BRIBES EN LIGNE
      quinze le 15 mai, à au seuil de l’atelier     les provisions depuis ce jour, le site elle disposait d’une martin miguel art et   jn 2,1-12 : dernier vers aoi       dans "et bien, voilà..." dit nécrologie pour anne slacik ecrire est ] heureux l’homme deuxième apparition je n’ai pas dit que le l’instant criblé en introduction à       pav&ea la pureté de la survie. nul ajout de fichiers sons dans madame aux rumeurs   que signifie tous feux éteints. des     chambre macles et roulis photo sur l’erbe verte si est neuf j’implore en vain 0 false 21 18 dernier vers aoi là, c’est le sable et mise en ligne       le       une    si tout au long pour daniel farioli poussant etudiant à libre de lever la tête en cet anniversaire, ce qui       l̵ tu le sais bien. luc ne j’ai relu daniel biga, se placer sous le signe de dix l’espace ouvert au     vers le soir immense est le théâtre et       au antoine simon 28 dernier vers aoi toutes ces pages de nos les petites fleurs des josué avait un rythme nous lirons deux extraits de lancinant ô lancinant à cri et à 1 au retour au moment journée de rossignolet tu la station 5 : comment f le feu m’a raphaël des conserves !       mouett       soleil dernier vers aoi poème pour       bonheu un tunnel sans fin et, à quando me ne so itu pe vue à la villa tamaris pour raphaël je crie la rue mue douleur     tout autour thème principal : suite du blasphème de       il a la libération, les si j’avais de son       au "l’art est-il les plus vieilles ce qui fascine chez    seule au pur ceste espee ai dulor e il ne s’agit pas de     après pour michèle gazier 1) cyclades, iii° on préparait   un vendredi art jonction semble enfin dernier vers aoi   saint paul trois       le histoire de signes . le temps passe si vite, les doigts d’ombre de neige       je me coupé en deux quand  “ne pas    regardant f toutes mes  ce qui importe pour j’ai ajouté je m’étonne toujours de la quand vous serez tout  la toile couvre les il ne reste plus que le il existe deux saints portant    au balcon       ce dernier vers aoi Ç’avait été la et que vous dire des ce pays que je dis est guetter cette chose je ne sais pas si et que dire de la grâce maintenant il connaît le les avenues de ce pays effleurer le ciel du bout des       ma       midi la réserve des bribes f les rêves de À max charvolen et martin       je       la onze sous les cercles ce outre la poursuite de la mise 1 la confusion des portrait. 1255 : 1257 cleimet sa culpe, si   1) cette equitable un besoin sonnerait raphaël ce qui fait tableau : ce il n’est pire enfer que il tente de déchiffrer, de la nouvelles mises en mougins. décembre tout mon petit univers en temps de pierres dans la l’éclair me dure,       les « h&eacu     hélas, l’homme est li emperere s’est pour julius baltazar 1 le la bouche pure souffrance folie de josuétout est une fois entré dans la j’ai en réserve       sous nice, le 8 octobre diaphane est le et te voici humanité j’écoute vos       m̵       assis       noble folie de josué, titrer "claude viallat, ici. les oiseaux y ont fait ma voix n’est plus que  le livre, avec et si tu dois apprendre à 0 false 21 18 cinquième citationne jamais si entêtanteeurydice aux barrières des octrois lorsqu’on connaît une deux ajouts ces derniers       en un epuisement de la salle, et combien       ce nice, le 30 juin 2000   anatomie du m et les dieux s’effacent       glouss able comme capable de donner       ( ils sortent les premières al matin, quant primes pert madame chrysalide fileuse sept (forces cachées qui bruno mendonça zacinto dove giacque il mio diaphane est le mot (ou À peine jetés dans le     le cygne sur À max charvolen et preambule – ut pictura dans les horizons de boue, de le 26 août 1887, depuis pour jean-marie simon et sa chaque automne les “le pinceau glisse sur eurydice toujours nue à le scribe ne retient ecrire les couleurs du monde  de même que les dans le patriote du 16 mars       deux n’ayant pas       au dernier vers aoi tout à fleur d’eaula danse le ciel est clair au travers       &agrav       &agrav dernier vers aoi       nuage       dans ce texte m’a été     à dernier vers aoi    en       apr&eg     du faucon on dit qu’agathe dernier vers aoi pour mon épouse nicole ce jour-là il lui       " ce n’est pas aux choses madame, on ne la voit jamais ne faut-il pas vivre comme du bibelot au babilencore une dernier vers aoi   cet article est paru un nouvel espace est ouvert l’illusion d’une on a cru à que d’heures je serai toujours attentif à pour egidio fiorin des mots pour gilbert antoine simon 31 dans la caverne primordiale le lent déferlement dans le pays dont je vous il souffle sur les collines "le renard connaît il existe au moins deux le nécessaire non       coude lu le choeur des femmes de avant dernier vers aoi   pour olivier  dernières mises violette cachéeton bientôt, aucune amarre ce texte se présente       apr&eg toutes sortes de papiers, sur réponse de michel  hier, 17       le bernadette griot vient de dernier vers aoi se reprendre. creuser son  “ce travail qui où l’on revient qu’est-ce qui est en     de rigoles en 1254 : naissance de       retour station 1 : judas premier essai c’est pas même le glacis de la mort dans le respect du cahier des merci au printemps des je t’enfourche ma  dans le livre, le       la pie tandis que dans la grande accorde ton désir à ta fontelucco, 6 juillet 2000 samuelchapitre 16, versets 1       l̵ "ah ! mon doux pays,       neige au rayon des surgelés bribes en ligne a rm : nous sommes en la terre nous    il sa langue se cabre devant le après la lecture de démodocos... Ça a bien un   on n’est       force viallat © le château de le vieux qui percey priest lakesur les 1. il se trouve que je suis descendre à pigalle, se sixième préparation des comme un préliminaire la il n’était qu’un temps de pierres la liberté s’imprime à sur la toile de renoir, les       voyage tout est possible pour qui sculpter l’air :       cette   3   

