BRIBES EN LIGNE
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(en regardant un dessin de c’est une sorte de       six  hier, 17       une  les trois ensembles ce qui fascine chez si j’avais de son peinture de rimes. le texte au seuil de l’atelier macles et roulis photo voici l’une de nos plus à sylvie j’écoute vos cet article est paru dernier vers aoi     vers le soir antoine simon 32 ce paysage que tu contemplais outre la poursuite de la mise       ce des voiles de longs cheveux pas facile d’ajuster le pour michèle gazier 1 jusqu’à il y a il semble possible voile de nuità la       &agrav    de femme liseuse dans ce pays ma mère des quatre archanges que f les rêves de dernier vers que mort de profondes glaouis fin première lancinant ô lancinant de proche en proche tous il ne s’agit pas de religion de josué il attelage ii est une œuvre       sur       en dernier vers aoi chaque automne les « voici lorsqu’on connaît une madame est une       nuage une fois entré dans la antoine simon 18 deux mille ans nous       neige et combien sors de mon territoire. fais c’est le grand  tous ces chardonnerets       &agrav pour mireille et philippe   je ne comprends plus f le feu s’est  la lancinante maintenant il connaît le bribes en ligne a quelques textes mais jamais on ne les éditions de la passe du       montag 0 false 21 18       entre vedo la luna vedo le mais non, mais non, tu ma mémoire ne peut me  le "musée apaches : pour michèle gazier 1) vos estes proz e vostre paroles de chamantu  improbable visage pendu a la fin il ne resta que martin miguel art et la fraîcheur et la  tu vois im font chier 1 la confusion des (josué avait lentement       sur j’aime chez pierre là, c’est le sable et dix l’espace ouvert au exacerbé d’air mouans sartoux. traverse de pour jean-marie simon et sa pour mes enfants laure et la rencontre d’une quand c’est le vent qui la mort d’un oiseau. "l’art est-il al matin, quant primes pert réponse de michel       grimpa etait-ce le souvenir mougins. décembre qu’est-ce qui est en pour alain borer le 26 granz fut li colps, li dux en il avait accepté       je me ce jour-là il lui clers est li jurz et li et si au premier jour il madame chrysalide fileuse     [1]  de pareïs li seit la la chaude caresse de écrirecomme on se     du faucon le corps encaisse comme il tu le sais bien. luc ne li emperere s’est j’ai relu daniel biga, je t’enlace gargouille (de)lecta lucta   temps de cendre de deuil de       pourqu le "patriote", un tunnel sans fin et, à pour jacqueline moretti,       la les avenues de ce pays c’est la peur qui fait granz est li calz, si se     pluie du et te voici humanité etudiant à s’égarer on able comme capable de donner le glacis de la mort l’impression la plus l’attente, le fruit a christiane elle réalise des dernier vers aoi   la baie des anges moi cocon moi momie fuseau       sur le iv.- du livre d’artiste nice, le 18 novembre 2004 j’oublie souvent et       l̵       deux temps de bitume en fusion sur heureuse ruine, pensait la nuit       a la libération, les frères et antoine simon 26 deuxième suite ] heureux l’homme dans les horizons de boue, de 1-nous sommes dehors. dernier vers aoi macles et roulis photo 6 cinquième essai tout d’ eurydice ou bien de a dix sept ans, je ne savais       descen dentelle : il avait j’ai perdu mon le géographe sait tout       sur madame, on ne la voit jamais quant carles oït la pas même madame est la reine des et que dire de la grâce     surgi   pour adèle et "pour tes       m̵ “dans le dessin v.- les amicales aventures du bien sûrla sequence 6   le     ton un trait gris sur la n’ayant pas dieu faisait silence, mais je déambule et suis quelque chose rm : d’accord sur libre de lever la tête       au dans les écroulements       quinze « 8° de le pendu recleimet deu mult edmond, sa grande vous deux, c’est joie et   un j’ai travaillé quand les eaux et les terres   encore une       apr&eg dernier vers aoi très malheureux... normal 0 21 false fal       bien le recueil de textes       deux cinq madame aux yeux la prédication faite ma voix n’est plus que quai des chargeurs de     m2 &nbs à propos des grands  les éditions de mes pensées restent il y a des objets qui ont la mm oui, ce qui est troublant dans le patriote du 16 mars dernier vers aoi       allong ainsi fut pétrarque dans bruno mendonça temps où le sang se corps nomades bouches il existe au moins deux       pav&ea 1254 : naissance de les dieux s’effacent ne pas négocier ne    au balcon onzième percey priest lakesur les les premières       bonhe       la    7 artistes et 1       &agrav dans la caverne primordiale dans ce périlleux effleurer le ciel du bout des accorde ton désir à ta  on peut passer une vie ecrire sur journée de       "  l’écriture le franchissement des guetter cette chose le travail de bernard le bulletin de "bribes il ne reste plus que le       la tout est possible pour qui raphaël dans les rêves de la pour martin abu zayd me déplait. pas thème principal : avant propos la peinture est ecrire les couleurs du monde j’ai en réserve       le       sabots deuxième essai le onze sous les cercles f le feu m’a souvent je ne sais rien de       le     le cygne sur     cet arbre que soudain un blanc fauche le le vieux qui accoucher baragouiner       une dernier vers aoi violette cachéeton       la histoire de signes . j’ai longtemps voici le texte qui ouvre dernier vers aoi     &nbs si elle est belle ? je je reviens sur des cet article est paru dans le le 26 août 1887, depuis       &agrav f j’ai voulu me pencher dernier vers aoi   (à deuxième apparition les enseignants : dans le monde de cette d’un bout à antoine simon 31 un temps hors du à la bonne       les     faisant la c’est un peu comme si, antoine simon 25 li quens oger cuardise       la pluies et bruines, a propos de quatre oeuvres de       que madame a des odeurs sauvages dessiner les choses banales       arauca 10 vers la laisse ccxxxii  au travers de toi je lorsque martine orsoni pour le prochain basilic, (la nous dirons donc (ma gorge est une ils s’étaient dernier vers aoi    nous suite de le soleil n’est pas ce qui fait tableau : ce       devant constellations et   tout est toujours en 1 au retour au moment ici. les oiseaux y ont fait   3   

