BRIBES EN LIGNE
      su       deux la tentation du survol, à outre la poursuite de la mise autre petite voix       au petit matin frais. je te       dans g. duchêne, écriture le       reine    de femme liseuse les premières coupé en deux quand j’écoute vos ne faut-il pas vivre comme jouer sur tous les tableaux    courant       fourr& nu(e), comme son nom mise en ligne d’un printemps breton, printemps souvent je ne sais rien de l’existence n’est ço dist li reis :       marche   (à  dans toutes les rues j’aime chez pierre i.- avaler l’art par temps de pierres dans la les cuivres de la symphonie Éléments -  la toile couvre les issent de mer, venent as       soleil       le       l̵ à sylvie       dans     quand       que f les feux m’ont la fraîcheur et la       j̵   je ne comprends plus madame, c’est notre 1 au retour au moment       ...mai "nice, nouvel éloge de la pluies et bruines,       dans       fleur       rampan madame chrysalide fileuse deux nouveauté, j’ai donc cinquième essai tout pour jean-marie simon et sa bien sûrla et te voici humanité  de même que les derniers vers sun destre       fleure  dans le livre, le carmelo arden quin est une       l̵ (la numérotation des j’oublie souvent et dentelle : il avait       le j’ai donné, au mois et si tu dois apprendre à tendresse du mondesi peu de       voyage la galerie chave qui       pav&ea les parents, l’ultime tendresses ô mes envols une fois entré dans la assise par accroc au bord de merci à marc alpozzo       je encore la couleur, mais cette       devant       bien mon cher pétrarque, et encore  dits premier essai c’est sept (forces cachées qui antoine simon 23       mouett même si dernier vers aoi neuf j’implore en vain ki mult est las, il se dort       ( quel étonnant allons fouiller ce triangle antoine simon 5       coude       banlie    seule au un jour nous avons rêve, cauchemar,       jonath le lent tricotage du paysage j’ai en réserve pour michèle       un carles li reis en ad prise sa       la l’évidence dans le respect du cahier des quatrième essai de  “ne pas pas facile d’ajuster le     m2 &nbs a grant dulur tendrai puis les amants se       object quand les mots l’illusion d’une pour jacky coville guetteurs       la ne pas négocier ne régine robin, pour alain borer le 26 approche d’une cliquetis obscène des la chaude caresse de jusqu’à il y a dernier vers aoi       magnol dernier vers aoi dans les carnets       sur ce qui aide à pénétrer le me station 5 : comment le 19 novembre 2013, à la poussées par les vagues merle noir  pour la communication est difficile alliage de pour lee légendes de michel il y a des objets qui ont la c’est une sorte de deux mille ans nous   entrons    il errer est notre lot, madame, dans le patriote du 16 mars       qui       pourqu     pourquoi à bernadette les avenues de ce pays des conserves ! très saintes litanies la danse de madame déchirée pour michèle gazier 1       va     les fleurs du la mort d’un oiseau. nice, le 18 novembre 2004       sur       enfant d’abord l’échange des     &nbs       au   ces sec erv vre ile pour jean marie première cette machine entre mes dernier vers aoi f qu’il vienne, le feu pour pierre theunissen la la cité de la musique       " pour mireille et philippe   jn 2,1-12 :       midi  epître aux la brume. nuages quelque temps plus tard, de nous avons affaire à de antoine simon 30 "pour tes     le cygne sur       &agrav antoine simon 3 décembre 2001.       dans tous ces charlatans qui grande lune pourpre dont les ce 28 février 2002.  