les dernier vers aoi chaque jour est un appel, une     quand  l’exposition  dernier vers aoi       entre légendes de michel glaciation entre beaucoup de merveilles dernier vers aoi   je suis occupé ces antoine simon 10   pour le prochain "si elle est siglent a fort e nagent e dans les carnets     double polenta   (dans le introibo ad altare onzième ….omme virginia par la quand les eaux et les terres j’ai changé le pour qui veut se faire une   entrons entr’els nen at ne pui   la baie des anges le plus insupportable chez le coeur du       &n bal kanique c’est tout en travaillant sur les       pass&e       &ccedi normalement, la rubrique montagnesde cliquetis obscène des comme ce mur blanc j’ai perdu mon non... non... je vous assure, la force du corps, (ma gorge est une       le toi, mésange à etait-ce le souvenir mult ben i fierent franceis e       " tout le problème les routes de ce pays sont antoine simon 12 sixième la lecture de sainte       jonath pour philippe       la  l’écriture pour jacky coville guetteurs tu le saiset je le vois  monde rassemblé  il est des objets sur a supposer quece monde tienne  tu vois im font chier Être tout entier la flamme dans ce pays ma mère il avait accepté approche d’une dessiner les choses banales bien sûr, il y eut la fonction, il ne sait rien qui ne va c’est extrêmement il pleut. j’ai vu la agnus dei qui tollis peccata la parol

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Lorsqu’on connaît une oeuvre, ou du reste n’importe quelle réalité, objet ou être, et que l’on apprend sur elle des choses inattendues, on vit un grand plaisir : on apprend, mais on demeure en terrain connu ; on éprouve la joie de la connaissance à l’intérieur de la reconnaissance, c’est à dire sans l’angoisse et l’inquiétude que nous traînons avec nous quand nous franchissons les portes qui donnent sur les espaces de l’inconnu... A vrai dire, toute nouvelle confrontation avec l’une de ces oeuvres qui structurent notre culture, notre sensibilité, notre rapport au monde est comme naturellement porteuse de ce plaisir là. C’est ce qui se passe en ce moment au musée Magnelli à Vallauris, où des centaines de dessins de Picasso, préparatoires à "La guerre et la paix" nous disent autrement ce que nous croyions savoir. Ils mettent à jour le processus par lequel, peu à peu, Picasso se dépouille de la facilité plastique et dépouille l’art de tout ce qui ne concourt pas aux seuls effets de l’émotion... Le Patriote en a récemment rendu compte sous la plume de Michel Gaudet.
Voici un autre plaisir, différent, mais qui n’est pas moins intense, et dont je voudrais vous dire avec quelle gourmandise je le savoure : découvrir une oeuvre dans ses premières recherches, dans ses tout jeunes tâtonnements ; et c’est ce que propose l’atelier 49, toujours à Vallauris, à quelques centaines de mètre des musées Picasso et Magnelli, avec les travaux d’une jeune artiste allemande, Ulli Böhmelmann.

Ce qui m’a d’abord intéressé dans le travail de cette artiste, c’est que l’art y est d’emblée assumé, conçu, comme processus du regard : comme ce qui va nous permettre de mieux connaître les autres et les espaces où nous vivons -avec eux. L’exposition se présente ainsi comme le résultat d’une approche artistique de la ville de Vallauris par une jeune étrangère... Si je devais, semble dire l’artiste, vous présenter ici comment j’ai perçu, senti, vécu cette ville, voici ce que je ferais...

De Vallauris, Ulli Böhmelmann va retenir deux ou trois objets qu’elle va employer comme autant de signes : les bornes qui marquent les zones de circulation, les poignées des portes des habitations, et les lauriers roses. On voit que ces trois pré-textes explorent trois dimensions de la vie quotidienne, et fonctionnent comme trois signes de nos espaces de vie : les bornes, voilà pour la vie collective et les espaces urbains, les poignées de porte, voilà pour la vie et les espaces intimes, les feuilles de lauriers roses, voilà pour la nature et l’image -mythique- du sud... Et j’aime cette appropriation simple, ce balisage, ce repérage de l’espace réel.

Ces objets ne sont pas présentés tels quels, Ulli Böhmelmann ne s’inscrit pas dans cette tradition de notre art moderne et contemporain. Ils sont reproduit par le procédé simple et efficace du moulage en papier. Je dis simple, mais il faudrait, entrant dans plus de détails, préciser que les feuilles de laurier sont interprétées une première fois : l’artiste ne moule pas de vraies feuilles, mais leur représentation : un quartier de ballon. Il faudrait aussi dire que si, la plupart du temps, le moulage est bien en papier, l’une des structures reprenant l’image des feuilles de laurier est un assemblage de porcelaine ; Evidemment, le choix de la porcelaine n’est pas innocent à Vallauris... Quant au papier, j’aurai tout dit quand j’aurai précisé que l’artiste ne se sert que de papier d’emballage de boulangerie. Aux objets usinés, bornes et poignées de portes, s’oppose l’image de l’objet de nature, le laurier, au moulage en papier, celui de la porcelaine...

J’ai trouvé à cette exposition une grande poésie : la poésie est dans le choix d’objets utilitaires et dans leur mise au regard par le travail artistique, la poésie est dans le glissement de la poignée de porte ou du laurier vers la galerie, elle est dans le fait qu’on sorte nos objets de leur contexte et qu’on les mette doublement en étrangeté, la poésie est dans le fait que, moulés, ces objets acquièrent une transparence, une légèreté qui fait d’eux comme une vapeur d’objet, une incertitude vibrante, une presque absence, produisant un surprenant effet de nostalgie ; la poésie est dans le mode de présentation de ces objets : les poignées de porte, rigoureusement alignés, à hauteur d’utilisation, sont piquées sur des tiges métalliques qui les éloignent du mur, accentuent leur incertitude, et permettent de surprenants jeux d’ombres. Ni complaisance, ni anecdotisme... C’est ce que Magali Fadas, l’animatrice de l’atelier, appelle "rigueur presque ethnologique".

Les feuilles de laurier explorent une autre poésie : étagées 3 par 3, sur 4, 5 ou 6 niveaux, elles sont tenues entre sol et plafond par toute une installation très ténue de fils de nilon, une sorte de toile très lâche et très fragile qui fait tenir en suspension une végétation inattendue.... Un régal.
A la fin de mon travail d’écriture et de souvenir, je sors les deux photos qui doivent illustrer l’article... Décidément, j’aime mieux mon souvenir, et l’envie qu’il me donne d’y retourner... Il vous reste encore quelques jours, jusqu’au début d’octobre... allez y voir, et mettez ce nom dans un coin de vote tête : Ulli Böhmelmann.

Publication en ligne : 19 juillet 2008
Première publication : septembre 1998 / le Patriote

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