BRIBES EN LIGNE
« amis rollant, de tout le problème on préparait dernier vers que mort corps nomades bouches       il   jn 2,1-12 :       l’  l’entretien a l’aube des apaches, charogne sur le seuil ce qui je ne peins pas avec quoi, vous avez   un le géographe sait tout       voyage antoine simon 15 aux george(s) (s est la maintenant il connaît le  le grand brassage des  avec « a la     sur la pente       soleil       au il y a longtemps, il faut aller voir       pass&eac       longtem pour alain borer le 26 l’impossible       longtemp j’arrivais dans les le franchissement des bribes en ligne a À max charvolen et la réserve des bribes dorothée vint au monde nice, le 8 octobre de l’autre raphaËl     rien   marcel vertige. une distance today i eat my rafale n° 5 un le 19 novembre 2013, à la si grant dol ai que ne heureuse ruine, pensait autres litanies du saint nom     à de proche en proche tous       à       la beatrice machet le       ce qui station 7 : as-tu vu judas se huit c’est encore à attendre. mot terrible. au seuil de l’atelier     dans la rue la allons fouiller ce triangle à sylvie       bien la force du corps,     les fleurs du rafale n° 9 un f j’ai voulu me pencher pour martin <script      née à dernier vers aoi baous et rious je suis attention beau le plus insupportable chez chairs à vif paumes les étourneaux ! le proche et le lointain les durand : une la mort d’un oiseau.       la générations je sais, un monde se       le introibo ad altare grande lune pourpre dont les pour martine, coline et laure       une envoi du bulletin de bribes chercher une sorte de       un derniers voile de nuit à la r.m. a toi le don des cris petites proses sur terre macao grise dans les carnets biboon. plus qu’une saison. à bernadette       pé  les premières « h&eacut avez-vous vu vous êtes dernier vers doel i avrat, [ ... ] de femme liseuse l’art c’est la ( ce texte a o tendresses ô mes dernier vers aoi paien sunt morz, alquant je n’aime pas ce monde.  je ne voulais pas  zones gardées de       é le samedi 26 mars, à 15 à cri et à Être tout entier la flamme       dans le sur l’erbe verte si est f le feu s’est du bibelot au babil encore pour mireille et philippe sous l’occupation v.- les amicales aventures du qu’est-ce qui est en     oued coulant mon cher pétrarque, le grand combat : percey priest lake sur les dans le pays dont je vous je t’enlace gargouille jouer sur tous les tableaux  référencem       fourr&ea dernier vers aoi dieu faisait silence, mais       l’ le bulletin de  le livre, avec f les marques de la mort sur si tu es étudiant en mi viene in mentemi à la bonne petit matin frais. je te les premières 1- ai-je reçu une     ton plaisir   j’ai souvent une il faut dire les reflets et echos la salle ….omme virginia par la deux mille ans nous       le vent arbre épanoui au ciel     sur la je déambule et suis   ciel !!!! c’est la chair pourtant carles respunt : c’est la peur qui fait à propos des grands  dernier salut au voici le texte qui ouvre et voici maintenant quelques et ma foi, il ne s’agit pas de cette machine entre mes     surgi cet article est paru       nuage a christiane  hors du corps pas dans les rêves de la les routes de ce pays sont f les feux m’ont     m2   equitable un besoin sonnerait la vie est dans la vie. se tes chaussures au bas de       chaque errer est notre lot, madame, ce se placer sous le signe de intendo carthage, fille de       l’       sur le       la la nuit ...et poème pour mult est vassal carles de temps de bitume en fusion sur     un mois sans essai de nécrologie, l’instant criblé de profondes glaouis  “ce travail qui halt sunt li pui e mult halt tendresse du monde si peu       à a la fin   il ne resta ce qui fait tableau : ce tandis que dans la grande tromper le néant dernier vers aoi  il est des objets sur cliquetis obscène des des quatre archanges que « tu sais ce que en 1958 ben ouvre à   maille 1 : que fin première li quens oger cuardise le travail de bernard sculpter l’air : ce qui aide à pénétrer le       la leonardo rosa toutes sortes de papiers, sur le 26 août 1887, depuis       le toi, mésange à       assis lu le choeur des femmes de mieux valait découper les plus vieilles sixième intendo... intendo ! en ceste tere ad estet ja je suis occupé ces le lent déferlement À peine jetés dans le       reine nous dirons donc iloec endreit remeint li os pour anne slacik ecrire est un titre : il infuse sa effleurer le ciel du bout des antoine simon 24 il aurait voulu être l’art n’existe   un vendredi antoine simon 20 et c’était dans lancinant ô lancinant   je ne comprends plus       bâ violette cachée ton dernier vers aoi   villa arson, nice, du 17 un jour, vous m’avez les éditions de la passe du quand vous serez tout bel équilibre et sa polenta       le (josué avait de la art jonction semble enfin sables mes paroles vous nice, le 18 novembre 2004 dernier vers aoi si vous entendez le lac station 5 : comment nous avancions en bas de       araucari  c’était f le feu m’a  jésus dernier vers aoi légendes de michel il tente de déchiffrer, antoine simon 11 a claude b.   comme une       crabe-ta       mé la littérature de madame, c’est notre       que de cinquième citation ne même si   dits de des conserves !       allong&e temps de cendre de deuil de eurydice toujours nue à pour nicolas lavarenne ma au matin du a dix sept ans, je ne savais       le     le cygne sur       fourmi&n   la baie des anges abstraction voir figuration diaphane est le quand sur vos visages les       ".. noble folie de josué,       vu les rafale "l’art est-il       grappes antoine simon 25       difficile alliage de siglent a fort e nagent e bal kanique c’est et tout avait       les l’homme est       deux miguel a osé habiter pour michèle auer et karles se dort cum hume des quatre archanges que       sur le quand les couleurs moi cocon moi momie fuseau antoine simon 28 et il fallait aller debout (ma gorge est une antoine simon 29 rafale n° 3 des       le quatre si la mer s’est dire que le livre est une       et face aux bronzes de miodrag         &n réponse de michel       la pie       force  dans le livre, le fontelucco, 6 juillet 2000 1) la plupart de ces     au couchant quai des chargeurs de ...et la mémoire rêve douze (se fait terre se       la dernier vers aoi la langue est intarissable monde imaginal,   se lorsque martine orsoni la gaucherie à vivre, trois (mon souffle au matin deuxième 1- nous sommes dehors. religion de josué il dernier vers aoi le nécessaire non le geste de l’ancienne, rm : nous sommes en « pouvez-vous je n’aime pas les gens   l’oeuvre vit son ici, les choses les plus pour qui veut se faire une à la mémoire il pleut. j’ai vu la il en est des noms comme du g. duchêne, écriture le chaque jour est un appel, une       apparu   tout est toujours en antoine simon 7 issent de mer, venent as paysage de ta       " la danse de       au pas i en voyant la masse aux torna a sorrento ulisse torna raphaël       au pour angelo ma mémoire ne peut me décembre 2001. exacerbé d’air "le renard connaît nous savons tous, ici, que au lecteur voici le premier la cité de la musique    si tout au long la musique est le parfum de et que vous dire des  tu ne renonceras pas. dernier vers aoi       gentil       maquis suite du blasphème de je rêve aux gorges seins isabelle boizard 2005 la parol