ce qui importe pour dernier vers aoi       entre       un dernier vers aoi ils s’étaient "l’art est-il si grant dol ai que ne c’était une       apr&eg les plus terribles villa arson, nice, du 17 à la bonne       pour au rayon des surgelés carissimo ulisse,torna a       vu   d’un coté, il ne reste plus que le je serai toujours attentif à rare moment de bonheur, de sorte que bientôt mougins. décembre   tout est toujours en bel équilibre et sa ici. les oiseaux y ont fait sur la toile de renoir, les diaphane est le in the country pas de pluie pour venir dernier vers aoi ce qui fait tableau : ce   au milieu de lorsqu’on connaît une chairs à vif paumes temps de cendre de deuil de         or on peut croire que martine immense est le théâtre et  martin miguel vient antoine simon 31 nous dirons donc le texte qui suit est, bien « pouvez-vous       la moi cocon moi momie fuseau f les marques de la mort sur ce poème est tiré du j’ai perdu mon "et bien, voilà..." dit     vers le soir c’est parfois un pays       les       le le plus insupportable chez au matin du a toi le don des cris qui attendre. mot terrible. il existe deux saints portant ce qui fascine chez portrait. 1255 : dernier vers aoi       aujour quand c’est le vent qui  “comment après la lecture de       au de toutes les dans les écroulements et la peur, présente deuxième suite  dernières mises "mais qui lit encore le antoine simon 18 l’heure de la dernier vers aoi de prime abord, il l’instant criblé je sais, un monde se dernier vers aoi avant propos la peinture est dire que le livre est une ce texte m’a été c’est la chair pourtant       et tu  “la signification « h&eacu dans ma gorge station 1 : judas il était question non on dit qu’agathe diaphane est le mot (ou réponse de michel pour frédéric   voici donc la temps de pierres pour andré  le livre, avec générations le 26 août 1887, depuis buttati ! guarda&nbs un trait gris sur la clers est li jurz et li ce paysage que tu contemplais quai des chargeurs de alocco en patchworck © preambule – ut pictura       pav&ea il en est des meurtrières. clquez sur guetter cette chose   se pour yves et pierre poher et mille fardeaux, mille et ma foi, du bibelot au babilencore une constellations et il arriva que je t’enfourche ma nouvelles mises en antoine simon 33 pour maxime godard 1 haute al matin, quant primes pert ma voix n’est plus que pour qui veut se faire une passet li jurz, si turnet a "ah ! mon doux pays, quatrième essai rares le samedi 26 mars, à 15     du faucon poème pour nous viendrons nous masser avez-vous vu       au des quatre archanges que antoine simon 14 vous avez reprise du site avec la elle réalise des    si tout au long a la fin il ne resta que tout le problème       sur le si j’étais un lu le choeur des femmes de       " dernier vers aoi antoine simon 26       en un dans l’innocence des samuelchapitre 16, versets 1 les textes mis en ligne   un vendredi charogne sur le seuilce qui la légende fleurie est ce texte se présente "ces deux là se les durand : une j’ai longtemps f le feu est venu,ardeur des le scribe ne retient si j’avais de son l’impossible face aux bronzes de miodrag comment entrer dans une       bribes en ligne a je n’hésiterai la rencontre d’une comme c’est s’égarer on a dix sept ans, je ne savais vertige. une distance       allong karles se dort cum hume macles et roulis photo 7 pour nicolas lavarenne ma reflets et echosla salle       assis aux barrières des octrois  référencem effleurer le ciel du bout des mult ben i fierent franceis e vous deux, c’est joie et l’ami michel je me souviens de       à a la femme au       nuage ici, les choses les plus     depuis il souffle sur les collines       parfoi antoine simon 28       le       l̵ la parol

Accueil > LES BRIBES > LES BRIBES PUBLIÉES > EFFRACTIONS

ET
  Riche de mes seuls masques… Toujours prêt à en ôter un pour montrer le « vrai »,

   Flectamus

genua
ORA A TE
   Credo in humidum deum
   patrem uentripotentem
   facteur M caeli et terra
   visibilium o o o mnium
   et invi sibili i ium

    -  - -

et puis comme en écho, il y avait ce petit air d’opéra… Permettez que je vous en rappelle le contexte : nous sommes dans les préparatifs d’une fête, d’un bal masqué, trois personnages s’avancent, deux femmes et un homme ; on les invite à entrer mais on ne sait pas que, derrière leurs masques, ils veulent d’abord que justice soit rendue.

    ven i tepu rava a anti
    signoore maaschere


septième apparition du Grand père


Ed io che ero cane, mi tenevo sott’al tavolo e ho sentito tutto, e tutto ti dico come l’ho sentito… Come, non ce vo crede ? E guarda ! M’hanno buttato n’osso e m’hanno rotto ‘l muso, se non ce credi, guarda come è rotto ‘l naso. Che n’è rotto ? Guarda come fa

       Pum

       Pum


Comme tout bon conteur, mon grand père mettait en place des sortes de rituels narratifs qui balisaient ses récits. L’un de ses rites conclusifs, qu’il avait dû reprendre à la tradition, consistait à valider ses propos en prétendant qu’il tenait ses histoires de sources très sûres qu’il en avait été le témoin innocent lors de ses vies antérieures ; voici un autre essai de traduction :

A l’époque, figure-toi que j’étais chien, et je me mettais toujours sous la table, c’est ainsi que j’ai tout vu et tout entendu… Comment ? Quoi ! Tu ne veux pas me croire ! Eh bien, regarde… Pendant qu’ils mangeaient, il m’ont jeté un os, et m’ont cassé la truffe. Si tu ne me crois pas, regarde, regarde : il est pas cassé mon nez ? Il est pas cassé ? Tiens, touche, regarde comment il fait :

Poum

Pa

Poum

Pa
il nous prenait la main, en saisissait son nez, et le tordait d’un côté et de l’autre… Comment douter ? Son nez était bien cassé et on pouvait en effet le tordre ! Alors…

Encore une prière de Josué, en guise d’intermède

  bonnet vol aux taxis
    (dominus gobiscum
    e te tghè gli osc tutt esgarablà !)

(Cette dernière prière demande sans doute une petite explication : le peuple s’est toujours volontiers moqué de ses prêtres et de ses moines… Et il y a dans ses traditions toutes sortes d’histoires qui en témoignent. Dans l’une d’entre elles, le prêtre, grand coureur de jupons, et son bedeau, bossu, sont à couteaux tirés, à tel point que, jusque durant la messe, ils ne peuvent s’empêcher de s’insulter sous couvert de prières en latin…

Dominus gobiscum, dit le prêtre : gob, est le début du mot « gobbo », bossu
et, toi, psalmodie le bedeau qui sert la messe, tu as les yeux sacrément cernés !
évidemment « tutt esgarablà » ça sonne autrement que « sacrément cernés ».

Vous avez dit « masque » ?

Et à force d’ôter masque sur masque il ne me reste plus que celui de l’écorché qui ne peut plus montrer que l’impassibilité, toute la souffrance se trouve hors de la planche…

  Jamais

les Atrides n’eussent pu se déguiser ! Trop « tragiques ». Pour remonter aux sources, vous savez que j’ai vu le premier d’entre eux plongé dans une eau qui ne pouvait le désaltérer, sous des arbres dont les fruits lui échappaient sans cesse… Tragiques et foncièrement misogynes. Dois-je dire DONC foncièrement misogynes ? Leur tragique et leur misogynie se résolvaient en somme à cette formule enfantine, naïve : « C’est pas ma faute, j’y suis pour rien… », enfin, vous connaissez. Après tout, c’est peut-être le goût du transcendant qui pousse à refuser le masque.

Troisième allusion à la collectionneuse

  Elle disposait d’une étonnante collection de bourses

Vingt et unième citation

Pour la première fois je
sentais qu’il était possible que ma
mère vécût sans moi


Où Dieu lui même intervient pour parler de masque, et ce qui s’ensuit

  Non que le masque soit vraiment à enlever. En fait, il serait plutôt à mettre –histoire, n’est-ce pas, de protéger la masse de chair à vif que nous sommes (le mal que fait le masque est plus supportable… mieux réparti) il ne s’agit que de prendre la figure juste dans l’endroit qui convient.. Par quelle aberration suis-je toujours en train d’ôter la bonne figure ?

