BRIBES EN LIGNE
chairs à vif paumes trois (mon souffle au matin       ruelle       é la cité de la musique       longte spectacle de josué dit des quatre archanges que à bernadette c’est vrai temps de cendre de deuil de a propos de quatre oeuvres de je n’ai pas dit que le immense est le théâtre et et c’était dans    7 artistes et 1 quand nous rejoignons, en la tentation du survol, à marcel alocco a       dans et que vous dire des 1) notre-dame au mur violet       parfoi pas une année sans évoquer "l’art est-il vous deux, c’est joie et antoine simon 21 je serai toujours attentif à si j’étais un macao grise "si elle est dernier vers aoi les textes mis en ligne martin miguel art et avant propos la peinture est sables mes parolesvous    courant premier vers aoi dernier reflets et echosla salle douze (se fait terre se frères et si elle est belle ? je deuxième apparition il faut aller voir  au mois de mars, 1166       & cet article est paru dans le quand c’est le vent qui janvier 2002 .traverse       s̵ madame chrysalide fileuse les avenues de ce pays       entre "tu sais ce que c’est pour andrée un homme dans la rue se prend franchement, pensait le chef, la communication est dernier vers aoi dans le pain brisé son a la libération, les vertige. une distance genre des motsmauvais genre  de la trajectoire de ce       le ma mémoire ne peut me buttati ! guarda&nbs       reine antoine simon 33       la antoine simon 18 iloec endreit remeint li os la vie humble chez les marché ou souk ou       o   d’un coté, dans le respect du cahier des   saint paul trois envoi du bulletin de bribes       pour       le mougins. décembre d’ eurydice ou bien de poussées par les vagues macles et roulis photo 4       ton pour frédéric 5) triptyque marocain cette machine entre mes ce 28 février 2002. pour la vie est dans la vie. se six de l’espace urbain, dans les écroulements j’aime chez pierre toujours les lettres : nu(e), comme son nom   (à et te voici humanité nice, le 8 octobre rossignolet tu la antoine simon 17 vous avez a dix sept ans, je ne savais carmelo arden quin est une chaque jour est un appel, une       rampan samuelchapitre 16, versets 1  pour de (À l’église       pav&ea l’art c’est la mais jamais on ne antoine simon 9 rien n’est plus ardu tout est prêt en moi pour on peut croire que martine depuis le 20 juillet, bribes carles li reis en ad prise sa   pour le prochain rita est trois fois humble. journée de suite du blasphème de j’ai parlé de mes deux mains     " nos voix avez-vous vu f toutes mes le temps passe dans la a propos d’une 1 au retour au moment tes chaussures au bas de antoine simon 14 coupé en deux quand sous la pression des v.- les amicales aventures du       dans   pour adèle et     cet arbre que       fleure ne faut-il pas vivre comme       juin ce jour là, je pouvais un jour, vous m’avez   pour théa et ses vos estes proz e vostre dernier vers aoi à la bonne sur l’erbe verte si est       la       le       dans on cheval madame est la reine des     à antoine simon 29 pour raphaël     vers le soir  “comment     le cygne sur il ne reste plus que le le "patriote", il est le jongleur de lui un besoin de couper comme de la littérature de       le nous savons tous, ici, que que reste-t-il de la elle réalise des le plus insupportable chez mult est vassal carles de       le     double f les feux m’ont merci au printemps des tous feux éteints. des bernard dejonghe... depuis pour michèle aueret ma chair n’est je découvre avant toi la liberté de l’être i en voyant la masse aux pour martine, coline et laure cyclades, iii° dernier vers aoi pour mon épouse nicole ils avaient si longtemps, si et combien le lourd travail des meules   pour olivier comment entrer dans une vous dites : "un pour angelo  les premières bal kanique c’est f le feu s’est       ma madame dans l’ombre des « pouvez-vous 0 false 21 18       dans le lent déferlement la mort d’un oiseau. voile de nuità la       la tendresse du mondesi peu de dernier vers aoi   13) polynésie noble folie de josué,       baie pour martine   nous sommes mieux valait découper       object le géographe sait tout     après assise par accroc au bord de il n’est pire enfer que       chaque dans ce périlleux       m̵ et il fallait aller debout "la musique, c’est le À l’occasion de ouverture d’une     [1]  le 2 juillet le recueil de textes le lent tricotage du paysage lorsque martine orsoni j’ai changé le c’est la distance entre fragilité humaine.       les au lecteur voici le premier     les fleurs du le passé n’est     ton ecrire les couleurs du monde macles et roulis photo 3   dits de dans la caverne primordiale les cuivres de la symphonie       m&eacu ainsi alfred… et…  dits de  l’écriture la rencontre d’une les parents, l’ultime ce qui fait tableau : ce au programme des actions la légende fleurie est comme c’est l’art n’existe dont les secrets… à quoi  pour jean le le bulletin de "bribes       voyage mult ben i fierent franceis e de soie les draps, de soie carissimo ulisse,torna a sequence 6   le     quand très saintes litanies alocco en patchworck ©       allong able comme capable de donner une fois entré dans la le grand combat : à propos des grands j’ai travaillé où l’on revient le 26 août 1887, depuis pas de pluie pour venir je suis celle qui trompe   est-ce que f dans le sourd chatoiement béatrice machet vient de pour martin paien sunt morz, alquant  je signerai mon voudrais je vous et la peur, présente tromper le néant 1.- les rêves de       je paroles de chamantu les premières       dans toutefois je m’estimais la prédication faite  hors du corps pas non... non... je vous assure, glaciation entre pour alain borer le 26 "ces deux là se pour andré passet li jurz, la noit est       neige giovanni rubino dit je ne sais pas si  epître aux       apparu d’abord l’échange des clers fut li jurz e li dans l’innocence des neuf j’implore en vain "mais qui lit encore le je crie la rue mue douleur halt sunt li pui e mult halt madame porte à dernier vers aoi moisissures mousses lichens quai des chargeurs de grande lune pourpre dont les et nous n’avons rien       un percey priest lakesur les l’ami michel       je me premier essai c’est merci à marc alpozzo accorde ton désir à ta ils s’étaient   en grec, morías f les marques de la mort sur en introduction à attendre. mot terrible. « h&eacu juste un autre citation"voui les doigts d’ombre de neige ajout de fichiers sons dans décembre 2001. il ne s’agit pas de       grimpa quelque temps plus tard, de  dernières mises à propos “la je meurs de soif « e ! malvais pour maguy giraud et tout en travaillant sur les les lettres ou les chiffres       vaches deuxième apparition de 1254 : naissance de bientôt, aucune amarre       la dernier vers aoi       &agrav       sous depuis ce jour, le site comme ce mur blanc       sur ici, les choses les plus autre petite voix il existe au moins deux outre la poursuite de la mise  née à Éléments - 7) porte-fenêtre pour jean marie   on n’est c’était une toute trace fait sens. que antoine simon 12       sur il y a tant de saints sur       les pour helmut traquer       &agrav       fourmi       nuage le coeur du l’heure de la mille fardeaux, mille       &agrav       la onze sous les cercles       le me pour michèle madame déchirée moi cocon moi momie fuseau   encore une carles respunt :       &agrav pour jean-marie simon et sa nous dirons donc dire que le livre est une  avec « a la je ne peins pas avec quoi, troisième essai la parol

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A propos de Pierrette Bloch
Artiste(s) : Bloch (site)

AVANT PROPOS

La peinture est à la recherche de son lieu. Naguère encore la toile remplissait parfaitement ce rôle : elle était une ferme et indiscutable image du mur, d’une certaine façon de voir le monde (ne parlait-on pas de marine ou de figure…), elle était cet espace où pouvait venir se refléter, se construire ou se transformer un certain regard sur la réalité ; elle était enfin une image assez stable pour que l’on en fît commerce, inaugurant ainsi dans l’art le phénomène de préfabrication. Encore fallait-il la neutraliser, ou la mettre à zéro, et toute une partie de la technique, de l’art, du peintre, consistait à en faire oublier la réalité textile ; les raisons techniques de résistance à l’oxydation se chargeaient aisément de tant d’autres qui tiennent à la symbolique du regard : c’est en disparaissant parfaitement comme telle que la toile pouvait devenir figure, symbole ou signe, pur champ sémiotique, à tel point que le lexique n’a guère fait de distinction entre le mur support de la toile et la toile support de la peinture.

En ce sens le fait que, depuis quelques décennies, les peintres aient mis en cause cette stabilité, faisant apparaître la trame, attaquant la toile, la lacérant, l’éparpillant, l’émiettant, la reconstruisant, refusant ses formats commerciaux, et jusqu’à son orthogonalité symbolise, signale ou signifie, la disparition ou la perte du lieu, ou plus justement, cette perte illustre que la toile aussi bien comme signe que comme type de fabrication n’est plus adéquate pour donner figure à nos lieux, n’est plus figure de notre rapport à nos espaces.

Si la mise en cause de cette figure fait référence à la façon inusitée dont nous vivons aujourd’hui notre rapport à l’espace physique immédiat, aux apparences, à nos espaces bâtis, et sans doute à l’espace social, elle est contemporaine des révolutions qu’a connues l’industrie textile elle-même : nos tissus de synthèse ne gardent plus que dans le nom la réalité de la trame et l’orthogonalité obligée de sa construction.

Il y a là un axe de recherche pour l’étude des rapports nouveaux qui s’établissent aujourd’hui entre les arts et les industries du textile. C’est, sans doute , une même exigence ou une même nécessité qui anime ceux qui sont à l’origine de la fabrication textile et ceux qui en sont les rêveurs.

La matrice générant le lieu de la peinture occidentale de ces derniers siècles, c’est le métier à tisser. Si le métier disparaît, si disparaît le tissu, ou le tissé, si disparaissent en même temps qu’eux les rapports à l’espace que la toile figurait de façon apparemment si simple et évidente : haut et bas droite et gauche, dans un répartition du monde dont le corps était mesure, et la station debout, l’orthogonalité la référence, auprès de quelles autres matrices aller chercher, ou créer, ce qui peut donner figure à nos espaces ?

L’aventure de Pierrette Bloch me semble de nature à nous faire saisir quelles régions l’artiste, heurté par cette situation , aborde, ou, pour mieux dire, quelles régions inédites, quels paysages inouïs, il s’oblige à créer. Tout se passe dans son oeuvre comme si, saisissant de front la nouvelle problématique de l’espace, sa réalité physique et ses figures, elle était amenée à remettre en cause bon nombre des éléments de la pratique de la peinture, voire s’attaquer à d’autres champs sémiotiques que ceux de la plasticité, faire oeuvre enfin d’un certain nombre de mythes, ou de procédures mythiques...

FORMAT SUPPORT OEUVRE

La première aventure consiste à créer un objet qui soit tout à la fois souvenir de la toile et oeuvre (peut-être d’ailleurs oeuvre en cela d’abord qu’il est mémoire), impossible support, comme le rêve de quelque tissu ajouré. En quoi Pierrette Bloch rappelle les dentellières, sauf qu’il n’est d’autre canevas que les doigts, d’autre mesure que le temps... Les noeuds de crin de l’un à l’autre filent, l’un à l’autre s’enchaînent, se tricotent, se crochètent, pour constituer peu à peu l’oeuvre, la maille. Ici ou là interviennent les variations colorées, ligne plus noire, plus claire ou plus fauve, ou le souci d’équilibrer l’ensemble : masses plus denses, zones plus aériennes, jusqu’à des pâleurs capillaires. Pourquoi dire autrement que j’aime ces objets qui semblent se charger de mythes artisans ou archéologues : ce qui suscite en moi l’émotion c’est d’abord l’apparente humilité du geste-matrice, le jeu des doigts sur les touffes de crin, l’obsession du nouage ; c’est ensuite, l’aspect aérien de l’objet ; tout comme m’éveuvent les dentelles, sorte de toiles pleines d’air, et de jour, et de jours ; c’est enfin l’ambiguïté de cette oeuvre tout à la fois objet et forme, espace nouveau, au sens ou je l’entendais plus haut, et l’incertitude de ses limites, l’impression, sinon d’inachevé ou d’inaccompli, en tout cas d’espace sans cesse pulsant, de lieu en constante construction.

Le nouage n’est pas non plus étranger à l’émotion que j’éprouve : il m’a déjà été permis de dire, ailleurs, que je le ressentais comme une sorte de rêve d’archéologie, comme si l’artiste cherchait là une procédure qui fût antérieure au tissage ; il est vrai , enfin, que la boucle renvoie encore à bien d’autres réalités que celles de la constitution de tissus.

DU CRIN ET DES BOUCLES

Quelqu’un prétendait que Pierrette Bloch est l’une des dernières acheteuses de crin. La chose est possible ; elle suscite en moi une émotion inédite à l’idée que ces lieux de l’art, habituellement bâtis de fibres végétales, le sont, par Pierrette Bloch, d’éléments animaux que la qualité du crin rappelle à tout moment. L’animalité, le bouclage, ses densités se chargent d’humanité, de rêves d’odeurs moussues, d’un érotisme discret et poignant. Il m’a été de la même façon possible de dire combien ce nouage, et son accumulation doivent (ou rendent) à l’écriture. Pour qui connaît la calligraphie de Pierrette BLOCH, faite de grandes boucles proches de l’illisibilité, le rapprochement tient de l’évidence, d’autant que des dessins aux courtes boucles emmêlées préludent à la période des mailles, comme si l’écriture, perdant sa signification, pour se faire image s’était d’abord faite dessin, puis sculpture... ou toile. La même mise en cause qui affecte la figure plastique de l’espace affecte tous les champs sémiotiques, particulièrement, ou aussi bien ce lui de l’écriture (du texte).Encore faut-il préciser que le problème ne concerne pas seulement Pierrette Bloch : une récente exposition (1) a amplement montré la chose : c’est massivement que les peintres d’aujourd’hui font subir aux espaces de l’écrit les transformations qui intéressent les espaces plastiques. L’originalité de Pierrette Bloch c’est que, d’un même mouvement, elle construit un objet qui est en même temps nouvelle figure plastique de notre rapport à l’espace et image d’un rapport nouveau à nos espaces textuels, en quoi on peut prétendre que son oeuvre est doublement créatrice.

Publication en ligne : 19 juillet 2008
Première publication : août 1984

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