BRIBES EN LIGNE
      il 1) la plupart de ces heureuse ruine, pensait et si tu dois apprendre à alocco en patchworck © j’ai travaillé ici. les oiseaux y ont fait       juin dans l’innocence des au rayon des surgelés bel équilibre et sa pur ceste espee ai dulor e ce poème est tiré du tout à fleur d’eaula danse madame est une torche. elle attelage ii est une œuvre antoine simon 3     après peinture de rimes. le texte c’est ici, me dans ma gorge dans ce périlleux   tout est toujours en je rêve aux gorges ce paysage que tu contemplais f les marques de la mort sur commençons donc par       voyage dessiner les choses banales       dans       les monde imaginal, c’est la chair pourtant derniers vers sun destre   la production pas facile d’ajuster le       sur le printemps breton, printemps       soleil       st  le "musée  hier, 17 tromper le néant ses mains aussi étaient nice, le 30 juin 2000 je me souviens de       ton       ce jamais si entêtanteeurydice le vieux qui antoine simon 13 la mort, l’ultime port, un besoin de couper comme de approche d’une il faut laisser venir madame me       assis abu zayd me déplait. pas       voyage je déambule et suis comme c’est etudiant à     " lancinant ô lancinant entr’els nen at ne pui d’abord l’échange des il ne reste plus que le  référencem li emperere s’est il en est des noms comme du trois tentatives desesperees google15f25081e0346654.html le lent tricotage du paysage       sur le dont les secrets… à quoi voici le texte qui ouvre de soie les draps, de soie       montagne en 1958 ben ouvre à      & madame, vous débusquez macles et roulis photo 4       neige de profondes glaouis le poiseau de parisi mon de l’autre a propos d’une avez-vous vu un homme dans la rue se prend       crabe-ta Être tout entier la flamme de pareïs li seit la antoine simon 21  tous ces chardonnerets thème principal : le pendu   maille 1 : que   ciel !!!!       l’ laure et pétrarque comme le nécessaire non   se       aux madame porte à       le ce n’est pas aux choses et ces deuxième approche de des voiles de longs cheveux <script     vedo la luna vedo le dans l’innocence des marcel alocco a accoucher baragouiner bal kanique c’est livre grand format en trois quand c’est le vent qui eurydice toujours nue à dans le train premier il ne sait rien qui ne va  si, du nouveau       au     un mois sans quand les eaux et les terres ils s’étaient  monde rassemblé   un vendredi       à     chant de le géographe sait tout preambule – ut pictura 1 2 3 Éléments - une fois entré dans la       apparu torna a sorrento ulisse torna pas une année sans évoquer de la l’ami michel biboon. plus qu’une saison. c’est seulement au ensevelie de silence, les étourneaux !       " 1- nous sommes dehors. dernier vers aoi les plus terribles     au couchant       pass&eac       deux dans un coin de nice, encore une citation “tu le 2 juillet 2000   cher comme ce mur blanc nous lirons deux extraits de tes chaussures au bas de « ces deux là dernier vers aoi « la musique, voudrais je vous  marcel migozzi vient de       force       en deux petites proses sur terre f le feu s’est normalement, la rubrique  c’était a-t-il j’aime chez pierre janvier 2002 .traverse les dernières napolì napolì c’est vrai       dans maintenant il connaît le le 15 mai, à       en       apr&egra dans ce pays ma mère autre essai d’un       gloussem  dans toutes les rues Ç’avait été la f dans le sourd chatoiement envoi du bulletin de bribes       la dernier vers aoi 10 vers la laisse ccxxxii madame chrysalide fileuse    au balcon l’une des dernières quant carles oït la percey priest lake sur les branches lianes ronces dans le patriote du 16 mars journée de marie-hélène le 23 février 1988, il si j’étais un nos voix merci au printemps des mult ben i fierent franceis e       la l’attente, le fruit arbre épanoui au ciel l’impossible dernier vers aoi pour michèle auer et antoine simon 25 merle noir  pour que nos princes et empereurs 1 2 3         or  dans le livre, le nu(e), comme son nom régine robin, certains prétendent recleimet deu mult       chaque on dit qu’agathe a toi le don des cris qui très malheureux... diaphane est le dernier vers que mort iloec endreit remeint li os titrer "claude viallat, j’ai changé le ainsi va le travail de qui antoine simon 27 je n’hésiterai   pour olivier lorsqu’on connaît une il n’était qu’un j’ai en réserve mon cher pétrarque,  le livre, avec folie de josué tout       la dans l’effilé de autre citation antoine simon 14 j’ai donné, au mois deuxième apparition de  pour de dorothée vint au monde un texte que j’ai   saint paul trois pour robert la deuxième édition du     une abeille de antoine simon 7 dans les horizons de boue, de à 5) triptyque marocain       l’ dans les carnets cliquetis obscène des coupé le son à 1 2 3 à la bonne au programme des actions nous avons affaire à de ço dist li reis :       au       le vent langues de plomb a la  le grand brassage des josué avait un rythme sous la pression des il n’y a pas de plus madame, on ne la voit jamais si j’avais de son villa arson, nice, du 17 pour andré intendo carthage, fille de       cerisier a claude b.   comme une ajout de fichiers sons dans       ç noble folie de josué, macles et roulis photo 1 on a cru à quand vous serez tout si, il y a longtemps, les le 28 novembre, mise en ligne       bonheur troisième essai une errance de là, c’est le sable et       ( et combien 1 2 3       ruelle paysage de ta j’oublie souvent et ce jour là, je pouvais     nous avions douce est la terre aux yeux       s’    seule au  au mois de mars, 1166 onzième antoine simon 18 un nouvel espace est ouvert c’est la peur qui fait pour michèle gazier 1 poème pour       les je t’enlace gargouille nous savons tous, ici, que       & derniers textes mis en ce texte m’a été la gaucherie à vivre, marché ou souk ou       dé toutes ces pages de nos À perte de vue, la houle des pour julius baltazar 1 le mult est vassal carles de et te voici humanité giovanni rubino dit le désir de faire avec           anatomie du m et       fleurett       le ciel     cet arbre que   pour théa et ses       bonheu antoine simon 9 un soir à paris au temps où le sang se normal 0 21 false fal sainte marie, petit matin frais. je te pas même tromper le néant     sur la pente qu’est-ce qui est en intendo... intendo ! vertige. une distance travail de tissage, dans pour jacky coville guetteurs pour anne slacik ecrire est i en voyant la masse aux frères et « e ! malvais morz est rollant, deus en ad a la libération, les et la peur, présente « je me tais. si tu es étudiant en rimbaud a donc tandis que dans la grande dernier vers aoi       sur le     m2   écoute, josué,       objectif       quinze reprise du site avec la depuis le 20 juillet, bribes toulon, samedi 9       neige       pass&eac le bulletin de À la loupe, il observa il y a tant de saints sur le glacis de la mort « h&eacut pour pierre theunissen la la vie est ce bruissement a propos de quatre oeuvres de sauvage et fuyant comme       nuage       apr&egra que reste-t-il de la toutefois je m’estimais prenez vos casseroles et il semble possible j’ai perdu mon macles et roulis photo les routes de ce pays sont et c’était dans   marcel     longtemps sur carissimo ulisse, torna a le "patriote", la parol

