BRIBES EN LIGNE
    vers le soir       va ton année 2019 ► albert dernier vers aoi la vie est ce bruissement   (dans le à la bonne       dans le cet univers sans « voici dans le vacarme des couleurs,  pour jean le dernier vers aoi dans le patriote du 16 mars l’heure de la       "j& un texte que j’ai sommaire ► page suivante "pour tes ► abÉcÉdaire à jean nous avons affaire à de siglent a fort e nagent e comme ce mur blanc rafale n° 7 un quai des chargeurs de début de la mise en ligne de josué ne       l’   six formes de la que reste-t-il de la derniers textes mis en « pouvez-vous « ces deux là je serai le pilote aux yeux la fraîcheur et la textes mis en ligne en juin {{}} on trouvera la       je me       une       je la toile ou, du moins, la encore une citation “tu       pav&eacu du maurithuis par     de rigoles en "le renard connaît on trouvera la video       "je (vois-tu, sancho, je suis comme c’est pour philippe  martin miguel vient il n’était qu’un pour angelo       sur le il y a bien là, dans dans ma gorge voudrais je vous rafale n° 12 où et encore   dits         sommaire ► page suivante       apparu dernier vers aoi     [1] l in the country aller à avec marc, nous avons       est-ce predication_du_15_ao l’impression la plus 13) polynésie dernier vers aoi page suivante page art jonction semble enfin       entre 1 2  l’évidence pour écouter la lecture, langues de plomb a la       cette page suivante ► page et c’était dans 1 2 3 la danse de textes mis en ligne en mai du même auteur : les page suivante ► je suis né       dans j’ai donné, au mois page suivante ► page « amis rollant, de       l’ le texte qui suit est, bien page suivante ► page pour julius baltazar 1 le a claude b.   comme une le 26 août 1887, depuis 1 2  carcassonne, le 06 pour nicolas lavarenne ma     les provisions cyclades, iii° je t’ai admiré, « ah ! mon sommaire ► page suivante vous, dont l’âme, le antoine simon 33       le long       sur       pass&eac quel ennui, mortel pour si grant dol ai que ne essai de nécrologie,    seule au la mastication des village de poussière et de c’est ici, me avez-vous vu carissimo ulisse, torna a à bernadette exode, 16, 1-5 toute     chambre frères et raphaël monticelli 30 juin granz est li calz, si se a l’extrémité du       la aller à la bribe suivante page suivante ► page       &nbs 1 2  à page suivante ► christ a le coeur du       araucari a grant dulur tendrai puis pour anne slacik ecrire est   un la vie est dans la vie. se page suivante ► voici donc derniers textes mis en     l’é laure et pétrarque comme sommaire ► page suivante page suivante ► page je rêve aux gorges a quelques exceptions près attendre. mot terrible. non, björg, s’il    il       midi même si il y a deux villes à sommaire ► page suivante de prime abord, il le proche et le lointain normalement, la rubrique dernier vers aoi il avait accepté         huit c’est encore à nu(e), comme son nom aller à la bribe suivante pour max charvolen 1) page suivante ► page textes mis en ligne en page suivante ► page bribes en ligne a dernier vers aoi       soleil un nouvel espace est ouvert     cet arbre que je déambule et suis       six ainsi fut pétrarque dans agnus dei qui tollis peccata la fraîcheur et la       pav&eacu sans être grand page précédente retour dans l’effilé de imagine que, dans la prenez vos casseroles et la rencontre d’une madame, c’est notre       la saluer d’abord les plus       au soir   ciel !!!! voici quelques années, je t’enfourche ma charogne sur le seuil ce qui       voyage cecil beaton brassaÏ renÉ la gaucherie à vivre, madame déchirée il y a des mots, mais comme  un livre écrit d’ eurydice ou bien de d’abord l’échange des c’est extrêmement       quinze       dans la sequence       nuage coupé le son à antoine simon 32 halt sunt li pui e mult halt ( ce texte a des quatre archanges que les ruelles blanches qui aller à la bribe suivante les plus terribles  l’exposition  effleurer le ciel du bout des des conserves ! lu le choeur des femmes de  dans le livre, le antoine simon 13  de la trajectoire de ce       ( page suivante ► macles et très saintes litanies page précédente page torna a sorrento ulisse torna    nous       longtemp derniers vers sun destre me j’ai longtemps       la le samedi 26 mars, à 15 la cité de la musique page suivante ► page       dans le le numéro exceptionnel de page suivante ► page À propos de fata en       aujourd       reine j’oublie souvent et dernier vers aoi et…   dits 1 les morceaux de nuit se ce qui fait tableau : ce et ma foi, 1 2 3 la terre nous 1 2  descendre à pigalle, se retour vers le musicien troisième essai     du faucon rafale       je fais 1. il se trouve que je suis seul dans la rue je ris la aller à la bribe suivante quelque chose       tourneso 1 la confusion des ce qui fascine chez bernard dejonghe... depuis ici, les choses les plus page précédente longue 10 vers la laisse ccxxxii     nous avions madame est toute       bâ jusqu’à il y a leonardo rosa       rampant À la loupe, il observa elle dit la main qui fut le l’éclair me dure, préparer le ciel i pour andré dans l’innocence des       droite pour michèle auer et onze sous les cercles couleur qui ne masque pas       fleur     sur la présentation du projet onzième       mouette       au la lecture de sainte les textes mis en ligne page suivante ► page les lettres ou les chiffres       ton dernier vers aoi pas une année sans évoquer station 7 : as-tu vu judas se tu le sais et je le vois  dans toutes les rues mise en ligne page suivante ► nous antoine simon 31 bernard noël en débat l’homme est quelques textes page suivante ► page       ce qui l’ami michel       mé       force page suivante page page suivante page lancinant ô lancinant  tous ces chardonnerets je serai toujours attentif à les premières carissimo ulisse, torna a textes mis en ligne en mars je désire un     après a christiane le 23 février 1988, il travail de tissage, dans ce qu’un paysage peut Être tout entier la flamme 1 2  et tout avait voici des œuvres qui, le « tu sais ce que entr’els nen at ne pui     au couchant i en voyant la masse aux dieu faisait silence, mais le franchissement des raphaËl voir l’essai sur dernier vers aoi  tu vois im font chier je crie la rue mue douleur baous et rious je suis antoine simon 18 les petites fleurs des       sur le       la les plus vieilles       é       le le slam ? une ruse de le corps encaisse comme il il aurait voulu être tout mon petit univers en dans le monde de cette dernier vers aoi de soie les draps, de soie     un mois sans ils avaient si longtemps, si       l’  marcel migozzi vient de qu’est-ce qui est en archipel shopping, la bruno mendonça li emperere par sa grant passent .x. portes, polenta ils sortent l’attente, le fruit quatre si la mer s’est un texte que j’ai rita est trois fois humble. bien sûr, il y eut je n’hésiterai fin première     pluie du       fourmi&n ce poème est tiré du (de)lecta lucta   libre de lever la tête un besoin de couper comme de antoine simon 29 tes chaussures au bas de jamais si entêtanteeurydice antoine simon 3 il en est des meurtrières.       allong&e le 28 novembre, mise en ligne tout est possible pour qui mise en ligne d’un   saint paul trois l’illusion d’une       ...mais présentation du projet sommaire ► page suivante présentation du projet la parol

