BRIBES EN LIGNE
      à diaphane est le mot (ou ….omme virginia par la       s̵       un et voici maintenant quelques       au   voici donc la       l̵ temps de pierres dans la pour mon épouse nicole     son dix l’espace ouvert au ço dist li reis : cyclades, iii° le lent tricotage du paysage bernard dejonghe... depuis buttati ! guarda&nbs 1-nous sommes dehors. tout mon petit univers en      &       une mille fardeaux, mille la terre nous       la       reine vous avez clere est la noit e la cinquième essai tout bientôt, aucune amarre dernier vers aoi   " je suis un écorché vif.   j’ai souvent elle disposait d’une  l’écriture pour helmut dans les écroulements “le pinceau glisse sur  pour jean le   nous sommes giovanni rubino dit chaque jour est un appel, une À peine jetés dans le des conserves ! la fonction, madame est la reine des livre grand format en trois       &n « e ! malvais couleur qui ne masque pas les plus vieilles carles respunt : le geste de l’ancienne,       m̵   en grec, morías       six dernier vers aoi six de l’espace urbain, je meurs de soif quatre si la mer s’est le 19 novembre 2013, à la j’ai donc   un vendredi       je me le scribe ne retient   je n’ai jamais  les éditions de dernier vers aoi    tu sais exode, 16, 1-5 toute  “s’ouvre madame est une quel étonnant pour andré villers 1) cher bernard 10 vers la laisse ccxxxii pour mireille et philippe le "patriote", dernier vers aoi   certains soirs, quand je inoubliables, les     le       maquis       au nous serons toujours ces "le renard connaît carles li reis en ad prise sa       le       je ce antoine simon 32 0 false 21 18 en 1958 ben ouvre à la fraîcheur et la antoine simon 27 station 5 : comment       sur ainsi alfred…       &ccedi       chaque et encore  dits le ciel est clair au travers l’existence n’est     nous   est-ce que 1) la plupart de ces       retour dans ce périlleux je découvre avant toi       neige bel équilibre et sa si, il y a longtemps, les       les agnus dei qui tollis peccata l’art c’est la quai des chargeurs de ce pays que je dis est pour le prochain basilic, (la histoire de signes .       je à sylvie je t’enfourche ma macles et roulis photo 4 "tu sais ce que c’est   le texte suivant a     les provisions de la   3   