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« Mais qui lit encore le contenu des catalogues ? »
SERGE III

Voici comment tout s’est passé : je vais chercher chez Gloria les boulots pour l’expo du Franc Symbolique. Serge est là aussi... Je vois son travail : un coeur en plomb passé à la peinture dorée avec une pièce « bon pour un franc » sertie là... Et Serge, vous le voyez, sourire et distance, air de ne pas y toucher, et tension extrême... il ne dit rien, mais... Je regarde, Gloria montre son dernier travail sur le thème des « mille et une nuits »... Et Serge... « Et si je te demandais... » Je le sens venir... Ça fait des années que je me dis... « Je ferais bien un texte sur Serge. » Quand j’avais vu son catalogue, pour son expo à la Galerie d’art contemporain des musées de Nice, j’avais un peu regretté qu’il ne m’ait rien demandé... Ma foi, c’était normal.. Je ne suis pas du tout sur ce secteur de l’art. Le coté attitude, Fluxus... Ça m’intéresse, oui, et plus que ça... J’ai travaillé sur Fluxus, sur Filliou... Après tout, Alocco, c’est ça aussi... Et puis, il y a ce boulot que j’avais promis à Issert pour Ben, et que je n’ai jamais fait... Mais quand même... Mon habitude est quand même un peu ailleurs... Mais l’habitude...
« Et si je te demandais un texte sur mes »contenus« , est-ce que tu accepterais... T’es pas obligé d’accepter », dit Serge. Je n’ai rien entendu d’autre que la demande de texte... Et je le lui dis. Je lui dis : « Il y avait longtemps que j’espérais pouvoir faire un texte sur ton boulot »... Je le lui dis, et c’est vrai... « Sur les contenus... », il dit... Oui les contenus. J’ai vaguement souvenir de deux ou trois trucs vus dans le catalogue, revenu d’une expo... Et Serge « Tu sais, la différence contenant contenu, fond et forme... »... Les choses se brouillent... Je perds le souvenir. Mais c’est devenu un réflexe d’accepter de parler non de ce que je connais mais de ce que je veux connaître ; « Sur les contenus, oui, bien sûr... sur les contenus, il faut voir... », j’ai dit ça pour ne pas casser la relation (le fil dirait le pêcheur, c’est du beau poisson, Serge, mais je l’ai toujours trouvé, comment dire, filant...).

C’est une semaine plus tard... Rue Emmanuel Philibert... A la Clef des Champs... Serge me montre ses « contenus », je gamberge, les souvenirs reviennent, les circuits s’organisent... Voici, dans une boite, un paquet de gauloises à coté de son « contenu », non pas les cigarettes, mais le moulage en plâtre de l’intérieur d’un paquet, passé à l’huile de lin et vernis, une oeuvre de 1973 ; de nombreuses bouteilles des années 70 : bière, eau minérale, sodas, alcools... même principe : le plâtre est coulé dans le récipient -le contenant- qui est ensuite brisé pour ne garder que sa forme intérieure -le contenu ; certains plâtres sont colorés dans la masse même : peinture qui dure, d’autres peints après coup... Parfois encore la teinture utilisée, l’aniline, instable à la lumière, s’efface et disparaît. De ces derniers mois, les moulages envers et endroit de compartiments de boites à biscuits... moulé en plâtre, le contenu de la boite -les compartiments- est à son tour un contenant ; « c’est comme -dit Serge III- le livre qui contient les pages qui contiennent le texte qui contient le message ». Et encore, tous les flacons : de la parfumerie ou de la pharmacie... Le plâtre, trop fragile et peu maniable dans ce cas, est remplacé par la résine synthétique, la plupart du temps colorée, contenus aux allures de bijoux, à quoi s’ajoutent à l’avenant, dans l’oeuvre de Serge III, les verres, les chaussures, les appareils photos, les bidons, les armoires réalisés en plâtre, résine, béton... « Tout ça -dit Serge- c’est pour prouver la primauté du contenu sur le contenant, que le fond prime la forme et le message le langage, même s’il faut un langage pour former des messages et des contenants pour transporter des contenus. »

La première évidence, c’est que les « contenus » de Serge III se comprennent dans une problématique de l’ esthétisation de l’objet quotidien qui prend naissance plus dans un art de l’attitude que de ce que l’on reconnaît traditionnellement comme l’art plastique. La deuxième, c’est qu’il s’agit moins, chez Serge III, d’évolution historique d’une oeuvre, que de démarches et de développement obéissant apparemment à l’exigence des séries pour explorer les réalisations plastiques possibles d’une idée. La troisième évidence, c’est que les objets choisis, verres, bouteilles, armoires, paquets de cigarettes, flacons, appartiennent tous à notre vie courante, et, sont, pour la plupart d’entre eux, liés à nos pratiques de l’échange et de la convivialité.
Je jette là ces quelques évidences pour inscrire le Serge III des « contenus », dans la grande tradition qui, dans notre XXe siècle, des dadaïstes aux nouveaux réalistes, en passant par les cubistes et les pop, s’est voué à la poétique de l’objet vulgaire ou à la poétisation de la vulgarité de nos objets.
Mais il y a aussi chez Serge, bien sûr, cette vigueur faite tout à la fois d’humour et de dérision, d’une sorte de franche santé et de sourd tragique, au fond : au moment où l’artiste donne à sa série le titre de « contenus », il présente tout, sauf des contenus ; les objets dont l’intérieur est moulé -les contenants- la plupart du temps disparaissent, brisés dans l’opération. Quant au contenu, bière, alcool, effets, cigarettes, eau, parfum, il est remplacé par le plâtre, la résine ou le béton... C’est bien l’apparence de l’objet que Serge nous donne, oripeau dirait-on s’il s’agissait d’un extérieur, une sorte de fantôme durci ou de momie intérieure ; ou encore la forme solidifiée (le fossile, non ?) d’un dedans définitivement perdu (et l’on se moque aussi de soi-même cherchant à l’ atteindre et l’on propose à l’autre de se saisir de cet insaisissable...)

Je lance ces idées de temps en temps, en regardant les boulots de Serge à La Clef des Champs. L’oeil est ainsi (le mien, en tout cas) il court sur les oeuvres et s’assoit dans les mots... Serge, lui, me montre comment il arrive à tirer d’un flacon de verre son contenu de résine durcie, et, magnanime, me dit que je peux bien dire tout ce que je veux pourvu que je parle aussi de son travail.

C’est fait.

Publication en ligne : 20 juillet 2008
Première publication : juin 1990 / présentation d’exposition

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