BRIBES EN LIGNE
est-ce parce que, petit, on il y a longtemps,  au travers de toi je allons fouiller ce triangle portrait. 1255 : Être tout entier la flamme le désir de faire avec  dernier salut au     chambre un homme dans la rue se prend la mort d’un oiseau.       ruelle et il fallait aller debout troisième essai pour andrée o tendresses ô mes       sur le       m’ l’existence n’est pour mireille et philippe       fourr&ea journée de     ton plaisir À peine jetés dans le dieu faisait silence, mais       je fais je serai toujours attentif à       sur le       vu les josué ne le bulletin de pour michèle "le renard connaît ici. les oiseaux y ont fait       au la tentation du survol, à je meurs de soif  tu ne renonceras pas.  de même que les madame est une il souffle sur les collines …presque vingt ans plus 1 2 3 jamais je n’aurais quand les eaux et les terres dentelle : il avait       dans le voici des œuvres qui, le       chaque on trouvera la video karles se dort cum hume     extraire nu(e), comme son nom thème principal : madame, vous débusquez    courant j’entends sonner les de prime abord, il mise en ligne     vers le soir il n’y a pas de plus d’un côté et il parlait ainsi dans la       le pour maguy giraud et rafale n° 10 ici recleimet deu mult je t’enlace gargouille tous ces charlatans qui moisissures mousses lichens diaphane est le toutes ces pages de nos marché ou souk ou ce jour-là il lui clers est li jurz et li a propos de quatre oeuvres de     un mois sans     le pour lee là, c’est le sable et       sur carissimo ulisse, torna a je suis occupé ces bribes dans le nid de     son f tous les feux se sont vous avez  jésus     une abeille de       à à cri et à dernier vers aoi À perte de vue, la houle des béatrice machet vient de 1 2        la pie a propos d’une macles et roulis photo 4 depuis ce jour, le site ...et poème pour première on cheval le pendu 1- ai-je reçu une       un   iv    vers entr’els nen at ne pui quelques autres il arriva que pour robert patrick joquel vient de quand vous serez tout station 1 : judas au labyrinthe des pleursils halt sunt li pui e mult halt le tissu d’acier       dans le antoine simon 30  ce mois ci : sub (À l’église arbre épanoui au ciel la vie humble chez les 1. il se trouve que je suis j’arrivais dans les derniers textes mis en pour andré       pourquoi le galop du poème me quatrième essai de dont les secrets… à quoi c’était une edmond, sa grande pour martine, coline et laure toute une faune timide veille vous deux, c’est joie et       les 1 2  marie-hélène avant dernier vers aoi et c’était dans dernier vers aoi Éléments - si c’est ça, accorde ton désir à ta pur ceste espee ai dulor e il y a dans ce pays des voies pour andré villers 1)       à pour michèle gazier 1) merci à la toile de dans le pays dont je vous       allong&e  mise en ligne du texte       grimpant dernier vers aoi  marcel migozzi vient de moi cocon moi momie fuseau       montagne les installations souvent, je dors d’un sommeil de       la       dans   d’un coté, a christiane ce monde est semé       fourmi&n       un   3   

les le samedi 26 mars, à 15       une antoine simon 14 le flot pâle des maisons j’ai perdu mon       la       l’ d’ eurydice ou bien de bel équilibre et sa il faut laisser venir madame constellations et madame est une torche. elle antoine simon 33 (ô fleur de courge... le coeur du quelque chose légendes de michel on dit qu’agathe mi viene in mentemi c’est parfois un pays 1- c’est dans   (dans le       la       sur le « tu sais ce que       sur       alla un jour, vous m’avez j’ai donc dernier vers aoi ce qui fascine chez ils sortent       au pour daniel farioli poussant   on n’est   j’ai souvent clers fut li jurz e li nous serons toujours ces au programme des actions envoi du bulletin de bribes       très malheureux... et voici maintenant quelques pour angelo     chant de       sabots il n’est pire enfer que tout est prêt en moi pour madame porte à la danse de au commencement était madame 1 madame est la antoine simon 15 exacerbé d’air le lent déferlement c’est un peu comme si, temps de pierres l’une des dernières  le grand brassage des       " (dans mon ventre pousse une antoine simon 24 archipel shopping, la les amants se dernier vers aoi     double voudrais je vous       une dorothée vint au monde temps où le sang se 1 au retour au moment       à qu’est-ce qui est en temps de cendre de deuil de la route de la soie, à pied, rafale n° 6 just do station 5 : comment macles et roulis photo 7 ...et la mémoire rêve suite de   1) cette clquez sur aux george(s) (s est la       pour alocco en patchworck © abstraction voir figuration autre citation autre essai d’un le lent tricotage du paysage       apr&egra l’ami michel  pour le dernier jour la fraîcheur et la       la démodocos... Ça a bien un       bien   encore une pour egidio fiorin des mots l’évidence et ces      & ils s’étaient “dans le dessin {{}} on trouvera la     nous avions encore une citation “tu les dieux s’effacent la légende fleurie est c’est une sorte de chants à tu mon recueil     sur la de toutes les ainsi fut pétrarque dans fin première f le feu s’est bien sûr la mougins. décembre pour jean-louis cantin 1.- (de)lecta lucta   il aurait voulu être       pav&eacu il existe deux saints portant rafale n° 5 un le 28 novembre, mise en ligne il y a des objets qui ont la et si tu dois apprendre à dernier vers aoi réponse de michel antoine simon 26 nous avons affaire à de « e ! malvais       le ciel carles li reis en ad prise sa max charvolen, martin miguel de mes deux mains       é  référencem bientôt, aucune amarre en cet anniversaire, ce qui a l’aube des apaches, deux ajouts ces derniers <script           objectif   voici donc la descendre à pigalle, se exode, 16, 1-5 toute sans être grand     [1] l un temps hors du en 1958 ben ouvre à branches lianes ronces de pa(i)smeisuns en est venuz       "       rampant a la fin   il ne resta je reviens sur des 1 2  dernier vers aoi la prédication faite       deux tendresse du monde si peu       l’       midi rafale n° 7 un pour qui veut se faire une 1 2  raphaël la poésie, à la 1 2  cette machine entre mes     "       reine 1 2  dernier vers aoi epuisement de la salle,       " je t’ai admiré, À la loupe, il observa les étourneaux ! traquer pour jean-marie simon et sa  il y a le châssis,         &n  le livre, avec pour nicolas lavarenne ma dernier vers aoi       m’ maintenant il connaît le à propos “la le travail de bernard un nouvel espace est ouvert  l’exposition  et…   dits       au si grant dol ai que ne pour mon épouse nicole       le   pour olivier chaises, tables, verres, À l’occasion de les textes mis en ligne je sais, un monde se 1 2  sables mes paroles vous poussées par les vagues dernier vers aoi la fonction,       avant et la peur, présente ma chair n’est beatrice machet le chaque jour est un appel, une j’ai ajouté j’aime chez pierre       sur les marcel alocco a 13) polynésie du fond des cours et des mult est vassal carles de dans les carnets       juin l’heure de la la parol

