BRIBES EN LIGNE
1 2  lancinant ô lancinant page suivante ► page la poésie, à la dernier vers aoi d’abord un curieux dernier vers aoi page suivante ► page       entre page suivante ► page quatrième essai de  tu vois im font chier c’est — pense-t-on - cyclades, iii°       coude    nous « ah ! mon       va ton arbre épanoui au ciel cet univers sans   nous sommes « je suis un en ceste tere ad estet ja suite de chants à tu mon recueil       &nbs à cri et à page suivante ► page thème principal : page précédente longue  née à nice, le 18 novembre 2004     ton plaisir depuis le 20 juillet, bribes     pourquoi tu dernier vers aoi Être tout entier la flamme voir l’essai sur       la “dans le dessin cliquetis obscène des dessiner les choses banales l’eau froide de l’anse aller à la bribe suivante la bouche pleine de bulles quai des chargeurs de page suivante ► page       vaches       je suis page suivante ► page       voyage (dans mon ventre pousse une quando me ne so itu pe       dans pour gilbert able comme capable de donner ce paysage que tu contemplais jamais je n’aurais l’évidence il y a des objets qui ont la page suivante ► page premier vers aoi dernier       jonathan sites de mes       au  au mois de mars, 1166 page suivante ► page toutes sortes de papiers, sur       bonheu preambule – ut pictura la fraîcheur et la aux barrières des octrois rafale n° 3 des et ma foi,  il est des objets sur les photos et archives       la   je n’ai jamais 1 2  le soleil n’est pas « la musique, aller vers le musicien nègre       enfant   six formes de la madame des forêts de derniers textes mis en       en un       apr&egra aux george(s) (s est la quatrième essai de toutes ces pages de nos     m2   les dessins de martine orsoni c’est extrêmement 1 2 3 le scribe ne retient le plus insupportable chez commençons donc par le pour angelo   au milieu de sauvage et fuyant comme il pleut. j’ai vu la « mais qui lit écrire comme on se     longtemps sur la pureté de la survie. nul aller à la bribe suivante aller à la bribe i au la terre a souvent tremblé sommaire ► page suivante dans les hautes herbes une fois entré dans la 1 2        le À propos de fata en         droite dans la caverne primordiale   jn 2,1-12 : abstraction voir figuration qui d’entre nous j’ai longtemps ce jour là, je pouvais 1- ai-je reçu une 1 2  leonardo rosa carissimo ulisse, torna a   un vendredi dernier vers aoi       cerisier li emperere par sa grant biboon. plus qu’une saison.       grappes et   riche de mes   d’un coté, dans le patriote du 16 mars antoine simon 18 page suivante ► page <script     j’ai donné, au mois dernier vers aoi dernier vers aoi antoine simon 29 le grand combat : polenta       crabe-ta i.- avaler l’art par sequence page suivante ► page dernier vers aoi       sabots entr’els nen at ne pui antoine simon 13  c’était dernier vers aoi au matin du     les fleurs du   pour olivier des quatre archanges que     une abeille de livre grand format en trois giovanni rubino dit douze (se fait terre se m1        jésus dernier vers aoi ce       "je nice, le 8 octobre année 2018 ► année 2020 merle noir  pour pour pierre theunissen la chercher une sorte de       dans page suivante ► page mult ben i fierent franceis e rafale dire que le livre est une approche d’une  de la trajectoire de ce mon cher pétrarque, page précédente retour 1 2        "..     [1] l ce qui importe pour il aurait voulu être pour lee     &nbs 1 2 3 "école de       vu les prenez vos casseroles et page suivante ► page deux ajouts ces derniers antoine simon 5 sous ces étagements liquides       aujourd paysage de ta le coeur du     sur la       voyage merci à la toile de janvier 2002 .traverse page suivante ► page pour helmut antoine simon 3 au commencement était ici, les choses les plus clers est li jurz et li page suivante page mougins. décembre       soleil le flot pâle des maisons     de rigoles en le dernier recueil de patrick joquel vient de   voici donc la au centre des quartiers de c’est vrai passet li jurz, si turnet a nu(e), comme son nom deux mille ans nous  je signerai mon « voici   dits de page suivante ► page       midi page suivante ► page l’homme est       reine percey priest lake sur les paroles de chaman tu   se voile de nuit à la hans freibach : 5) triptyque marocain a claude b.   comme une constellations et       la « e ! malvais aller à la bribe suivante et si au premier jour il       dans le références : xavier "pour tes lorsqu’on connaît une dernier vers aoi    la lancinante à la bonne 1 2 issent de mer, venent as village de poussière et de  marcel migozzi vient de page précédente page       vu les sommaire ► page suivante antoine simon 17 rafale la prédication faite tous ces charlatans qui de prime abord, il   adagio   je les petites fleurs des 1 2 3 la musique est le parfum de mélodie dans les carnets le numéro exceptionnel de dans les carnets antoine simon 2  il y a le châssis,       l’ les dernières       chaque « h&eacut comment entrer dans une epuisement de la salle,  pour de 1 2 3 mes pensées restent la liberté de l’être page suivante gérard       jardin 1 2  dans les horizons de boue, de les céramiques et leurs les amants se page suivante ► page       le vent aller à la bribe suivante     extraire lorsque martine orsoni       la       en deux du même auteur : les    de femme liseuse     nous avions dernier vers aoi pour anne slacik ecrire est 1 2  normalement, la rubrique des voix percent, racontent       sur le je suis bien dans je n’aime pas les gens il y a des titres qui page suivante ► page la force du corps, la vie est ce bruissement et que dire de la grâce pas facile d’ajuster le 7) porte-fenêtre certains prétendent reflets et echos la salle béatrice machet vient de il en est des noms comme du dernier vers aoi marie-hélène quand il voit s’ouvrir, 1 2  À peine jetés dans le grande lune pourpre dont les       je fais aller à la bribe suivante sommaire ► page suivante       et tu quelque temps plus tard, de errer est notre lot, madame, cet article est paru dans le    au balcon       dé  la toile couvre les rita est trois fois humble. textes mis en ligne en titrer "claude viallat,       neige dorothée vint au monde dernier vers aoi     cet arbre que (de)lecta lucta   baous et rious je suis sous la pression des se placer sous le signe de antoine simon 6 le 26 août 1887, depuis 1 2  page suivante ► page madame est la reine des ne pas négocier ne 1 2      " noble folie de josué, « je me tais. non, björg, s’il la vie est dans la vie. se trois tentatives desesperees textes mis en ligne en allons fouiller ce triangle rafale n° 10 ici commençons donc par bal kanique c’est sept (forces cachées qui derniers textes mis en dernier vers aoi antoine simon 20 pure forme, belle muette, il est le jongleur de lui « tu sais ce que page précédente retour pour m.b. quand je me heurte antoine simon 16 madame porte à       allong&e      & sommaire ► page quant carles oït la je reviens sur des neuf j’implore en vain aller à la bribe suivante   pour le prochain   (dans le       un       dans le ce poème est tiré du       le autre essai d’un on préparait raphaël monticelli 30 juin       ton la parol

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Article présent dans les rubriques : Freixe, Alain / Textes à propos de R. Monticelli /

ALAIN FREIXE

À PROPOS DU LIVRE I DES BRIBES
© Alain Freixe
Publication en ligne : 22 mars

Article paru dans la revue Europe en 1998.


Il y a des titres qui claquent comme des ampoules quand elles s’allument aux guirlandes des fêtes ! Ampoules qui éclairent par intermittence, entre deux coups de vent, les mille et un riens d’une table préparée patiemment pour honorer les amis qui ne vont plus tarder. Intrusions est de ceux-là. J’aime le rythme ternaire de ce mot, son sifflement persistant. Et j’aime surtout qu’on y entende le mot « intrus », soit le fait que nous ayons à toujours nous porter là où nous n’étions pas attendu. Que cela soit la part de ce qui nous échoit, à nous autres naît de femme et de langue, nous autres qui errons « dans l’écheveau de (nos) propres visions », bégayant, radotant, accumulant couleurs, mots, idées, souvenirs et visages des êtres, du monde et des oeuvres, cherchant en tâtonnant notre place et son sens ; tout cela sonne, dès le seuil, comme une invite à entrer.
A chacune de nos intrusions, c’est une bribe que nous ramenons. Peu de choses en vérité. Trois fois rien. Des restes. De simples miettes. De celles dont se nourrissaient les mendiants,selon l’étymologie du mot « bribe ».
Raphaël Monticelli est ce mendiant qui recueille non les morceaux d’une belle totalité qui aurait été brisée - il ne poursuit pas le rêve nostalgique de la reconstitution d’un âge d’or - mais bien des bribes, soit ce qui reste de ce qui fut et dont on doit nourrir sa vie dans l’aigu d’une tension douloureuse qui nous tient au plus près de nous-mêmes, des autres et du monde, tel que les hommes l’organisent dans l’histoire.
Il y a là une position éthique qui justifie cette esthétique des Bribes qu’invente Raphaël Monticelli. Esthétique qui imposerait non pas dans ni même contre mais à côté des genres traditionnels, où notre littérature aime à toujours se reconnaître, ce genre qui n’en est pas un. On dirait Bribes, comme on dirait roman ou poème !
Ces bouts de textes, tout l’art de Raphaël Monticelli est d’avoir su les disposer, les faire tenir ensemble afin qu’ensemble, ils se mettent à vivre, à l’image de Josué, personnage principal de ce livre qui , au fil des bribes, prend de plus en plus corps et consistance. On ne participe pas à l’explosion de la fiction, on « n’ enclenche pas les mécanismes » sans avoir mûrement, patiemment agencé les dispositifs nécessaires à la traversée. Si la structure d’ensemble semble empruntée à La chanson de Roland - il est vrai que c’est là un des textes fondateurs de notre littérature -, ces Bribes sont toutes savamment organisées. Plastiquement, elles sont réparties en spirale où les thèmes alternent. Musicalement, un même thème fait l’objet de reprises, de développements, contrepoints se répondant. Littérairement, des citations - ces restes de lectures - passent dans ses Bribes, se montrent plus ou moins clairement.
Ce livre est le livre d’une vie. Non au sens testamentaire du mot mais par référence au « beau coût » qu’il représente, à cette expérience, à ce parcours toujours risqué qu’à dû représenter son écriture. Issu de la douleur, ce livre reconduit à la douleur -Mouvement dans lequel René Char reconnaissait tout l’art - car quand on a décidé d’intervenir, on sait qu’on aura à recommencer sans cesse et que ce ne sera pas là simple et morne répétition mais accueil à ce qui va venir.
J’aime que ce titre, Intrusions, soit au pluriel. Et qu’ainsi il fasse signe non seulement vers les trois tomes à paraître mais encore vers toutes ces miettes à venir de repas inconnus.

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