BRIBES EN LIGNE
je serai toujours attentif à j’ai longtemps les grands       reine mieux valait découper       midi o tendresses ô mes       retour la rencontre d’une dans le ciel du      &       sur ici. les oiseaux y ont fait tu le sais bien. luc ne des voiles de longs cheveux une image surgit traverse le     sur la la réserve des bribes 1- c’est dans pour après la lecture de       dans temps de pierres dans la ...et poème pour juste un mot pour annoncer quand il voit s’ouvrir, clere est la noit e la maintenant il connaît le ainsi alfred… hans freibach : "je me tais. pour taire. 1.- les rêves de je ne sais pas si       ton attention beau  le grand brassage des dire que le livre est une "si elle est rien n’est       je quand vous serez tout c’est ici, me macles et roulis photo 1   la baie des anges i mes doigts se sont ouverts mult est vassal carles de       neige il ne reste plus que le   je ne comprends plus       "     faisant la     longtemps sur macles et roulis photo 6       &agrav un temps hors du la chaude caresse de un tunnel sans fin et, à lorsqu’on connaît une accorde ton désir à ta  référencem d’un bout à il existe deux saints portant les avenues de ce pays deuxième apparition de la brume. nuages   un la danse de n’ayant pas 1257 cleimet sa culpe, si       dans   d’un coté, i en voyant la masse aux  “la signification quatre si la mer s’est       le antoine simon 11   maille 1 :que réponse de michel effleurer le ciel du bout des diaphane est le mot (ou ( ce texte a passent .x. portes, la deuxième édition du travail de tissage, dans miguel a osé habiter       le     nous f dans le sourd chatoiement une errance de         or cyclades, iii° nice, le 8 octobre un jour, vous m’avez voile de nuità la de proche en proche tous martin miguel il va falloir         baie dernier vers aoi du fond des cours et des    nous antoine simon 32 le 28 novembre, mise en ligne ils sortent       " autre citation le tissu d’acier les premières       sur portrait. 1255 : "ces deux là se       nuage station 1 : judas       entre laure et pétrarque comme un trait gris sur la ma voix n’est plus que       le références : xavier siglent a fort e nagent e ne pas négocier ne tout à fleur d’eaula danse la langue est intarissable et…  dits de       la       devant dans l’innocence des rm, le 2/02/2018 j’ai fait vous dites : "un autres litanies du saint nom       grappe nouvelles mises en dernier vers aoi       o dernier vers aoi tous feux éteints. des la vie est ce bruissement À peine jetés dans le sur la toile de renoir, les  je signerai mon ma voix n’est plus que « amis rollant, de epuisement de la salle, il aurait voulu être quatrième essai de   je n’ai jamais le travail de bernard       " corps nomades bouches dernier vers aoi       madame déchirée ce jour là, je pouvais  il est des objets sur petit matin frais. je te la force du corps, a toi le don des cris qui antoine simon 7     sur la pente si grant dol ai que ne       ...mai       l̵ je t’enfourche ma toute une faune timide veille monde imaginal, “dans le dessin       quinze faisant dialoguer l’impression la plus le galop du poème me       longte       le    si tout au long douze (se fait terre se dernier vers aoi   il existe au moins deux  dans toutes les rues 1) notre-dame au mur violet       voyage l’existence n’est diaphane est le le désir de faire avec guetter cette chose elle réalise des raphaËl la mort d’un oiseau. archipel shopping, la la liberté de l’être comme une suite de j’ai donc à propos “la ce n’est pas aux choses vedo la luna vedo le (À l’église À perte de vue, la houle des quand les couleurs agnus dei qui tollis peccata etait-ce le souvenir li quens oger cuardise       aujour temps de cendre de deuil de       glouss ço dist li reis :       six la mort, l’ultime port, l’art c’est la viallat © le château de i.- avaler l’art par clers fut li jurz e li est-ce parce que, petit, on madame dans l’ombre des v.- les amicales aventures du les plus terribles pour jean-marie simon et sa pour michèle gazier 1 attendre. mot terrible. madame chrysalide fileuse a grant dulur tendrai puis au labyrinthe des pleursils   (à le ciel est clair au travers       la  les éditions de Ç’avait été la pour frédéric    regardant       le ce va et vient entre de mes deux mains antoine simon 30 en introduction à les dernières comme c’est  “ce travail qui nous avancions en bas de tendresses ô mes envols       pav&ea       deux avez-vous vu deuxième essai       le les parents, l’ultime dans l’innocence des     une abeille de voudrais je vous macles et roulis photo et que vous dire des nos voix iv.- du livre d’artiste dans un coin de nice, tout est possible pour qui li emperere s’est c’est parfois un pays le coeur du reflets et echosla salle dans le respect du cahier des mise en ligne souvent je ne sais rien de f les rêves de c’était une sainte marie, je n’ai pas dit que le et il fallait aller debout a claude b.   comme vous n’avez pour michèle granz fut li colps, li dux en l’erbe del camp, ki la communication est il avait accepté sous l’occupation ensevelie de silence, antoine simon 10 lancinant ô lancinant vue à la villa tamaris mais jamais on ne  la lancinante dieu faisait silence, mais al matin, quant primes pert       je       " clers est li jurz et li le texte qui suit est, bien dans les rêves de la  monde rassemblé raphaël     surgi zacinto dove giacque il mio dernier vers aoi   le grand combat : on a cru à     m2 &nbs       sur ma mémoire ne peut me deuxième suite pour michèle aueret vos estes proz e vostre voici l’une de nos plus f le feu s’est les durand : une religion de josué il       le     à six de l’espace urbain, dans les carnets c’est le grand madame est toute  de la trajectoire de ce troisième essai des conserves ! on trouvera la captation accoucher baragouiner  avec « a la       les ecrire les couleurs du monde l’une des dernières   dits de toi, mésange à exode, 16, 1-5 toute nous avons affaire à de cinquième citationne       coude     le       deux       la abu zayd me déplait. pas derniers vers sun destre 1-nous sommes dehors. mesdames, messieurs, veuillez       tourne si elle est belle ? je   voici donc la pour marcel ce poème est tiré du dernier vers aoi "ah ! mon doux pays,    7 artistes et 1 (josué avait       dans une image surgit et derrière encore une citation“tu       entre rm : d’accord sur d’ eurydice ou bien de j’ai parlé pour martine, coline et laure       é vi.- les amicales aventures madame a des odeurs sauvages de soie les draps, de soie  dernières mises franchement, pensait le chef, deuxième rupture : le écoute, josué, ainsi va le travail de qui et te voici humanité exacerbé d’air premier vers aoi dernier   la production temps de pierres le plus insupportable chez l’heure de la c’est vrai me       voyage       la       arauca pour raphaël       pass&e je dors d’un sommeil de deux ajouts ces derniers       les et c’était dans vous avez       l̵ première rupture : le 5) triptyque marocain dans ce pays ma mère deuxième apparition bruno mendonça       fourmi "tu sais ce que c’est du bibelot au babilencore une   pour le prochain que d’heures si j’avais de son     extraire    au balcon pour yves et pierre poher et inoubliables, les       je madame est la reine des  tous ces chardonnerets la parol

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JEAN-MARIE BARNAUD

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Raphaël Monticelli en habit d’Arlequin
© Jean-Marie Barnaud

un article dans remue.net



Cet article est paru chez remue.net


Je relis Mer intérieure, de Raphaël Monticelli, long poème variable publié l’an passé à La Passe du vent ; une série de douze textes adressés en hommage à des plasticiens [1]
, selon cette pratique si constante chez Monticelli [2] dont le travail personnel se nourrit d’œuvres littéraires ou artistiques qu’il interroge, non pas tant dans un projet critique, que pour enrichir la disposition généreuse qui est la sienne, aussi bien quand il écrit que lors qu’il lit ou regarde, à savoir : qu’est-ce que cette œuvre – ou ma pratique de l’écriture – me révèlent qui m’apprend à m’approcher du monde en vérité, c’est-à-dire qui me donne du monde une plus juste intelligence : ces textes, ces œuvres, il s’agit de « les comprendre dans leur fonctionnement, leur problématique, leurs enjeux. Comprendre ce dont ils sont porteurs pour me repérer dans le monde où je vis », écrit Monticelli en postface à ce dernier livre, dans un entretien avec Thierry Renard.
La variété des tons à l’intérieur d’un même ouvrage, variété suscitée par l’attention quasi passionnée accordée aux rythmes et aux formes de la création que manifeste chacune des œuvres dont le poète s’approche et s’inspire, au risque qu’on puisse craindre parfois, dit-il, qu’il y perdre le timbre de sa propre voix, fait de ce livre un « corps mêlé », pour reprendre l’expression de Michel Serres, et sa thématique du Tiers instruit [3], qui fait en particulier d’Arlequin, sous son manteau bigarré, un modèle du genre.
Cette référence me vient à propos du second texte du livre, « Terre de l’enfuie », écrit « pour Jean-Jacques Laurent », et dont le poème VI est consacré à la figure du Zanni de Bergame : « Dans le pays dont je vous parle » — c’est ainsi que le texte commence, et j’y trouve un souvenir implicite de Michaux :
La momie d’Arlequin se porte bien
elle s’enterre dans son enfance


lui
danse dans le dedans de soi
rien ne transparaît de sa joie tourbillonnante
à la surface étoilée de son cocon d’acier.


dans le pays dont je vous parle on cache ses douleurs
ombelles minces nacres que le ciel aspire


Je m’attache à ce poème. Sans doute est-il habité par l’univers de son destinataire, mais il est bien caractéristique aussi de l’écriture de Monticelli, qu’une grande pudeur maîtrise toujours, en même temps qu’un mouvement impétueux l’ouvre et la projette vers le dehors.
La gymnastique et la souplesse n’étaient-elles pas l’apanage de Thomassin, l’un des Arlequins les plus célèbres… Il y a bien quelque chose d’une écriture gymnaste, chez Monticelli, comme en témoignent ses Bribes dont une partie [4] demeure toujours en chantier, occasion d’une « rumination » qui ne cesse. Du reste, écrit entre 1991 et 2011, Mer intérieure est lui-même le précipité d’une telle rumination.
Or, que se passe-t-il, à « l’intérieur », que cache et révèle à la fois le manteau d’Arlequin nommé ici « cocon d’acier » ? C’est, dit le poème, une « danse dans le dedans de soi », une « enfance », « une joie tourbillonnante ».
Dont acte : je dis que cette joie, adhésion au monde tel qu’il se donne — et quelle que soit par ailleurs « la rumeur continue de toutes les douleurs du monde » — est la marque de cette écriture. Nul danger qu’elle perde son autonomie. Au contraire, elle témoigne de la « naïveté vraie » dont Serres parle aussi dans Le Tiers instruit, naïveté seconde en quelque sorte, une fois qu’on a beaucoup appris des autres et du monde : « De même que, pour parler de façon probe de la mer il faut l’avoir rabotée en tous sens, de même, pour dire dans sa langue, il convient d’en avoir visité les tours. L’écrivain n’accède au style qu’après ces traversées probatoires (…). [5] »


Traversée : je garde ce mot ; il va bien avec le voyage dont il s’agit ici : « on part à la recherche de mélodies secrètes (…) / nous avançons à la recherche de nos mères », inventant comme les archéologues les traces et les sagesses éparses ou enfouies, comme en Égypte, celle d’Hypathie dont le savoir est musique, ou encore Ariane, Pénélope, Circé, Lesbia, Cecilia… toutes femmes, toutes « déferlantes » de cette mer « qui glisse ses langues dans ma bouche » et dont les houles animent vers et strophes, imposant parfois, pour célébrer le réel ici et maintenant, les anciens modes de la poésie, odes ou péans… Et alors « c’est bien la mer qui parle à travers moi ». Témoin ce dernier poème, « Ode au sexe féminin », qui résume dans un paradoxe ce qu’il en est de l’énigme de toute présence — et ainsi se ferme le livre : « voici le monde // et l’absence du monde »
. Ainsi le voyage remonte plus loin encore que les traces repérables dans les légendes, les contes et tous les livres. Plus haut et plus amont, là où la présence des choses surgit avant toute parole ; expressions muettes, à quoi s’offre le seul silence de la contemplation,


au point ultime du monde là où se forge
dans les chaos déserts le bourdonnement de ce qui un jour sera voix,


et dont semble témoigner cette statue archaïque qu’est le xoanon [6], ou encore les arbres de vie des indiens Kwakiutls. Et telle est bien la nature de l’émotion poétique, naïveté seconde en effet, émerveillée au cours du voyage par la profusion du donné qui jamais ne s’épuise :


Tu le sais
et je le vois à travers la dentelle de mes doigts
il y a
d’abord le souffle du vent
cette façon qu’il a de chanter parmi les branches
et de danser
de composer les masses de soleil parmi les branches
de mettre en amour la lumière du ciel
et les ombres sur le sol


je le sais
tu le regarderais des heures
surprise
de l’harmonie qui s’y joue avec cette fraîcheur qui coule sur ta peau


Cette profusion émeut en premier le corps sensible, avant que la culture puisse prétendre accompagner un tel éveil à travers le luxe de ses représentations. Et c’est à ces manifestions immédiates du donné que la poésie veut être fidèle ; d’une fidélité qui ne saurait se satisfaire des armatures d’une rhétorique : il lui faut courir le risque d’une ouverture, d’un éclatement des formes, comme ici, où est comme transpercée la forme figée du péan :


j’entends l’appel la terre tremble
de ce qui m’étouffe et me tord
dressée tendue le cri m’inspire
cris vibre perte tombe mes doigts tremblent
[ ] les cris [ ] ou [ ]
ailes mes yeux ouverts la vie
[ ] tue ce qui me tue ma tête tape (…)


Dans ces perturbations, ces trous dans la parole, espaces nus dont l’oralité renforce encore la puissance, c’est la nature même des « bribes », leur morcèlement, qui s’exprime parfois jusque dans le bégaiement ; tandis qu’à côté, des phrases nominales ou la prose la plus simple, font écho discrètement au végétal dont bien des poèmes célèbrent le foisonnement humble.


A propos du peintre Abdelaziz Hassaïri, dont la rencontre a beaucoup compté pour lui, Monticelli a cette belle formule : il évoque la force de « son pinceau sismographe ».
J’appliquerais volontiers l’image au poète lui-même, dont la volonté d’écrire au plus près du réel suscite la fidélité risquée d’une écriture sismographe.


 


Jean-Marie Barnaud - 27 mai 2014


[1] Tous liés à notre mer, la Méditerranée : Leonardo Rosa, 
Jean-Jacques Laurent, Fernanda Fedi, Eric Massholder, Gilbert 
Pedinielli, Meriem Bouderbala,Oscari Nivese, Abdelaziz Hassaïri, Anne-Marie Lorin, Martin Miguel, Henri Maccheroni.


[2] Il suffit de parcourir le site remarquable de Monticelli, « Bribes en ligne », pour prendre la mesure de ce travail. On pourra aussi lire ici même l’article écrit pour l’exposition que la BMVR de Nice a consacrée en 2011 à cette œuvre.


[3] Voir entre autres, de Michel Serres – et à côté de Les cinq sens et L’Hermaphrodite/ Sarrasine sculpteur — Le Tiers instruit (François Bourin, 1991), en particulier les sept premières pages, « Laïcité », dont Arlequin est la figure centrale : « Le voici maintenant dévoilé, livré sans défense à l’intuition. Arlequin est hermaphrodite, corps mêlé (…) ».


[4] Une grande part en est aussi publiée à L’Amourier.


 


[5] Michel Serres, Le Tiers instruit, (François Bourin, 1991, p. 118.)


 


 

Publication en ligne : 9 juin 2014

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