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une autre approche de la rencontre d’une le texte qui suit est, bien quand il voit s’ouvrir, dernier vers aoi À l’occasion de la mort, l’ultime port, nous viendrons nous masser les oiseaux s’ouvrent quatrième essai de       sur le la fonction,  improbable visage pendu un temps hors du à cri et à commençons donc par       " ce qui fascine chez de sorte que bientôt       nuage {{}} on trouvera la       la       crabe-ta antoine simon 9 agnus dei qui tollis peccata  les œuvres de de toutes les dernier vers aoi         au fond tendresses ô mes envols 1 au retour au moment   saint paul trois avez-vous vu le travail de bernard       longtem dernier vers aoi     les fleurs du le 26 août 1887, depuis dernier vers aoi     longtemps sur rafale n° 4 on le       journ&ea       gentil nous dirons donc il y a des objets qui ont la au lecteur voici le premier alocco en patchworck ©    tu sais chaque automne les au matin du reflets et echos la salle  c’était v.- les amicales aventures du grant est la plaigne e large       &nbs       entre       au tout à fleur d’eaula danse       marche on préparait chercher une sorte de libre de lever la tête il n’y a pas de plus dernier vers aoi j’oublie souvent et  ce qui importe pour af : j’entends       grappes  l’entretien temps où les coeurs dernier vers aoi « tu sais ce que       reine  si, du nouveau intendo carthage, fille de dernier vers aoi       au       sur le un soir à paris au cette machine entre mes     oued coulant noble folie de josué, jamais je n’aurais       à comme ce mur blanc et tout avait le 15 mai, à et   riche de mes la danse de l’heure de la   anatomie du m et assise par accroc au bord de bien sûr, il y eut marcel alocco a    7 artistes et 1 le franchissement des madame déchirée dernier vers aoi quai des chargeurs de certains soirs, quand je l’éclair me dure, le bulletin de comment entrer dans une     dans la rue la   dits de pour mireille et philippe pour mon épouse nicole       ma sa langue se cabre devant le je meurs de soif rare moment de bonheur, rafale n° 3 des   la force du corps, rêve, cauchemar, i en voyant la masse aux inoubliables, les  née à       jardin dire que le livre est une       le vent  l’écriture le geste de l’ancienne, le glacis de la mort       "je macles et roulis photo 4 « la musique, comme c’est       que de toulon, samedi 9 je déambule et suis temps où le sang se macles et roulis photo 6 li emperere s’est c’est vrai il n’était qu’un   tout est toujours en carmelo arden quin est une un titre : il infuse sa pour frédéric josué ne juste un   je ne comprends plus       les douze (se fait terre se madame des forêts de religion de josué il c’est pour moi le premier sequence       " suite de       les       les   ciel !!!! station 3 encore il parle       soleil antoine simon 22 guetter cette chose  marcel migozzi vient de max charvolen, martin miguel gardien de phare à vie, au quand les mots bien sûr la       voyage       l’ rafale deux ajouts ces derniers pour jacqueline moretti, face aux bronzes de miodrag non, björg, s’il antoine simon 13       j’ au labyrinthe des pleursils       "..       chaque       sur le dans les écroulements 1) la plupart de ces nous avons affaire à de des voiles de longs cheveux f j’ai voulu me pencher j’ai parlé une fois entré dans la       dans le pour qui veut se faire une       apparu ils sortent un nouvel espace est ouvert et combien bel équilibre et sa À peine jetés dans le mais non, mais non, tu le vieux qui   né le 7       au soir quand les eaux et les terres ce texte se présente     une abeille de     le cygne sur voici quelques années,   maille 1 : que mon travail est une vous avez toutes sortes de papiers, sur autre essai d’un le nécessaire non encore la couleur, mais cette sans être grand merci à marc alpozzo tendresse du monde si peu le ciel est clair au travers ce n’est pas aux choses pure forme, belle muette, pour pierre theunissen la quand vous serez tout       deux       la 10 vers la laisse ccxxxii monde imaginal, six de l’espace urbain,   pour le prochain     au couchant les dieux s’effacent       apr&egra pour yves et pierre poher et 0- souviens-toi. sa des quatre archanges que pierre ciel pour michèle gazier 1 sept (forces cachées qui les enseignants : f le feu est venu, ardeur des effleurer le ciel du bout des l’art c’est la iv.- du livre d’artiste 5) triptyque marocain       entre       neige able comme capable de donner pour maguy giraud et  de la trajectoire de ce today i eat my  la toile couvre les ( ce texte a nu(e), comme son nom   iv    vers rafale carles respunt : nice, le 30 juin 2000       aux       un un trait gris sur la pour jean gautheron le cosmos  tu vois im font chier l’impression la plus rêves de josué, ouverture d’une       enfant 13) polynésie ...et poème pour       le qu’est-ce qui est en       fleurett je serai toujours attentif à "si elle est       l’       je au programme des actions (la numérotation des dans le pain brisé son pour anne slacik ecrire est je n’aime pas ce monde.       bruyante pour mes enfants laure et neuf j’implore en vain pour robert onze sous les cercles un besoin de couper comme de dernier vers aoi       objectif dans l’effilé de dernier vers aoi granz est li calz, si se exacerbé d’air je dors d’un sommeil de printemps breton, printemps un texte que j’ai   pour théa et ses siglent a fort e nagent e       je me ici, les choses les plus on a cru à réponse de michel madame est une temps de pierres dans la fontelucco, 6 juillet 2000 cinq madame aux yeux       " temps de cendre de deuil de       & dans le respect du cahier des <script           quinze rafale       à dernier vers aoi tout en travaillant sur les       le li quens oger cuardise   adagio   je la langue est intarissable       je me nous savons tous, ici, que dernier vers aoi le géographe sait tout autre petite voix al matin, quant primes pert     extraire       su lou paysage de ta il ne sait rien qui ne va dernier vers aoi   ce qui fait tableau : ce ils s’étaient pur ceste espee ai dulor e percey priest lake sur les toujours les lettres : ecrire les couleurs du monde antoine simon 10 tout est prêt en moi pour lorsqu’on connaît une  “s’ouvre polenta       un google15f25081e0346654.html si elle est belle ? je quatrième essai de       jonathan la mastication des station 5 : comment madame porte à (À l’église couleur qui ne masque pas dieu faisait silence, mais     double les premières suite du blasphème de      & archipel shopping, la antoine simon 7 "nice, nouvel éloge de la (de)lecta lucta   f les rêves de macao grise       est-ce tout en vérifiant elle ose à peine dans les hautes herbes pour michèle gazier 1) à la mémoire       bonheur toi, mésange à je découvre avant toi     son difficile alliage de  je ne voulais pas cher bernard       banlieue attention beau  un livre écrit bernadette griot vient de 1 2  je n’aime pas les gens eurydice toujours nue à paien sunt morz, alquant laure et pétrarque comme avant dernier vers aoi rm : d’accord sur madame, c’est notre deuxième approche de pas facile d’ajuster le mult ben i fierent franceis e ses mains aussi étaient   1) cette  epître aux il avait accepté et que vous dire des écrire comme on se r.m. a toi le don des cris merle noir  pour la parol

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RAPHAËL MONTICELLI

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Au creux de la mémoire

Farememoria de Giovanni Rubino

Artiste(s) : Rubino

Giovanni Rubino dit « Fare memoria »… Faire mémoire… Non pas garder mémoire, non pas se souvenir, mais faire, produire mémoire…

La mémoire qu’il faut produire, c’est celle de notre résistance à toute barbarie. Par les moyens de l’art.
On voit donc Giovanni Rubino rechercher les lieux de la mémoire dormante, ces plaques commémoratives qui sont tellement rentrées dans notre œil qu’elle l’ont crevé. Tellement inscrites dans notre regard, qu’elles en sont devenues un point aveugle. Il les recherche pour les remettre en vue, les recueillir, les reproduire en estampant, par simple frottis d’une mine de plomb sur le papier, pour fare memoria, donc…
Démarche analogue, on le voit, à celle de la millénaire tradition chinoise dont les calligraphies étaient gravées sur des stèles pour permettre justement l’estampage, la reproduction et la diffusion du texte.
Giovanni Rubino explique que le désir de travailler sur cette mise en résurrection de la mémoire collective lui est venu en apprenant que c’était une pratique qui s’était développée autour des disparus des Twinn Towers, comme auprès du mémorial des morts au Vietnam à Washington.

L’une des séries de frottis de plaques commémoratives concerne celles qui évoquent la résistance au fascisme et au nazisme, et, au delà d’elles, la résistance à toute barbarie, disais-je.

L’acte de Giovanni Rubino est donc bien, on le voit, un acte citoyen, sa dimension humaniste et politique n’échappe à personne….

Il est important aussi prendre en compte l’acte lui-même : on ne se rend pas sur une stèle, une plaque, un monument, sans susciter malaise, intérêt ou curiosité. On ne le recouvre pas de papier sans attirer l’attention, et on ne travaille pas au frottis sans que les passants s’interrogent… Il arrive que Rubino intègre son geste à une cérémonie à laquelle il est ou non invité, mais, plupart du temps, il intervient sans annonce, et en plein jour.
La façon dont l’artiste approche le monument, sa gestuelle quand il le recouvre et quand il en saisit l’empreinte, ses attitudes, les expressions de son visage, construisent un impressionnant rituel laïque et civique. L’acte de Giovanni Rubino relève ainsi de la performance, d’une forme de performance qui investit le champ social…

Du reste chacune de ses interventions est suivie par des amis photographes ou vidéastes chargés de garder la trace de cette sauvegarde des traces… une dizaine de noms apparaissent ainsi dans le travail de Rubino et en fait apparaître la qualité d’œuvre collective… Dans cet ordre d’idées, une référence particulière doit être faite à la vidéaste Maria Luisa Pani avec laquelle Giovanni Rubino collabore depuis quelques années. Il faut considérer les videos que Maria Luisa Panni réalise sur les performances de Rubino, comme partie intégrante du travail artistique.

 

Le geste central de Farememoria est le frottage… Réalisé à la mine de plomb, il s’inscrit sur la feuille de papier en larges traces, la plupart du temps diagonales, plus ou moins appuyées, laissant plus ou moins de blanc, hésitant sur les bords… Le travail de Rubino sur le papier fait ainsi doublement mémoire : mémoire de la stèle et mémoire du corps de l’artiste agissant sur elle. En celà, l’artiste civique et performeur est aussi, dans Farememoria, pleinement dessinateur et peintre.

Publication en ligne : 6 mai 2015
Première publication : 1er février 2015

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