BRIBES EN LIGNE
le tissu d’acier ma voix n’est plus que et il fallait aller debout 1 2  en cet anniversaire, ce qui antoine simon 7 dernier vers aoi (de)lecta lucta     si vous souhaitez attendre. mot terrible.       assis les cuivres de la symphonie  l’exposition        fleur issent de mer, venent as je ne sais pas si nous serons toujours ces il y a tant de saints sur derniers textes mis en encore une citation “tu pour accéder au vingtième le recueil de textes 1. il se trouve que je suis 1 2  il faut laisser venir madame      & morz est rollant, deus en ad         cher.e.s ami.e.s vous pouvez moisissures mousses lichens   marcel agnus dei qui tollis peccata la communication est la toile ou, du moins, la beatrice machet le   maille 1 : que n’ayant pas f le feu s’est le proche et le lointain       m’ j’ai donné, au mois le 26 août 1887, depuis abu zayd me déplait. pas pour       je suis la cité de la musique mieux valait découper station 3 encore il parle assise par accroc au bord de 1) notre-dame au mur violet fontelucco, 6 juillet 2000 1 2 en   voici donc la 1 2  lorsque martine orsoni pour marcel li quens oger cuardise jamais je n’aurais le lourd travail des meules  pour le dernier jour (vois-tu, sancho, je suis   j’ai souvent antoine simon 21 les textes mis en ligne dans ce pays ma mère chercher une sorte de d’un bout à tout à fleur d’eaula danse franchement, pensait le chef,       gentil       un des conserves ! à la bonne     rien autre citation "voui pour ma traversé le lieu-dit de attelage ii est une œuvre (dans mon ventre pousse une outre la poursuite de la mise     chambre f le feu s’est tout est prêt en moi pour le passé n’est       voyage tout est possible pour qui apaches : mais jamais on ne   je ne comprends plus on dit qu’agathe dernier vers aoi je sais bien ce qu’il la route de la soie, à pied, l’eau froide de l’anse       parfois suite de les parents, l’ultime une fois entré dans la madame aux rumeurs       marche l’homme est       quand       le je sais, un monde se pour maxime godard 1 haute     m2               sur le il n’y a pas de plus antoine simon 3     au couchant il avait accepté il y a deux villes à tromper le néant 1 2        sur       les  avec « a la bribes en ligne a    7 artistes et 1 la vie est ce bruissement du fond des cours et des       apr&egra la littérature de     du faucon quand vous serez tout antoine simon 27 tout en travaillant sur les quand on arrive de new-york juste un f toutes mes autre citation       aux       cette a supposer que ce monde       & dans le pays dont je vous       pav&eacu  le grand brassage des le thème a propos de quatre oeuvres de       le 1 2  « je suis un « je me tais.  référencem       tourneso antoine simon 15 l’illusion d’une l’impression la plus       coude antoine simon 12 pour andré tout le problème c’est pour moi le premier pour robert     le je suis bien dans       ruelle de toutes les ce paysage que tu contemplais pourquoi yves klein a-t-il       l’       l’       objectif       dans dernier vers aoi il en est des noms comme du dans ce périlleux       je fais bribes dans le nid de dans le monde de cette toutes sortes de papiers, sur macles et roulis photo 1 effleurer le ciel du bout des j’ai donc    de femme liseuse bruno mendonça le 26 août 1887, depuis  le livre, avec la vie humble chez les       retourn&  ce mois ci : sub la deuxième édition du  monde rassemblé a-t-il dernier vers doel i avrat, le coquillage contre intendo carthage, fille de 1 au retour au moment       ma toutefois je m’estimais siglent a fort e nagent e présentation du si vous entendez le lac 1 2       pass&eac le travail de bernard dernier vers aoi    si tout au long     son    seule au des voix percent, racontent       la rafale allons fouiller ce triangle clquez sur et te voici humanité chaque automne les grande lune pourpre dont les on peut croire que martine     nous avions 0- souviens-toi. sa les petites fleurs des j’oublie souvent et j’ai longtemps buttati ! guarda        enfant madame a des odeurs sauvages       six       longtemp       allong&e       l’ peinture de rimes. le texte d’un côté       devant 1- ai-je reçu une vous dites : "un   nous sommes coupé en deux quand ici. les oiseaux y ont fait il y a dans ce pays des voies approche d’une today i eat my le temps passe dans la 1 2 3 poussées par les vagues c’est vrai les plus terribles la terre nous arbre épanoui au ciel entr’els nen at ne pui antoine simon 26 macles et roulis photo 7       le vent normalement, la rubrique ce poème est tiré du « tu sais ce que       qui quatrième essai de (ma gorge est une cet article est paru il n’était qu’un       & saluer d’abord les plus       deux       dans journée de le flot pâle des maisons pour raphaël dans le respect du cahier des etudiant à macles et roulis photo 6 il existe au moins deux « e ! malvais madame dans l’ombre des mi viene in mentemi tu le sais et je le vois       va ton nice, le 8 octobre       ce Ç’avait été la pour andré villers 1) c’est extrêmement vous deux, c’est joie et le numéro exceptionnel de     " des quatre archanges que il n’est pire enfer que       je portrait. 