BRIBES EN LIGNE
      en un       à       la un trait gris sur la       l̵       sur  “ce travail qui i.- avaler l’art par station 4 : judas  face aux bronzes de miodrag le lent tricotage du paysage ce texte m’a été       b&acir madame, vous débusquez l’éclair me dure, tout est prêt en moi pour eurydice toujours nue à la communication est À l’occasion de antoine simon 7 antoine simon 29 pas de pluie pour venir d’ eurydice ou bien de depuis le 20 juillet, bribes à propos “la             dans l’illusion d’une pour angelo  les œuvres de il arriva que "le renard connaît carles respunt : la mort d’un oiseau.    si tout au long les oiseaux s’ouvrent  mise en ligne du texte   j’ai souvent sur l’erbe verte si est dans la caverne primordiale la terre nous travail de tissage, dans béatrice machet vient de c’est pour moi le premier "tu sais ce que c’est les plus terribles il pleut. j’ai vu la percey priest lakesur les libre de lever la tête  les premières dentelle : il avait la mastication des souvent je ne sais rien de       une clquez sur ici, les choses les plus j’écoute vos  c’était   pour théa et ses antoine simon 14 normal 0 21 false fal au programme des actions i en voyant la masse aux ce pays que je dis est le recueil de textes a claude b.   comme       " le lent déferlement       assis paysage de ta tombe  et je ne peins pas avec quoi, régine robin,       vaches marché ou souk ou le franchissement des       une 7) porte-fenêtre ainsi fut pétrarque dans granz est li calz, si se  pour le dernier jour       sur temps de pierres pour mes enfants laure et     surgi pour andré villers 1)     de rigoles en       pav&ea antoine simon 21 pour michèle gazier 1)       alla       cerisi paroles de chamantu  dans toutes les rues rimbaud a donc diaphane est le d’un bout à   l’oeuvre vit son       nuage   tout est toujours en il ne s’agit pas de sixième la rencontre d’une réponse de michel même si carles li reis en ad prise sa raphaël rare moment de bonheur,   pour le prochain equitable un besoin sonnerait       la dorothée vint au monde est-ce parce que, petit, on  les trois ensembles deuxième apparition antoine simon 12 toulon, samedi 9       dans ( ce texte a outre la poursuite de la mise a dix sept ans, je ne savais etait-ce le souvenir pour jacqueline moretti, rm : nous sommes en se reprendre. creuser son tout mon petit univers en le grand combat : légendes de michel autre citation"voui la vie est ce bruissement       &agrav attendre. mot terrible. le 2 juillet ils s’étaient antoine simon 26 cinquième essai tout suite de dernier vers s’il       au le geste de l’ancienne, a la fin il ne resta que l’erbe del camp, ki c’est une sorte de “dans le dessin   je ne comprends plus dans ma gorge mille fardeaux, mille dernier vers aoi macles et roulis photo 4 les enseignants : le glacis de la mort       s̵ exacerbé d’air du bibelot au babilencore une pour qui veut se faire une       &ccedi des voix percent, racontent    au balcon une il faut dire les chaises, tables, verres, toute trace fait sens. que il avait accepté pour daniel farioli poussant a propos d’une  improbable visage pendu passet li jurz, si turnet a derniers li emperere par sa grant c’est ici, me il faut aller voir   se j’ai donc ce va et vient entre giovanni rubino dit  l’écriture   six formes de la pour mon épouse nicole le bulletin de "bribes f j’ai voulu me pencher et il fallait aller debout noble folie de josué,       le dans l’innocence des       au jusqu’à il y a madame chrysalide fileuse dieu faisait silence, mais il tente de déchiffrer,     &nbs sous l’occupation       dans avant dernier vers aoi       le poussées par les vagues  l’exposition        crabe- pour le prochain basilic, (la à cri et à     le       la mise en ligne d’un la terre a souvent tremblé       bonhe dans le train premier deuxième suite  avec « a la la chaude caresse de       cette coupé le sonà pas facile d’ajuster le     l’é dernier vers que mort quand les eaux et les terres       entre dans ce pays ma mère pour raphaël madame dans l’ombre des dernier vers aoi   né le 7     tout autour merle noir  pour coupé en deux quand halt sunt li pui e mult halt antoine simon 3 sous la pression des  “... parler une (josué avait lentement macles et roulis photo 1 thème principal : passent .x. portes, il y a des objets qui ont la leonardo rosa karles se dort cum hume Être tout entier la flamme       " vous dites : "un le 28 novembre, mise en ligne effleurer le ciel du bout des juste un pour jean-marie simon et sa s’égarer on 1- c’est dans antoine simon 32 les dessins de martine orsoni l’instant criblé la fraîcheur et la       au dont les secrets… à quoi le ciel de ce pays est tout       la j’ai relu daniel biga, titrer "claude viallat, ce jour là, je pouvais       le vi.- les amicales aventures la langue est intarissable quelques autres  je signerai mon   jn 2,1-12 : nécrologie dernier vers doel i avrat, madame est une torche. elle ce pour martine ici. les oiseaux y ont fait         or pour robert archipel shopping, la  il y a le       sous ce poème est tiré du la danse de l’impossible mouans sartoux. traverse de vous deux, c’est joie et  zones gardées de aux george(s) (s est la       et tu le sais bien. luc ne       p&eacu martin miguel art et     hélas, antoine simon 22   un vendredi quai des chargeurs de mult ben i fierent franceis e    nous f qu’il vienne, le feu macao grise on dit qu’agathe     quand viallat © le château de  au travers de toi je je ne saurais dire avec assez torna a sorrento ulisse torna envoi du bulletin de bribes si j’avais de son ajout de fichiers sons dans   3   

les rm : d’accord sur pour egidio fiorin des mots ne faut-il pas vivre comme s’ouvre la  “s’ouvre     longtemps sur dans le respect du cahier des vous êtes autre citation       l̵ quando me ne so itu pe raphaël antoine simon 6 j’ai ajouté le vieux qui dernier vers aoi pour andré la force du corps,   en grec, morías laure et pétrarque comme lorsque martine orsoni sept (forces cachées qui pour yves et pierre poher et il y a dans ce pays des voies bien sûrla       " premier vers aoi dernier avez-vous vu et si tu dois apprendre à je crie la rue mue douleur f les marques de la mort sur patrick joquel vient de l’une des dernières     du faucon dernier vers aoi       apparu quand les mots    seule au nous savons tous, ici, que et la peur, présente « h&eacu dernier vers aoi tout le problème temps de pierres dans la       un quand c’est le vent qui a supposer quece monde tienne 1254 : naissance de (de)lecta lucta   pour nicolas lavarenne ma     chambre a ma mère, femme parmi bribes en ligne a dernier vers aoi   il n’y a pas de plus madame est toute se placer sous le signe de un jour nous avons dernier vers aoi buttati ! guarda&nbs si tu es étudiant en       jonath ce monde est semé dans le pain brisé son  dernières mises       je me     nous pas même fin première nice, le 8 octobre       retour reprise du site avec la de toutes les       " difficile alliage de un homme dans la rue se prend non... non... je vous assure, quatrième essai de       la quatre si la mer s’est le ciel est clair au travers antoine simon 31 à la bonne a toi le don des cris qui elle réalise des les installations souvent, approche d’une il souffle sur les collines intendo... intendo ! toujours les lettres :   si vous souhaitez       &agrav       quand antoine simon 24 li emperere s’est dernier vers aoi dernier vers aoi la parol

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RAPHAEL MONTICELLI

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quatrième essai


Quatrième essai


Rares sont les artistes de ce temps qui me paraissent, autant que Klein, s’inscrire dans les problématiques contemporaines (et pas seulement de l’art) avec une telle attention -ou une telle sensibilité- aux faits contemporains. Apparemment hors du temps, comme à la recherche de quelque Absolu au point qu’on a pu faire de sa quête d’éternité et d’immatériel, de ses utopies, le coeur d’interprétations de son oeuvre, Klein est en fait, d’abord et avant tout, homme de temps, de société, d’histoire : que ce soit au moment où, l’illusion d’éternité apparemment acquise, s’orchestrent les ballets des anthropométries, œuvres du temps réel qui ne demandent d’autre temps d’exécution que celui où elles sont sous le regard d’un public ; que ce soit au moment où, présentant ses monochromes dans une conférence, il en fait une ponctuation dans l’histoire d’un processus, d’une évolution personnelle.
Temps personnel et temps historique dans lesquels très lucidement s’inscrit une démarche du même coup ancrée dans des préoccupations très banalement sociales ; Klein est le peintre contemporain qui a poussé le plus loin et fait le plus clairement œuvre d’art de notre expérience du divorce. A ceux qui ne veulent pas voir sa (la) peinture, il laisse croire qu’elle n’est pas à voir et fait œuvre de/sur leur aveuglement. Le monochrome dans toute sa lourdeur, sa réalité, dans son épaisseur et son importance, est aussi l’objet des rapports quotidiens entre l’artiste et les autres ; à la dramaturgie de la transaction dont il est l’enjeu, aux illusions qui sous-tendent le refus spectaculaire d’un équivalent monétaire, s’ajoute la question d’un statut de l’artiste toujours à définir, d’un rôle qui soit autre chose que celui de producteur d’un morceau de valeur -essentiellement marchande- à accrocher au mur. Pas plus que n’importe quel autre objet, la peinture ne peut faire oublier qu’elle ne se constitue comme telle qu’à l’issue de processus où elle se réalise des relations sociales qu’elle permet d’objectiver et de distancier : si l’expérience de Klein me paraît nécessaire à la compréhension du monde dans lequel nous vivons c’est que s’y réalisent et s’y objectivent l’écartèlement de l’art et du siècle.
L’exposition du vide est chargée de très actuelles significations : Klein présente sa mise à nu de la galerie comme -entre autres- la transformation de la galerie en atelier, ce qui permet, dès lors, de la percevoir, pratiquement, comme lieu d’une peinture à venir. J’aime cette idée dans tous ses développements possibles et ses ambigüités, où l’espace de la circulation marchande devient espace de travail, lieu de création. Comme j’ai été sensible à cette volonté constante chez Klein de présenter Iris Clert comme autre chose qu’un marchand ; il fait d’elle soit un chef de file, soit, dans son projet d’école, un professeur de relations extérieures. On a souvent insisté sur la mise en scène qui entourait l’exposition du vide ; je dois dire que quand j’ai appris que le vide du lieu d’exposition se complétait de la présence, à l’extérieur, de deux gardes républicains en uniforme... bleu, je n’en ai pas été autrement surpris, tant je ressentais comme intimidant le chemin qui ouvre aux lieux de l’art, et n’y ai vu, à l’époque, ni goût du décorum ou des honneurs, ill provocation ; je me suis réjoui, au contraire, que quelqu’un ait su si clairement mettre aux regards un vécu bien réel, qu’il ait si justement posé que nous sommes, entrant dans le lieu d’art, sous le regard des gardiens de la chose publique, qu’enfin il ait fait que se sentent intrus, observés, sur ce chemin, les familiers de la Galerie d’Art. Le monochrome, une fois de plus, engage à regarder aussi à côté.
Magnifique cohérence de Klein, ancré à notre réalité, par quelque aspect qu’on le prenne, la figurant, la travaillant, en quoi c’est à juste titre qu’il revendique d’être un réaliste, et je ne saurais conclure sur son immersion dans la réalité sans au moins faire allusion à sa proposition de remplacer la valeur monétaire dans la banque centrale d’un système économique, par le chef-d’oeuvre de chaque corps de métier. Utopie ? Facile à dire. Suppression une fois de plus d’un intermédiaire, on sait depuis bien longtemps que la monnaie n’est pas la valeur mais sa figure, et qu’elle ne peut figurer très précisément ni plus ni moins que l’ensemble des richesses que le travail produit. Chaque oeuvre, chaque moment des oeuvres, chaque prise de position ou affirmation d’Yves Klein ne peut s’admettre et se comprendre que dans un rapport étroit à la façon dont nous comprenons et construisons l’histoire, celle de l’art comme celle de notre formation sociale dans son ensemble, celle du développement social, technique et industriel, où il a puisé ses références, ses outils, ses utopies, ses rêves, ses propositions.
Reste que Klein, par ses discours, a pu brouiller les cartes, si distantes semblent parfois ses références et ses problèmes de notre réel quotidien. Quelqu’un note d’ailleurs cette constante du discours mystique chez les peintres contemporains. Mais pratiquement, quel autre discours, socialement organisé que le discours mystique ou utopiste, le peintre pouvait-il, dans ces années cinquante, rencontrer et reprendre pour rendre compte de son expérience ? Lorsque le cas s’est présenté, il a su puiser ailleurs que dans ces références : est-ce paradoxalement que Klein découvre, par exemple, l’oeuvre de Bachelard l’année de la parution de La poétique de l’Espace ? N’était-il pas prêt à reprendre tout discours, toute analyse, susceptible de donner à son expérience, aux limites du possible, hors de notre dicible commun, nécessairement au-delà de notre pensable, ou de notre pensé, un équivalent de parole ?
L’ oeuvre de Klein met ainsi en lumière les relations ambigües que l’art entretient avec les discours qui cherchent à le justifier, voire à le fonder. Il est évident qu’aucune oeuvre plastique ne saurait être limitée au discours qui l’accompagne ou la suit, et qu’elle le saurait d’autant moins que le discours vise moins spécifiquement la pratique de l’art. Il en va ainsi des références religieuses ou politiques. En revanche il est tout aussi impossible de penser l’art sans prendre en compte les discours qui cherchent à le valider : dire les problèmes de l’art, de quelque façon que ce soit, c’est encore les dire malgré tout ; c’est désigner en outre l’absence d’un autre discours. Il ne vient presque plus à l’idée de qui que ce soit de rejeter l’ouvre de Klein en raison de son discours. Il est encore trop facile d’oublier son discours en raison de son oeuvre.


 

Publication en ligne : 12 février 2017

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