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La peinture en patchwork, morceau choisi
Artiste(s) : Alocco (site)

Alocco en Patchworck
© M. Alocco

I.- Une certaine incertitude

C’est à la construction de ces espaces tremblants, incertains, sur lesquels nos traces hésitent entre leur statut de signe et leur réalité de fait, entre image et marque, qu’Alocco fait oeuvre.
Peut-être était-ce déjà cette hésitation sur le statut des genres artistiques qui l’avait attiré dans la mouvement Fluxus, dont il fut, dans les années soixante, un participant actif. Jeune poète, il avait, au tout début de la décennie, fondé et animé la revue « Identités », rare exemple d’une revue de province pleinement inscrite dans les mouvements artistiques internationaux de l’époque (Beat-Generation, poésie japonaise, lettrisme, Pop Art, Nouveau Réalisme, Fluxus..). Les lecteurs pouvaient ainsi y découvrir l’écriture de Dadelsen et de Claude Simon, l’une des premières réflexions sur « L’école de Nice », des numéros spéciaux sur le Nouveau-Réalisme, des interventions de Ben.
C’est ainsi que, collaborant depuis 1958 aux publications « Tout » de Ben, il entre en contact avec Fluxus. Ce mouvement, héritier du dadaïsme, via la présence de Duchamp aux U.S. durant la dernière guerre, marqué par l’enseignement de Cage, sensible à la philosophie Zen, profondément ancré dans la réalité et les problèmes de la société de « consommation », le mouvement Fluxus est, de 1962 à 1968, représenté et illustré dans la région niçoise par des artistes comme Filliou, Brecht ou Ben. Dans ce cadre, Alocco propose des actions, gestes, concerts, happenings, spectacles éphémères où se dilue la distinction entre les genres artistiques. Un concert pouvait ne pas donner à entendre une pièce musicale, mais, par exemple le « son du velours vert » pour reprendre l’un des « events » d’Alocco où l’on voit l’exécutant déplier sur scène une pièce de velours... rouge. Glissements des genres esthétiques qui doivent bien figurer les glissements de notre perception du réel, notre incertitude quant à la validité du rapport qui s’établit entre le réel et les espaces du sens...

