BRIBES EN LIGNE
ce qui aide à pénétrer le à cri et à eurydice toujours nue à       le dernier vers aoi où l’on revient maintenant il connaît le page suivante ► page aller vers le musicien nègre des quatre archanges que dans l’effilé de sauver la vie c’est ne     quand basile une il faut dire les l’une des dernières n’ayant pas je déambule et suis       la 1- c’est dans ] heureux l’homme grant est la plaigne e large depuis ce jour, le site  le grand brassage des je suis occupé ces ...et la mémoire rêve très saintes litanies À peine jetés dans le que d’heures ► abÉcÉdaire à jean aux george(s) (s est la a christiane     rien       deux  dans toutes les rues clquez sur siglent a fort e nagent e c’est la peur qui fait antoine simon 10 en ceste tere ad estet ja      &  au travers de toi je non... non... je vous       le dentelle : il avait page suivante ► page       m’ la littérature de  le "musée antoine simon 6 le scribe ne retient la deuxième édition du peinture de rimes. le texte immense est le théâtre et à sylvie       la       la       quinze chants à tu mon recueil à madame chrysalide fileuse aller à la bribe suivante madame aux rumeurs       assis grande digue est dispersée       au pluies et bruines, comment a l’extrémité du haut var ► trois petits page suivante ► page c’est une sorte de clere est la noit e la dernier vers aoi       à       ç elle disposait d’une comme c’est chercher une sorte de page suivante ► page page suivante ► page en introduction à on croit souvent que le but li emperere s’est antoine simon 9 station 3 encore il parle journée de ce texte m’a été 1 2  bribes en ligne a à la bonne       dans la       force  martin miguel vient  il est des objets sur       banlieue  dans le livre, le le plus insupportable chez le flot pâle des maisons pour mireille et philippe     double       pav&eacu karles se dort cum hume zacinto dove giacque il mio       aux pour andré cette machine entre mes       droite c’est la chair pourtant     m2         soleil         deuxième suite       montagne       la       fourr&ea ki mult est las, il se dort  epître aux lancinant ô lancinant page suivante réponse de michel     hélas, pour michèle auer et inoubliables, les ouverture d’une a inishmore chaque plante est nos voix  tu ne renonceras pas. page suivante ► page janvier 2002 .traverse il y a deux villes à le flot gris roule contre aller à la bribe suivante il y a des objets qui ont la pour philippe dans les carnets       fourr&ea sur l’erbe verte si est       bien   ciel !!!! il a surgi sans crier derniers vers sun destre la terre nous faisant dialoguer       cerisier c’est le grand dernier vers aoi   tout est toujours en si c’est ça, les cuivres de la symphonie       est-ce nous avancions en bas de marché ou souk ou pour angelo page suivante page le 23 février 1988, il   saint paul trois   voici donc la page suivante page le coeur du un nouvel espace est ouvert si tu es étudiant en 1- nous sommes dehors. rafale n° 9 un page suivante ► page de la aller à la bribe suivante mise en ligne ce qui fascine chez pour frédéric       marche préparer le ciel ii page précédente longue       enfant     sur la pente aller à la bribe suivante       longtemp       et intendo... intendo ! antoine simon 11 page suivante ► page page suivante ► voici donc pour jean marie toutes sortes de papiers, sur   dits de       magnolia de prime abord, il "si elle est       ce textes mis en ligne en   en grec, morías bien sûr la le galop du poème me   adagio   je je me souviens qu’à propos epuisement de la salle, Être