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derniers textes mis en grande lune pourpre dont les je t’enlace gargouille art jonction semble enfin le pendu       il    nous j’ai donc dans ce périlleux       vu les je rêve aux gorges       je suis       la intendo... intendo ! de sorte que bientôt couleur qui ne masque pas   ces notes antoine simon 20 l’heure de la madame chrysalide fileuse où l’on revient cinq madame aux yeux quatrième essai de marie-hélène       la pour philippe dernier vers aoi (elle entretenait       dans le mise en ligne       bâ   au milieu de deuxième suite       entre « ah ! mon c’est la chair pourtant cette machine entre mes un homme dans la rue se prend la prédication faite régine robin, moi cocon moi momie fuseau si j’étais un granz est li calz, si se voici des œuvres qui, le histoire de signes . un texte que j’ai le bulletin de       maquis s’égarer on  il y a le châssis, "si elle est descendre à pigalle, se    7 artistes et 1 mesdames, messieurs, veuillez f qu’il vienne, le feu antoine simon 32 dernier vers aoi       dans le dernier vers aoi reflets et echos la salle     du faucon antoine simon 15       sur pour accéder au pdf du je sais bien ce qu’il dans les horizons de boue, de je meurs de soif travail de tissage, dans       "je la légende fleurie est certains soirs, quand je rare moment de bonheur, derniers textes mis en derniers textes mis en today i eat my textes mis en ligne en mai « ces deux là       au soir de profondes glaouis 1 2 3 les dieux s’effacent l’existence n’est je ne sais pas si d’abord un curieux 1 2  dans le pays dont je vous 1.- les rêves de aux george(s) (s est la (vois-tu, sancho, je suis       deux j’ai en réserve les dernières voile de nuit à la ce paysage que tu contemplais pour julius baltazar 1 le folie de josué tout       pé station 1 : judas  pour jean le le passé n’est   (à intendo carthage, fille de       grappes       apparu       le granz fut li colps, li dux en     pourquoi tu on peut croire que martine josué ne paysage de ta quand c’est le vent qui pour anne slacik ecrire est    seule au antoine simon 31 dernier vers aoi (ô fleur de courge... 1 2 3 bien sûr la pas une année sans évoquer commencé le 10 mars 2019, reprise du site avec la le geste de l’ancienne, au labyrinthe des pleursils le 28 novembre, mise en ligne f les feux m’ont       o       qui       tourneso les textes mis en ligne j’ai travaillé il existe au moins deux madame, on ne la voit jamais  le "musée abu zayd me déplait. pas À la loupe, il observa     ton plaisir nous dirons donc mais non, mais non, tu  je ne voulais pas c’est ici, me je crie la rue mue douleur       en ce texte se présente il souffle sur les collines sequence station 7 : as-tu vu judas se a la fin   il ne resta avant dernier vers aoi macles et roulis photo tromper le néant la deuxième édition du au rayon des surgelés temps où le sang se toutes sortes de papiers, sur able comme capable de donner  née à pour jean marie       é à nice, le 8 octobre  jésus et si tu dois apprendre à       pav&eacu     longtemps sur   un vendredi       aux       apr&egra         &n dernier vers aoi ma voix n’est plus que       droite rafale une fois entré dans la       cerisier la bouche pure souffrance pas sur coussin d’air mais vous avez le poiseau de parisi mon pour voir le cahier 18,   1) cette       coude démodocos... Ça a bien un 1 2  temps de pierres sites de mes f le feu m’a       marche (À l’église    regardant toutefois je m’estimais antoine simon 3 dans les rêves de la f le feu s’est et si au premier jour il générations antoine simon 2 ses mains aussi étaient début de la mise en ligne de dernier vers aoi       dans a supposer que ce monde guetter cette chose vous deux, c’est joie et carmelo arden quin est une       retourn&       longtem dernier vers aoi       fleurett la mastication des toute une faune timide veille « h&eacut   tout est toujours en     nous avions ce qui importe pour de l’autre la gaucherie à vivre,  l’exposition  je t’enfourche ma de pa(i)smeisuns en est venuz un titre : il infuse sa madame est une alocco en patchworck ©     au couchant rafale n° 3 des l’eau froide de l’anse pour accéder au pdf,   voici donc la deux nouveauté, bien sûr, il y eut genre des mots mauvais genre pour ma qu’est-ce qui est en a la femme au   se « je me tais. antoine simon 9 j’aime chez pierre ( ce texte a       juin jusqu’à il y a pour andré villers 1) a quelques exceptions près       " si j’avais de son la galerie chave qui « e ! malvais buttati ! guarda  sur l’erbe verte si est les avenues de ce pays quatre si la mer s’est dernier vers aoi des voiles de longs cheveux pour le prochain basilic, (la clers fut li jurz e li ….omme virginia par la le lourd travail des meules un besoin de couper comme de     depuis nos voix béatrice machet vient de nous viendrons nous masser nous serons toujours ces et ma foi, sans être grand une il faut dire les archipel shopping, la f le feu s’est dieu faisait silence, mais       la je n’hésiterai       six  un livre écrit diaphane est le       apr&egra il tente de déchiffrer,       voyage libre de lever la tête merci à la toile de c’est extrêmement merci à marc alpozzo 1 2  glaciation entre   marcel pour mireille et philippe       avant réponse de michel     double « mais qui lit au commencement était       et que vous dire des nous savons tous, ici, que que nos princes et empereurs sculpter l’air : chairs à vif paumes rossignolet tu la dans l’effilé de hans freibach : paien sunt morz, alquant si grant dol ai que ne n’ayant pas antoine simon 24       sur le dernier vers aoi non... non... je vous       un traversé le lieu-dit de   j’ai longtemps madame est la reine des       fourmi&n       dans a l’aube des apaches, À propos de fata en     pluie du       vu les pour qui veut se faire une …presque vingt ans plus et je vois dans vos li emperere par sa grant ce jour là, je pouvais religion de josué il temps de pierres dans la 1 2        sur le soudain un blanc fauche le     m2   madame, vous débusquez quelques textes attendre. mot terrible. la musique est le parfum de aucun hasard si se neuf j’implore en vain       ce       la dernier vers aoi tous ces charlatans qui     quand basile l’erbe del camp, ki 1 2  antoine simon 25 écrire comme on se ce qu’un paysage peut  ce mois ci : sub le thème un jour, vous m’avez quelque chose antoine simon 11 rafale n° 7 un les parents, l’ultime       ce qui antoine simon 5 ensevelie de silence,       la pie langues de plomb a la  le grand brassage des 13) polynésie 1- nous sommes dehors. vos estes proz e vostre de mes deux mains 1 2  pas même le plus insupportable chez       pass&eac  dans toutes les rues a claude b.   comme une difficile alliage de       fleur le flot pâle des maisons carcassonne, le 06 arbre épanoui au ciel cliquetis obscène des  pour le dernier jour les premières ce texte m’a été les grands je désire un se placer sous le signe de le ciel est clair au travers       au tout mon petit univers en "l’art est-il les doigts d’ombre de neige pour écouter la lecture,  pour de 1 2  <script           fourr&ea pour helmut fin première antoine simon 17 la parol

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RAPHAËL MONTICELLI

<- À la dame de Millepertuis |
Lettre aux élèves du collège Port Lympia

Lors de l’exposition de Gérard Éli au collège Port Lympia, à Nice, le principal m’a demandé de rédiger une préface à l’intention des élèves. Comme toujours dans ce type d’exercice, j’écris pour des élèves, mais je compte sur leurs enseignants...


Chers élèves du collège port Lympia et des écoles proches,

Comment vais-je m’y prendre pour parler du travail d’un artiste ?
J’aimerais vous en parler, pas pour tout vous expliquer, mais pour vous proposer de le regarder.
L’artiste, c’est Gérard Eli. Son travail, ce sont les œuvres qui sont exposées dans le collège en ce début d’année scolaire 2018-2019.

Tâchons de nous intéresser à deux choses, et à deux seulement
Première chose : comment c’est fait. Comment cet artiste s’y prend-il pour faire ce que nous voyons ?
Deuxième chose : comment regarder ces signes ou traces que l’on trouve souvent dans ses œuvres.

D’abord comment c’est fait...
De quoi Gérard Éli se sert-il ? De quels matériaux, de quels outils ? Comment ces matériaux sont-ils associés, réunis. Quels gestes doit-il exécuter pour arriver au bout de son travail ?
Vous voyez bien que, selon les œuvres, y a du bois, du métal, de la céramique.
Il est facile aussi de se rendre compte que tous ces matériaux, minutieusement travaillés, sont assemblés de façon très précise. Regardez bien. Ça vous fera peut-être penser à des tas de choses.
Pour Gérard Éli, la technique compte beaucoup. La qualité technique, le savoir faire, la maîtrise. Même si ce n’est pas pour lui le plus important, il aime que les choses soient bien faites. Et ça se voit.

Quelques cas de rapports à la technique
De nombreux artistes ont les mêmes exigences que Gérard Éli. Parfois, c’est tellement important pour eux, qu’ils gardent secrets leurs outils, leur façon de faire. Je vous donne deux exemples : Michel Ange, l’artiste de la Renaissance italienne, il y a 400 ans, ne voulait pas que l’on sache quels étaient ses secrets de fabrication. Il souhaitait que les spectateurs pensent que tout lui venait comme naturellement.
Plus récemment, un peintre du XXe siècle, Hans Hartung, cachait ses pinceaux (qui étaient vraiment extraordinaires) dans une sorte de coffre fort.
D’autres artistes estiment que les œuvres d’art doivent suivre les règles précises de l’art, utiliser des outils, des moyens, des supports bien connus et que l’on doit apprendre à bien maîtriser. Ce n’est pas ça, non plus, que fait Gérard Éli.
Certains, au contraire, modifient les règles, utilisent les moyens de façon inattendue, se servent de techniques qui n’appartiennent pas à l’art mais à la couture, à la cuisine, à la maçonnerie... parfois ils mettent au point des techniques inconnues.
Je crois que Gérard Éli fait partie de cette catégorie. Qu’est-ce que vous en dites ?

L’art sans technique
Tous les artistes ne pensent pas comme ça. À l’inverse, il y en a qui divulguent sans difficulté matériaux, techniques et outils. Expliquent précisément comment il s’y prennent. Parfois, quand on voit leurs œuvres, on se dit « ça ? Moi aussi, je peux en faire autant »... Et c’est peut-être ce qu’ils veulent que nous pensions : que chacun de nous peut être un artiste.
J’en connais qui ne réalisent pas même d’objet : par exemple, ils prennent un objet du quotidien tel qu’il est et le présentent comme œuvre d’art. Le premier et le plus connu de ces artistes est Marcel Duchamp, qui est né en 1887... vous voyez, ce n’est pas tout récent. D’autres, plus récemment, font une fiche pour expliquer comment on peut réaliser l’œuvre à laquelle ils ont pensé. Ils vendent cette idée et laissent le spectateur, l’amateur ou le collectionneur réaliser l’œuvre. Le plus illustre exemple de cet art est un artiste américain, Sol Lewitt. Pour eux, la réalisation de l’objet est très secondaire. l’important, c’est l’idée qu’il s’en font, et il est amusant de voir comment, avec la même recette on arrive à des objets très différents. Comme en cuisine.

-Et les signes alors ?

De loin, sur certaines œuvres de Gérard Éli, on croirait voir une écriture. En y regardant de plus près, on s’aperçoit qu’il est pratiquement impossible d’y trouver deux signes identiques. Regardez n’importe quel texte de n’importe quelle langue, qu’il soit écrit avec les signes de l’alphabet que nous utilisons, ou que ce soit dans un autre : grec, cyrillique, arabe, hébraïque. Que ce soit même transcrit avec des idéogrammes, comme le chinois ou le japonais, que ce soit des hiéroglyphes, même si vous n’y connaissez rien, vous verrez que parfois, les mêmes signes reviennent. Ce n’est pas le cas de Gérard Éli. Il ne s’agit donc, dans son travail, ni d’écriture, ni de code secret. Il reste bien quelque chose de l’écriture pourtant : le geste, les outils, et peut-être, le sens dans lequel les signes sont tracés.

En fait, vous connaissez déjà ça. Vous avez déjà vu des choses de ce genre. Peut-être vous rappelez-vous avoir vous même tracé ainsi des signes qui n’ont pas de sens. On trouve ça dans le gribouillage des enfants. Peut être vous amusez-vous encore à faire des signes de ce genre comme s’il s’agissait de l’écriture d’une langue inconnue, ou qui n’existe pas.
Si ça ressemble à une écriture, elle est illisible. Dans ce cas aussi, Gérard Éli nous rappelle que d’autres artistes, écrivains ou peintres, ont inventé des sortes de codes secrets, quelque chose est lisible, mais on ne sait pas quoi.
Il nous rappelle aussi que certains autres ont rendu volontairement leur écriture illisible... Ou se sont servi d’une écriture connue pour la rendre illisible.

Picasso, un artiste que vous connaissez certainement, a écrit ainsi des poèmes dans une écriture illisible. Un autre peintre, Dautremont, a réalisé des tableaux remplis de signes tous différents. Ça ressemble à une écriture : il y a le geste, l’outil, la trace... mais ça ne veut rien dire. Vous trouverez d’autres exemples, nombreux, dans l’histoire… Je pense à un poète comme Henri Michaux qui a réalisé des tableaux remplis de signes comme une écriture indéchiffrable. Je pense à un peintre et poète moins connu, Gérard Duchêne… Mais ce serait trop long à expliquer.

On regarde ces sortes d’écriture comme une énigme que l’on peut trouver belle. Comme un poème japonais ou chinois, comme une calligraphie hébraïque, quand on ne connaît pas ces langues. Comme l’arabesque qui rappelle une écriture sans en être une. Comme les manuscrits du moyen âge. On regarde, on peut apprécier, on ne sait pas si on en trouvera un jour le sens. Mais, même si nous ne savons pas les déchiffrer, même s’ils sont complètement indéchiffrables, ils peuvent nous faire rêver.

J’avais dit « deux choses »... c’est fait. Il y en aurait beaucoup d’autres, bien sûr... Vous avez tout le temps devant vous pour savoir quoi.
Regardez. Regardez et laissez venir en vous images et pensées.

Publication en ligne : 9 mars

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