BRIBES EN LIGNE
 improbable visage pendu       allong       apr&eg antoine simon 12 paysage de ta tombe  et la fraîcheur et la branches lianes ronces la terre nous       p&eacu   ces sec erv vre ile l’eau s’infiltre à propos des grands six de l’espace urbain, prenez vos casseroles et seul dans la rue je ris la dire que le livre est une trois tentatives desesperees pur ceste espee ai dulor e       et tu       neige carles li reis en ad prise sa pour qui veut se faire une mise en ligne temps de cendre de deuil de 1- c’est dans dans le pays dont je vous pour helmut mm si c’est ça creuser, neuf j’implore en vain  on peut passer une vie c’est pour moi le premier ainsi va le travail de qui rm : nous sommes en pas une année sans évoquer       &agrav f les marques de la mort sur références : xavier dernier vers aoi passet li jurz, si turnet a  pour jean le       le  dans le livre, le       le nous viendrons nous masser pour ma le glacis de la mort    regardant deuxième apparition de au labyrinthe des pleursils   iv    vers ce n’est pas aux choses les dernières de tantes herbes el pre nouvelles mises en ce qui importe pour quant carles oït la  les œuvres de dernier vers aoi je suis occupé ces un trait gris sur la le travail de bernard pour m.b. quand je me heurte antoine simon 23  référencem       les tout en travaillant sur les le temps passe dans la dans les carnets  les éditions de pour andrée heureuse ruine, pensait sainte marie, li emperere par sa grant     surgi ecrire sur quand sur vos visages les le lent tricotage du paysage dernier vers aoi écoute, josué,       sabots au seuil de l’atelier elle réalise des aux barrières des octrois       tourne       assis f le feu s’est antoine simon 11 le vieux qui à propos “la       il lorsqu’on connaît une raphaël des conserves !       et folie de josuétout est (ô fleur de courge... noble folie de josué, la prédication faite c’était une       la       fleure 1254 : naissance de au commencement était je t’ai admiré, « pouvez-vous li emperere s’est       fleur       je preambule – ut pictura dernier vers aoi j’aime chez pierre et te voici humanité       bruyan dernier vers aoi sors de mon territoire. fais  “ne pas     à l’illusion d’une le pendu il arriva que  le "musée je ne peins pas avec quoi, les éditions de la passe du si vous entendez le lac       sur la lecture de sainte raphaël voudrais je vous pour martine, coline et laure certains prétendent       cerisi     au couchant feuilleton d’un travail coupé le sonà le 26 août 1887, depuis antoine simon 14 je suis celle qui trompe avez-vous vu cher bernard dans un coin de nice, diaphane est le mot (ou les plus vieilles la bouche pleine de bulles dernier vers aoi dernier vers aoi 1. il se trouve que je suis ne faut-il pas vivre comme le poiseau de parisi mon vos estes proz e vostre rafale n° 9 un macles et roulis photo 3 0 false 21 18 pour jean-louis cantin 1.-     le d’un bout à antoine simon 21 gardien de phare à vie, au station 4 : judas  je dors d’un sommeil de antoine simon 25     longtemps sur       j̵ macles et roulis photo       gentil des voiles de longs cheveux pas de pluie pour venir     "       dans les écroulements non, björg,    en l’existence n’est attendre. mot terrible.     pluie du       au bal kanique c’est station 3 encore il parle passent .x. portes,  l’écriture madame aux rumeurs à la mémoire de f j’ai voulu me pencher peinture de rimes. le texte carles respunt : quatrième essai de les dieux s’effacent   entrons   la baie des anges bribes dans le nid de le géographe sait tout l’impression la plus je suis bien dans j’ai perdu mon       dans tandis que dans la grande dernier vers aoi il avait accepté je suis onzième là, c’est le sable et       je patrick joquel vient de grant est la plaigne e large de proche en proche tous les enseignants : elle disposait d’une antoine simon 10       sur clers fut li jurz e li eurydice toujours nue à il n’est pire enfer que les oiseaux s’ouvrent       pav&ea “dans le dessin       grappe       &agrav franchement, pensait le chef, bel équilibre et sa cette machine entre mes   six formes de la chants à tu mon recueil une image surgit et derrière pour martin antoine simon 30  hors du corps pas       parfoi   (à       un (ma gorge est une ce texte m’a été chaque automne les préparation des       dans       vu c’est un peu comme si,       une merci à la toile de etudiant à « 8° de   en grec, morías Ç’avait été la dans ce pays ma mère sables mes parolesvous une il faut dire les "si elle est  de la trajectoire de ce montagnesde un nouvel espace est ouvert       su À peine jetés dans le       au ce qui fait tableau : ce troisième essai  dans toutes les rues  avec « a la       grimpa madame a des odeurs sauvages dernier vers aoi douce est la terre aux yeux nu(e), comme son nom en introduction à de soie les draps, de soie le soleil n’est pas je m’étonne toujours de la       baie   jn 2,1-12 :  “s’ouvre   la production un tunnel sans fin et, à le travail de miguel, de 1968 très saintes litanies "ces deux là se       apr&eg   adagio   je spectacle de josué dit   si vous souhaitez   maille 1 :que     depuis dernier vers aoi       je me c’est extrêmement chaque jour est un appel, une juste un   voici donc la mais jamais on ne     dans la ruela issent de mer, venent as dans l’innocence des pour max charvolen 1) "ah ! mon doux pays,     quand dernier vers que mort     du faucon toi, mésange à       &agrav halt sunt li pui e mult halt pour yves et pierre poher et j’ai travaillé       dans la chaude caresse de avec marc, nous avons rafale n° 3 des pas facile d’ajuster le à cri et à mieux valait découper exode, 16, 1-5 toute     pourquoi f le feu m’a tous ces charlatans qui bribes en ligne a       la mesdames, messieurs, veuillez rossignolet tu la m1       j’ai changé le       juin et si au premier jour il glaciation entre non... non... je vous assure, laure et pétrarque comme quand les eaux et les terres s’ouvre la     cet arbre que       la   l’oeuvre vit son   j’ai souvent pour ils avaient si longtemps, si vous êtes tu le sais bien. luc ne nous dirons donc       sur       pourqu bribes en ligne a première rupture : le mult est vassal carles de et nous n’avons rien aux george(s) (s est la cyclades, iii° si j’étais un exacerbé d’air j’écoute vos onze sous les cercles al matin, quant primes pert  tu vois im font chier béatrice machet vient de vous avez (de)lecta lucta   merci à marc alpozzo a toi le don des cris qui et je vois dans vos       le rafale le 15 mai, à antoine simon 2 Éléments - pour alain borer le 26 l’impossible       é antoine simon 29 tendresses ô mes envols       dans j’oublie souvent et antoine simon 18   est-ce que l’appel tonitruant du je reviens sur des zacinto dove giacque il mio       sur (dans mon ventre pousse une  martin miguel vient pour maxime godard 1 haute       mouett       marche la pureté de la survie. nul une fois entré dans la la bouche pure souffrance       alla j’ai longtemps macles et roulis photo 1 petit matin frais. je te lorsque martine orsoni pour jacqueline moretti, un temps hors du dès l’origine de son pour martine nous avancions en bas de j’arrivais dans les       o et…  dits de un jour nous avons dans les horizons de boue, de edmond, sa grande   encore une la parol

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Lorsqu’on connaît une oeuvre, ou du reste n’importe quelle réalité, objet ou être, et que l’on apprend sur elle des choses inattendues, on vit un grand plaisir : on apprend, mais on demeure en terrain connu ; on éprouve la joie de la connaissance à l’intérieur de la reconnaissance, c’est à dire sans l’angoisse et l’inquiétude que nous traînons avec nous quand nous franchissons les portes qui donnent sur les espaces de l’inconnu... A vrai dire, toute nouvelle confrontation avec l’une de ces oeuvres qui structurent notre culture, notre sensibilité, notre rapport au monde est comme naturellement porteuse de ce plaisir là. C’est ce qui se passe en ce moment au musée Magnelli à Vallauris, où des centaines de dessins de Picasso, préparatoires à "La guerre et la paix" nous disent autrement ce que nous croyions savoir. Ils mettent à jour le processus par lequel, peu à peu, Picasso se dépouille de la facilité plastique et dépouille l’art de tout ce qui ne concourt pas aux seuls effets de l’émotion... Le Patriote en a récemment rendu compte sous la plume de Michel Gaudet.
Voici un autre plaisir, différent, mais qui n’est pas moins intense, et dont je voudrais vous dire avec quelle gourmandise je le savoure : découvrir une oeuvre dans ses premières recherches, dans ses tout jeunes tâtonnements ; et c’est ce que propose l’atelier 49, toujours à Vallauris, à quelques centaines de mètre des musées Picasso et Magnelli, avec les travaux d’une jeune artiste allemande, Ulli Böhmelmann.

Ce qui m’a d’abord intéressé dans le travail de cette artiste, c’est que l’art y est d’emblée assumé, conçu, comme processus du regard : comme ce qui va nous permettre de mieux connaître les autres et les espaces où nous vivons -avec eux. L’exposition se présente ainsi comme le résultat d’une approche artistique de la ville de Vallauris par une jeune étrangère... Si je devais, semble dire l’artiste, vous présenter ici comment j’ai perçu, senti, vécu cette ville, voici ce que je ferais...

De Vallauris, Ulli Böhmelmann va retenir deux ou trois objets qu’elle va employer comme autant de signes : les bornes qui marquent les zones de circulation, les poignées des portes des habitations, et les lauriers roses. On voit que ces trois pré-textes explorent trois dimensions de la vie quotidienne, et fonctionnent comme trois signes de nos espaces de vie : les bornes, voilà pour la vie collective et les espaces urbains, les poignées de porte, voilà pour la vie et les espaces intimes, les feuilles de lauriers roses, voilà pour la nature et l’image -mythique- du sud... Et j’aime cette appropriation simple, ce balisage, ce repérage de l’espace réel.

Ces objets ne sont pas présentés tels quels, Ulli Böhmelmann ne s’inscrit pas dans cette tradition de notre art moderne et contemporain. Ils sont reproduit par le procédé simple et efficace du moulage en papier. Je dis simple, mais il faudrait, entrant dans plus de détails, préciser que les feuilles de laurier sont interprétées une première fois : l’artiste ne moule pas de vraies feuilles, mais leur représentation : un quartier de ballon. Il faudrait aussi dire que si, la plupart du temps, le moulage est bien en papier, l’une des structures reprenant l’image des feuilles de laurier est un assemblage de porcelaine ; Evidemment, le choix de la porcelaine n’est pas innocent à Vallauris... Quant au papier, j’aurai tout dit quand j’aurai précisé que l’artiste ne se sert que de papier d’emballage de boulangerie. Aux objets usinés, bornes et poignées de portes, s’oppose l’image de l’objet de nature, le laurier, au moulage en papier, celui de la porcelaine...

J’ai trouvé à cette exposition une grande poésie : la poésie est dans le choix d’objets utilitaires et dans leur mise au regard par le travail artistique, la poésie est dans le glissement de la poignée de porte ou du laurier vers la galerie, elle est dans le fait qu’on sorte nos objets de leur contexte et qu’on les mette doublement en étrangeté, la poésie est dans le fait que, moulés, ces objets acquièrent une transparence, une légèreté qui fait d’eux comme une vapeur d’objet, une incertitude vibrante, une presque absence, produisant un surprenant effet de nostalgie ; la poésie est dans le mode de présentation de ces objets : les poignées de porte, rigoureusement alignés, à hauteur d’utilisation, sont piquées sur des tiges métalliques qui les éloignent du mur, accentuent leur incertitude, et permettent de surprenants jeux d’ombres. Ni complaisance, ni anecdotisme... C’est ce que Magali Fadas, l’animatrice de l’atelier, appelle "rigueur presque ethnologique".

Les feuilles de laurier explorent une autre poésie : étagées 3 par 3, sur 4, 5 ou 6 niveaux, elles sont tenues entre sol et plafond par toute une installation très ténue de fils de nilon, une sorte de toile très lâche et très fragile qui fait tenir en suspension une végétation inattendue.... Un régal.
A la fin de mon travail d’écriture et de souvenir, je sors les deux photos qui doivent illustrer l’article... Décidément, j’aime mieux mon souvenir, et l’envie qu’il me donne d’y retourner... Il vous reste encore quelques jours, jusqu’au début d’octobre... allez y voir, et mettez ce nom dans un coin de vote tête : Ulli Böhmelmann.

Publication en ligne : 19 juillet 2008
Première publication : septembre 1998 / le Patriote

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