BRIBES EN LIGNE
ecrire les couleurs du monde art jonction semble enfin       l̵ le texte qui suit est, bien madame déchirée  de la trajectoire de ce       longte   antoine simon 29 préparation des vedo la luna vedo le ecrire sur vos estes proz e vostre …presque vingt ans plus dernier vers aoi voici des œuvres qui, le max charvolen, martin miguel morz est rollant, deus en ad rien n’est  je signerai mon pour andré villers 1)   encore une antoine simon 10 la terre nous       va       devant une errance de attelage ii est une œuvre la prédication faite les dessins de martine orsoni "moi, esclave" a dessiner les choses banales    nous  un livre écrit de toutes les dernier vers aoi et…  dits de descendre à pigalle, se   le 10 décembre       en f les marques de la mort sur madame des forêts de a dix sept ans, je ne savais v.- les amicales aventures du bribes en ligne a dans le pays dont je vous       la       " les cuivres de la symphonie deux mille ans nous  dernières mises dernier vers aoi ce n’est pas aux choses c’est ici, me vous avez quel ennui, mortel pour   la production  tous ces chardonnerets pour jean-marie simon et sa     le pur ceste espee ai dulor e madame aux rumeurs quand sur vos visages les       je me ils sortent dans le respect du cahier des archipel shopping, la       apparu antoine simon 15 rita est trois fois humble. (vois-tu, sancho, je suis je n’ai pas dit que le     sur la dans la caverne primordiale f j’ai voulu me pencher       m̵       st pour robert aux george(s) (s est la il semble possible la bouche pure souffrance       ce quand vous serez tout quelques autres       fourmi dernier vers aoi 5) triptyque marocain fragilité humaine. toi, mésange à j’ai en réserve     quand deuxième essai le f dans le sourd chatoiement tendresses ô mes envols ce paysage que tu contemplais comment entrer dans une l’heure de la un homme dans la rue se prend cliquetis obscène des un nouvel espace est ouvert able comme capable de donner l’erbe del camp, ki comme une suite de je sais, un monde se tu le sais bien. luc ne  improbable visage pendu  pour jean le jamais je n’aurais la fraîcheur et la soudain un blanc fauche le aux barrières des octrois même si trois tentatives desesperees chairs à vif paumes pour martin le "patriote", « e ! malvais il souffle sur les collines portrait. 1255 : deux nouveauté, couleur qui ne masque pas deux ce travail vous est ensevelie de silence,       un j’ai donc il était question non     dans la ruela       j̵ pour egidio fiorin des mots antoine simon 26 pour maxime godard 1 haute m1       vous dites : "un l’appel tonitruant du sors de mon territoire. fais paien sunt morz, alquant très malheureux... nous dirons donc  hors du corps pas pour est-ce parce que, petit, on       le tromper le néant     chant de       sur le l’impossible derniers vers sun destre allons fouiller ce triangle onze sous les cercles       enfant genre des motsmauvais genre encore une citation“tu le franchissement des       l̵ le scribe ne retient 1- c’est dans       dans dernier vers aoi à sylvie pour angelo dans le monde de cette chaque automne les     nous lancinant ô lancinant       neige madame, vous débusquez a christiane il est le jongleur de lui je désire un mise en ligne     rien  “ce travail qui agnus dei qui tollis peccata d’ eurydice ou bien de martin miguel art et       grappe quatre si la mer s’est antoine simon 14 c’est la chair pourtant histoire de signes . jouer sur tous les tableaux f qu’il vienne, le feu madame, c’est notre inoubliables, les et que dire de la grâce monde imaginal, sculpter l’air : ce texte se présente diaphane est le on croit souvent que le but reprise du site avec la carmelo arden quin est une       deux et ma foi, cet article