tout entier la flamme pour andrée le geste de l’ancienne, giovanni rubino dit « mais qui lit une fois entré dans la       le ciel neuf j’implore en vain pour max charvolen 1) encore la couleur, mais cette aller à la bribe suivante et   riche de mes       l’     pluie du leonardo rosa       j’     sur la       &       midi les lettres ou les chiffres le soleil n’est pas     faisant la pas sur coussin d’air mais page suivante ► page agnus dei qui tollis peccata nécrologie       un         or au centre des quartiers de vedo la luna vedo le bribes dans le nid de 1 2  1- ai-je reçu une 1 2    la production       sur le retour à la recherche    seule au     son nous serons toujours ces dans le vacarme des couleurs, merci au printemps des « ces deux là       " 1 2        pour 1 2  beatrice machet le rien n’est plus ardu page suivante ► page   je ne comprends plus antoine simon 13 merci à la toile de       grappes et si tu dois apprendre à ne pas négocier ne au commencement était derniers textes mis en  c’était pierre ciel page suivante ► page       fourmi&n charogne sur le seuil ce qui dans la caverne primordiale il est le jongleur de lui   si vous souhaitez page suivante ► page pour m.b. quand je me heurte ici, les choses les plus       maquis pour accéder à l’eau froide de l’anse la vie humble chez les       dé page suivante ► page de sorte que bientôt       que de  mise en ligne du texte quai des chargeurs de le bulletin de ce jour là, je pouvais page suivante ► r.m. a toi   un vendredi et que vous dire des biboon. plus qu’une saison.     oued coulant en 1958 ben ouvre à       le je me souviens de       juin 1 2  j’ai relu daniel biga, i.- avaler l’art par du maurithuis par il y a des titres qui ma mémoire ne peut me       rampant allons fouiller ce triangle aller à la bribe suivante et encore   dits onze sous les cercles « ah ! mon trois (mon souffle au matin au seuil de l’atelier dernier vers aoi   josué avait un rythme quatrième essai de ce qui importe pour     nous avions libre de lever la tête clers est li jurz et li rafale 1 2  pour voir le cahier 18, me la galerie chave qui       "..   je n’ai jamais 1 2 3 (en regardant un dessin de mes pensées restent si vous entendez le lac « pouvez-vous page suivante ► page guetter cette chose     extraire nu(e), comme son nom retour au texte 1 2    au balcon antoine simon 27 pour accéder au texte,       les cecil beaton brassaÏ renÉ je t’enlace gargouille pour écouter la lecture, grande lune pourpre dont les       la recleimet deu mult introibo ad altare     après montagnes de       ( on cheval vue à la villa tamaris bribes en ligne a premier vers aoi dernier tromper le néant accoucher baragouiner   est-ce que cliquetis obscène des       dans 1 2  1 2  comment entrer dans une   les 0- souviens-toi. sa 1 2  pour accéder au pdf du dans le train premier page suivante page page suivante ► page la danse de  née à on trouvera la video le numéro exceptionnel de       retourn& soudain un blanc fauche le quando me ne so itu pe il y a tant de saints sur       objectif tous ces charlatans qui   pour olivier le lent déferlement prenez vos casseroles et       longtem       alla aux barrières des octrois j’aime chez pierre de pa(i)smeisuns en est venuz       "je j’ai donc toujours les lettres :       à 5) triptyque marocain moi cocon moi momie fuseau le 26 août 1887, depuis issent de mer, venent as écoute, josué, les parents, l’ultime ce 28 février 2002. nous serons toujours ces   que signifie c’est extrêmement “dans le dessin       voyage la parol

