, ou de la technique du cut up que l’on rencontre en écriture. C’est ce type de préoccupation, associé à son rapport à des mouvements comme Fluxus qui détermine chez Alocco une attitude autre que celle des gens de Support surface dans sa conception de l’image comme dans le choix des procédures de transformation. A partir de là tout est particulier : le projet de l’artiste, la collecte et la disposition des fragments, les modalités de la couture...

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Détissage
© M. Alocco

III.- Paradoxes en oeuvre

La Peinture en Patchwork, c’est d’abord un principe paradoxal d’éparpillement/unification... Le premier geste du Patchwork d’Alocco, ce n’est pas de réunir des fragments qui existent, c’est de déchirer une toile sur laquelle il a préalablement disposé des images, c’est de se constituer un stock de fragments dans lesquels la déchirure de la toile provoque celle de l’image... L’éparpillement produit ainsi un traitement indifférencié de l’image et de l’un de ses outils, son support, de sorte que leur distinction devient caduque.
La Peinture en Patchwork, c’est ensuite un principe paradoxal de décomposition/composition... L’éparpillement de l’état initial du tableau détruit la composition première ; le remontage des fragments, tendanciellement aléatoire, propose un composition autre, dans laquelle le regard n’est pas guidé par le vouloir-composer de l’artiste mais par les ruptures entre fragments, son vouloir rompre, ainsi se crée un espace particulier qui met le regard en mouvement, et qui est le lieu où se joue symboliquement notre rapport quotidien aux ruptures d’espaces...En d’autres termes l’espace du Patchwork d’Alocco, c’est ce lieu nouveau dans lequel se brise le schéma "Gauche/droite/Haut/Bas", il marque la volonté de donner un espace sémiotique nouveau.
Le Patchwork, c’est encore un principe paradoxal de montré/caché... L’image initiale brisée par la déchirure se trouve recousue dans de chimériques compositions, elle est à la fois elle-même reconnaissable, et autre se créant de la rencontre avec d’autres. En même temps, la couture joint les fragments désigne leur séparation, doublement elle s’affirme et, s’affimant, dit que ce qui est joint l’est à force, que ce qui est unit pourrait ne pas l’être...
Le Patchwork, c’est aussi un principe paradoxal de traitement non seulement d’images et d’espaces, mais de temps... A coté de traces comme hâtivement jetées, de gestes brusques, de bombages, d’empreintes, c’est la lenteur de la couture, son rythme, sa répétition, ou celle encore du défilage et de ses traitements où l’image s’estompe, se fragilise et en même temps se charge de temps et de cette charge de temps s’ancre, curieusement d’autant plus présente que l’artiste a passé plus de temps à l’absenter...
Il y a enfin dans le patchwork ce paradoxe qui fait que sans arrêt, au fur et à mesure que le travail se développe, ce qui semblait évacué revient : si, par exemple, la déchirure traite le problème de la composition, elle ne le dépasse ni ne l’occulte bien longtemps ; épisodiquement, revient dans le patchwork le problème de l’organisation interne du fragment, et du rapport qu’elle entretient aux limites. Si, encore, la couture permet, en tenant les pièces les unes aux autres, de travailler la question de l’accrochage et de la tension, c’est pour poser bientôt à nouveau celle du rapport au mur. Les techniques du patchwork e du détissage semblent se développer en dehors du rapport au chassis : elles supposent que la toile soit travaillée libre, les pièces produites gagnent à être présentées librement ; pourtant le chassis peut redevenir nécessaire, soit pour travailler sur les effets de tension détension entre les parties d’un fragment, soit pour réunir les fils et chutes épars. Dans les toute dernières oeuvres de 1992, le retour du chassis est rendu nécessaire par le fait que l’accentuation du détissage conduit à des oeuvres ténues, à la structure extrêmement fragilisée. Du même coup sont réintroduits deux éléments récurrents dans l’oeuvre d’Alocco : le rapport entre chassis et construction/composition, et entre le chassis et la transparence. C’est ce double rapport qui, vraisemblablement, a induit la transformation des traces sur la toile : leur minimalisation.

Cette série de paradoxes paradoxalement cohérente, assise sur sur quelques unes des problématiques majeures de notre temps, donne à l’oeuvre d’Alocco, son énergie -j’entends le principe de son mouvement. C’est parce que tout cela l’anime qu’elle accroche notre regard et que notre regard y aborde à des rapports inattendus entre images, techniques, supports, marquants, qui le mettent à la fois en présence et en manque, en reconnaissance et en recherche.

info portfolio

Publication en ligne : 10 novembre 2007
Première publication : octobre 1992 / Catalogue musée

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