est paru dans le    seule au       droite les installations souvent, de mes deux mains tout est possible pour qui marché ou souk ou       " au commencement était       &n le travail de bernard  le "musée antoine simon 24       dans madame, on ne la voit jamais maintenant il connaît le des quatre archanges que       le lu le choeur des femmes de f le feu s’est pour frédéric c’est vrai antoine simon 12 tandis que dans la grande       le clers fut li jurz e li en introduction à charogne sur le seuilce qui nu(e), comme son nom polenta "la musique, c’est le   saint paul trois       pass&e très saintes litanies deuxième suite dernier vers aoi si j’étais un       pass&e     surgi rimbaud a donc merci à marc alpozzo       &agrav       la dorothée vint au monde à propos “la       gentil vous deux, c’est joie et ici, les choses les plus mais jamais on ne   si vous souhaitez le galop du poème me in the country       jonath journée de la vie est ce bruissement il s’appelait       un je rêve aux gorges entr’els nen at ne pui temps de bitume en fusion sur références : xavier       qui antoine simon 25     l’é  ce qui importe pour les petites fleurs des pour nicolas lavarenne ma il y a tant de saints sur il faut aller voir 1254 : naissance de premier vers aoi dernier pour helmut   que signifie la terre a souvent tremblé le lent tricotage du paysage le bulletin de "bribes pour qui veut se faire une         &n bientôt, aucune amarre ouverture d’une dans l’innocence des tout en travaillant sur les       reine nous avancions en bas de quel étonnant tes chaussures au bas de l’art n’existe (de)lecta lucta   pierre ciel bel équilibre et sa dernier vers aoi       je me etait-ce le souvenir assise par accroc au bord de le grand combat : pas facile d’ajuster le c’est un peu comme si, preambule – ut pictura dernier vers aoi       apr&eg sous l’occupation   adagio   je   un       en un la vie est dans la vie. se granz est li calz, si se       la       entre r.m.a toi le don des cris qui j’oublie souvent et le ciel est clair au travers tout mon petit univers en     à un verre de vin pour tacher bernadette griot vient de madame est une en 1958 ben ouvre à sauvage et fuyant comme madame est une torche. elle une fois entré dans la j’ai perdu mon « 8° de   pour olivier  marcel migozzi vient de antoine simon 16 chaque jour est un appel, une pour jacqueline moretti,       pourqu  les éditions de on dit qu’agathe antoine simon 32  dernier salut au il en est des meurtrières.    au balcon bruno mendonça il ne reste plus que le un jour, vous m’avez nice, le 18 novembre 2004 0 false 21 18 deuxième apparition de là, c’est le sable et   marcel       nuage rien n’est plus ardu patrick joquel vient de tous ces charlatans qui accoucher baragouiner       soleil pour andré sous la pression des À max charvolen et martin       deux macles et roulis photo 6 dans ce périlleux     une abeille de l’homme est       ( mieux valait découper tous feux éteints. des sequence 6   le le 26 août 1887, depuis c’est pour moi le premier       la l’art c’est la nécrologie af : j’entends dernier vers aoi viallat © le château de iloec endreit remeint li os sainte marie,       dans       cette quand nous rejoignons, en       quand mise en ligne d’un langues de plomba la pour marcel rossignolet tu la       midi quand il voit s’ouvrir, grande lune pourpre dont les       &n     au couchant trois (mon souffle au matin il y a des objets qui ont la mougins. décembre j’ai relu daniel biga,  zones gardées de alocco en patchworck © station 3 encore il parle       le   je n’ai jamais le pendu     pourquoi nice, le 30 juin 2000   voici donc la pour yves et pierre poher et avez-vous vu pas une année sans évoquer       b&acir la parol