Retour à l'accueil
Article présent dans les rubriques : LIVRE 3 : EFFRACTIONS /

Et voici maintenant quelques indications sur les dernières cotations

Une autre folie, dite Enfance de Roland
La colère, la rage pour être plus précis, m’était d’une étrange et amère douceur ... Il est vrai que chacun, chez nous, à sa façon, la cultivait. Froidement par certains qui avaient atteint le plus grand âge, elle avait une saveur de justice sacrée. Plus violemment chez d’autres, entre deux âges, elle permettait au trop plein de rancœurs et de retenues de se libérer d’un coup sous le silence distant des anciens et la panique des plus jeunes ; à l’état endémique chez les femmes depuis longtemps mûries, elle chargeait de fiel chacun de leurs gestes, chacun de leurs mots, les entourait d’un parfum aigre et raidissait jusqu’à leurs caresses d’une sorte de dureté osseuse. Les filles explosaient en murmures vibrants, rougissaient, faisaient mine de trépigner. Et couvrant tout cela, donnant aux jurons les plus communs leur dimension blasphématoire, élargissant aux dimensions du mysticisme ce que pouvait avoir d’insupportable pour l’esprit et le cœur la vision de la rage, l’ire de Dieu lui même, l’ira di Dio expression constamment reprise et comme manifestation de sa puissance. Oui, j’ai été, de ce point de vue, à bonne école. Ça n’enlevait rien à la tendresse ni à la profondeur des relations, mais il fallait sans doute que la rage explose parfois, que le quotidien, le routinier bascule dans le drame, que l’on puisse se lancer sur une scène provisoire, porteur d’une violence qui échappait à toute norme. J’avais acquis dans ce domaine un incontestable talent. J’étais nerveux, disait-on, je ne savais plus ce que je faisais ... J’aurais donné cher pour ne pas savoir... Le fait est que je savais et que je me plaisais à me voir furieux, à m’entendre proférer d’irréalisables menaces, de longues plaintes, des lamentations, a porter des jugements d’autant plus durs et définitifs que l’on ne pouvait m’en vraiment rigueur, mais qu’ils modifieraient l’attitude que l’on avait à mon égard ; j’aimais me désarticuler, me cogner, m’effondrer, verser des larmes, souffrir, haleter, perdre le souffle ; on tachait de me calmer, de me faire revenir à la raison, on prétendait que l’école ne me valait rien, que j’étais trop sensible, que ma nature était tortueuse ...
Crier à en perdre la voix, tenir longuement, dans un mot, un 0 ou un A, parvenir à des sons rauques à en irriter la gorge, à en faire bourdonner les oreilles, frapper les murs du plat de la main, s’y coller, taper de la tête, se laisser choir, gémir, à la limite de l’audible et sentir son cœur battre plus fort, sur son rythme moduler la plainte, jouer encore du souffle, se laisser aller à l’engourdissement, se détendre, délicieusement affolé, sur la fraîcheur du sol, comme distant de soi-même, se contempler, saisir les murmures, bruits de voix, bruits de pas, ne supporter aucun contact, ne pas répondre , supplier, quémander la tranquillité, parler de la mort, rechercher l’oubli, se passer doucement la main sur le visage, sur les bras, respirer plus profondément, jouir de la paix ; solitude, sans indifférence ; se prendre à avoir peur de soi-même, se demander jusqu’à quel point on joue, si l’on aurait été capable de ne pas commencer, s’étonner de sa lucidité, s’en vouloir de son cynisme, se rassurer : la comédie n’est pas pêché mortel ; sourd ricanement intérieur, blasphème tranquille, froid, prononcé clair, effroi de s’entendre, décision de cesser le jeu, de chercher du calme, on continue pourtant à dénigrer le nom de Jésus, on le bafoue, on se rit du chemin de croix, on fait des jeux de mots sur la passion, on se moque de la nativité, la petite voix est toujours tranquille, on essaie de ne pas y penser, on murmure une prière en appuyant sur chaque mot, c’est encore prétexte à jeux ; on s’ébroue, on s’humilie, on se prosterne, on demande, en pleurant, le pardon, on s’adresse aux saints familiers, que ferait-on sans leur assistance ? On passe par l’intercession des morts, on se sent entouré de présences fraîches, austères et bienveillantes, traversé d’indulgence, meurtri et apaisé ... au dehors le silence s’est peu a peu brisé, murmures, paroles, aides, quelques pleurs, le verre d’eau ; perverse lucidité., on implore, on souhaite encore un peu de tranquillité ...
Si elle n’avait jamais osé en parler vraiment au médecin, ma mère, persuadée que quelque esprit souffrant devait s’emparer de mon âme, s’en était ouverte à mon confesseur et avait parlé des rites d’exorcisme. Il est dommage que nous nous soyons trouvés dans un pays si positiviste et que l’exorcisme nécessite autant de préalables, il me reste un regret de n’avoir pas connu la chose. Dans le village de mes pères, pourtant, le vieux curé, dont on disait qu’il m’avait - par miracle (était-ce façon de parler ?) tiré de la mort quand la médecine, impuissante, avait conseillé à ma grand mère de me faire donner les derniers sacrements- avait pris la chose au sérieux et - dosant le rite- m’avait béni tout en lisant de mélodieux et incompréhensibles propos. La cérémonie avait été impressionnante mais simple, elle n’avait guère différé de la bénédiction de la maison, des troupeaux ou des œufs, il ne m’avait pas demandé de prendre une posture particulière, je ne me rappelle pas m’être agenouillé ; le "ego te benedico" avait été lancé simplement dans la cuisine, d’un bout à l’autre de la table, devant un verre (de vin ? de grappa ?) assorti d’un de ces sermons que- le saint homme prononçait d’une voix essoufflée, lente, d’un air triste et doux, comme en chuchotant, tout son grand corps posé là, ennuyé, attendant le moment où il allait enfin pouvoir se dépenser, le visage terne et mal rasé, aux courts cheveux drus, insignifiant en somme, le regard empreint pourtant d’une tendresse tourmentée et mélancolique...

  AOI

 

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP