BRIBES EN LIGNE
pour frédéric il faut aller voir       je tout mon petit univers en pure forme, belle muette,       dans       " a toi le don des cris qui   marcel macles et roulis photo 3       le       voyage zacinto dove giacque il mio     " 1. il se trouve que je suis le galop du poème me       la       sur ma voix n’est plus que pour yves et pierre poher et j’ai ajouté tu le saiset je le vois vous n’avez pour jean marie vous êtes toi, mésange à       va cet univers sans il en est des meurtrières. (en regardant un dessin de c’est une sorte de       six  hier, 17       une  les trois ensembles ce qui fascine chez si j’avais de son peinture de rimes. le texte au seuil de l’atelier macles et roulis photo voici l’une de nos plus à sylvie j’écoute vos cet article est paru dernier vers aoi     vers le soir antoine simon 32 ce paysage que tu contemplais outre la poursuite de la mise       ce des voiles de longs cheveux pas facile d’ajuster le pour michèle gazier 1 jusqu’à il y a il semble possible voile de nuità la       &agrav    de femme liseuse dans ce pays ma mère des quatre archanges que f les rêves de dernier vers que mort de profondes glaouis fin première lancinant ô lancinant de proche en proche tous il ne s’agit pas de religion de josué il attelage ii est une œuvre       sur       en dernier vers aoi chaque automne les « voici lorsqu’on connaît une madame est une       nuage une fois entré dans la antoine simon 18 deux mille ans nous       neige et combien sors de mon territoire. fais c’est le grand  tous ces chardonnerets       &agrav pour mireille et philippe   je ne comprends plus f le feu s’est  la lancinante maintenant il connaît le bribes en ligne a quelques textes mais jamais on ne les éditions de la passe du       montag 0 false 21 18       entre vedo la luna vedo le mais non, mais non, tu ma mémoire ne peut me  le "musée apaches : pour michèle gazier 1) vos estes proz e vostre paroles de chamantu  improbable visage pendu a la fin il ne resta que martin miguel art et la fraîcheur et la  tu vois im font chier 1 la confusion des (josué avait lentement       sur j’aime chez pierre là, c’est le sable et dix l’espace ouvert au exacerbé d’air mouans sartoux. traverse de pour jean-marie simon et sa pour mes enfants laure et la rencontre d’une quand c’est le vent qui la mort d’un oiseau. "l’art est-il al matin, quant primes pert réponse de michel       grimpa etait-ce le souvenir mougins. décembre qu’est-ce qui est en pour alain borer le 26 granz fut li colps, li dux en il avait accepté       je me ce jour-là il lui clers est li jurz et li et si au premier jour il madame chrysalide fileuse     [1]  de pareïs li seit la la chaude caresse de écrirecomme on se     du faucon le corps encaisse comme il tu le sais bien. luc ne li emperere s’est j’ai relu daniel biga, je t’enlace gargouille (de)lecta lucta   temps de cendre de deuil de       pourqu le "patriote", un tunnel sans fin et, à pour jacqueline moretti,       la les avenues de ce pays c’est la peur qui fait granz est li calz, si se     pluie du et te voici humanité etudiant à s’égarer on able comme capable de donner le glacis de la mort l’impression la plus l’attente, le fruit a christiane elle réalise des dernier vers aoi   la baie des anges moi cocon moi momie fuseau       sur le iv.- du livre d’artiste nice, le 18 novembre 2004 j’oublie souvent et       l̵       deux temps de bitume en fusion sur heureuse ruine, pensait la nuit       a la libération, les frères et antoine simon 26 deuxième suite ] heureux l’homme dans les horizons de boue, de 1-nous sommes dehors. dernier vers aoi macles et roulis photo 6 cinquième essai tout d’ eurydice ou bien de a dix sept ans, je ne savais       descen dentelle : il avait j’ai perdu mon le géographe sait tout       sur madame, on ne la voit jamais quant carles oït la pas même madame est la reine des et que dire de la grâce     surgi   pour adèle et "pour tes       m̵ “dans le dessin v.- les amicales aventures du bien sûrla sequence 6   le     ton un trait gris sur la n’ayant pas dieu faisait silence, mais je déambule et suis quelque chose rm : d’accord sur libre de lever la tête       au dans les écroulements       quinze « 8° de le pendu recleimet deu mult edmond, sa grande vous deux, c’est joie et   un j’ai travaillé quand les eaux et les terres   encore une       apr&eg dernier vers aoi très malheureux... normal 0 21 false fal       bien le recueil de textes       deux cinq madame aux yeux la prédication faite ma voix n’est plus que quai des chargeurs de     m2 &nbs à propos des grands  les éditions de mes pensées restent il y a des objets qui ont la mm oui, ce qui est troublant dans le patriote du 16 mars dernier vers aoi       allong ainsi fut pétrarque dans bruno mendonça temps où le sang se corps nomades bouches il existe au moins deux       pav&ea 1254 : naissance de les dieux s’effacent ne pas négocier ne    au balcon onzième percey priest lakesur les les premières       bonhe       la    7 artistes et 1       &agrav dans la caverne primordiale dans ce périlleux effleurer le ciel du bout des accorde ton désir à ta  on peut passer une vie ecrire sur journée de       "  l’écriture le franchissement des guetter cette chose le travail de bernard le bulletin de "bribes il ne reste plus que le       la tout est possible pour qui raphaël dans les rêves de la pour martin abu zayd me déplait. pas thème principal : avant propos la peinture est ecrire les couleurs du monde j’ai en réserve       le       sabots deuxième essai le onze sous les cercles f le feu m’a souvent je ne sais rien de       le     le cygne sur     cet arbre que soudain un blanc fauche le le vieux qui accoucher baragouiner       une dernier vers aoi violette cachéeton       la histoire de signes . j’ai longtemps voici le texte qui ouvre dernier vers aoi     &nbs si elle est belle ? je je reviens sur des cet article est paru dans le le 26 août 1887, depuis       &agrav f j’ai voulu me pencher dernier vers aoi   (à deuxième apparition les enseignants : dans le monde de cette d’un bout à antoine simon 31 un temps hors du à la bonne       les     faisant la c’est un peu comme si, antoine simon 25 li quens oger cuardise       la pluies et bruines, a propos de quatre oeuvres de       que madame a des odeurs sauvages dessiner les choses banales       arauca 10 vers la laisse ccxxxii  au travers de toi je lorsque martine orsoni pour le prochain basilic, (la nous dirons donc (ma gorge est une ils s’étaient dernier vers aoi    nous suite de le soleil n’est pas ce qui fait tableau : ce       devant constellations et   tout est toujours en 1 au retour au moment ici. les oiseaux y ont fait   3   

les immense est le théâtre et antoine simon 5 une errance de       vu tandis que dans la grande       embarq       fleur autre petite voix je ne peins pas avec quoi, la communication est a l’aube des apaches,  un livre écrit « pouvez-vous       bonheu       longte première rupture : le chaque jour est un appel, une et ma foi, f tous les feux se sont f les marques de la mort sur  ce mois ci : sub portrait. 1255 : traquer       au dernier vers doel i avrat, sixième carissimo ulisse,torna a i.- avaler l’art par la parol

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On dit qu’Agathe signifie sainte de dieu. Les trois dernières lettres de ce nom viendraient de θεοσ, qui veut dire “Dieu”, et Aga de Αγαοσ, qui signifie “saint” et que l’on retrouve dans un mot comme “hagiographie”. On prétend même parfois que dans Agathe, le A est le vieux préfixe privatif, α, qui veut dire “sans”, le “ga” vient de γη, dont le sens est “terre” et que l’on retrouve dans “Georges”, et qu’ainsi Agathe peut vouloir dire “qui est sans terre de Dieu” ou “Dieu sans terre” ou même “terre sans Dieu”. Tu trouveras tout cela et d’autres merveilles semblables dans La Légende Dorée. La Légende Minérale veut évidemment qu’Agathe soit pierre précieuse. Mais nous savons, toi et moi, qu’Agathe est une bonne et brave fleur aux reflets changeants sur des profondeurs vertes, très durement refermée sur elle-même et très secrète et qui ne dévoile son parfum que lorsqu’on la froisse doucement entre les doigts.
Tous les malheurs terrestres d’Agathe et sa gloire dans le ciel viennent de ce qu’on voulut qu’elle perdît sa virginité, ce qu’elle ne voulait pas ; or elle était très belle et il émanait d’elle un parfum qui mêlait lavande et romarin, et son souffle sentait la menthe douce avec un arrière goût de miel à peine poivré ; sa sueur soulevait des rumeurs d’algues mariées à une légère brise de sauge ; son corps avait cette parfaite légèreté que connaissent les fleurs quand elles se tiennent dans l’équilibre fragile entre une croissance qui s’achève et une maturité qui s’annonce, encore ferme et à peine acidulé, et si secrètement tenu que sa peau avait gardé les reflets du lait au moment précis de la traite quand il sort tiède, pénétrant et musical, du pis.
Agathe était belle et elle portait au visage cette sorte de clarté qui retient les regards des hommes qui mûrissent quand ils la confondent avec la hardiesse et la curiosité, et que, plus profondément, ils y reconnaissent la présence de cette vie dont ils commencent à sentir qu’elle les quitte. Cette beauté d’Agathe fut cause que le Consul de Sicile s’éprit d’elle et qu’avec toute la violence que donne l’impuissance quand elle peut s’asseoir sur le pouvoir, il poursuivit Agathe pour qu’elle se soumît à lui. Comment comprendre que, dans sa colère d’être éconduit, il lui fît tordre les mamelles et ordonna, après qu’on les lui eut longtemps tenaillées, qu’on les lui arrachât.
Face au grand mystère de l’archarnement d’un consul sur les mamelles d’une toute jeune fille, personne ne pourrait mieux qu’Agathe nous guider au sein de la vérité ; voici en effet ce qu’elle dit au consul alors qu’il la martyrisait : “Impie, cruel et affreux tyran, n’as-tu pas honte de mutiler dans une femme ce que toi-même tu as sucé dans ta mère !”
Car si le mystère de Marie Madeleine réside dans l’avilissement et la rédemption du sexe, celui d’Agathe est tout entier dans la torture et la révélation des mamelles, car lorsque le Consul Quintien la vit toute dépouillée, son regard ne fut attiré ni par la croupe qu’elle avait pourtant ferme et haute, ni par la hanche, ni par la source à peine ombrée d’un troublant duvet, mais par les mamelons dressés sur des aréoles fraîches qui ornaient comme deux petits bourgeons de roses posés sur une ombre à peine plus pâle, et par les blanches, douces, humbles et bien rondes mamelles.
A la vue de cette promesse d’éclosion, une grande émotion se fit dans le coeur de Quintien où, sans doute, le diable eut sa part : il voulut ardemment y porter et les mains et les lèvres, y poser sa joue chaude, y promener sa langue humide, en saisir par les narines la fraîche douceur et replonger ainsi au coeur de son enfance comme retrouvant éternellement une matrice éternellement jeune.
Les touchant et les suçant, il se fût gardé de les arracher, car les arrachant, il eût perdu le plaisir et la joie de les sucer ; il les eût sans doute mordillées, doublant le plaisir de la succion de celui de la morsure, les suçant en fait tout en rêvant de les arracher et de pouvoir sans trêve poursuivre son rêve sans en perdre la cause, et de diaboliquement s’en repaître en reconnaissant dans son palais le goût fondant de la chair de veau élevé sous la mère et cuit doucement dans le lait sur un lit de braises mourant.
C’est d’être si près de tant de douceur et de se la voir si brutalement et irrémédiablement interdite, que la rage le prit, et, puisqu’il ne pouvait en goûter la vie par les lèvres, il y fit porter la mort par le fer. Ainsi c’est justement de ne pouvoir sucer les mamelles d’Agathe comme il l’avait fait dans sa mère que Quintien donna l’ordre de les mutiler, les pincer et les tordre en les tenaillant et de les arracher.
Le diable, alors, sortant de lui, se précipita sur les mamelles de la vierge toutes en lambeaux et baignées de sang et en fit un grand festin, y mordant à pleines dents, les bâfrant, dans de grands bruits de mastication et de déglutition auxquels il mêlait de profonds soupirs de satisfaction, avec de profonds rots de réplétion qui empuentirent en un moment la pièce d’une insoutenable odeur de soufre, si bien que le Consul, pourtant très fasciné de voir cette apparition mener jusqu’au bout sa propre rage, dut, en grande hâte quitter les lieux.
Agathe seule semblait étrangère à la scène, priant N.S.J.-C. et le louant pour ce que la peine qu’elle connaissait dans les mamelles de son corps faisait la joie des mamelles de son âme.
Quand elle eut rejoint sa prison, Saint Pierre vint nuitamment la visiter et, au nom de J.-C., lui rendit sur sa poitrine des mamelles toutes neuves et saines et aussi belles et rondes que si mille tenailles ne les avaient torturées et arrachées. Ce dont elle put ensuite narguer le tyran. La vie terrestre d’Agathe prit fin, alors que l’Etna entrait en fureur, après que la vierge eut fait à N.S.J.-C la prière ardente de la rappeler à lui.

Publication en ligne : 31 décembre 2008
Première publication : novembre 1993 / catalogue d’exposition

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