BRIBES EN LIGNE
  d’un coté, écrirecomme on se il arriva que       dans  zones gardées de ma voix n’est plus que dans le pays dont je vous un soir à paris au  la toile couvre les errer est notre lot, madame,     m2 &nbs a dix sept ans, je ne savais quelques autres À perte de vue, la houle des dernier vers aoi de sorte que bientôt il y a des objets qui ont la a propos de quatre oeuvres de passent .x. portes, je m’étonne toujours de la il existe deux saints portant       &eacut aucun hasard si se exacerbé d’air       m&eacu c’est la peur qui fait madame est une torche. elle       dans  de même que les pour mes enfants laure et       rampan       " la question du récit une image surgit traverse le pour michèle gazier 1 macles et roulis photo 6 dernier vers aoi     [1]  al matin, quant primes pert poussées par les vagues le glacis de la mort printemps breton, printemps la mort d’un oiseau.       su       je madame déchirée  référencem   3   

les       &agrav dès l’origine de son       le elle ose à peine les installations souvent,  pour jean le j’ai relu daniel biga, la tentation du survol, à tout en travaillant sur les       un on trouvera la captation ce qui fascine chez macles et roulis photo 1 i en voyant la masse aux autre petite voix zacinto dove giacque il mio lorsqu’on connaît une cet univers sans saluer d’abord les plus dernier vers aoi mm si c’est ça creuser,       p&eacu quand c’est le vent qui quando me ne so itu pe laure et pétrarque comme si, il y a longtemps, les dernier vers aoi       allong  née à ils sortent macles et roulis photo       sur les dessins de martine orsoni       qui madame, vous débusquez et voici maintenant quelques deuxième essai le dernier vers aoi le vieux qui première ce paysage que tu contemplais rafale dernier vers aoi       aujour     sur la pente carissimo ulisse,torna a station 4 : judas  paysage de ta tombe  et dans les rêves de la passet li jurz, la noit est références : xavier antoine simon 3       en " je suis un écorché vif. pour robert pour philippe sa langue se cabre devant le (À l’église       banlie le "patriote", vue à la villa tamaris le tissu d’acier antoine simon 24 dans le pain brisé son a christiane il s’appelait     " rien n’est suite du blasphème de au matin du dernier vers aoi dernier vers s’il l’ami michel       mouett       object comment entrer dans une   un les amants se le corps encaisse comme il À max charvolen et martin   maille 1 :que quel étonnant       d&eacu ma voix n’est plus que je t’ai admiré, au rayon des surgelés c’est extrêmement toute trace fait sens. que introibo ad altare     à du fond des cours et des deux ce travail vous est un nouvel espace est ouvert       bonheu “dans le dessin il existe au moins deux mais jamais on ne marie-hélène en introduction à quand vous serez tout il n’est pire enfer que clere est la noit e la langues de plomba la béatrice machet vient de       sur dernier vers aoi   chercher une sorte de sous la pression des monde imaginal,       en un ce 28 février 2002. paroles de chamantu je rêve aux gorges         or     faisant la       fourmi tu le saiset je le vois pour raphaël dernier vers aoi  c’était j’ai parlé dernier vers aoi       " merci à la toile de beaucoup de merveilles pour julius baltazar 1 le     les provisions deuxième apparition de   pour adèle et la terre nous les durand : une troisième essai et non... non... je vous assure, madame, c’est notre les éditions de la passe du chairs à vif paumes ce poème est tiré du       au       " je suis "mais qui lit encore le l’existence n’est ecrire les couleurs du monde je suis celle qui trompe ils avaient si longtemps, si dernier vers aoi attendre. mot terrible. pour maguy giraud et pour andrée       aux je me souviens de  le livre, avec (la numérotation des       un tandis que dans la grande pour le prochain basilic, (la me dernier vers aoi       au mouans sartoux. traverse de carmelo arden quin est une martin miguel il va falloir f le feu est venu,ardeur des   je ne comprends plus rm : d’accord sur   au milieu de pour marcel les plus vieilles pour michèle gazier 1) que d’heures   on n’est raphaËl nous avons affaire à de nos voix rm, le 2/02/2018 j’ai fait le scribe ne retient    il ce jour là, je pouvais petit matin frais. je te       au f le feu s’est     oued coulant cliquetis obscène des       &agrav chaque jour est un appel, une pour jean-marie simon et sa dernier vers aoi pour andré villers 1) le plus insupportable chez autres litanies du saint nom le franchissement des portrait. 1255 : très saintes litanies tous ces charlatans qui       pav&ea l’eau s’infiltre equitable un besoin sonnerait descendre à pigalle, se madame dans l’ombre des       je me il faut aller voir g. duchêne, écriture le       vu dernier vers aoi ici, les choses les plus l’illusion d’une j’ai changé le au labyrinthe des pleursils la terre a souvent tremblé   (dans le des conserves ! iv.- du livre d’artiste toutes sortes de papiers, sur       la mes pensées restent li quens oger cuardise rien n’est plus ardu merci au printemps des temps de bitume en fusion sur cet article est paru dans le pour helmut clers est li jurz et li       le       juin madame, on ne la voit jamais f le feu s’est j’oublie souvent et     hélas, À max charvolen et la danse de  pour le dernier jour de la r.m.a toi le don des cris qui cette machine entre mes j’entends sonner les c’est pour moi le premier apaches : ce qui importe pour sauvage et fuyant comme     pourquoi pour michèle pour andré ] heureux l’homme dans l’effilé de   saint paul trois f le feu m’a  il est des objets sur   anatomie du m et bel équilibre et sa  “... parler une    seule au       jonath dernier vers aoi (vois-tu, sancho, je suis seul dans la rue je ris la sixième j’ai donné, au mois     &nbs le poiseau de parisi mon antoine simon 2       au       longte à propos des grands c’est le grand pour jacky coville guetteurs dernier vers aoi  de la trajectoire de ce ki mult est las, il se dort et je vois dans vos toutefois je m’estimais  les œuvres de f les feux m’ont l’appel tonitruant du in the country dans ce pays ma mère mult ben i fierent franceis e antoine simon 6 d’un côté seins isabelle boizard 2005 le lourd travail des meules       je spectacle de josué dit accoucher baragouiner   voici donc la tous feux éteints. des       dans rossignolet tu la    regardant nous avancions en bas de « 8° de       je       s̵ et  riche de mes       avant les parents, l’ultime certains prétendent c’était une     tout autour       sur la liberté s’imprime à     chambre premier vers aoi dernier       retour pas de pluie pour venir 1 au retour au moment douce est la terre aux yeux leonardo rosa    si tout au long la fraîcheur et la     après mougins. décembre les cuivres de la symphonie rm : nous sommes en cet article est paru carissimo ulisse,torna a     vers le soir       voyage la bouche pure souffrance     longtemps sur   adagio   je un besoin de couper comme de antoine simon 25 la brume. nuages agnus dei qui tollis peccata si c’est ça, rafale etudiant à josué avait un rythme   dits de dans un coin de nice, première rupture : le envoi du bulletin de bribes nous viendrons nous masser un titre : il infuse sa de toutes les toulon, samedi 9 madame chrysalide fileuse   tout est toujours en un verre de vin pour tacher je n’ai pas dit que le lentement, josué f les rêves de deuxième suite       droite la parol

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Beaucoup de merveilles emplissent le ciel et la terre. Tu sauras que l’une des plus grandes, est celle qui, depuis la dispersion de Babel, nous permet de faire germer autour des choses du monde la douce confusion de nos voix multiples. C’est elle qui fait que les arbres fleurissent des mille et mille mots qui les appellent. C’est elle qui entoure la terre du protecteur cocon de nos langues et nous rapproche doucement du ciel. Tu sauras une merveille plus grande encore, car nos langues, de la grâce de leur multiplicité, ont acquis celle de se pouvoir mêler, contaminer, fusionner, et marier ; nos parlers les plus harmonieux naissent ainsi de ces mariages, et on n’entend jamais sans émotion ces langues, que l’on nomme créées ou créoles, que l’on ne comprend pas et qui laissent stupides, et qui pourtant produisent un troublant effet de familiarité. Et jusqu’à l’intérieur de chaque langue, à l’intérieur des mots, se croisent des peuples et des histoires ; ainsi le nom d’Agnès éveille en lui l’écho du parler de deux peuples : du latin où ce nom désigne l’agneau, et du grec, où il veut dire “pur” ou “innocent”, c’est ainsi qu’Agnès portait en elle l’innoncence et la pureté de l’agneau et c’est dans l’innocence et la pureté que, encore agnelle, à peine âgée de 13 ans, elle rendit à dieu l’âme radieuse qu’il lui avait donnée et devint l’épouse et la martyr de J.-C., après qu’Aspasius, au nom du préfet, eut donné l’ordre qu’on lui perçât le coeur d’une épée.
De la vie d’Agnès, tu retiendras que la première souffrance qu’on lui infligea fut qu’on la fit traîner, nue, dans un bordel. Les enfances volées l’invoquent même quand la douleur les a rendues sourdes à elles-mêmes, déchirées et pantelantes, les yeux cillés par l’obstruante présence de chairs mûries et sénescentes, chargées, en leurs replis, de vieilles odeurs, de relents des jouissances mortes, les oreilles étouffées et la bouche noyée par les mots douceureux et les salives aigres, les lèvres et les gorges débordantes des sécrétions étrangères, la moindre parcelle de peau irritée et peu à peu durcie par le stupre.
L’ordre avait été donné par le Préfet, sous les fallacieux prétextes dont les tyrans sont prodigues dès lors qu’il s’agit de persécuter les innocents dont la seule innocence attente à leur pauvre pouvoir. La raison en était que ce préfet avait un fils qui se mourait d’amour pour Agnès mais dont Agnès ne voulait pas parce qu’elle s’était donnée au seul amour de J.-C. Agnès était tirée par les rues, sa nudité d’enfant offerte à tous les regards ; on dit qu’il se fit alors autour d’elle comme une grande muraille d’ombre, soit que les yeux des badauds fussent aveuglés et que l’insoutenable lueur de l’innocence eût nécrosé le fond de leurs rétines, soit qu’un ange la couvrît de son aile de nuit, soit enfin que N.S. eût rendu sa chevelure épaisse et dense au point de la couvrir mieux que le meilleur des vêtements, comme le dit Jacques de Varazze. Il est vraisemblable qu’Agnès dut à sa pureté d’enfant que son corps fut protégé comme il l’était au temps des nudités originelles, que les badauds ne surent la voir parce qu’elle était innocente et que, de la sorte, elle avait suscité autour et au dessus d’elle la présence de l’ange de Dieu. Ainsi protégée elle fut amenée jusqu’à la mère maquerelle qui la considéra d’abord avec une gourmandise sombre d’autant plus grande que la beauté d’Agnès était voilée par ses cheveux. Les filles qui attendaient firent autour d’elle une couronne de lueurs pâles et clignotantes, leurs regards émus et tristes caressaient l’enfant et si elles se réjouissaient de voir la fraîcheur et la beauté d’Agnès illuminer leur clinquant lupanar, elles la plaignaient amèrement dans leur coeur d’avoir à faire si tôt le deuil de soi-même. Agnès, forte du nom de J.-C. et confiante dans son amour, s’était mise à prier en invoquant tous les saints et Marie Madeleine.

Sainte Marie, disait-elle, vous avez connu toutes les souffrances de l’amour et vous avez le plus pleuré quand vous avez rencontré le plus pur d’entre eux. Me voici dans un lieu d’amours perdues et dans l’air flottent à jamais les gémissements des tendres endeuillés et les cris de colère de ceux à qui fut arraché l’amour des autres et d’eux-mêmes, délivrez-moi de ce tourment de déchirure.
Sainte Marie, disait Agnès, délivrez-moi.
Saint Jean, tendre fils, vous avez posé votre front sur l’épaule de N.S. et vous avez senti la chaleur de sa peau et elle vous a envahi, et vos narines, votre palais et votre gorge se sont emplis de l’odeur de son corps, de celle de sa suave sueur, délivrez-moi de ce tourment ; vous avez eu sur votre épaule le front de la sainte mère de N.S., vous avez senti combien sa peau était chaude et douce, votre corps a fondu de protéger son corps au pied de la croix, vous avez gardé sur vos lèvres le parfum de son corps et le goût de ses larmes et la forme de son sourire, gardez-moi de connaître le tourment de l’écrasement.
Saint Jean, disait Agnès, délivrez-moi.
Et vous, Saint Luc, vous avez été le plus proche de la Vierge Marie et vous avez été le plus proche de la mansuétude du Christ, et vous avez été le seul attentif aux larmes de la prostituée, et vous avez été le seul témoin de la naissance de chair de N.S.J.-C., vous savez que qui touche au corps touche à l’âme, préservez-moi de ce tourment de mort..
Saint Luc, disait Agnès, délivrez-moi !
Et vous, Sainte Vierge, vous avez senti dans votre corps naître, croître, grandir, pousser, s’épanouir une vie nouvelle, et vous en avez sanctifié toutes les naissances, et vous en avez sanctifié tous les corps qui connaissent le tendre partage des plus profondes intimités, vous nous avez appris que c’est dans le partage que se manifeste l’esprit, préservez-moi des tourments de l’enfermement ; vous n’avez pas connu la mort, votre corps est monté au ciel, intact et éternel, vous nous avez appris ainsi que nous sommes aussi sacrés dans notre corps que dans notre âme ; préservez-moi de ce tourment d’enfer.
Sainte-Vierge, disait Agnès, délivrez-moi.
Et vous qui avez su souffrir sur ces croix que sont la conception, la naissance et la venue au monde, et sur cette croix qu’est la vie, et qui avez fait de la mort l’image de la croix et de la croix l’image de tous les croisements, vous que je n’ai pu aimer, comme vous a aimé Marie Madeleine, que parce que vous êtes homme et faible et naissant et vivant et souffrant et mourant et jusque dans la mort espérant, vous que j’aime parce que vous êtes homme pleinement et douloureusement et que de vous aimer me fait aimer les autres, protégez-moi des tourments de la haine.
Délivrez-moi, disait Agnès, délivrez-moi.”

Il se fit alors une grande merveille : au fur et à mesure qu’elle les invoquait, les saints se rendaient aux mots d’Agnès : ils apparaissaient en de grands halos si lumineux qu’ils effacèrent les meubles brillants, les sièges profonds et vastes, les tables chargées de vases dorés et de fleurs ouvertes et lourdes, les luminaires étincelants, les murs et le plafond aux draperies brocardées et aux miroirs indiscrets, la cheminée aux plaques ouvrées, les portes et les fenêtres lourdement chargée de tentures ; la lumière était devenue si intense qu’elle ternissait le soleil du ciel retrouvé ; dans cette lumière on aperçut l’ange de Dieu qui revêtait Agnès d’une aube de lin blanc. Or le fils du préfet, celui-là même à cause de qui Agnès avait été livrée à la prostitution, vint au bordel avec nombre de ses amis. Le coeur chargé de haine de ne pouvoir la posséder que par la contrainte, il voulut l’humilier plus grandement en la livrant d’abord à ses amis. Mais eux, que la haine n’aveuglait ni n’assourdissait, effrayés par le miracle de cette grande lumière et la musique des oraisons, quittèrent la maison en courant. Le jeune préfet, furieux de voir ses compagnons de débauche lui refuser celle qui se refusait à lui, se rua violemment sur Agnès. Quand il fut proche d’elle, dans la lumière vive qui entourait la vierge, il fut happé par le tourbillon lumineux et projeté à terre ; aussitôt un diable surgit et, se précipitant sur lui, lui saisit la verge qu’il étira et allongea démesurément, après quoi, dans des ricanement affreux, il la lui entoura autour du cou en serrant si fort que le jeune homme en eut les yeux exorbités et la lui ficha dans la bouche jusqu’au plus profond de la gorge. Etranglé et étouffé par l’instrument de son péché, le fils du préfet expira aussitôt.
On dit aussi, qu’ensuite, Agnès, à la demande du préfet implora N.S. et obtint de lui la résurrection du pécheur. Que c’est la raison pour laquelle, ayant retrouvé son fils, le Préfet cessa de persécuter Agnès, mais que, par crainte de la proscription, il la livra à Aspasius, son suppléant qui la fit périr comme je te l’ai dit.

Publication en ligne : 31 décembre 2008
Première publication : novembre 1993 / catalogue d’exposition

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