BRIBES EN LIGNE
quai des chargeurs de       pav&ea bal kanique c’est je suis celle qui trompe la rencontre d’une voile de nuità la souvent je ne sais rien de à       le       dans les textes mis en ligne ainsi va le travail de qui sous la pression des tes chaussures au bas de vous avez       va vous êtes       descen arbre épanoui au ciel quatrième essai de  “ne pas     de rigoles en nous avancions en bas de ki mult est las, il se dort le grand combat : se placer sous le signe de       au beaucoup de merveilles couleur qui ne masque pas “dans le dessin toute trace fait sens. que de sorte que bientôt buttati ! guarda&nbs quand nous rejoignons, en       ( il n’était qu’un       aujour   un 1257 cleimet sa culpe, si    tu sais au matin du       le jamais je n’aurais       je de prime abord, il antoine simon 30 au labyrinthe des pleursils     &nbs     oued coulant références : xavier carcassonne, le 06 et voici maintenant quelques antoine simon 15 moisissures mousses lichens       un     faisant la   dits de       qui non... non... je vous assure, le franchissement des antoine simon 6       neige constellations et la liberté de l’être antoine simon 33  tous ces chardonnerets ma voix n’est plus que hans freibach :  dans toutes les rues able comme capable de donner       quand f le feu m’a raphaËl l’évidence  le livre, avec       soleil  pour de  le grand brassage des vous dites : "un quand les mots dans les écroulements il ne reste plus que le même si j’ai en réserve dernier vers aoi c’est un peu comme si, « voici quatrième essai rares immense est le théâtre et sous l’occupation pour nicolas lavarenne ma       cerisi       dans       avant   né le 7 laure et pétrarque comme nu(e), comme son nom à bernadette       apr&eg ce n’est pas aux choses       au pur ceste espee ai dulor e   nous sommes     le  c’était  de même que les …presque vingt ans plus a christiane  si, du nouveau trois tentatives desesperees pour martin  epître aux la littérature de       le avant dernier vers aoi       d&eacu dernier vers aoi       pass&e mais jamais on ne de mes deux mains rita est trois fois humble. c’est le grand       grimpa       les je dors d’un sommeil de pas de pluie pour venir temps de bitume en fusion sur mougins. décembre la communication est lorsqu’on connaît une r.m.a toi le don des cris qui elle réalise des vous n’avez antoine simon 10 de pa(i)smeisuns en est venuz premier vers aoi dernier  “ce travail qui  les œuvres de       fourr& pour alain borer le 26 allons fouiller ce triangle i en voyant la masse aux   entrons clers fut li jurz e li vous deux, c’est joie et madame porte à il en est des meurtrières. "ah ! mon doux pays, un jour nous avons pour egidio fiorin des mots       un   l’oeuvre vit son attendre. mot terrible. s’ouvre la         &n lorsque martine orsoni       la quand les eaux et les terres ce qui fait tableau : ce       il il était question non   encore une À l’occasion de j’arrivais dans les mise en ligne si grant dol ai que ne sainte marie, il en est des noms comme du     pourquoi premier essai c’est Éléments - je désire un carles respunt :       &n chaises, tables, verres, (elle entretenait 1 au retour au moment       en       marche l’impression la plus ainsi fut pétrarque dans dans le respect du cahier des la prédication faite marie-hélène       b&acir 0 false 21 18 À peine jetés dans le il tente de déchiffrer, s’égarer on       la raphaël granz fut li colps, li dux en franchement, pensait le chef, apaches : du fond des cours et des c’est extrêmement dans les horizons de boue, de et il fallait aller debout d’un côté réponse de michel tout à fleur d’eaula danse       parfoi à propos “la et la peur, présente dernier vers aoi macles et roulis photo 4 autre petite voix non, björg, troisième essai et tout le problème se reprendre. creuser son   anatomie du m et qu’est-ce qui est en l’existence n’est c’est vrai un homme dans la rue se prend pour les avenues de ce pays nice, le 18 novembre 2004  tu vois im font chier     [1]  un soir à paris au f dans le sourd chatoiement le texte qui suit est, bien napolì napolì le glacis de la mort pour jacky coville guetteurs   six formes de la il arriva que je rêve aux gorges     le cygne sur     un mois sans onze sous les cercles o tendresses ô mes "pour tes dans un coin de nice,       le les durand : une ( ce texte a mon cher pétrarque, descendre à pigalle, se       au lu le choeur des femmes de       alla  hier, 17       apparu     ton pour jean-marie simon et sa pure forme, belle muette, toutes ces pages de nos pour jean marie ensevelie de silence, (de)lecta lucta   l’une des dernières a ma mère, femme parmi au rayon des surgelés traquer eurydice toujours nue à toutes sortes de papiers, sur       soleil pour mes enfants laure et la danse de i.- avaler l’art par deuxième apparition de iv.- du livre d’artiste ce qu’un paysage peut     m2 &nbs merci à la toile de diaphane est le tendresse du mondesi peu de et je vois dans vos portrait. 1255 : nous savons tous, ici, que genre des motsmauvais genre   maille 1 :que     vers le soir rimbaud a donc on peut croire que martine un besoin de couper comme de deux ajouts ces derniers temps de pierres voudrais je vous bien sûrla dernier vers aoi heureuse ruine, pensait les amants se abstraction voir figuration mouans sartoux. traverse de elle disposait d’une sauvage et fuyant comme comment entrer dans une elle ose à peine    regardant "le renard connaît       dans l’instant criblé torna a sorrento ulisse torna art jonction semble enfin    nous (dans mon ventre pousse une rien n’est coupé en deux quand preambule – ut pictura dans les hautes herbes face aux bronzes de miodrag a l’aube des apaches, il pleut. j’ai vu la mon travail est une       object       le (la numérotation des jusqu’à il y a       deux dentelle : il avait il faut aller voir  on peut passer une vie dernier vers que mort "si elle est     après et ma foi,       bonhe   tout est toujours en       bien monde imaginal, mesdames, messieurs, veuillez après la lecture de la pureté de la survie. nul       l̵   ces notes       je me a la libération, les       &agrav la mort, l’ultime port,   d’un coté,       sur le il faut laisser venir madame tromper le néant juste un mot pour annoncer je suis bien dans dans ma gorge       &agrav       la pour jacqueline moretti,       pass&e je m’étonne toujours de la station 3 encore il parle jouer sur tous les tableaux tu le sais bien. luc ne dorothée vint au monde aux barrières des octrois f les feux m’ont       dans moi cocon moi momie fuseau  je signerai mon     hélas, pas facile d’ajuster le halt sunt li pui e mult halt tendresses ô mes envols       juin de tantes herbes el pre ce qui importe pour ouverture de l’espace       dans epuisement de la salle, ce paysage que tu contemplais   je ne comprends plus nous viendrons nous masser     à       je me on a cru à 0 false 21 18 pourquoi yves klein a-t-il ...et poème pour antoine simon 27    de femme liseuse dernier vers aoi antoine simon 2 merle noir  pour       et     les provisions merci à marc alpozzo       dans a propos d’une la vie est dans la vie. se       le       le si j’avais de son       vaches des quatre archanges que la parol

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et combien d’hommes ?
  AOI

oui oui il est mort oui c’est terrible si jeune et si plein de promesses pensez donc ingénieur à son âge et avec une carrière déjà derrière lui combien combien pas même la quarantaine vous vous rendez compte pas même l’airbus oui l’airbus en partie c’est lui oui oui vous vous rendez compte si jeune et déjà disparu et les hélicoptères aussi oui c’est terrible mort pendant un essai vous vous rendez compte c’est terrible oui terrible et il était si attachant si intéressant tellement oui tellement oui c’est combien ?

Comme un écho de Josué
(La salle frémissait encore de fumées de cris, de rumeurs musicales, de vents évanouis, d’orgues puissantes ; quelque chose cependant mûrissait, se creusait, douloureux...)

et premièr essai d’autoportrait dit à l’entomologiste
Je suis à vrai dire d’un naturel placide et doux. Doux et placide pour être plus exact ; je veux dire, plus proche de ma réalité... Contemplatif doit être le mot. Oui. Contemplatif... Du genre qui aime, dans les sous-bois, regarder longtemps la composition d’un amas de branchages e finit par en découvrir la structure interne... Ai-je bien précisé "longtemps ?" Longtemps à s’en émouvoir... S’émouvoir à l’idée que, sans cesse, ce que l’on regarde se détruit, et tenter d’en saisir l’évolution, un peu comme on aime contempler la lente désagrégation des chairs... Il est vrai, n’est-ce pas, qu’il ne nous est guère donné de nous attarder devant le pourrissement des chairs humaines, encore qu’elles soient -à mon sens- les plus belles à regarder dans leur décomposition parce que les plus chargées... Comment dire ?... de vie. Oui. De... sens. On se rabat donc su des vie plus médiocres : chiens ou chats écrasés, cadavres de mulots ou de rats ; les insectes, en ce sens, sont les plus faciles à découvrir, à observer... On se donne toujours, dans ce cas, un petit air d’entomologiste qui est très bien porté, très facile à adopter. Il y a, bien sûr, ce cas particulier des mues. Si proches de la terre. Grand corps creux... Espèce... comment dit-on ? d’exosquelette. C’est sans doute ce qu’il y a de plus effrayant : cette mort vivante. Cette sorte de faculté de renaissance. D’incompréhensible aussi. Ou -peut-être- c’est-à-dire d’incompréhensible. Les compositions végétales sont du même ordre : ça pousse et ça meurt en même temps ; ça se détruit et ça se compose à la fois. C’est bien ce qu’il y a d’apaisant dans la contemplation de ces riens puissants et indifférents... De profondément pacifié : l’acceptation du renouveau... On dit rêveur, n’est-ce pas ? Ou bien : dit -on rêveur en parlant de moi ? Ou bien : parle-t-on de moi ? Et si oui, est-ce en disant "rêveur" ? J’avoue que si l’on dit "rêveur", c’est bien loin de la réalité... Doux et paisible, oui. Mais pas rêveur. La réalité qui m’apaise doit, finalement, fort peu à moi-même : je ne m’y projette aucunement ; c’est elle, plutôt, qui se projette en moi, et me fouille, et me pousse dans mes retranchements, et me force à me découvrir. " A m’ouvrir" serait-il plus précis ? S’il est un rêve en moi, il n’est pas de moi, mais des choses. Exosquelette, n’est-ce pas ? Je n’oserais pas, personnellement, être aussi impudique. Vous savez bien... Rêver d’autant d’odeurs, de tant d’attouchements, d’aussi constantes lacérations superficielles ; rêver d’une telle ivresse calme. Non. Je n’oserais pas. Ou, en tout cas, ne saurais pas. Et la chaleur de la terre nue ? Et sa fraîcheur un peu gluante après la pluie ? Et ses odeurs confuses, riches, pleines ? Et ses grouillements quand on la fouille d’un doigt attentif et timide ? Et sa complexité, sa terrible complexité ? Terre inattendue, capable de toutes les surprises, de tous les remuements, et si placide pourtant... Impudiquement placide. Certains, dit-on, vendaient leur âme au diable. J’ai dû donner mon corps à la terre... C’est un peu le marché inverse. La terre ne me donne aucune jeunesse, mais seulement l’amour de ma mort. S’il est une jeunesse, c’est la sienne, une immortalité, la sienne aussi. Après je suis peut-être un peu Antée ; sauf que le renouveau est celui de la terre, et non le mien. Je donnerai, de toutes manières, mon corps à la terre ; ou, du moins, on le lui livrera. Mais mon apaisement viendra de ce que je le lui aurai donné bien avant. Ce ne sera plus qu’une formalité à remplir ; comme un sceau concluant un pacte... Exosquelette, n’est-ce pas ? Comme l’inverse d’une mue.
Cette placidité, cette douceur, m’ont joué bien des tours. C’est ainsi que sont les hommes : ils ne comprennent pas qu’on puisse rester là, bien tranquille, à regarder les transformations des choses et à s’en sentir transformé... C’est ainsi qu’ils sont. Impossible même de s’allonger dans les sous-bois. Crainte des promeneurs : leur crainte, ou la mienne. Impossible de faire corps avec l’eau des rivières, celle des lacs, ou même celle de la mer ou de l’océan. Impossible parce qu’il suffit que vous soyez là, tranquille, à tenter d’en surprendre l’origine, tout en sachant qu’elle n’est pas plus loin, sur le cours de la rivière ou au milieu du lac ou en haute mer, non, qu’elle s’inscrit dans l’ordre des choses : non un début, mais une sorte de "c’est ainsi", de vaste aller-retour dont fait partie le regard ; il suffit donc, disais-je, que l’on soit ainsi tranquille, pour qu’ils s’agitent et brisent l’harmonie. Engeance sordide, agitée, remuante, sans nécessité, superficielle, incapable de soutenir quelque peu son attention ; incapable de scruter la forme des nuages, les ridules de l’eau, les micro-tourbillons, les fantastiques transformations de la terre, l’activité nécessaire et incessante des fourmis. Race bruyante, mais dont le bruit couvre celui des profondeurs, comme un masque sonore à la profonde respiration des choses. Espèce puante, mais dont l’exhalaison a rarement à voir avec celle, première, nécessaire, vivace, vivante, des feuilles qui se font terreau, des fleurs aux séductions obligées et comme calculées, indispensable à l’essence même des fleurs, à proprement parler ; espèce puante, oui, qui a su transformer les odeurs du monde en puanteurs pestilentielles... Insupportable, vraiment. Engeance des déchets ; non de déjections, mais de déchets : comme une traînée de néant derrière elle. Espèce incapable de sentir l’intelligence des choses, l’intelligence profonde d’un cours d’eau ou du peuplement de la mer, l’intelligence première de la mer. Espèce inapte, engeance stupide, perverse, oui, vraiment perverse, immorale, nécessairement immorale, dévoyée, normalement dévoyée.
Insupportable quand sa barbarie déferle, brisant des millénaires de mises en place. Impossible, quand elle vient, de se faire adopter par la longue patience des choses : impossible, quand elle ravage, de s’adapter patiemment à la forme des choses. Bruyante, sordide, agitée, puante et, malheureusement, immortelle....

  AOI

 

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

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