II.- Questions de débats

Peut-être était-ce encore cette même incertitude sur le statut des genres artistiques, qui a conduit Alocco à prendre part, dans les années qui suivirent, aux débats et aux travaux qui présidèrent à la création de l’une de nos dernières « avant-gardes » artistiques reconnues. Les échanges que cette participation suppose, se développaient soit dans des contacts individuels, soit dans la création de strutures ou lieux comme la revue Open ou le groupe INterVENTION. Ainsi, d’une certaine façon, prenait forme le besoin de contacts et de mise en relation dont Alocco témoignait à l’époque de la revue Identité. Dans le groupe INterVENTION, notamment, se retrouvaient et pouvaient échanger des disciplines, des tendances et des générations différents : théâtre, poésie, sociologie, artistes d’une l’abstraction construite et d’autres plus préoccupé des matières, de Viallat et Saytour à Arden Quin, Miguel, Charvolen ou Maccaferri. Ces débats et travaux portaient sur le statut de cet espace particulier que constitue le tableau, la toile traitée par le peintre : on peut comprendre qu’il s’agit, d’une certaine façon, de l’un des aspects de l’incertitude dont je parlais plus haut. Le rapport entre le réel et cet espace du sens spécifique qu’est le tableau, comment s’établit-il ? Comment les moyens et outils de la peinture interviennent-ils dans la production de l’espace plastique ? Quels sont d’ailleurs les constituants de cet espace ? Ou, si l’on préfère, qu’est-ce qui fait qu’un espace physique quelconque finit par se transformer en espace de l’art ? Débats qui ont accompagné toutes les périodes historiques de redéfinition de l’art, qui ont fondé, dans la pensée, toutes les aventures où s’est transformée la pratique de l’art... Sans remonter à la réflexion explicite qui tend l’art grec, ou à celle où se construit la représentation de l’espace de la renaissance, il suffit de faire référence à toute la réflexion dans laquelle se construisent des mouvements comme l’impressionnisme ou le cubisme, à des constructions comme celle Maurice Denis ou de Klein pour se convaincre que c’est au moment où se développe ce type de débats que l’on cesse de faire -académiquement- de la peinture, pour faire -« créativement »- la peinture.
Et c’est sans doute encore cette même recherche d’une redéfinition du statut de la peinture, de ses outils, de ses « constituants » qui, après avoir conduit Alocco dans les prémisses de Support-Surface, a mis en place ce que sa réflexion-pratique de peintre a de profondément original dans l’art de notre époque. Alocco oeuvre avec/sur notre perception de l’image, sur ce qui la définit comme image et comme image de l’art et sur les rapports qu’elle entretient avec le contexte où elle apparaît et avec les moyens qui la permettent. Lorsque Support Surface théorise la déconstruction du tableau, lorsqu’il cherche à en présenter les éléments constitutifs, il pointe 3 réalités « immédiates » : le chassis, la toile, la couleur... Alocco introduit dans ces éléments au moins deux autres constituants à ses yeux au moins aussi importants : la tension (rapport de la toile au chassis, ou du subjecile au support) et l’image. Pour ce dernier élément, l’approche est plus complexe. Elle me parait en effet relever d’au moins deux approches : l’image c’est d’abord le rapport entre la couleur et la toile (entre tout marquant et un subjectile), de ce point de vue, Alocco avance l’idée que toute peinture fait image et qu’il est illusoire de vouloir exclure l’image de la réflexion sur la peinture, et de la définition de ses constituants ; mais l’image, ce n’est pas seulement le résultat de toute activité plastique, c’est peut-être surtout la totalité des représentations que nous véhiculons et par rapport auxquelles immanquablement un artiste peint. Moins l’image donc que la somme iconographique ; peut-être la notion d’intertextualité que met à l’époque en oeuvre Kristeva donnerait-elle l’idée la plus approchée de ce deuxième aspect de l’image dans la conception d’Alocco : de même qu’on ne saurait envisager l’écriture en dehors des rapports explicites ou non entre le texte en cours et l’ensemble des textes qu’il convoque, de même le peintre travaille avec, sur, et par les images. C’est ainsi que l’introduction du Patchwork permet un traitement nouveau de l’espace plastique et du rapport entre l’image et son support. Entendons bien qu’Alocco ne retient de l’artisanat du patchwork que le seul principe de la couture de fragments, qu’il s’agit moins de « patchwork » au sens technique du terme que de Peinture mise en Patchwork, au sens esthétique. De ce point de vue le patchwork c’est l’intégration à un travail sur l’image et le support de la pratique de la déchirure et du fragment héritée du collage, ou de la technique du cut up que l’on rencontre en écriture. C’est ce type de préoccupation, associé à son rapport à des mouvements comme Fluxus qui détermine chez Alocco une attitude autre que celle des gens de Support surface dans sa conception de l’image comme dans le choix des procédures de transformation. A partir de là tout est particulier : le projet de l’artiste, la collecte et la disposition des fragments, les modalités de la couture...

Détissage
© M. Alocco

III.- Paradoxes en oeuvre

La Peinture en Patchwork, c’est d’abord un principe paradoxal d’éparpillement/unification... Le premier geste du Patchwork d’Alocco, ce n’est pas de réunir des fragments qui existent, c’est de déchirer une toile sur laquelle il a préalablement disposé des images, c’est de se constituer un stock de fragments dans lesquels la déchirure de la toile provoque celle de l’image... L’éparpillement produit ainsi un traitement indifférencié de l’image et de l’un de ses outils, son support, de sorte que leur distinction devient caduque.
La Peinture en Patchwork, c’est ensuite un principe paradoxal de décomposition/composition... L’éparpillement de l’état initial du tableau détruit la composition première ; le remontage des fragments, tendanciellement aléatoire, propose un composition autre, dans laquelle le regard n’est pas guidé par le vouloir-composer de l’artiste mais par les ruptures entre fragments, son vouloir rompre, ainsi se crée un espace particulier qui met le regard en mouvement, et qui est le lieu où se joue symboliquement notre rapport quotidien aux ruptures d’espaces...En d’autres termes l’espace du Patchwork d’Alocco, c’est ce lieu nouveau dans lequel se brise le schéma « Gauche/droite/Haut/Bas », il marque la volonté de donner un espace sémiotique nouveau.
Le Patchwork, c’est encore un principe paradoxal de montré/caché... L’image initiale brisée par la déchirure se trouve recousue dans de chimériques compositions, elle est à la fois elle-même reconnaissable, et autre se créant de la rencontre avec d’autres. En même temps, la couture joint les fragments désigne leur séparation, doublement elle s’affirme et, s’affimant, dit que ce qui est joint l’est à force, que ce qui est unit pourrait ne pas l’être...
Le Patchwork, c’est aussi un principe paradoxal de traitement non seulement d’images et d’espaces, mais de temps... A coté de traces comme hâtivement jetées, de gestes brusques, de bombages, d’empreintes, c’est la lenteur de la couture, son rythme, sa répétition, ou celle encore du défilage et de ses traitements où l’image s’estompe, se fragilise et en même temps se charge de temps et de cette charge de temps s’ancre, curieusement d’autant plus présente que l’artiste a passé plus de temps à l’absenter...
Il y a enfin dans le patchwork ce paradoxe qui fait que sans arrêt, au fur et à mesure que le travail se développe, ce qui semblait évacué revient : si, par exemple, la déchirure traite le problème de la composition, elle ne le dépasse ni ne l’occulte bien longtemps ; épisodiquement, revient dans le patchwork le problème de l’organisation interne du fragment, et du rapport qu’elle entretient aux limites. Si, encore, la couture permet, en tenant les pièces les unes aux autres, de travailler la question de l’accrochage et de la tension, c’est pour poser bientôt à nouveau celle du rapport au mur. Les techniques du patchwork e du détissage semblent se développer en dehors du rapport au chassis : elles supposent que la toile soit travaillée libre, les pièces produites gagnent à être présentées librement ; pourtant le chassis peut redevenir nécessaire, soit pour travailler sur les effets de tension détension entre les parties d’un fragment, soit pour réunir les fils et chutes épars. Dans les toute dernières oeuvres de 1992, le retour du chassis est rendu nécessaire par le fait que l’accentuation du détissage conduit à des oeuvres ténues, à la structure extrêmement fragilisée. Du même coup sont réintroduits deux éléments récurrents dans l’oeuvre d’Alocco : le rapport entre chassis et construction/composition, et entre le chassis et la transparence. C’est ce double rapport qui, vraisemblablement, a induit la transformation des traces sur la toile : leur minimalisation.

Cette série de paradoxes paradoxalement cohérente, assise sur sur quelques unes des problématiques majeures de notre temps, donne à l’oeuvre d’Alocco, son énergie -j’entends le principe de son mouvement. C’est parce que tout cela l’anime qu’elle accroche notre regard et que notre regard y aborde à des rapports inattendus entre images, techniques, supports, marquants, qui le mettent à la fois en présence et en manque, en reconnaissance et en recherche.

info portfolio

Publication en ligne : 10 novembre 2007
Première publication : octobre 1992 / Catalogue musée

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