Retour à l'accueil
Article présent dans les rubriques : Hubi, Jean Claude /

JEAN CLAUDE HUBI

Cartagena de la Indias
© Jean-Claude Hubi

Les villes de papier

Publication en ligne : 6 avril 2020

Localisation : 10° 23’ 27.776’’ N - 75° 28’ 45.934’’ W


Il y a deux villes à Carthagène des Indes : celle que l’Histoire et les hommes ont créée pour la gloire du royaume et de la foi ; et celle que l’industrie a voulue, puis les touristes cosmopolites, puis les narcos enfin. La première a occupé toute la péninsule des origines, l’a fortifiée, l’a bâtie de maisons coloniales. La deuxième s’est installée à l’Ouest, aux bords de l’anse longue dont l’ouverture conduit droit aux îles du Rosaire, et y a établi des gratte-ciels en grand nombre. Elle a peuplé de yachts rutilants le port luxueux financé par les ombres des rues les plus obscures de New-York ou de San Francisco.

La ville ancienne vend des émeraudes, des poteries indiennes et de l’or. Elle vend aussi des chemisettes de coton, des jus de fruits, des fleurs, des saucisses chaudes, des ceintures de cuir. Les cafés populaires ouverts sur les trottoirs proposent de la bière froide, des salades et des poissons savoureux. Sous une longue halle rajeunie pour abriter les marchands d’objets insignifiants qui amusent les touristes se sont installés une vingtaine de négociants en bibelots, en cartes postales et en vêtements de coton porteurs d’inscriptions anglaises.
Les rues de Cathagène des Indes sont tracées à angle droit. Elles mènent toutes à la mer, ou à la grande place fermée d’arcades où, depuis des siècles, se rassemblent les voitures publiques. Une avenue, entre la mer et les pelouses au pied des fortifications, fait le tour de la ville ; de loin en loin à des étals de fortune les femmes de marins y proposent quelques gros poissons rouges pêchés pendant la nuit

La vieille ville de Carthagène des Indes est une île saupoudrée des senteurs caraïbes. Dans toutes ses rues tourne la brise de mer ; le vent vanillé ici vient de Cuba, de Saint-Domingue, des Saintes et de Marie-Galante. Dans le port inviolé se pressent des galions ventrus, les frégates rapides et les légères flûtes du Roi d’Espagne. Au large croisent, prédateurs attirés par le parfum des épices, les bateaux de la course française et le navire de Drake.

 

J’habite casa Tompkins, derrière un portail disjoint et une façade médiocre de la rue Factoria. Comme dans Fortunio, dès qu’on a franchi le seuil et refermé la porte, on entre dans la touffeur végétale d’un palais insoupçonnable de l’extérieur. Tout est rustique pourtant : les salons blanchis à la chaux, les chaises de cuir cordouan, les tapisseries indiennes accrochées aux murs ; les bassins remplis d’eau fraîche qui miroitent à tous les détours du chemin, dans lesquels on a tant envie de se plonger ; mais la salle à manger de plein air aussi où nous prenons notre petit déjeuner chaque matin : salade de mangues et d’ananas, café doux, confitures d’oranges, pericos - odorante omelette d’œufs, de tomate et d’oignons - sous les palmes foisonnantes d’arbres enchevêtrés où se balancent des perroquets verts.
Ma chambre toute blanche n’a pas de clé. Elle comporte deux étages : au rez-de-chaussée un grand lit, une table et sa chaise, la salle de bains ; par un escalier de pierre on accède à une alcôve de pierre où se trouve mon lit, sous un immense ventilateur hors d’âge qui brasse un air brûlant. Un souffle léger arrive de la mer, qu’on distingue derrière d’autres palmes, par le claustra juste au-dessus de ma couche.
Dehors, des enfants indiens jouent sur le trottoir de rues étroites où passent peu de voitures. En flânant on découvre un nombre incalculable de patios derrière des grilles de fer, aux murs pavés de carrelages andalous, noyés de plantes et de fleurs, ombragés par un impluvium qui vient de Rome ; des fenêtres fermées de rejas aristocratiques, drapées de géraniums multicolores ; des églises coloniales ocres et blanches de style jésuite, simples et fraîches ; des palais endormis aux larges escaliers et aux amples galeries ; l’Université, construite autour d’un vaste patio carré où brûlent les fleurs incendiées d’un immense flamboyant. Et surtout on verra, le long de la façade de toutes les maisons, des balcons de bois ombragés d’une toiture de tuiles, croulant de fleurs qui pendent parfois jusqu’au sol. Derrière leur large main-courante portée par des balustres sombres de bois tourné chuchotent à la nuit tombée des couples venus profiter de la fraîcheur.

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP