BRIBES EN LIGNE
      maquis mouans sartoux. traverse de avez-vous vu     surgi des voix percent, racontent printemps breton, printemps si, il y a longtemps, les       une je t’ai admiré, autre citation"voui À perte de vue, la houle des le numéro exceptionnel de encore une citation“tu       l̵ a toi le don des cris qui ses mains aussi étaient outre la poursuite de la mise passent .x. portes,       le       sous les grands 1254 : naissance de       au et il parlait ainsi dans la       entre madame déchirée       cerisi c’est ici, me     à       reine rêve, cauchemar,  un livre écrit dans les rêves de la  l’écriture j’ai parlé c’est la peur qui fait des quatre archanges que un verre de vin pour tacher il tente de déchiffrer, peinture de rimes. le texte dernier vers aoi       hélas,  les éditions de chercher une sorte de  c’était chaque automne les moisissures mousses lichens ce 28 février 2002.       vu l’art n’existe     entrons un trait gris sur la temps de pierres dans la       le et je vois dans vos samuelchapitre 16, versets 1 les textes mis en ligne dans les carnets dessiner les choses banales dernier vers aoi 1) la plupart de ces     vers le soir ouverture d’une pour helmut diaphane est le tu le saiset je le vois dont les secrets… à quoi    si tout au long même si des quatre archanges que tout en vérifiant je suis les enseignants : janvier 2002 .traverse madame, vous débusquez voile de nuità la 7) porte-fenêtre …presque vingt ans plus faisant dialoguer       au préparation des me pour jean marie   pour le prochain       que reprise du site avec la et il fallait aller debout       voyage tout le problème les plus terribles clers est li jurz et li lentement, josué pour michèle gazier 1       le       longte la chaude caresse de   est-ce que pour lee sainte marie, iloec endreit remeint li os je sais, un monde se       pass&e       &n la deuxième édition du   je ne comprends plus   l’oeuvre vit son dans le pays dont je vous le nécessaire non     son tu le sais bien. luc ne       st       le troisième essai accoucher baragouiner a propos d’une (vois-tu, sancho, je suis       ton  “s’ouvre c’était une langues de plomba la  pour jean le onzième toujours les lettres : franchement, pensait le chef, dernier vers aoi antoine simon 22 thème principal : la musique est le parfum de     extraire       alla       le pure forme, belle muette,       je me là, c’est le sable et journée de l’attente, le fruit     faisant la je n’ai pas dit que le       force       en un la lecture de sainte dernier vers aoi rm : d’accord sur       fleure dans un coin de nice,       pourqu les installations souvent,       sur légendes de michel    il al matin, quant primes pert dire que le livre est une       une       m̵       " le ciel de ce pays est tout gardien de phare à vie, au il semble possible raphaël       la l’évidence 1) notre-dame au mur violet c’est pour moi le premier à la mémoire de j’ai longtemps démodocos... Ça a bien un cet univers sans station 7 : as-tu vu judas se l’éclair me dure, dernier vers aoi       bruyan s’ouvre la et si tu dois apprendre à cliquetis obscène des a claude b.   comme pas une année sans évoquer  “ce travail qui sept (forces cachées qui un titre : il infuse sa madame est toute ( ce texte a « voici li quens oger cuardise napolì napolì     au couchant macao grise cher bernard martin miguel art et   tout est toujours en     de rigoles en antoine simon 24 le "patriote",       &       au mi viene in mentemi aucun hasard si se couleur qui ne masque pas les doigts d’ombre de neige       gentil effleurer le ciel du bout des       au ki mult est las, il se dort au lecteur voici le premier       et le lent déferlement que d’heures       je a christiane c’est la chair pourtant   saint paul trois 1-nous sommes dehors. vous avez       su quand les mots       sur pierre ciel toutefois je m’estimais mon travail est une (dans mon ventre pousse une edmond, sa grande antoine simon 14 la mort d’un oiseau.       j̵ attendre. mot terrible. grant est la plaigne e large aux barrières des octrois deux ajouts ces derniers merci à la toile de c’est parfois un pays  les premières       juin antoine simon 5 de toutes les (ô fleur de courge... le galop du poème me j’écoute vos   adagio   je comme un préliminaire la quelque chose je dors d’un sommeil de       retour ce qui importe pour ce jour là, je pouvais   je n’ai jamais au programme des actions ce texte se présente si grant dol ai que ne  les œuvres de attendre. mot terrible. le proche et le lointain deuxième apparition pour martine l’homme est granz fut li colps, li dux en se reprendre. creuser son le tissu d’acier   3   

les preambule – ut pictura premier essai c’est  ce qui importe pour sixième la vie humble chez les a grant dulur tendrai puis       au o tendresses ô mes elle réalise des nous viendrons nous masser a supposer quece monde tienne pour jacky coville guetteurs  dans le livre, le     les fleurs du imagine que, dans la       je livre grand format en trois À max charvolen et epuisement de la salle,     dans la ruela "ah ! mon doux pays,       "    nous       embarq       la ce pays que je dis est ce n’est pas aux choses ma mémoire ne peut me antoine simon 30 juste un   ces sec erv vre ile ce texte m’a été  mise en ligne du texte bribes en ligne a difficile alliage de   le texte suivant a les plus vieilles "la musique, c’est le " je suis un écorché vif. introibo ad altare heureuse ruine, pensait pas de pluie pour venir       soleil l’impression la plus       dans laure et pétrarque comme   nous sommes pour julius baltazar 1 le pur ceste espee ai dulor e hans freibach :       sur un soir à paris au       &agrav dernier vers aoi       sur       à décembre 2001. les routes de ce pays sont il faut aller voir merci à marc alpozzo je n’hésiterai bien sûrla     un mois sans 13) polynésie c’est un peu comme si, dernier vers aoi À max charvolen et martin       bien Éléments - le temps passe si vite,     double l’ami michel       pass&e je me souviens de   se       assis la liberté de l’être en introduction à     une abeille de   dits de j’ai en réserve ici. les oiseaux y ont fait patrick joquel vient de dernier vers aoi       glouss il faut laisser venir madame (en regardant un dessin de fontelucco, 6 juillet 2000 a l’aube des apaches,       nuage seins isabelle boizard 2005 ce va et vient entre       " f les rêves de       grimpa       "       m&eacu avec marc, nous avons  la toile couvre les vos estes proz e vostre jusqu’à il y a sequence 6   le on croit souvent que le but dimanche 18 avril 2010 nous réponse de michel j’oublie souvent et dernier vers aoi à propos “la il ne reste plus que le petit matin frais. je te  il est des objets sur très saintes litanies la bouche pure souffrance nice, le 8 octobre       la vi.- les amicales aventures je crie la rue mue douleur       dans glaciation entre petites proses sur terre  ce mois ci : sub  pour de   ces notes nous avons affaire à de de la l’instant criblé   un vendredi maintenant il connaît le beaucoup de merveilles comme une suite de zacinto dove giacque il mio       apparu “le pinceau glisse sur la parol

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YVES UGHES

<- Prédication du 22 novembre 2015 |
Prédication du 28 janvier 2018
© Yves Ughes
Ecrivain(s) : Ughes (site)

Thème principal : l’attente et la parole qui comble

lectures bibliques :
Ancien Testament : Abraham. Genèse. chapitre 17, versets 1à 8. Nouveau Testament : Évangile selon Saint Jean. Chapitre 1, versets 1 à 14.

1) la quête et l’appel
Le dimanche est le temps du repos ; il peut aussi être le temps du vide et du désarroi, tant il est vrai que, durant la semaine, les questions sont éludées, esquivées et enfouies sous l’automatisme du travail et des tâches quotidiennes. Les obligations sociales et économiques fournissent du sens à nos gestes, nous font évoluer dans un décor qui les justifie. Mais voici qu’avec le dimanche vient le temps de la vacance. On le sait, Charles Trenet le chantait en son temps, “les enfants n’aiment pas le dimanche”. Il advient que les adultes, tout en y aspirant le redoutent, car la peur de se retrouver face à soi-même, à sa vie, à la réflexion ouvre un grand vide, une sorte d’entre-deux semaines qui court le risque d’être vertigineux.
Dégagé de ses automatismes l’être se retrouve en effet devant le sens qu’il doit donner à sa vie. Vient alors le temps des questions qui taraudent, Albert Camus l’a superbement exprimé : Il arrive que les décors s’écroulent. Lever, tramway, quatre heures de bureau ou d’usine, repas, tramway, quatre heures de travail, repas, sommeil et lundi mardi jeudi vendredi et samedi sur le même rythme, cette route se suit aisément la plupart du temps. Un jour seulement le « pourquoi » s’élève et tout commence dans cette lassitude teinte d’écœurement. [Camus 1942/2013, p. 29]
On ne saurait mieux dire : avec la terrible liberté du dimanche se pose l’impérieuse nécessité de la signification qu’il faut donner à notre présence sur terre. Il nous faut assumer, loin du divertissement, “Le Métier de vivre”.
Loin des gestes machinaux, nous voici de nouveau nus devant notre humaine condition et son besoin de justification, devant la quête qu’elle nous impose. Nous savons bien en effet que l’accomplissement matériel de notre existence si elle est nécessaire ne saurait être suffisante. Ce que nous enfouissons durant la semaine sous couvert de contraintes resurgit ici : pourquoi suis-je sur terre ? Que faire de ce séjour ? S’ouvre alors le champ d’une attente esquivée : celle du dépassement, de la mise en marche vers un absolu, vers cette nécessaire transcendance qui place au-dessus de nous-mêmes une force susceptible de nous mettre en mouvement.
A chacun d’y répondre à sa manière, avec sa culture, sa texture, sa composition ADN. Mais, pour nous chrétiens, le dimanche est un lieu de ressourcement de notre foi, de renouvellement de cette force qui ne doit cesser de s’interroger sur elle-même si elle souhaite ne pas être érodée par les œuvres imposées dans la vie hebdomadaire et concrète.
Ce culte sera placé sous cette réflexion et il s’appuiera principalement sur la pensée d’une philosophe du XX ème siècle, née en 1909 et morte en 1943. Simone Weil a été traversée par toutes les horreurs du siècle, elle a nourri une profonde pensée religieuse, sans jamais adhérer à une église quelconque. Son travail peut se résumer dans l’un de ses plus beaux titres : La Pesanteur et la Grâce.
Les temps sont lourds en effet, et notre travail est de tenter d’aller vers plus de légèreté. Il nous faut poser le sac, cette besace dont le poids nous tire sur le flanc et nous courbe en avant. Nous nous chargeons de trop nombreuses obligations, nous pensant investis d’innombrables missions, en bons héritiers de ceux qui voulurent goûter le fruit de la connaissance et devenir dieux à la place de Dieu. Lâchons prise et laissons place à l’écoute, mettons en sommeil pour un temps l’action et ouvrons-nous à ce qui se joue en nous, à travers nous. Simone Weil affirme avec raison que Les biens les plus précieux ne doivent pas être recherchés, mais attendus. La recherche des biens, du bien, nous place au centre de la quête, de l’action volontariste, elle concentre en nous et sur nous tous les efforts, elle nous fait seuls acteurs de notre vie.
L’attente nous dit qu’il est une force qui nous accompagne, extérieure et qui cherche une voie pour trouver en nous sa place et nous porter. A vouloir tout rechercher par nous-mêmes, nous éludons la nécessaire attente. Il convient donc de s’interroger sur ce mot capital.

2) l’attention et le consentement
Simone Weil travaille de façon concrète dans l’approche de ce concept. Voici ce qu’elle
affirme :
Vingt minutes d’attention intense et sans fatigue valent infiniment mieux que trois heures de cette application aux sourcils froncés qui fait dire avec le sentiment du devoir accompli : “J’ai bien travaillé”.
"Mais, malgré l’apparence, c’est aussi beaucoup plus difficile. Il y a quelque chose dans notre âme qui répugne à une véritable attention beaucoup plus violemment que la chair ne répugne à la fatigue. Ce quelque chose est beaucoup plus proche du mal que la chair. C’est pourquoi toutes les fois qu’on fait vraiment attention, on détuit du mal en soi. Si on fait attention avec cette intention, un quart d’heure d’attention vaut beaucoup de bonnes œuvres. (Simone Weil, Attente de Dieu. Albin Michel, collection “Spiritualités vivantes”. (1950. 2016)PP 101-102)
L’attention se définit ainsi comme le contraire de la dispersion, de l’application aux sourcils froncés. Faire preuve d’attention, c’est se mettre en attente. Ce qui revient à reconnaître l’imperfection de notre être, ses limites, sa finitude. Il nous manque “quelque chose”. Et il n’est pas besoin d’être croyant pour percevoir cette réalité. Mais pour nous cette “attente” doit se cultiver. Elle dit qu’à notre aspect incomplet va répondre une présence. Nous sommes des pierriers imprécis en attente de terres fertiles.
Dans cette suspension s’impose un travail qui mêle la pensée et la disponibilité de l’être. Car la grâce demeure un mystère qui ne peut être appréhendé que par la seule intelligence. Nous savons bien que la musique, la poésie, les arts nous ouvrent à des dimensions sensibles qui travaillent dans l’intelligence, mais qui échappent aussi à sa captation totale.
Il en va de même dans l’attente qui ouvre la voie à la grâce.
l’attention consiste à suspendre sa pensée, à la laisser disponible, vide et pénétrable à l’objet, à maintenir en soi-même la proximité de la pensée, mais à un niveau inférieur et sans contact avec elle, les diverses connaissances acquises qu’on est forcé d’utiliser.
Et surtout la pensée doit être vide, en attente, ne rien chercher, mais être prête à recevoir dans sa vérité nue l’objet qui va y pénétrer. (Id.Ibid. page 102)
Avec des mots simples, S. Weil nous transmet une démarche complexe. Être en attente revient à admettre qu’une présence nous appelle et va répondre à notre appel. Être en attente signifie être disponible, avec confiance, pour accepter. Sommes-nous vraiment en attente ? La question mérite d’être posée.
Si oui, si l’on fait vraiment attention, alors on détruit du mal en soi, parce qu’on laisse entrer en nous une puissance qui va nous rassasier et, nous rassasiant, nous réaliser. Reculent alors la rancœur et la rancune, l’amertume et la peur, le ressentiment et l’angoisse toxique. Disponibles pour recevoir, nous nous retrouvons disponibles pour la vie, pour soi-même et pour les autres. Pour la joie. Tout, dès lors, reste à faire, au jour le jour, dans l’action quotidienne.

3) le jardinage
Ce qui a été reçu, dans l’attente et par l’attention, ne saurait être installé sans douleur ni pour toute éternité. Après le consentement, un travail nous est demandé. Un travail de développement durable. Là encore, Simone Weil nous offre des phrases percutantes et nourrissantes.
Nous devons seulement ne pas regretter le consentement que nous avons accordé (..). Ce n’est pas si facile qu’il semble, car la croissance de la graine en nous est douloureuse. De plus, du fait même que nous acceptons cette croissance, nous ne pouvons nous empêcher de détruire ce qui la gênerait, d’arracher les mauvaises herbes, de couper du chiendent ; et malheureusement ce chiendent fait partie de notre chair même, de la sorte que ces soins de jardinier sont une opération violente. (Id. Ibid. Page 125)
Seigneur, ne nous laisse pas tomber, on est si fragile. Être un chrétien libéré, tu sais c’est pas si facile. Le pastiche peut faire sourire mais il souligne une vérité profonde. Une fois reçue la grâce gratuite, il nous revient d’agir, pour la faire produire. S’impose alors un travail sur soi qui, à l’attention fait succéder la vigilance. Le chiendent est nous. Et il est multiforme. Voici qu’il peut prendre les habits d’un moralisme figé et de préjugés réducteurs, ils deviennent rapidement une entrave à la fraîcheur de la grâce. Voilà même que, d’une façon plus pernicieuse, le chiendent s’installe dans la routine de rites rassurants et de génuflexions, pénibles physiquement mais rassurantes théologiquement. Ainsi que le disent ces quelques phrases tirées de “paroles pour tous”
- nul lieu, nul rite, nulle créature ne peut enfermer le Dieu créateur. (Paroles pour tous, 2017, lundi 12 juin)
- mieux vaut saisir la joie de l’évangile, plutôt que de grenouiller dans une piété de circonstance (mardi 17 janvier)
Là encore, il faut arracher le chiendent du confort, des certitudes acquises, de la rente mortifère.
Si ta façon de comprendre Dieu enterre ta vie dans une fidélité aliénante, alors tu te trompes de dieu ! Le seul à mériter ce nom, c’est Celui qui nous sort de nos cimetières. (Id. Ibid. Samedi 4 février)
L’attente est ouverte, aucune fin ne vient marquer son achèvement. Elle se cultive tous les jours, dans la prière vivante, dans un travail sur soi et avec autrui, dans une vie perpétuellement renouvelée.
Alors et alors seulement, et seulement ainsi, on peut œuvrer pour que La joie demeure.

pour le Culte du 28 janvier 2018, à Vence, à10 heures 30.

Publication en ligne : 26 janvier

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