BRIBES EN LIGNE
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      les mille fardeaux, mille       voyage Être tout entier la flamme       banlie       la a ma mère, femme parmi   je ne comprends plus les étourneaux ! quand les mots de profondes glaouis présentation du ne faut-il pas vivre comme "je me tais. pour taire.       le seins isabelle boizard 2005 1257 cleimet sa culpe, si et combien voile de nuità la autre citation"voui pour frédéric le samedi 26 mars, à 15 j’ai perdu mon attendre. mot terrible.   (à quelques textes dernier vers aoi de soie les draps, de soie à bernadette antoine simon 16 karles se dort cum hume            & l’ami michel cinquième citationne la deuxième édition du ce texte m’a été nous dirons donc clere est la noit e la       (  tu vois im font chier (en regardant un dessin de des voix percent, racontent       arauca pour pierre theunissen la spectacle de josué dit les lettres ou les chiffres     [1]  pour robert percey priest lakesur les c’est la peur qui fait il souffle sur les collines antoine simon 30 il faut laisser venir madame     tout autour elle disposait d’une       une       sous et c’était dans la rencontre d’une le lourd travail des meules nu(e), comme son nom les dieux s’effacent a l’aube des apaches, rm : d’accord sur  au mois de mars, 1166 la route de la soie, à pied, de toutes les     quand  marcel migozzi vient de     rien ce jour là, je pouvais lentement, josué antoine simon 6 la pureté de la survie. nul la cité de la musique dernier vers aoi rêves de josué,     chambre clers est li jurz et li madame chrysalide fileuse troisième essai et f le feu s’est       gentil       jardin       pass&e       rampan la question du récit       dans     extraire madame a des odeurs sauvages je ne sais pas si je crie la rue mue douleur on trouvera la video avec marc, nous avons       maquis deux ce travail vous est prenez vos casseroles et pour andrée passet li jurz, si turnet a et il fallait aller debout madame déchirée très malheureux... antoine simon 12 le scribe ne retient beaucoup de merveilles je désire un la terre nous « h&eacu je me souviens de       pourqu ce jour-là il lui li emperere s’est  c’était heureuse ruine, pensait pour egidio fiorin des mots grande lune pourpre dont les le coeur du       ruelle deuxième essai       "       &n la force du corps, 1) la plupart de ces normal 0 21 false fal certains prétendent       deux  le grand brassage des l’heure de la       la       allong on croit souvent que le but descendre à pigalle, se  pour de il en est des meurtrières. temps où les coeurs il ne reste plus que le tromper le néant dernier vers aoi charogne sur le seuilce qui " je suis un écorché vif.  les trois ensembles à la mémoire de "ah ! mon doux pays, bientôt, aucune amarre       &n "nice, nouvel éloge de la imagine que, dans la j’ai longtemps d’abord l’échange des difficile alliage de macles et roulis photo ma voix n’est plus que à propos “la ce qui fait tableau : ce pour alain borer le 26 un verre de vin pour tacher portrait. 1255 : exacerbé d’air douce est la terre aux yeux       magnol coupé le sonà  “comment       &   né le 7 able comme capable de donner sous la pression des       vu dernier vers aoi les parents, l’ultime dernier vers aoi bribes en ligne a f toutes mes       l̵       une max charvolen, martin miguel pas une année sans évoquer je ne saurais dire avec assez me l’éclair me dure, neuf j’implore en vain À peine jetés dans le         &n  improbable visage pendu  “... parler une deux nouveauté, en 1958 ben ouvre à in the country  pour le dernier jour       dans béatrice machet vient de       ( antoine simon 26 le temps passe dans la       je me (josué avait lentement  référencem la parol

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YVES UGHES

<- Culte du 16 mai 2015 |
Prédication du 22 novembre 2015
© Yves Ughes
Ecrivain(s) : Ughes (site)