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 On peut passer une vie à parler ou à se taire ; je me tais en écrivant G.D. 1988

 

J’ai choisi de peindre avec le texte comme matière première GD

 

Il : Ecrire ou peindre ? Sous quelle étiquette peut-on te placer ?

Je : Je pourrais me mettre à vilipender les étiquettes. Ça ne m’intéresse plus. Il ne peut y avoir aucun doute là-dessus, indubitablement, je peins. Cela dit, la question mérite qu’on lui reconnaisse son poids de bizarrerie. Te viendrait-il une minute à l’esprit de demander à Corot s’il faut le classer parmi les peintres ou parmi les techniciens du paysage ? Ou à Cézanne ? Ou à Dürer s’il est zoologue ? Ou à Monet s’il se compte parmi les artistes du bassin ? La réponse tombe sous le sens : j’utilise de l’écriture comme Cézanne utilisait la sainte Victoire, ou Monet les nénuphars ou la cathédrale de Rouen... Je suis un paysagiste de l’écriture... Voilà. En première approche, je dirai que l’écriture, c’est la réalité que je représente. A ce point de la discussion j’ai deux choses à préciser qui tiennent au statut particulier que j’accorde à l’écriture dans mon travail. Tu sais que ce n’est pas n’importe quelle écriture qui me sert de "modèle". Je dis modèle pour reprendre l’idée des peintres de la figure que j’utilisais plus haut... Je me sers de ma propre écriture, de mes propres gestes et, en gros, de mes propres textes. Je crois que la précision est d’importance : je ne figure ni l’écriture, ni une écriture... pas même mon écriture, c’est mon "écrire" que je représente, comme acte et comme sens. Dire que je le représente n’est d’ailleurs pas très juste. Ma première approche était plus juste : mon modèle, c’est mon écrire, acte et sens. Ce qui t’est certainement aussi clairement apparu, c’est que je ne me pose aucunement en esthète de la forme des lettres ou du texte : ni écrivain (mon problème ce n’est ni le style, ni le calligramme), ni calligraphe. Ma deuxième précision semblerait peut-être prétentieuse si je n’étais pas en train d’écrire par la plume d’un autre (je l’ai dit : je ne suis pas écrivain... ni critique)... Il y aurait à écrire -parmi d’autres- une histoire de l’art qui serait celle des modèles : quel modèle (quel prétexte) est introduit à quel moment dans l’art, et pourquoi ? Y-a-t-il eu effet de retour de la figure sur son modèle, et quel est-il ? Quelle variation du statut de l’objet est figurée par sa définition comme modèle et induite par le travail de la peinture ? L’émotion produite par l’incendie de la sainte Victoire dans l’été 89, que devait-elle à Cézannne ? Le long cheminement, de la fin du moyen-âge à la renaissance, de la représentation des éléments du bâti dans l’art est bien entendu en rapport avec des évolutions de société : urbanisation puis valorisation d’une individualisation, voire d’une intimisation du vécu... Banal. Il serait moins banal de se demander ce que les motifs architecturaux dans la peinture ont pu apporter à l’architecture réelle. Et dans le cas de nos modèle plus contemporains, il faudrait se pencher sur le modèle industriel depuis l’impressionisme, le modèle "objet de consommation", depuis le début du siècle, depuis le ready made et les cubistes ; sur la masse de couleur comme modèle depuis Klein, sur le mouvement, le geste comme modèles... J’abrège : ce qui est important, c’est que, dans chaque cas, s’exprime, comme l’on dit, s’esthétise, un certain type de rapport au réel qui, chaque fois, vient faire varier le statut initial de l’objet concerné aussi bien dans le champ artistique que dans la réalité sociale. Ainsi, quand je me sers de mon écrire (acte et sens), j’ouvre la peinture à un type nouveau de modèle. Ce faisant, j’exprime un rapport inédit à l’écrire qui me paraît être particulier à notre époque ; j’oeuvre -j’opère - dans le statut de l’écrire. Mon modèle est singulier. J’ai déjà dit que ce n’est ni celui du calligraphe ni celui de l’écrivain. Ce n’est pas non plus celui de ces peintres de la calligraphie dont parlait Malraux, ces chorégraphes du poignet, du bras ; ni celui de Michaux, quand, de métaphore en métaphore, il glisse de la lettre au dessin. Non. Mon modèle, c’est notre acte intime, massif et douloureux d’écrire. C’est cet objet, perdu parce qu’inutile ou incommunicable à autrui : l’expression de nous-même... notre identité ? L’écriture a déjà servi de modèle. Mon apport, c’est d’introduire comme modèle non l’écriture mais mon rapport à elle : mon écrire dont le sens perdu (en fait je n’écris pas, je... désécris) figure chacun de nous, incertain de sa propre identité, à tout le moins incertain de la validité de l’expression de sa propre intimité.

 

 

 

Publication en ligne : 31 décembre 2008
Première publication : novembre 1989 / Monographies

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