les       coude "ah ! mon doux pays, jamais si entêtanteeurydice     chambre l’impression la plus       &n et je vois dans vos "si elle est       sur ouverture d’une   le 10 décembre deuxième apparition le 15 mai, à un besoin de couper comme de     vers le soir  pour le dernier jour nice, le 8 octobre marché ou souk ou à cri et à   né le 7 recleimet deu mult « voici frères et ici, les choses les plus ne faut-il pas vivre comme il est le jongleur de lui quand nous rejoignons, en quant carles oït la ce va et vient entre lu le choeur des femmes de “dans le dessin deuxième suite nous avons affaire à de dernier vers aoi       bonheu vous dites : "un mult est vassal carles de là, c’est le sable et les parents, l’ultime deuxième essai le je sais, un monde se au labyrinthe des pleursils       &eacut       le comme ce mur blanc quando me ne so itu pe     sur la pente 7) porte-fenêtre a la libération, les       les pour martin       fourr&  il y a le de mes deux mains certains prétendent antoine simon 26       dans cette machine entre mes       bien ce 28 février 2002. macles et roulis photo des quatre archanges que le samedi 26 mars, à 15 j’écoute vos À max charvolen et martin attelage ii est une œuvre autre petite voix dernier vers aoi       &n moisissures mousses lichens dans l’effilé de       au abstraction voir figuration ainsi fut pétrarque dans in the country le travail de bernard vedo la luna vedo le spectacle de josué dit       " en cet anniversaire, ce qui antoine simon 3 pour mes enfants laure et me     l’é   encore une aux george(s) (s est la       journ& la mort, l’ultime port,       grimpa branches lianes ronces c’est ici, me un temps hors du m1       raphaËl  le livre, avec ce qui importe pour À max charvolen et       qui   jn 2,1-12 : ce qui aide à pénétrer le qu’est-ce qui est en autre citation"voui issent de mer, venent as   un pour ma au programme des actions     cet arbre que ce monde est semé les oiseaux s’ouvrent eurydice toujours nue à gardien de phare à vie, au imagine que, dans la de pa(i)smeisuns en est venuz pas même sors de mon territoire. fais       soleil maintenant il connaît le peinture de rimes. le texte  au mois de mars, 1166   maille 1 :que voici des œuvres qui, le       voyage tout en vérifiant temps de cendre de deuil de heureuse ruine, pensait preambule – ut pictura accorde ton désir à ta     [1]  c’est extrêmement mesdames, messieurs, veuillez macao grise       pourqu sous la pression des pour martine  tu ne renonceras pas. deux ce travail vous est dernier vers aoi pour max charvolen 1) antoine simon 2       " attendre. mot terrible. pour frédéric je ne sais pas si     &nbs au rayon des surgelés effleurer le ciel du bout des dernier vers aoi démodocos... Ça a bien un merle noir  pour       pass&e dernier vers aoi bien sûr, il y eut rm : nous sommes en il ne s’agit pas de quatrième essai de lentement, josué       et tu vous avez rimbaud a donc et tout avait il n’est pire enfer que le glacis de la mort       reine   d’un coté, une il faut dire les la littérature de antoine simon 29 pour jean gautheronle cosmos la communication est tout à fleur d’eaula danse toute une faune timide veille dieu faisait silence, mais       longte les lettres ou les chiffres  tu vois im font chier laure et pétrarque comme Ç’avait été la je serai toujours attentif à       j̵ madame chrysalide fileuse rêves de josué, onzième       entre le texte qui suit est, bien (josué avait ki mult est las, il se dort       il attendre. mot terrible. pour anne slacik ecrire est       va       la   la production       allong       ( diaphane est le       embarq essai de nécrologie, les dieux s’effacent cinq madame aux yeux    7 artistes et 1 le tissu d’acier       cette des quatre archanges que de l’autre  les premières religion de josué il et ma foi, tout le problème c’est la peur qui fait rossignolet tu la     depuis merci à marc alpozzo dernier vers aoi ...et poème pour       la       descen raphaël franchement, pensait le chef,       droite pour alain borer le 26       le       &agrav       le folie de josuétout est       é la légende fleurie est  référencem le franchissement des générations nécrologie soudain un blanc fauche le le soleil n’est pas présentation du on préparait dessiner les choses banales       je si grant dol ai que ne       la vos estes proz e vostre (elle entretenait Être tout entier la flamme merci au printemps des deux nouveauté, pour réponse de michel voile de nuità la je suis madame est toute pour egidio fiorin des mots       ma       le non, björg, fin première ce qu’un paysage peut nice, le 18 novembre 2004 deux ajouts ces derniers       la (À l’église et c’était dans si j’étais un quelque chose dernier vers aoi je crie la rue mue douleur       force avec marc, nous avons f les marques de la mort sur se placer sous le signe de la parol

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Légendes de Michel Butor


Phylactères de Raphaël Monticelli


 
Avant l’enthousiasme public Marie Antoinette s’accorde un brin de promenade devant les tribunes

“Oh ! Georges ! Oh !” se dit-elle en contemplant de dessous les gradins du 3ème degré de la tribune de gauche.- “Elle ne pense décidément qu’à ça !” rumine Milou d’un air de n’en rien vouloir dire mais qui n’en pense pas moins.
B. sourit et fait voler ses regards sur L qui commence à creuser son premier trou dans le sable avant de passer au travail de blanchiment.


 
La fanfare vient de sonner : les deux amies s’installent à leur fenêtre dans un virage spectaculaire.


“Regarde ! Regarde !” dit Aglaé à Marie Antoinette, en la poussant du coude. -”Mais oui ! Je regarde, je regarde” répond cette dernière, un peu agacée tout de même. Elle a hâte que commence le grand défilé et partage son émotion entre le souvenir de Georges et celui d’André.
B. sourit, il aspire le monde des yeux, dilate de plaisir les ailes de son nez, tandis qu’L. met en réserve les draps dans lesquels il se fait fort de pouvoir déchiffrer tous les souvenirs qui y sont inscrits et quelques autres.


 
Mère et fille essaient de nouveaux tissus imprimés pour faire bonne figure dans la foule.

“Vraiment trop décolletée celle-ci.” -”La mienne grossit un peu.” répond la petite. C’est que rien ne doit être trop beau pour faire partie de ceux qui regarderont le spectacle.
B. suce le monde, penche à peine la tête sur le coté droit, vraisemblablement pour signifier une satisfaction en attente de suite ; L. trie les draps qu’il a en réserve en fonction de leurs dimensions, de leurs poids et de leurs cicatrices.

 
Elle fouille à genoux sa bibliothèque effondrée à la recherche de renseignements sur la cérémonie du jour.

“Cette citation a propos de Georges, elle était pourtant bien chez Tacite, dans le De Agricola” se répète -t-elle avec désespoir en son for intérieur .
B. se défend d’être indiscret, ses mains se lèvent, présentent leurs paume en avant à plat ; L. déploie sur le sable des draps si grands que la terre seule peut leur servir de châssis.



 
Trois générations dans la même ferveur pour la tôle et les barbelés.


“Allons, allons ! pressons ! pressons ! “ dit Maman. “Viens, mémé, viens vite ! -Voilà ! Voilà ! Ne me bousculez pas ! Ces choses ne sont plus de mon âge, mon dieu ! et mes jambes, mes pauvres jambes me font tellement souffrir...”
Un morceau de toile était détachée du châssis, dit B. sa main droite part vers le haut pour y figurer un geste d’arrachement ; L. hésite au dessus des échancrures ou des trous que les draps font sur la terre. Il se dandine, tourne, regarde, s’inquiète, laisse la terre transpirer à travers les fibres, en piège les remontées humides.


 
Impétueuse, autoritaire, la caporale passe sa dernière revue de détail


“Gaarde à vous ! AAArme sur l’épauaul’ gauch !...”. Le vent qui pousse du désert donne à la bouche un goût de sable.
Tandis que la tête de B. se penche à peine en avant, ses cils battent doucement ; le métal, dit-il, fait penser aux armures. L. déchire maintenant des sacs voyageurs dont les lambeaux viennent se poser sur les parties humides des draps.



 
La lieutenante donne le départ aux colombes blindées.


“Prêtes au départ ?” -”prêtes”, disent les colombes. Elles s’évertuent à donner l’illusion des vrombissements d’avions, en claquant du bec sur de petits bouts de bois et des graviers d’une façon particulière, et en s’efforçant de donner prise au vent sur leurs rémiges tout en croisant dans le ciel.
La main droite de B. vient se poser sur sa main gauche dans une rapide caresse qui évoque l’action des rares pluies sur les sables de Petra... L. disperse des dunes colorées sur ses draps et ses lambeaux .


 
La capitaine constate un peu d’insubordination chez les corbeaux camouflés

“Silence dans les rangs ! silence !” “Il arrive, capitaine, il arrive”. Les corbeaux s’agitent d’inquiétude, bruissant, n’écoutant plus les ordres. “Le bruit court qu’il remonte le long des vieux chemins des rivières, dans une puissante tenue de camouflage, à l’abri des ombres de lunes.”
L’oeil se fixe, la tête se rejette en arrière, B. écoute ; après l’ancien rite des terres, L. entreprend celui, plus antique, des eaux.

 
La colonnelle écoute le rapport de la mésange espionne.


“Il se terre au fin fond des déserts parmi les dunes de sable qui se modèlent sous l’effet du vent, si bien que nous sommes incapables de le situer exactement non pas en raison de sa mobilité, mais de celle du terrain où il a décidé d’opérer.”-”Damned !” Se borne à dire la colonelle. 
Le regard de B. se pose sur celui qui lui parle et en même temps s’ajuste comme au delà de lui, en dedans de soi ; les liquides qu’L. répand sur les draps font apparaître, en les dessinant, les contours des humidités anciennes, désormais recouvertes de sable, que la terre a produites.

 
La générale envoie son chef d’état-major mater la révolte des mouettes.


“Compris Hector ? Nous ne pouvons plus tolérer aucune fantaisie de ce genre ! “- “Criecc crieec critchicc tetchic criec tchiec” dit dans le lointain le choeur des révoltées couvrant de ses vrombissements la réponse du chef d’Etat-Major qui hurle “Entendu Madame Mon Général, entendu ! Aucune, aucune espèce de fan de fantaisie, non, d’au d’aucun ordre !”-”Crieec Tchic Tchic criecc tchic”.

La main droite de B. se porte au sourcil droit que le medium effleure, elle se saisit des lunettes qu’elle ôte et pose, exécute un rapide envol, puis se joint à la gauche tandis que les yeux se lèvent ; c’est la lente montée des eaux : L. crée autour de lui la mer dans laquelle il se perd. “Crieec tchi tchi tchi cricri erc erc cri” - “il serait si bon se dit L de retrouver la terre tout au fond de la mer et se cacher des cris des mouettes et des hurlements du chef d’état major.”


 
Les infirmières éboueuses exposent les grands blessés


“Aaarrghh.... Arhrhaahrhaargh” râle le mutilé qui perd abondamment son sang malgré les pansements bitumés qu’ont fermement collés sur ses plaies les vigoureuses infirmières. Les cahots des chemins éventrés ont torturé son corps : il a roulé et cogné dans la cariole d’exposition que les éboueuses conduisaient avec brio et célérité. On a tout lieu d’espérer qu’à force de perdre son sang le mutilé sombrera dans une inconscience qui lui permettra de faire face sans douleur au défilé.


“Allons, allons ! Pressons, pressons ! dit la première infirmière” - “Tchip tchip tchip coui lililili tchip coui tchi coui li” zinzinule la mésange qui cherche à reconnaître le grand blessé, et il lui revient vaguement le souvenir d’un rapport d’espionnage.
Le va et vient de la main droite de B. caresse l’air devant lui, de la paume en allant de droite à gauche, du dos en allant de gauche à droite ; L. a lâché toutes ses eaux à la rencontre de ses terres ; il s’est fait un grand tohu-bohu comme une odeur de goudron chaud au crépuscule.


 
Les gloires nationales tâtent précautionneusement le sol miné.

“En avant ! en avant !” - presse la cinquième gloire en poussant la quatrième dans le dos. “Moi, je voudrais bien, répond la quatrième, mais j’ai devant moi quelqu’un à l’arrêt” - “C’est que, répond l’interpellée, il y a quelque chose de pas très catholique là-dessous. On défile, on défile, mais on ne sait jamais sur quoi on peut tomber. Pensez un peu à tout l’explosif qu’on a mis !” - “C’est vrai, mais avançons ! allons !” intime la deuxième gloire. Elle n’en mène pas large pourtant, et se berce de l’illusion qu’elle sera protégée en cas d’explosion par le fauteuil et le corps du grand mutilé. Et elle ajoute : “Pensez qu’après le défilé, nous sommes attendues pour la grande diffa”.

Silence chez les autres... “Ahhhah...” Soupire la première et la plus grande des gloires ; elle perçoit comme un danger, mais ne parvient pas à l’identifier clairement. Elle comprend seulement qu’on l’a placée bien en avant et qu’elle se tient bien près du sol.
Les mains de B. ont parcouru les grandes nappes de sable, ses paupières se posent sur ses yeux, les ailes de son nez frémissent encore ; L. ne sait plus rien que l’odeur humide légèrement putride du rose fané, celle délicatement piquante des moisissures, le goût rapeux et frais du sable, celui du tissu chargé de salive, et son corps ouvert à toutes les irruptions de l’eau.


 
La république généreuse met en service ses ambulances dernier cri.

“Roudoulou courouloudoulou rourrrou” il s’était fait un grand remue-ménage d’oiseaux à la fin du défilé “roudoulou roudoulou”. La colombe seule survole maintenant les gloires nationales “Rourrrouou, rourrrouou”. Des cinq premières trois ont disparu au champ d’honneur des défilés pour avoir malencontreusement trébuché sur une mine. “Courouloudoulou”. Il est vrai que cela a offert en direct un spectacle d’une grande intensité émotive non seulement aux centaines de spectateurs massés le long du défilé ,dont quelques uns ont partagé le douloureux honneur des gloires explosées, “doulouroulouroudou” mais également aux milliers de citoyens retranchés derrière leurs postes.

“Rrououourou”. Voilà ce qu’est l’information et la transparence dans un grand pays moderne. Les deux gloires rescapées ont été mutilées, leurs corps fondus ensemble par la base. La disparition des trois autres a fait la joie de trois nouvelles promues dont une mutilée ! “Vive la république” crient-elles en choeur. “Rouourrlourou” répond la colombe.
B. se lève, son front sans frontière tamise le ciel, tout son corps pendu à ses regards, il flotte ; L. s’est gorgé de tous ses océans où surnagent les corps des nageurs disparus, des bribes de ciel, des lambeaux de soleil, des poussières d’îles errantes et d’explosions d’archipels, des bruits d’oiseaux chutés ; et désormais, il flotte.



Publication en ligne : 22 décembre 2008
Première publication : 1993

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