BRIBES EN LIGNE
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2 juillet inoubliables, les on a cru à au rayon des surgelés monde imaginal,       je me madame est toute de sorte que bientôt       sur madame chrysalide fileuse     quand À la loupe, il observa les installations souvent,   si vous souhaitez pour jacqueline moretti, (josué avait macles et roulis photo 7       fourr& a l’aube des apaches, générations   tout est toujours en       grimpa la lecture de sainte     un mois sans  epître aux de proche en proche tous clers fut li jurz e li pour mon épouse nicole       une j’écoute vos la force du corps,       cette il n’était qu’un pour angelo  de même que les présentation du 7) porte-fenêtre des voix percent, racontent "ces deux là se a claude b.   comme   on n’est a grant dulur tendrai puis       m̵ dans les carnets chercher une sorte de    nous       soleil des conserves ! r.m.a toi le don des cris qui       la janvier 2002 .traverse station 3 encore il parle       droite vue à la villa tamaris       fourr& outre la poursuite de la mise 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flamme avez-vous vu quatrième essai de réponse de michel       le       le arbre épanoui au ciel le proche et le lointain sauvage et fuyant comme la parol

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Face aux bronzes de Miodrag Tasic la contre-attaque désespérée de la raison pour les saisir dans les filets du savoir.

Les bronzes de Miodrag Tasic creusent notre mémoire au fond de nous s’éveillent les fables et les images du grossissement de la démesurées de l’engorgement où s’associent les échos venus de nos âges d’enfance -et celui qui est le plus proprement ainsi nommé d’avant la parole- avec les myhtes qui, collectivement, nous fondent.

ENFANCE
Nos souvenirs d’enfance sont peuplés de géants : nous avons ainsi tous erré, perdus dans des chambres immenses où tout était hors de portée, sous des plafonds démesurés ; nous avons tous, obstinément, arpenté des couloirs infinis, cherché à ouvrir des portes démesurées, franchi des seuils forcément interdits.

ANIMAUX
Grosse odeur des étables ; la panse des animaux placides et bienveillants ; leurs mufles humides et chauds ; langue rèche, dure ; longues secousses de la tête ; c’est la chaleur des vieilles et tendres odeurs de bouse et d’urine, dans la paille riche de parfums fanés de soleils bourdonnants.

GROS VIEUX

Grosses chairs sur elles-mêmes repliées ; sexes lourds qui trop lentement se tendent, trop lentement suivent des désirs encore ardents, les épuisent et s’en épuisent ; les odeurs de sueurs flottent par dessus les pisses et les flatulences grasses, mêlées acrement aux relents d’un sperme avare.

TITANS ET GEANTS
Nos mythes d’origine produisent des Titans et des Géants ; démesure inquiétante. Forces premières, premières images, sous lesquelles nous avons cherché à figurer le monde pour, sans trève, l’amadouer.

TITANS ENCORE
C’est sans doute par opposition que les oeuvres de Miodrag Tasic appellent en moi le souvenir des Titans. Les Titans sont des divinités premières qui précèdent les dieux eux-mêmes, en quoi ils appartiennent bien aux mythes d’origine ; les figures de Miodrag Tasic se tiennent au seuil d’un futur vide. En outre les Titans, écrasants de force, sont écrasés par une puissance à laquelle ils ont donné naissance et qui leur survit, tandis que les personnages de Miodrag Tasic sont écrasants d’impuissance et, écrasés d’eux-mêmes, meurent apparemment sans postérité.

ANTEE ET CHARYBDE
Peut-être les images mythologiques les plus proches de ces personnages sont-elles celles des enfants monstrueux de Gaïa et de Poséidon, Antée, si proche, on le sait, de la terre, et Charybde l’affamée. Ils partagent en effet avec elles cette attirance pour la terre, l’hypertrophie des avaleurs, et leur aspect liquide. Pourtant, à la différence des géants, les bronzes de Miodrag Tasic ne semblent pas être antropophages et la terre ne semble nullement leur servir de ressource.

DIONYSOS ET SILENE

Il manque aux personnages de Miodrag Tasic la folie et la liberté... La folie de la liberté ?
  
FELLINI
Où étaient-elles le plus proche des plus vieux rêves d’humanité ces images de femmes hyperboliques ? Dans Città di donne, Amarcord, ou le Satiricon ? Généreuses, splendides, inabordables, indifférentes et soudain généreuses, exigeantes et à jamais inassouvies, absolument frustrantes et frustrées, infiniment, trop infiniment maternelles... Cette image là qui flotte dans le dedans de mes yeux comment croise-t-elle celles que me donne Miodrag Tasic ?

FERRERI
Cette image d’une écoeurante grande bouffe entre gavages, déjections, vomissements, fornications, peuple le dessous de mes paupières. Ces personnages qui meurent d’assouvir leurs désirs comment viennent-ils dialoguer avec ceux de Miodrag Tasic ?

RABELAIS
Peut-on vraiment imaginer un gigantisme débonnaire ? Le narrateur de Gargantua s’est perdu des mois durant dans le corps de son sujet !

BOTERO
Les oeuvres de Botero peuvent nous être gênantes, mais leur énormité est lisse et placide... Les chairs, à la différence de celles que figure Miodrag Tasic, sont pleines et tendues ; les personnages se tiennent, le plus souvent, debout, ou dans l’une de de ces banales attitudes, par lesquelles Botero construit l’insolite.

RUSTIN

Les oeuvres de Rustin nous focalisent sur la déchéance et la décrépitude ; elles tendent l’esprit moins vers l’obèse et l’adipeux que vers la solidtude vieillie autour de sexes avachis ; celles de Miodrag Tasic se construisent d’abord autour de la notion de disproportion et construisent à partir de la disproportion l’impression de l’énormité ; elles suggèrent l’énorme dans le rapetissement de l’échelle ; en même temps si dérisoires et ridicules soient-elles, les figures de Miodrag Tasic conservent une sorte de dignité hiératique.

Publication en ligne : 5 janvier 2009
Première publication : 1997 / Monographies

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