  C’est que, lui disait Dieu,

tu cherches trop la bagarre sans savoir utiliser ta force.

  Mais toi-même, rétorquait Josué,

comment pourrais-tu apparaître, sinon masqué ?

L’Opéra de Josué
   La salle, vide à de rares emplacements près, résonnait maintenant à peine de quelques remuements intimes. Ceux qui se refusent habituellement à sortir durant l’entracte s’isolaient en une rêvasserie qui repassait les derniers échos assourdis du spectacle ; les plus tôt rentrés, leur cigarette ou leur rafraîchissement consommé, chuchotaient des conversations feutrées. Attentif, Josué guettait ce moment incertain où l’on peut dire que quelque part quelque chose se passe, et, dans ce but, avait fait poser des micros invisibles à chaque endroit où quelqu’un pouvait se tenir ; installé devant la console où étaient réunis tous les câbles porteurs de moindres pulsations de la salle redistribués sur un plan qui occupait tout le long du mur, le panneau supérieur de l’appareillage, il repérait, comme sur ces écrans géants des centres de l’espace, l’origine et la qualité du son ; les multiples caméras du système vidéo lui permettaient enfin d’obtenir des vues sur les postures et les relations qui correspondaient aux sons. Il pouvait isoler un son et n’amplifier que lui, les mêler, au contraire, les tresser, les faire se rencontrer, surgissant de lieux différents, les séparer, les projeter, les écarteler alors qu’ils provenaient de lieux proches, les conserver pour les réintroduire ensuite dans la trame du présent, les transformer enfin avec toutes les variations de rythme, de timbre, de longueur, de puissance, que permettait l’installation… La pulsation qui lui provenait des isolés lui était connue, les voyants ne la signalaient qu’à pleine puissance de l’amplification, encore était-elle, par moments, irrégulièrement couverte par des bruits d’articulations, les excès soudains de la respiration, les bruits des pas sur les tapis, le frottement des corps contre les dossiers , les accoudoirs, les murs, les mains caressant ou frottant des tissus.
Le spectacle avait recommencé et la salle l’ignorait encore… Josué savait que –dans les couloirs et le hall- on s’apercevrait bientôt qu’il était temps de rentrer et que la surprise de n’avoir pas entendu l’annonce de la reprise ne précipiterait pas tout de suite la foule dans la salle. Le retard serait d’abord pris pour une négligence, une sorte de sursis dont on serait peut-être heureux ; ensuite seulement on s’inquiéterait de savoir s’il n’était pas dû à l’inattention… On ouvrirait plus ou moins discrètement des portes pour s’assurer que la salle était encore vide, on commencerait peut-être à en parler, mais déjà, lassés, certains spectateurs auraient rejoint leurs places, enrichissant du même coup la masse sonore captée, bruits de pas, de voix, conversations se poursuivant encore, interrompues par un regard sur la salle, par une remarque, accélération des rythmes cardiaques provoquée par une rencontre inattendue, heureuse ou non, exclamations, phrases lancées comme des cris par des personnalités plus sûres d’elles-mêmes, derniers échos de jugements. La seule question pour Josué était de reconnaître le seuil critique, le moment où les sons déjà enregistrés devaient commencer à surgir se mêlant aux bruits de la salle et à leur amplification. Il ne fallait pas attendre que les moins impatients fussent revenus, que la salle fût à nouveau pleine ; il ne fallait pas non plus commencer trop tôt sans quoi le reflet trop immédiat aurait engagé la salle à une reconnaissance myope, à une intervention superficielle, faisant tourner l’œuvre au jeu, à se fourvoyer dans ce que le détail recèle d’anecdotique, à rester sourd à sa qualité propre.

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette