BRIBES EN LIGNE
la légende fleurie est d’un bout à sous l’occupation les petites fleurs des les amants se   six formes de la ses mains aussi étaient       il un verre de vin pour tacher li emperere par sa grant l’évidence au seuil de l’atelier il y a tant de saints sur pour michèle gazier 1         &n un tunnel sans fin et, à abstraction voir figuration c’est pour moi le premier     surgi dorothée vint au monde pour jean marie approche d’une antoine simon 15 À max charvolen et prenez vos casseroles et       un janvier 2002 .traverse troisième essai       longte       marche et il fallait aller debout le vieux qui ouverture d’une 1 la confusion des pierre ciel vous êtes antoine simon 24 5) triptyque marocain tout le problème tant pis pour eux. beaucoup de merveilles   tout est toujours en dans les écroulements       ( pour michèle gazier 1)     dans la ruela       b&acir antoine simon 9 deuxième l’une des dernières à propos des grands inoubliables, les       "       cerisi rien n’est et il parlait ainsi dans la ils s’étaient pour raphaël certains prétendent encore une citation“tu morz est rollant, deus en ad       "       le dentelle : il avait       arauca mult est vassal carles de pluies et bruines, c’est le grand       sur le dont les secrets… à quoi le géographe sait tout  les premières madame porte à j’aime chez pierre les premières cliquetis obscène des réponse de michel l’erbe del camp, ki la langue est intarissable ouverture de l’espace c’est parfois un pays la pureté de la survie. nul antoine simon 33 douze (se fait terre se et que dire de la grâce l’homme est toutes ces pages de nos       apr&eg rm : d’accord sur accorde ton désir à ta       au antoine simon 23 madame est une       et deuxième approche de    regardant dernier vers aoi   1) cette buttati ! guarda&nbs pas même la bouche pleine de bulles dernier vers aoi le tissu d’acier  “la signification vous avez antoine simon 18 "ah ! mon doux pays, il existe deux saints portant si j’avais de son station 1 : judas trois tentatives desesperees les routes de ce pays sont j’ai perdu mon folie de josuétout est derniers  il est des objets sur edmond, sa grande rêve, cauchemar, on cheval "le renard connaît toulon, samedi 9       sur "et bien, voilà..." dit sa langue se cabre devant le je suis bien dans À peine jetés dans le       sur  tu ne renonceras pas. quelque temps plus tard, de laure et pétrarque comme       la pie autre citation deux ajouts ces derniers dieu faisait silence, mais       ...mai       &agrav histoire de signes . dernier vers doel i avrat, le bulletin de "bribes monde imaginal,       m&eacu comme ce mur blanc pour yves et pierre poher et       juin charogne sur le seuilce qui temps où le sang se la vie est dans la vie. se j’ai relu daniel biga, vedo la luna vedo le a grant dulur tendrai puis lorsqu’on connaît une comme une suite de comment entrer dans une montagnesde langues de plomba la il est le jongleur de lui       dans fragilité humaine. cinquième essai tout madame est une torche. elle bernard dejonghe... depuis moi cocon moi momie fuseau dernier vers aoi la mastication des d’ eurydice ou bien de petit matin frais. je te et tout avait envoi du bulletin de bribes bientôt, aucune amarre zacinto dove giacque il mio antoine simon 17 pas sur coussin d’air mais ainsi fut pétrarque dans c’est ici, me elle disposait d’une immense est le théâtre et f les marques de la mort sur entr’els nen at ne pui spectacle de josué dit  la lancinante Être tout entier la flamme pour m.b. quand je me heurte "nice, nouvel éloge de la       voyage   (dans le f qu’il vienne, le feu paroles de chamantu   je ne comprends plus     son       allong les parents, l’ultime dernier vers aoi "je me tais. pour taire.       sur    il f dans le sourd chatoiement pas facile d’ajuster le libre de lever la tête macles et roulis photo j’ai en réserve elle ose à peine l’appel tonitruant du la prédication faite sous la pression des carles li reis en ad prise sa la poésie, à la temps de bitume en fusion sur       droite ne faut-il pas vivre comme       force seul dans la rue je ris la antoine simon 22       embarq de pa(i)smeisuns en est venuz il faut laisser venir madame    au balcon franchement, pensait le chef, il y a des objets qui ont la toi, mésange à       je me tu le sais bien. luc ne pour jean gautheronle cosmos je t’enfourche ma aux barrières des octrois pour mes enfants laure et       " m1       paysage de ta tombe  et quand il voit s’ouvrir, quai des chargeurs de quatrième essai de sculpter l’air :       pass&e le 15 mai, à passet li jurz, si turnet a   iv    vers bien sûr, il y eut f le feu m’a       le       rampan sables mes parolesvous  référencem même si   un vendredi j’oublie souvent et recleimet deu mult  de même que les à ce chaque automne les f j’ai voulu me pencher démodocos... Ça a bien un de tantes herbes el pre mougins. décembre   pour théa et ses effleurer le ciel du bout des       les seins isabelle boizard 2005 les avenues de ce pays une autre approche de je découvre avant toi nous lirons deux extraits de  hors du corps pas       quinze l’heure de la dernier vers aoi attendre. mot terrible. autre citation"voui nous avancions en bas de le coquillage contre un jour nous avons des quatre archanges que       en dans le respect du cahier des     après À l’occasion de       entre antoine simon 10   maille 1 :que (josué avait douce est la terre aux yeux marcel alocco a v.- les amicales aventures du       en cinq madame aux yeux antoine simon 30       banlie une errance de dans le monde de cette       descen   jn 2,1-12 :       pourqu etait-ce le souvenir       en un ki mult est las, il se dort un titre : il infuse sa       ma li emperere s’est l’impossible j’arrivais dans les pour andré villers 1) nos voix bel équilibre et sa que reste-t-il de la de toutes les comme un préliminaire la chercher une sorte de ajout de fichiers sons dans     sur la pente dans le pays dont je vous un trait gris sur la et c’était dans       alla générations on croit souvent que le but ...et poème pour   j’ai souvent     un mois sans tout mon petit univers en il ne sait rien qui ne va mille fardeaux, mille et combien pour le prochain basilic, (la madame a des odeurs sauvages tendresse du mondesi peu de références : xavier       dans guetter cette chose vous deux, c’est joie et pour angelo       entre onzième je ne sais pas si f le feu est venu,ardeur des s’égarer on dans ce pays ma mère n’ayant pas pour michèle aueret paien sunt morz, alquant avec marc, nous avons tout est possible pour qui ce qui importe pour il ne reste plus que le Ç’avait été la cher bernard       reine ce qui aide à pénétrer le ici, les choses les plus  dans toutes les rues cet article est paru les enseignants : et nous n’avons rien les grands macles et roulis photo 7       " je meurs de soif i en voyant la masse aux j’ai ajouté le ciel de ce pays est tout « voici  née à 1.- les rêves de dernier vers aoi       le mais jamais on ne   adagio   je il en est des meurtrières.       ce ( ce texte a le grand combat : ecrire les couleurs du monde « e ! malvais   pour olivier de mes deux mains introibo ad altare       quand    si tout au long des quatre archanges que nécrologie       jardin  la toile couvre les       enfant à bernadette on dit qu’agathe troisième essai et le pendu pour mon épouse nicole pas de pluie pour venir la tentation du survol, à il existe au moins deux la parol

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Des quatre archanges que nomment les écritures, Ouriel est le plus secret et seul le Midrash le cite, Raphaël le plus controversé, Michel le plus combatif et Gabriel le plus tendre et peut-être le plus élevé. C’est lui que Dieu envoya annoncer à Marie la naissance de J.-C. Or Marie ne fut point troublée par l’apparition de Gabriel qui pourtant était d’une beauté lumineuse et d’un maintien plein de force retenue et qui suggérait la danse des nuages même quand il se tenait immobile ; Marie ne fut pas non plus surprise par le fait que Gabriel lui annonçait que l’enfant à naître monterait sur le trône de David ; Marie ne fut surprise que de la perspective d’enfanter alors qu’elle n’avait pas de relations avec le sexe de l’homme.
Cette scène est très illustre et je veux te la raconter à la place qui est la sienne. Ecoute ici comment Gabriel vint en aide à Daniel pour une vision qu’il avait eue. Daniel était un noble personnage de la cour de Babylone où il était surnommé Belthsassar ou Baltassar, et où il servit les Chaldéens Nabuchodonosor et Belshassar, puis le Perse Cyrus quand celui-ci eut défait l’empire de Babylone. Sa sagesse et sa foi avaient fait grandir en lui le pouvoir de susciter et d’interpréter les songes et les visions. C’est ainsi qu’il vit un jour un bélier aux deux cornes inégales défendre et étendre son territoire devant un torrent. Mais un bouc pourvu d’une corne entre les deux yeux affronta le bélier et lui brisa les cornes. Le bouc à son tour étendit sa puissance jusqu’à ce que sa corne se brise et qu’en surgissent quatre à la place ; alors l’une d’elles se mit à croître jusqu’au ciel.
Daniel se trouvait alors dans la ville élamite de Suse où le roi résidait en hiver ; et ses pas l’avaient porté au bord de l’Ulaï qui traverse la ville. Il aimait marcher moins pour le plaisir qu’il en éprouvait dans ses membres que parce que la marche activait en lui des combinaisons inattendues d’images et de mots : tout en suivant son chemin, il recevait le don de tous les objets et les êtres qu’il croisait, là où ses jambes le portaient et où son regard se posait, et dans son coeur et son âme leurs croisements construisaient un réseau serré où venaient se prendre les palpitations du monde. Daniel avait vu le bélier comme il avait vu le bouc ; il avait accueilli aussi les images de leurs parades guerrières, et leurs grands mouvements de tête vers tous les points de l’horizon ; il avait pris plaisir à les voir baisser la tête pour présenter leurs cornes en avant, et bondir avec une brusque agilité comme si soudain toute leur énergie s’était portée sur leurs pattes arrière ; il savait reconnaître à ses cornes l’âge et la vigueur du bétail, certains éléments de son passé et de son caractère. Or, tandis que son corps cheminait, son esprit considérait ce qu’il savait du monde. Et Daniel avait vu le Mède comme il avait vu le Perse, et leurs parades guerrières et leurs grands mouvements vers tous les points de l’horizon ; il avait mesuré leur puissance et savait reconnaître les marques de leur vigueur comme celles de leurs faiblesses ; et il savait enfin que les forces finissent par s’excéder d’elles-mêmes, comme les faiblesses trouvent en elles-mêmes les raisons de l’affermissement. C’est cet écheveau mêlé au mouvement de ses pas qui chargeait la vision de Daniel, et qu’il cherchait à démêler.
Et comme il était pensif, n’entendant plus que des cris d’oiseaux et des souffles de vent, il lui apparut que Gabriel tirait pour lui les fibres du réel et il en fut d’abord effrayé...

Force de Dieu ! dit Daniel en s’adressant à l’ange qui dévidait les fils de son coeur, tout n’est donc que guerre et destruction !

Mais l’ange entreprit de fortifier son coeur

Entends, Daniel, plus forte que la puissance est la justice
toute puissance a sa limite dans la puissance
toute injustice dans l’injustice
il n’est pas dans ce monde de puissant qui ne sera abattu
Aucun pouvoir n’a le pouvoir de se survivre
et les persécuteurs périront, broyés par la main de Dieu.
Mais jusqu’à ce jour
Garde en toi-même , dans le silence de ton coeur,
l’espoir des justes et des humbles

La vigueur nouvelle que lui communiquait Gabriel submergea Daniel comme un trop-plein de savoir, de plaisir ou de joie. Il s’écroula sur le sol et ne put, de plusieurs jours, reprendre son service auprès du roi. Il garda, comme l’ange le lui avait demandé, la vision secrète dans le silence de son coeur, et s’il en avait saisi l’importance, il continuait à s’interroger sur ce qu’elle signifiait.

Publication en ligne : 31 décembre 2008
Première publication : novembre 1993 / catalogue d’exposition

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