Exode, 16, 1-5


Toute l’assemblée des enfants d’Israël partit d’Elim, et ils arrivèrent au désert de Sin, qui est entre Elim et Sinaï, le quinzième jour du second mois après leur sortie du pays d’Egypte. Et toute l’assemblée des enfants d’Israël murmura dans le désert contre Moïse et Aaron. Les enfants d’Israël leur dirent : Que ne sommes-nous morts par la main de l’Eternel dans le pays d’Egypte, quand nous étions assis près de des pots de viande, quand nous mangions du pain à satiété ? car vous nous avez menés dans ce désert pour faire mourir de faim toute ces multitude.
L’Eternel dit à Moïse : Voici, je ferai pleuvoir pour vous du pain, du haut des cieux. Le peuple sortira, et en ramassera, jour par
jour, la quantité nécessaire, afin que je le mette à l’épreuve, et que je voie s’il marchera, ou non, selon ma loi. Le sixième jour, lorsqu’il préparera ce qu’ils auront apporté, il s’en trouvera le double de ce qu’ils ramasseront jour par jour.


Matthieu, 8-22 : Comment suivre Jésus
Jésus, voyant une grande foule autour de lui, donna l’ordre de passer sur l’autre bord. Un scribe s’approcha, et lui dit : Maître, je te suivrai partout où tu iras. Jésus lui répondit : les renards ont des tanières, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête. Un autre, d’entre les disciples, lui dit : Seigneur, permets-moi d’abord d’ensevelir mon père. Mais Jésus lui répondit : Suis-moi et laisse les morts ensevelir les morts.


Matthieu, 30, 36-45.
Là-dessus, Jésus alla avec eux dans un lieu appelé Gethsémané et il dit aux disciples : Asseyez-vous ici, pendant que je m’éloignerai pour prier. Il prit avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, et il commença à éprouver de la tristesse et des angoisses. Il leur dit alors : Mon âme est triste jusqu’à la mort, restez ici, et veillez avec moi. Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face, et pria ainsi : Mon père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. Et il vint vers les disciples, qu’il trouva endormis, et il dit à Pierre : Vous n’avez donc pu veiller une heure avec moi ! Veillez et priez afin que vous ne tombiez pas dans la tentation ; l’esprit est bien disposé, mais la chair est faible. Il s’éloigna une seconde fois, et pria ainsi : Mon Père, s’il n’est pas possible que cette coupe s’éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! Il revint et les trouva encore endormis ; car leurs yeux étaient appesantis.


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La scène qui se déroule à Gethsémané peut être perçue et comprise par un athée comme par un chrétien. Son intensité dramatique parle à tout un chacun. Jésus sent la mort qui approche, et le supplice qui s’annonce. Avec cette humanité qui fait de lui notre frère humain, il ressent de terribles angoisses, et il cherche la chaleur des autres, de ses disciples, de ses proches. Restez ici, et veillez avec moi. Il ne s’agit pas d’un ordre, d’une injonction, mais d’une prière, d’une demande. De telles suppliques nous traversent quand nous sentons le poids de la mort et des angoisses qu’elle engendre. Contre le froid qui s’annonce d’ores et déjà dans le corps, dans la chair est réclamée la chaleur des autres, de leur regard ; la chaleur de leur présence.
Jésus se situe ainsi au cœur du drame qui nous habite tous et toutes, au cœur de ce mystère d’être en vie qui nous conduit fatalement à la mort. Comment notre vie va-t-elle prendre fin ? Dans la dépendance et par quelles souffrances ? Le fils de l’homme éprouve, comme tous les hommes, la tristesse installée dans son corps.


Si chaque être humain peut comprendre ce passage des Evangiles il nous revient en tant que chrétiens d’en faire une lecture personnelle, d’en dégager un sens qui nous soit propre. Car lire c’est relier, mettre en connexion les textes entre eux afin de faire émerger une signification personnelle.
Et si lire la Bible c’est en relier des fragments pour en dégager du sens, il nous faut ne pas glisser sur le sens des mots et ne pas oublier que le mot religion vient de religare qui signifie aussi relier les hommes entre eux. Tel est le sens de notre lecture.


Face à la mort se dessinent dans les textes que nous avons lus différentes voies de fuite. Elles s’expriment en ces lignes, mais elles sont également en nous, n’en doutons pas un seul instant.


La première de ces tentations réside dans le sommeil. Pierre et les deux fils de Zébédée s’endorment en un instant particulièrement intense et tragique. Ils se révèlent ainsi à la fois profondément humains et terriblement humains. La mort rôde, Jésus connaît les douleurs de l’angoisse, il fait appel à eux…et leurs yeux s’appesantissent, ils dorment. On pourrait y voir une faiblesse condamnable, mais ce sommeil révèle en fait notre propre endormissement. Toutes les « informations » que nous recevons sont si terribles que nous fermons nos yeux, mentalement, et que nous nous endormons afin de ne pas être troublés dans notre confort de vie. Disant ceci nous ne formulons pas une condamnation morale, nous actons simplement une tentation humaine…celle de l’endormissement moelleux comme antidote à la violence de la vie et de la mort.


Vient ensuite la nostalgie, y compris la nostalgie du pire. Que ne sommes-nous morts par la main de l’Eternel dans le pays d’Egypte, quand nous étions assis près de des pots de viande, quand nous mangions du pain à satiété. Ah, c’était tellement mieux avant ! Voici un peuple qui a connu les pires souffrances de l’esclavage, la mort et le mépris, le saccage des êtres. A peine est-il sorti, dès les premières épreuves, le voici mettant en scène un « âge d’or » qui vient se superposer sur les décennies de servitude et qui les magnifie en temps d’abondance. Notre mémoire est courte, et nous tentons de survivre ainsi, en nous créant des paradis passés et fictifs dès que les difficultés nous frappent dans le présent.


Enfin, le point extrême du sommeil pourrait être la mort, et l’attrait qu’elle exerce. La fascination de la mort peut prendre plusieurs formes, toutes conduisant vers le pire.
Il n’est pas question bien sûr de vouloir critiquer les rites que nous accordons à nos défunts. Ils sont signes de souvenir et disent que leurs vies continuent en nous.
Mais la tentation morbide est d’une autre nature, et le culte de la mort est une culture dangereuse. Cette fascination peut engendrer une tension telle qu’elle ne peut déboucher que sur le cataclysme.
Ne voyons pas que la paille qui est dans l’œil du voisin. Nous avons aussi nos poutres. Nombre d’écrivains ont été tentés par l’apocalypse, par la culture mortifère du néant, par la négation de tout, de tout espoir notamment. Ce nihilisme a toujours conduit au naufrage ses pratiquants et ses adeptes. On commence par glorifier « le voyage au bout de la nuit » et on finit par accompagner les convois qui avancent vers la noirceur des camps.
Le point extrême de cette fascination mortifère nous a été donné à Paris, vendredi dernier.
Les djihadistes, en se plaçant dans un système fermé, qui donne la mort, qui détruit avant l’heure ne sont rien d’autres que des êtres fascinés par le néant, et souhaitant en hâter la venue du pire. Il n’est rien de religieux dans leur action, il n’est rien qui relie, rien qui lie. Ils ne sont qu’un appel à la fraction des sociétés, des êtres.
Ils appellent la mort pour donner un sens à leur angoisse de vivre. Ils suppriment la peur qui est en eux en supprimant les autres avant de se faire exploser. Ils ne sont que des morts fascinés par l’ensevelissement des morts, dans un rituel sanglant dominé par le goût de la destruction.


Tous ces comportements –sommeil, nostalgie, goût du vide- sont marqués par une seule et même logique : celle de l’enfermement. Il est urgent de nos jours de redéfinir, de revivifier une culture de l’espoir, une culture de la « dilatation » comme l’affirme le philosophe Jean-Louis Chrétien, et nous tous, chrétiens, avons notre part dans ce combat pour l’ouverture et l’expansion.


Les textes que nous avons lus balisent un chemin d’espoir. En s’approchant d’eux nous découvrons autant de cailloux blancs qui nous proposent une marche vers la une nouvelle maison.


Chaque pas est marqué par la confiance. : les renards ont des tanières, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête. Quelle audace de vie traverse cette phrase et la porte vers nous ! Nous pouvons y lire l’éloge de l’inconfort, du nomadisme. De l’ouverture donc, à l’espace, ouverture de la vie à l’aventure, dans un mouvement vers les autres. Là où nous accumulons les certitudes matérielles et donc mentales pour assurer notre confort, Jésus affirme aller sans tanière. Il avance dans la confiance vers la vie, ose ne pas se fixer, ni même se reposer. Tout se trouve ici dans le mouvement accepté de l’imprévu du lendemain. Et si, sans pour autant abandonner nos repaires, nous osions nous aussi aller au gré des jours et des pas, c’est-à-dire au gré des rencontres, en nous disant que, de toutes façons, Dieu est là, et que Jésus guide nos pas ? Nous aurions déjà fait beaucoup pour sortir de nos enfermements.


Dans ce mouvement qui nous porte en avant, Jésus nous donne en viatique l’audace de la libération. Un autre, d’entre les disciples, lui dit : Seigneur, permets-moi d’abord d’ensevelir mon père. Mais Jésus lui répondit : Suis-moi et laisse les morts ensevelir les morts. Les rites sont certes nécessaires, mais ils se pratiquent souvent pour nous rassurer et donc nous enfermer : le rite réduit à notre intelligence ce qui nous échappe. Sortons donc du rituel, ayons l’audace de dépasser ce qui nous retient dans la contingence de la sécurité mentale et affective. Laissons les morts et pensons à la vie, allons vers la vie, mettons au cœur de nos cœurs le vivant, les vivants. Ils ont besoin de nous et nous d’eux, même si la démarche est difficile, plongeons avec joie et espoir dans la rencontre avec l’autre, surmontons les obstacles du « vivre ensemble », et créons de nouveaux espaces.


Dès lors, nous ne serons jamais seuls, car dans cette démarche audacieuse qui s’apparente à l’aventure humaine, qui nous définit en tant qu’humains si nous sommes capables d’avancer, le pain de la vie nous sera donné, distribué. Point de nostalgie, le bonheur n’est pas dans un paradis perdu, mais dans ce qui se crée, ici et maintenant, avec et par les autres. : Voici, je ferai pleuvoir pour vous du pain, du haut des cieux. Le peuple sortira, et en ramassera, jour par jour, la quantité nécessaire. Une mise à l’épreuve ? Certes, mais dans la joie de l’ouverture et dans la dilatation de soi et du monde. N’ayons crainte d’accueillir en nous la parole de Jésus, même si elle nous impressionne. L’hôte qui vient taille la demeure qui est en nous et qui l’accueille à sa dimension.


Le philosophe Jean-Louis Chrétien a très bien su définir cette dynamique, en s’appuyant sur Saint Augustin : Serait-ce que tu aies peur de recevoir une si grande puissance, et qu’elle te trouble, tout comme les hommes de petite et d’étroite condition ont coutume d’avoir peur d’être obligés de recevoir dans leur maison de grands personnages de passage ? Rien n’est certes plus grand que Dieu : n’aies pas peur de tes étroitesses, reçois-le, et il t’élargit (suscipe illum et dilatat te)
Tu n’as rien à lui servir à manger ? Reçois-le et il te nourrit ; et ce qui est encore plus doux à entendre, il te nourrit de lui-même. Lui-même sera ta nourriture, car lui-même a dit : Je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel. La seule issue à cette hospitalité terrifiante et impossible, du fait de la radicale disproportion entre l’exiguïté de notre demeure, de notre intérieur, et la grandeur de celui qui vient est précisément que Dieu ménage lui-même les conditions de sa réception, en nous élargissant, en nous dilatant. L’inespéré n’est pas seulement dans l’identité du visiteur, mais aussi dans le mode de sa venue et de son irruption.


Prenons ce pain, et allons. Loin de tout ensevelissement, et dans la joie de la marche qui s’accomplit.


Amen.

Publication en ligne : 4 décembre 2015

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