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RAPHAËL MONTICELLI

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Horizons puits - horizon plume
Clefs : poésie

Ce texte a d’abord été publié dans le catalogue de l’exposition rétrospective d’Henri Baviera,« Carnet de Bord », au CIAC - Centre International d’Art Contemporain, Château de Carros en 2015. Il est repris dans le recueil « Autres ailleurs », à paraître aux éditions de la Passe du Vent, sous le titre « Traversée 2 »


Nous serons toujours ces marcheurs
ces errants 
rêvant d’abris
rêvant 
de dormir comme loups en tanière
rêvant de retourner au fond des grottes silencieuses
pour y faire grandir nos rêves
touchant le dehors du bout des doigts
caressant dans l’ombre les ombres du dehors
aspirant la lumière

toujours marchant

Peintre
la toile immobile nous met en mouvement
quelque chose 
quoi
met le regard en mouvement
et qui la regarde 
part
à la poursuite du regard

Nous serons toujours ces marcheurs
vers les horizons plumes

Nous serons toujours ces rêveurs d’improbables
ouvrant du bout des doigts
avec de l’ombre de l’air du sang de l’eau
des brèches de lumière
sur les parois des ombres souterraines

Peintre nous voici chez toi
ce dehors de soleil et pluie 
terre et pierres
et fils d’herbes accrochés aux pierres 
dans la terre
sous le soleil et la pluie
éclairs de nuit trouées nuages
oiseaux chasseurs
guêpes et abeilles frelons moustiques araignées lombrics
et parmi les fleurs
les graminées les herbes sèches de l’été les neiges noires

plus loin
arbres en hordes ordonnées au flanc des collines
procession de marcheurs le long des crêtes
peuples oiseaux
renards daims sangliers animaux furtifs
et ceux plus secrets 
timides
qui se faufilent glissent et se terrent

le grand monde du dehors
un souffle mince agite
des cheveux d’herbe
plus léger que ces murmures
porteurs de mots

Partout des voix
elles tiennent
le discours confus
des mélodies à notes disjointes de feuilles heurtant des feuilles ou sur elles-mêmes dansant
les sifflements

ces voix
courant sous l’eau
allument la mèche des larmes 
et
à mots informulés 
elles nous disent

Nous sommes ces marcheurs

Peintre
nous voici chez toi
l’atelier
ce dedans de toi qui s’évade de toi

tu y as tendu
les pièges de la lumière et de l’eau
ordonné les flacons des essences
tamisé les odeurs et les poudres du monde où se condense le monde
les corps dissociés
matières élémentaires
le miel la cendre et le nid des phénix

Dedans
Ton corps
frontière poreuse
le monde 
sans cesse s’y engouffre
par portes fenêtre bouche yeux oreilles narines
bruits odeurs chants cris
par myriades 
images

Peintre
tu es le lieu de l’ouvrage
attentif aux gouttes de lumière
elles font un grand remue-ménage en toi
attentif à la moindre aspérité des peaux
sur lesquelles la lumière du dehors
et la lumière du dedans
font des jeux d’ombres colorées

et tes couleurs
ont de ces nuances que l’on croit avoir vues
une fois 
peut-être
fugace
jeu du soleil entre deux herbes
entre deux pierres 
peut-être
jamais vues

Tu es l’atelier

Là haut
les galaxies de ton cerveau
et les étoiles filant à travers ton corps jusqu’à ta peau
tes membres
elles donnent forme à tes gestes
forme à tes formes

ligne de faille
courbe d’un vol
espace d’un cri
un chant lointain
se pose creuse
l’horizon puits

Plus haut
c’est le lieu des éclosions des naissances
l’horizon s’y désoriente
les lignes s’y dispersent
les arcs s’y effilochent
tu ébrèches le haut du ciel
troues le vide
pour le combler

des soleils désaltérés
ouvrent des sables en fusion
un ciel d’eau désorienté se souvient de la terre
de sa sueur d’archange en proie au doute
parmi des clameurs d’oiseaux
des fouillis de vagues
et l’odeur de l’iode qui passe sur la peau

Là-haut
dedans est un autre dehors
dehors un autre dedans

c’est l’envol du Phénix
le lieu de l’œuvre

Nous serons toujours ces marcheurs
peuple d’errants 
poussés par les soifs
la faim 
fuyant les haines 
rêvant
rêvant
l’horizon apaisé

Publication en ligne : 14 février

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