BRIBES EN LIGNE
issent de mer, venent as       un       sur le ciel est clair au travers antoine simon 5 sur l’erbe verte si est j’oublie souvent et       é immense est le théâtre et       en       &ccedi ce qui aide à pénétrer le  dernier salut au       voyage saluer d’abord les plus       pass&e dernier vers aoi il ne reste plus que le     une abeille de après la lecture de au rayon des surgelés antoine simon 19 dernier vers aoi dernier vers aoi nous serons toujours ces       aujour béatrice machet vient de à sylvie le proche et le lointain       deux au labyrinthe des pleursils aux barrières des octrois comme un préliminaire la le 26 août 1887, depuis en introduction à paien sunt morz, alquant     à    il       glouss  je signerai mon carmelo arden quin est une     de rigoles en à bernadette station 5 : comment je ne saurais dire avec assez station 1 : judas les cuivres de la symphonie pour mes enfants laure et les étourneaux ! pour jacqueline moretti,       le dans un coin de nice, la brume. nuages 5) triptyque marocain la tentation du survol, à pour alain borer le 26 autre citation"voui le plus insupportable chez j’ai parlé deuxième essai le troisième essai et   au milieu de les dessins de martine orsoni la légende fleurie est       pour egidio fiorin des mots et encore  dits pur ceste espee ai dulor e  mise en ligne du texte marcel alocco a       apr&eg trois tentatives desesperees  dernières mises en 1958 ben ouvre à références : xavier pas même martin miguel art et giovanni rubino dit rimbaud a donc cyclades, iii°       soleil comme une suite de       &agrav les plus terribles vous n’avez       entre  avec « a la   pour olivier   le texte suivant a il y a des objets qui ont la pour michèle       je mult ben i fierent franceis e « e ! malvais dernier vers aoi dans les horizons de boue, de bien sûrla   pour adèle et dernier vers aoi maintenant il connaît le dans l’innocence des     ton       le pour raphaël elle réalise des cher bernard on cheval dernier vers aoi tout est prêt en moi pour     au couchant     pluie du dernier vers aoi al matin, quant primes pert une il faut dire les (ma gorge est une le soleil n’est pas l’art n’existe dernier vers doel i avrat, bribes en ligne a vous êtes madame déchirée       dans est-ce parce que, petit, on pour frédéric au commencement était antoine simon 29 antoine simon 2 quatrième essai rares pour mireille et philippe agnus dei qui tollis peccata vos estes proz e vostre il n’est pire enfer que tout en travaillant sur les dernier vers aoi f qu’il vienne, le feu       la on croit souvent que le but rita est trois fois humble. il existe deux saints portant equitable un besoin sonnerait pour ] heureux l’homme       l̵ madame, on ne la voit jamais vous dites : "un un titre : il infuse sa     après réponse de michel qu’est-ce qui est en       dans sors de mon territoire. fais   ces sec erv vre ile diaphane est le dire que le livre est une le lent tricotage du paysage la réserve des bribes  “s’ouvre     sur la si grant dol ai que ne station 4 : judas  ma chair n’est l’existence n’est très malheureux... temps où le sang se f le feu m’a il souffle sur les collines écoute, josué, dernier vers aoi la terre nous (elle entretenait vous avez pas sur coussin d’air mais       embarq ce qui importe pour toute trace fait sens. que un besoin de couper comme de 1. il se trouve que je suis la communication est       grimpa se reprendre. creuser son libre de lever la tête  monde rassemblé       fourr& ma voix n’est plus que       les 1- c’est dans       un exode, 16, 1-5 toute la fraîcheur et la il avait accepté s’ouvre la dernier vers aoi  “ce travail qui portrait. 1255 :       alla Être tout entier la flamme deuxième suite  dans le livre, le       allong quelque temps plus tard, de et…  dits de aucun hasard si se       neige       pass&e       l̵    courant la rencontre d’une       fourmi pour le prochain basilic, (la clers fut li jurz e li « 8° de quelque chose  il est des objets sur huit c’est encore à iv.- du livre d’artiste je t’enfourche ma religion de josué il hans freibach :       journ&   maille 1 :que       grappe antoine simon 7 je n’ai pas dit que le f le feu s’est       ( lorsque martine orsoni       et  tous ces chardonnerets la pureté de la survie. nul douze (se fait terre se un trait gris sur la   est-ce que marie-hélène onze sous les cercles    seule au là, c’est le sable et ouverture d’une grande lune pourpre dont les       bien (la numérotation des       enfant "la musique, c’est le lorsqu’on connaît une le 15 mai, à folie de josuétout est madame porte à torna a sorrento ulisse torna il ne sait rien qui ne va la fonction, mult est vassal carles de dans ce périlleux       un karles se dort cum hume tendresse du mondesi peu de pour michèle aueret le passé n’est j’écoute vos m1       juste un intendo... intendo !   encore une chaque jour est un appel, une décembre 2001. l’ami michel       st dans les écroulements  c’était neuf j’implore en vain un tunnel sans fin et, à "moi, esclave" a je crie la rue mue douleur       l̵ ce va et vient entre max charvolen, martin miguel f les marques de la mort sur le geste de l’ancienne,       "       vaches le galop du poème me       descen pluies et bruines, À perte de vue, la houle des pour nicolas lavarenne ma journée de  ce qui importe pour sixième quatrième essai de   je ne comprends plus heureuse ruine, pensait écrirecomme on se passent .x. portes,    regardant la deuxième édition du percey priest lakesur les   ciel !!!!  pour le dernier jour petit matin frais. je te pour martin     quand d’abord l’échange des       sur je n’hésiterai       la la littérature de ce qu’un paysage peut merci au printemps des d’un côté “le pinceau glisse sur    au balcon la vie humble chez les     hélas,       sabots seins isabelle boizard 2005 bien sûr, il y eut 13) polynésie     tout autour vi.- les amicales aventures  née à À l’occasion de       la a la fin il ne resta que le 26 août 1887, depuis l’illusion d’une       le quant carles oït la   nous sommes a propos de quatre oeuvres de       &eacut approche d’une fragilité humaine. charogne sur le seuilce qui carissimo ulisse,torna a normalement, la rubrique       va pour m.b. quand je me heurte genre des motsmauvais genre les avenues de ce pays prenez vos casseroles et c’est extrêmement non... non... je vous assure,   tout est toujours en je t’ai admiré, je ne sais pas si   se les oiseaux s’ouvrent rêves de josué, accorde ton désir à ta la musique est le parfum de  référencem    7 artistes et 1 dernier vers que mort epuisement de la salle,       le générations a christiane non, björg,       soleil       jardin pour gilbert  les éditions de   j’ai souvent ce paysage que tu contemplais titrer "claude viallat, reflets et echosla salle     "     surgi de profondes glaouis       allong  les œuvres de     le la fraîcheur et la    de femme liseuse antoine simon 11       magnol       les       neige montagnesde sauvage et fuyant comme dans ma gorge 1257 cleimet sa culpe, si     oued coulant attendre. mot terrible. art jonction semble enfin tous feux éteints. des je rêve aux gorges une fois entré dans la madame est la reine des af : j’entends je ne peins pas avec quoi, dorothée vint au monde la parol

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Imagine que, dans la Palestine du 1er siècle, vivait un peuple dans une précarité bien proche de celle que connaît la Palestine d’aujourd’hui ; il vivait sous le même soleil, dans la même poussière, avec le même goût de sel persistant au fond de la gorge, cerné par le même sable, avec la même ferveur pour l’eau douce et pour l’ombre, cherchant, comme tous les peuples, de quoi s’abriter, subsister et se perpétuer et, comme tous les peuples, y parvenant non dans la tranquillité, le calme et la joie, comme il conviendrait, mais dans la souffrance, la douleur, l’incertitude, comme nous le savons, déterminés par des puissances lointaines, aveugles et comme inattaquables. Comme tous les peuples, celui-là puisait dans la longue histoire de ses peines la cause de ses plaintes et de ses rêves, la force de son espérance.
Nous savons que c’est dans ce peuple juif du 1er siècle que J.-C. est venu au monde ; on dit que c’est à Bethléem. Tu sais que J.-C. naquit alors que Rome avait décidé de dénombrer les habitants de ses territoires et, dans cette intention, elle avait ordonné que tous les hommes devraient aller se présenter au lieu de leur origine. Joseph, le père putatif de J.-C., vivait, avec Marie, à Nazareth ; mais il était originaire de Bethléem, car il était de la descendance de David et des anciens rois d’Israël.
C’est en arrivant à Bethléem que la B.V.M. sentit les premiers signes de la naissance imminente de son enfant. La journée finissait, le temps fraîchissait et toutes les hôtelleries étaient bondées de sorte que Joseph ne put trouver aucun endroit protégé pour y loger. Ayant frappé à toutes les portes et, malgré l’état de Marie, n’ayant rencontré que des refus, Joseph se résolut, dans la hâte où le mettait l’imminence de l’accouchement, à aménager tant bien que mal un lieu ouvert et passant. Les traditions divergent quant au lieu : on parle de grotte ou d’étable, on dit aussi qu’il s’agissait d’un espace couvert entre deux maisons.
Il y avait là un petit endroit aménagé en mangeoire devant lequel était attaché un taureau ; Joseph y lia l’âne sur lequel Marie avait voyagé, alluma une petite lampe à huile qu’il fixa, à hauteur de regards, à une pierre qui faisait relief, nettoya rapidement le sol de ses impuretés et de ses cailloux, y étala son manteau de voyage et y installa Marie ; Après quoi, il rapproprit le foin dans l’espace qui séparait l’âne du taureau et y posa une sorte de vareuse qu’il avait. Quand il eut terminé ses préparatifs, il s’approcha de Marie et lui prit la main en souriant.
Le taureau avait considéré ces intrus avec placidité et une curiosité attentive que l’on ne lui soupçonne habituellement pas ; il avait tendu son museau vers l’âne, reconnaissant, dans les odeurs du voyage, des nuances d’herbes et de terres ; il avait secoué la tête, poussé le front contre l’épaule de Joseph, effleuré sa main de sa grosse langue râpeuse, puis s’était immobilisé, tournant vers Marie ses yeux pleins de douceur. De son côté, l’âne, d’abord indifférent à tout, avait commencé par se rassasier ; après quoi, lui aussi, avait tourné la tête vers le couple, tandis que le silence de la nuit enveloppait Bethléem.
Quand l’heure du travail arriva, Joseph aida Marie à se placer ; il s’efforça de la soulager en facilitant le passage de l’enfant, coupa le cordon, essuya le nouveau-né et le donna à Marie. Au premier vagissement, celui qui déploie en bouquets bourgeonnants les délicates circonvolutions de nos bronches et les remplit pour la première fois d’un air ardent qui les stimule, le souvenir des cris d’origine remplit non seulement Marie et Joseph, mais aussi l’âne et le taureau qui reconnaissaient là comme un cri de détresse, un appel à protection. Lorsque Joseph posa l’enfant sur la vareuse entre les bêtes, celles-ci reniflèrent la petite vie nouvelle, y sentirent des odeurs de sexe et de sang, et cette évanescente fraîcheur que l’on voudrait toujours conserver entre narines et lèvre ; et ils tendaient doucement la tête en considérant le petit corps palpitant, et lançaient vers lui de délicats coups de langue.
Si le terme de naissance désigne la venue au monde du point de vue de l’action et du résultat de la parturition, le terme de nativité oublie l’acte au profit du fait et de la date, le travail au profit de la qualité et l’action au profit de l’état. Tu sauras donc que célébrant la naissance de N.S., on ne saurait mieux faire que de la nommer de sorte qu’on entende la date, la qualité et l’état. La date parce qu’elle inaugure une ère nouvelle et que notre humanité se détermine en avant et après cette date ; la qualité parce que cet événement met en lumière la sainteté de toute venue au monde ; l’état parce que désormais on ne considérera plus notre existence que comme une éternelle naissance.
Il existe trois nativités : celle de la B.V.M.., celle de Jean-Baptiste, celle de N.S.J.-C. La première est la plus merveilleuse car elle a donné au monde, par les oeuvres de la chair, un être pur et sans taches ; la deuxième est la plus émouvante, car elle est celle de celui qui vient au nom de celui qui doit venir ; la troisième est celle de J.-C. par laquelle se réalise la sainteté des deux premières et, par elles, notre sanctification.
La nativité de J.-C. proclame que notre sainteté réside toute dans la parole : conçu selon l’Esprit seul, J.-C. accomplit le miracle de l’incarnation du Verbe, signifiant ainsi que nous ne devons nos plus hautes qualités d’Homme qu’au fait d’être nés des mots, et que les mots tirent leur valeur du fait qu’ils s’inscrivent dans des êtres de chair.

Publication en ligne : 31 décembre 2008
Première publication : novembre 1993 / catalogue d’exposition

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