1255 : non, björg, s’il hans freibach : au commencement était c’est parfois un pays pour jean marie pas sur coussin d’air mais   pour olivier le ciel est clair au travers dire que le livre est une immense est le théâtre et       le long       dans le ouverture d’une  dans le livre, le le lent déferlement cliquetis obscène des libre de lever la tête  marcel migozzi vient de dernier vers que mort recleimet deu mult       à giovanni rubino dit et si tu dois apprendre à       en un   « moi, lancinant ô lancinant     sur la pente max charvolen, martin miguel et ces il y a des objets qui ont la       fourr&ea 1 2  les grands « h&eacut alocco en patchworck © 1 2  l’éclair me dure, dentelle : il avait premier vers aoi dernier sites de mes       à madame est une vos estes proz e vostre     depuis on cheval       dans la marché ou souk ou     longtemps sur de pa(i)smeisuns en est venuz  pour jean le je déambule et suis rêves de josué, f les feux m’ont sous l’occupation antoine simon 31  je signerai mon   la baie des anges   anatomie du m et       é le géographe sait tout il arriva que la prédication faite pour martin comme ce mur blanc la musique est le parfum de du bibelot au babil encore (ô fleur de courge... rimbaud a donc       apr&egra pas facile d’ajuster le histoire de signes .  dernier salut au intendo... intendo ! carissimo ulisse, torna a nous dirons donc il en est des meurtrières. si elle est belle ? je bribes en ligne a le glacis de la mort       avant je suis au programme des actions mon cher pétrarque, sixième fragilité humaine. antoine simon 14 quelque temps plus tard, de dans les horizons de boue, de m1       que reste-t-il de la chers élèves du collège   pour le prochain rafale n° 3 des       sur       au (la numérotation des       sur les pour jean-marie simon et sa         &n l’appel tonitruant du madame est une torche. elle prenez vos casseroles et pour jean-louis cantin 1.- pour mireille et philippe a la libération, les f le feu est venu, ardeur des quai des chargeurs de pour m.b. quand je me heurte il était question non   au milieu de première la parol

Accueil > Les rossignols du crocheteur > Les textes publiés > Approches littéraires > Martine Orsoni

On dit qu’Agathe signifie sainte de dieu. Les trois dernières lettres de ce nom viendraient de θεοσ, qui veut dire “Dieu”, et Aga de Αγαοσ, qui signifie “saint” et que l’on retrouve dans un mot comme “hagiographie”. On prétend même parfois que dans Agathe, le A est le vieux préfixe privatif, α, qui veut dire “sans”, le “ga” vient de γη, dont le sens est “terre” et que l’on retrouve dans “Georges”, et qu’ainsi Agathe peut vouloir dire “qui est sans terre de Dieu” ou “Dieu sans terre” ou même “terre sans Dieu”. Tu trouveras tout cela et d’autres merveilles semblables dans La Légende Dorée. La Légende Minérale veut évidemment qu’Agathe soit pierre précieuse. Mais nous savons, toi et moi, qu’Agathe est une bonne et brave fleur aux reflets changeants sur des profondeurs vertes, très durement refermée sur elle-même et très secrète et qui ne dévoile son parfum que lorsqu’on la froisse doucement entre les doigts.
Tous les malheurs terrestres d’Agathe et sa gloire dans le ciel viennent de ce qu’on voulut qu’elle perdît sa virginité, ce qu’elle ne voulait pas ; or elle était très belle et il émanait d’elle un parfum qui mêlait lavande et romarin, et son souffle sentait la menthe douce avec un arrière goût de miel à peine poivré ; sa sueur soulevait des rumeurs d’algues mariées à une légère brise de sauge ; son corps avait cette parfaite légèreté que connaissent les fleurs quand elles se tiennent dans l’équilibre fragile entre une croissance qui s’achève et une maturité qui s’annonce, encore ferme et à peine acidulé, et si secrètement tenu que sa peau avait gardé les reflets du lait au moment précis de la traite quand il sort tiède, pénétrant et musical, du pis.
Agathe était belle et elle portait au visage cette sorte de clarté qui retient les regards des hommes qui mûrissent quand ils la confondent avec la hardiesse et la curiosité, et que, plus profondément, ils y reconnaissent la présence de cette vie dont ils commencent à sentir qu’elle les quitte. Cette beauté d’Agathe fut cause que le Consul de Sicile s’éprit d’elle et qu’avec toute la violence que donne l’impuissance quand elle peut s’asseoir sur le pouvoir, il poursuivit Agathe pour qu’elle se soumît à lui. Comment comprendre que, dans sa colère d’être éconduit, il lui fît tordre les mamelles et ordonna, après qu’on les lui eut longtemps tenaillées, qu’on les lui arrachât.
Face au grand mystère de l’archarnement d’un consul sur les mamelles d’une toute jeune fille, personne ne pourrait mieux qu’Agathe nous guider au sein de la vérité ; voici en effet ce qu’elle dit au consul alors qu’il la martyrisait : “Impie, cruel et affreux tyran, n’as-tu pas honte de mutiler dans une femme ce que toi-même tu as sucé dans ta mère !”
Car si le mystère de Marie Madeleine réside dans l’avilissement et la rédemption du sexe, celui d’Agathe est tout entier dans la torture et la révélation des mamelles, car lorsque le Consul Quintien la vit toute dépouillée, son regard ne fut attiré ni par la croupe qu’elle avait pourtant ferme et haute, ni par la hanche, ni par la source à peine ombrée d’un troublant duvet, mais par les mamelons dressés sur des aréoles fraîches qui ornaient comme deux petits bourgeons de roses posés sur une ombre à peine plus pâle, et par les blanches, douces, humbles et bien rondes mamelles.
A la vue de cette promesse d’éclosion, une grande émotion se fit dans le coeur de Quintien où, sans doute, le diable eut sa part : il voulut ardemment y porter et les mains et les lèvres, y poser sa joue chaude, y promener sa langue humide, en saisir par les narines la fraîche douceur et replonger ainsi au coeur de son enfance comme retrouvant éternellement une matrice éternellement jeune.
Les touchant et les suçant, il se fût gardé de les arracher, car les arrachant, il eût perdu le plaisir et la joie de les sucer ; il les eût sans doute mordillées, doublant le plaisir de la succion de celui de la morsure, les suçant en fait tout en rêvant de les arracher et de pouvoir sans trêve poursuivre son rêve sans en perdre la cause, et de diaboliquement s’en repaître en reconnaissant dans son palais le goût fondant de la chair de veau élevé sous la mère et cuit doucement dans le lait sur un lit de braises mourant.
C’est d’être si près de tant de douceur et de se la voir si brutalement et irrémédiablement interdite, que la rage le prit, et, puisqu’il ne pouvait en goûter la vie par les lèvres, il y fit porter la mort par le fer. Ainsi c’est justement de ne pouvoir sucer les mamelles d’Agathe comme il l’avait fait dans sa mère que Quintien donna l’ordre de les mutiler, les pincer et les tordre en les tenaillant et de les arracher.
Le diable, alors, sortant de lui, se précipita sur les mamelles de la vierge toutes en lambeaux et baignées de sang et en fit un grand festin, y mordant à pleines dents, les bâfrant, dans de grands bruits de mastication et de déglutition auxquels il mêlait de profonds soupirs de satisfaction, avec de profonds rots de réplétion qui empuentirent en un moment la pièce d’une insoutenable odeur de soufre, si bien que le Consul, pourtant très fasciné de voir cette apparition mener jusqu’au bout sa propre rage, dut, en grande hâte quitter les lieux.
Agathe seule semblait étrangère à la scène, priant N.S.J.-C. et le louant pour ce que la peine qu’elle connaissait dans les mamelles de son corps faisait la joie des mamelles de son âme.
Quand elle eut rejoint sa prison, Saint Pierre vint nuitamment la visiter et, au nom de J.-C., lui rendit sur sa poitrine des mamelles toutes neuves et saines et aussi belles et rondes que si mille tenailles ne les avaient torturées et arrachées. Ce dont elle put ensuite narguer le tyran. La vie terrestre d’Agathe prit fin, alors que l’Etna entrait en fureur, après que la vierge eut fait à N.S.J.-C la prière ardente de la rappeler à lui.

Publication en ligne : 31 décembre 2008
Première publication : novembre 1993 / catalogue d’exposition

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP