BRIBES EN LIGNE
ce texte m’a été   un vendredi eurydice toujours nue à pure forme, belle muette, l’impossible dans ce périlleux d’un bout à antoine simon 9 antoine simon 30 dernier vers aoi ma voix n’est plus que petites proses sur terre sa langue se cabre devant le mult est vassal carles de dans ma gorge       marche     l’é       &ccedi "la musique, c’est le normal 0 21 false fal démodocos... Ça a bien un  mise en ligne du texte "pour tes les routes de ce pays sont « e ! malvais     sur la pente   nous sommes autre citation"voui pour le prochain basilic, (la       chaque je ne peins pas avec quoi, je ne sais pas si madame est une torche. elle pour helmut toutes sortes de papiers, sur pour max charvolen 1) soudain un blanc fauche le  tu vois im font chier le lent déferlement       pav&ea (de)lecta lucta   il pleut. j’ai vu la f les marques de la mort sur  il est des objets sur paien sunt morz, alquant j’ai relu daniel biga,       tourne dont les secrets… à quoi pour michèle gazier 1)  pour jean le "mais qui lit encore le pour mon épouse nicole cet univers sans       descen  au mois de mars, 1166 le soleil n’est pas     de rigoles en station 1 : judas ses mains aussi étaient comme c’est       dans raphaËl il est le jongleur de lui    7 artistes et 1 le "patriote", cette machine entre mes petit matin frais. je te le ciel est clair au travers ma voix n’est plus que       ton       quand pour andré       " deux mille ans nous       je me pour mes enfants laure et fin première en introduction à deuxième apparition de "ces deux là se pour marcel il n’est pire enfer que huit c’est encore à  je signerai mon envoi du bulletin de bribes pour alain borer le 26       la       o dernier vers que mort  c’était maintenant il connaît le de mes deux mains     double gardien de phare à vie, au me "l’art est-il       deux des quatre archanges que ce qui importe pour     chant de       bien se reprendre. creuser son un homme dans la rue se prend régine robin, quelques textes     après etudiant à le recueil de textes la liberté de l’être       les       la les oiseaux s’ouvrent f le feu est venu,ardeur des station 7 : as-tu vu judas se zacinto dove giacque il mio       neige antoine simon 16       fleure f qu’il vienne, le feu   1) cette du fond des cours et des que d’heures pour angelo attendre. mot terrible. et la peur, présente       fourmi jouer sur tous les tableaux     oued coulant charogne sur le seuilce qui       la elle ose à peine       la antoine simon 26       glouss trois tentatives desesperees       voyage essai de nécrologie, antoine simon 19  tu ne renonceras pas. preambule – ut pictura a la fin il ne resta que le grand combat :     longtemps sur       en un toute une faune timide veille l’éclair me dure,       je et que vous dire des raphaël deux ajouts ces derniers pour pierre theunissen la equitable un besoin sonnerait de pareïs li seit la une errance de       d&eacu ce texte se présente « amis rollant, de   un       reine la fonction, les étourneaux ! l’heure de la une autre approche de       dans mon cher pétrarque,       aujour il arriva que antoine simon 33 le lourd travail des meules et ma foi, station 4 : judas  le temps passe si vite, il aurait voulu être antoine simon 5 dernier vers aoi errer est notre lot, madame, sous l’occupation inoubliables, les  les éditions de il y a tant de saints sur       sur       dans pour jean-louis cantin 1.- raphaël dans le pain brisé son ecrire les couleurs du monde       l̵ et si tu dois apprendre à dieu faisait silence, mais la mastication des    nous       le  la toile couvre les je sais, un monde se prenez vos casseroles et on trouvera la video (ô fleur de courge... la force du corps,       bonhe quand vous serez tout la littérature de       dans et si au premier jour il tromper le néant à la mémoire de tous feux éteints. des les amants se       le     m2 &nbs la communication est     le cygne sur et c’était dans       coude   anatomie du m et je t’ai admiré,   pour adèle et     " deuxième essai le on croit souvent que le but       dans et ces d’abord l’échange des au labyrinthe des pleursils hans freibach :       et     à à propos des grands ils sortent et nous n’avons rien dentelle : il avait les installations souvent, la mort d’un oiseau. dans l’innocence des  le grand brassage des ici, les choses les plus       voyage  dans toutes les rues   adagio   je       au jusqu’à il y a un soir à paris au       le on a cru à josué avait un rythme l’art c’est la normalement, la rubrique  avec « a la (en regardant un dessin de premier essai c’est       &eacut non... non... je vous assure, dernier vers aoi où l’on revient madame des forêts de tandis que dans la grande station 5 : comment  “s’ouvre antoine simon 6 je suis occupé ces nu(e), comme son nom bernadette griot vient de madame aux rumeurs j’aime chez pierre madame est une au programme des actions dernier vers aoi         p&eacu légendes de michel       devant c’était une mi viene in mentemi j’ai parlé     surgi       voyage nice, le 18 novembre 2004 ….omme virginia par la quai des chargeurs de la mort, l’ultime port, nous dirons donc faisant dialoguer       avant la pureté de la survie. nul titrer "claude viallat, au commencement était journée de je désire un       " ma mémoire ne peut me       aux  jésus  “ne pas pour ma  référencem la fraîcheur et la pour gilbert clquez sur f dans le sourd chatoiement    regardant les parents, l’ultime de profondes glaouis       en dans ce pays ma mère f les feux m’ont  dernier salut au le passé n’est printemps breton, printemps un jour nous avons et je vois dans vos un nouvel espace est ouvert       longte j’ai ajouté     tout autour des quatre archanges que ouverture de l’espace     &nbs       sur le   la baie des anges vi.- les amicales aventures madame est toute pour martine, coline et laure       sur nécrologie passet li jurz, si turnet a     pourquoi j’entends sonner les     son vos estes proz e vostre troisième essai et pierre ciel issent de mer, venent as tout est prêt en moi pour “dans le dessin présentation du juste un il ne reste plus que le la galerie chave qui sous la pression des rêves de josué, À max charvolen et « pouvez-vous cliquetis obscène des et  riche de mes dorothée vint au monde à sylvie       force dernier vers aoi ce qu’un paysage peut arbre épanoui au ciel       le dernier vers s’il toutes ces pages de nos       la       je on cheval pas facile d’ajuster le f tous les feux se sont madame est la reine des       m̵       m̵ iv.- du livre d’artiste sauvage et fuyant comme carles li reis en ad prise sa du bibelot au babilencore une    tous ces chardonnerets ils avaient si longtemps, si deuxième suite a l’aube des apaches,       b&acir  dans le livre, le       vu dernier vers aoi la langue est intarissable       assis ma chair n’est merci à la toile de les durand : une ici. les oiseaux y ont fait macao grise       l̵ la deuxième édition du je t’enlace gargouille dernier vers aoi dernier vers aoi dans l’effilé de antoine simon 21 travail de tissage, dans torna a sorrento ulisse torna nice, le 8 octobre madame, on ne la voit jamais       &agrav ecrire sur la parol

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De prime abord, il n’est guère de fleur qui semble plus simple et directe que la Marguerite, aussi aurais-tu pu être en droit d’attendre que la sainte qui porte ce nom fût aussi simple et directe que cette tendre fleur dont les pétales blancs cernent un coeur d’or comme le plus pur amour. Pourtant tu sais bien que dès que tu touches à ses pétales et qu’un à un tu les démembres, ils savent te dire cinq des degrés de l’amour.
Tu sais aussi qu’avant d’être le nom d’une fleur prophétique, marguerite est celui de cette pure pierre blanche qui naît d’une affection, d’une irritation, des coquillages dont la chair est si humide et tendre, et le goût si chargé des fragrances de la mer que je ne saurais y porter les lèvres et la langue sans que ma bouche s’emplisse de rêves de fleurs de femmes...
Tu apprendras encore, pour compléter cette approche hésitante, qu’il existe deux saintes portant ce nom, et que l’une des deux au moins, eut au moins deux vies.
Tu sauras donc que Sainte Marguerite Pélage vécut, du jour de son mariage, qu’elle s’abstint de consommer, jusqu’à sa mort, dans un monastère, sous la bure et le nom de frère Pélage ; que, sous ce masque, elle fut durement punie, pour ce que l’on crut qu’elle avait commis le péché de chair, en déflorant une jeune vierge. Elle en subit sans parler toutes les rigueurs. Ce n’est qu’à sa mort que la chose se révéla et l’on sut alors que le moine condamné avait été une nonne qui avait gardé dans le secret de sa plus odorante intimité la perle de sa virginité. Savoir qu’elle était fille ne fut pas malaisée ; avoir qu’elle était demeuré vierge apparut aux femmes qui l’examinèrent, par la mystérieuse méthode qui permet de savoir, en considérant une portion de ciel, si un oiseau y est passé, et qui permet de même d’observer une eau courante pour savoir si un poisson y est passé. Du moins si l’on en croit la sagesse de Salomon.
Cette Marguerite là est la patronne de toutes celles et de tous ceux qui souffrent en raison d’un sexe qu’on leur attribue et qui n’est pas le leur.
Ton incertitude grandira quand tu sauras que l’autre Marguerite, très belle et sage bergère, eut à souffrir et à mourir d’avoir été aimé du préfet Olybrius dont elle ne voulait pas. Après avoir subi toutes sortes d’affronts, elle pria J.-C. de lui montrer l’ennemi qu’elle avait à combattre. C’est alors qu’un dragon épouvantablement long, debout sur ses grosses cuisses rondes et velues, se présenta à elle et lui montra une gueule qu’il avait énorme et comme fendue en son sommet en une sorte de cimier inversé, et qu’il ouvrit immensément dans un grand bruit semblable aux mille halètements d’une meute en chasse et très furieuse et en propageant autour de lui une odeur aussi forte que celle de mille marais d’automne pourrissant sous des avalanches de vieux musc, si bien que d’aucuns, jusqu’au loin, en perdirent les sens. Le dragon posa sa gueule sur la tête de Marguerite et, pesant sur elle, lui empêcha tout mouvement ; après quoi, il découvrit une langue gluante, épouvantablement pustuleuse, tailladée et fétide, qui s’allongea jusqu’aux pieds de la vierge dont il bloqua les talons. L’ayant ainsi réduite à sa merci, en un sursaut il replia la langue en refermant la gueule, de sorte qu’il goba la vierge avec la même aisance que nous le faisons d’une huître. Alors, Marguerite, mue par le souci de sa virginité et l’amour de N.S.J.-C., se munit du signe de la croix en disant :

"Loué sois-tu ô mon seigneur
Parce que tu m’as montré mon ennemi
Et qu’ainsi tu m’as donné la force de le combattre”

Tu sauras enfin, qu’ayant dit, elle se signa, et qu’aussitôt le dragon creva comme le font les bulles de savon qui amusent les enfants et plongent dans la perplexité les apprentis physiciens.

Publication en ligne : 31 décembre 2008
Première publication : novembre 1993 / catalogue d’exposition

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