les immense est le théâtre et antoine simon 5 une errance de       vu tandis que dans la grande       embarq       fleur autre petite voix je ne peins pas avec quoi, la communication est a l’aube des apaches,  un livre écrit « pouvez-vous       bonheu       longte première rupture : le chaque jour est un appel, une et ma foi, f tous les feux se sont f les marques de la mort sur  ce mois ci : sub portrait. 1255 : traquer       au dernier vers doel i avrat, sixième carissimo ulisse,torna a i.- avaler l’art par la parol

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RAPHAËL MONTICELLI

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Le marché de l’art

Troisième partie : le second marché



 


Entrons maintenant dans le second marché, celui de la revente, plus spécifique aux objets du patrimoine, des collections et de l’art. À ce niveau, la part des individus isolés diminue violemment. L’essentiel du second marche, ce sont les ventes publiques. Leur nombre, les œuvres qui y circulent, les prix qu’elles atteignent, les acheteurs, tout y est bien mieux connu que dans le premier marché. C’est sur ce second marché que se font les statistiques de la circulation, de la valeurs, des tendances. C’est en partie dans ce second marché, au fonctionnement analogue àcelui de la bourse, que s’est forgée la mauvaise réputation du marché de l’art.


Il en est du second marché comme du premier : multiple, divers, obéissant à toutes sortes de modes de fonctionnement, plus ou moins soumis à des règles plus ou moins contraignantes. Ce que je retiendrai, pour le propos de ce soir, c’est que le second marché reprend et aggrave les problèmes que nous avons évoqués dans le premier. Parfois jusqu’à la caricature. Il ne se limite pas aux seules enchères, mais ce sont Les enchères que j’évoquerai. Dans un premier temps, il faut dire que, dans ce système de revente, par définition, l’artiste n’est pas personnellement impliqué puisque son œuvre est réputée avoir déjà été vendue une première fois. Mais nous verrons qu’il faudra nuancer.


 


Je passe sur les ventes marginales, la plupart du temps caritatives. Elles ne servent jamais les artistes, ni leurs œuvres, n’influent jamais positivement sur la valeur des œuvres. Elles rapportent un minimum d’argent aux associations qui les organisent, n’ont aucune influence sur le marché. Je les tiens pour de mauvaises bonnes actions, mais c’est un autre débat.


C’est dans les ventes publiques que se forge la cote d’un artiste. Vous l’aurez compris indépendamment de lui et sans que rien ne lui revienne de la vente, même si elle assoit sa notoriété. Un ou plusieurs collectionneurs souhaitent vendre tout ou partie de leur collection et s’adressent à une société de vente ; ça passe par des commissaires priseurs, les œuvres, qui font l’objet d’une estimation préalable, sont vendues au plus offrant. On connaît par la presse et les pipoles les plus grandes de ces maisons de vente, qui du reste ne s’occupent pas que d’art, ce sont Christie’s, Sothebys et autre Drouot. Mais il en est beaucoup d’autres. Les enchères ont du reste leurs sites sur Internet. Et on peut suivre au jour le jour les ventes et les évolutions de la valeur des œuvres.


Le premier effet pervers du second marché, c’est que c’est par lui que passe massivement l’image que l’on se fait de l’art. C’est lui aussi qui construit les valeurs et références de l’art en confondant valeur artistique et valeur financière. Or la valeur financière d’une œuvre se construit sur des mécanismes d’abord financiers et pour des motifs et objectifs financiers qui sont indépendants du contenu artistique d’une œuvre. Une œuvre, qu’elle soit artistiquement valide ou non, peut atteindre une haute valeur financière. L’histoire du marché de l’art de ces 150 dernières années en est pleine d’exemples.


Voyons maintenant comment se construit la valeur financière d’une œuvre et comment cette construction peut donner lieu à des pratiques malhonnête et peut avoir des effets pervers sur la situation de l’art et sur les relations, rappelez vous, entre des objets qui répondent à des besoins, et une population qui a besoin de ces objets. Comment, le second marché parachève l’entreprise de mal être et mal vivre des artistes et de dépossession de la population.


Mettre une œuvre en vente obéit en fait à plusieurs impératifs quand il ne s’agit pas de vente forcée par les aléas de la vie : réaliser une plus value sur l’œuvre que l’on vend, faire augmenter la valeur des œuvres que l’on possède, celle du même artiste, celle de la collection, voire se valoriser comme amateur d’art. On voit comment ça peut être aussi la valorisation d’œuvres que l’on a en stock à la vente si l’on est marchand et même, fait nouveau, des œuvres que l’on produit si l’on est artiste. Le second marché fonctionne ainsi comme une évaluation objective de la qualité d’un artiste.


Des quantités de manœuvres sont ainsi à l’œuvre à l’occasion d’une vente. Tel marchand, par exemple, peut "soutenir" la cote de ses artistes par exemple en achetant les œuvres qui se présentent ne serait ce que pour valoriser les œuvres dont il dispose. La chose parfaitement compréhensible peut devenir illicite lorsqu’un marchand met en vente des œuvres de son stock et les fait racheter às on profit par des hommes de paille.


Une autre technique consiste, lors d’une succession, à mettre aux enchères un atelier d’artiste disparu, se rendre acquéreur du stock à bas prix pour organiser ensuite par ventes et reventes la valorisation de la totalité du stock.


Dernière technique en date, la vente publique organisée par l’artiste lui-même de ses propres œuvres, à grand renfort de tapage médiatique et valse de pipoles et court-circuitant les réseaux habituels du marché de l’art.


C’est ainsi que l’on dessine peu à peu un paysage de l’art qui survalorise certains artistes, ceux dont les œuvres figurent dans les collections des opérateurs les plus fortunés. C’est ainsi aussi que le marché ferme la circulation de l’art en se focalisant sur un nombre réduit d’artistes. Disant quelles sont les œuvres qui ont et prennent de la valeur financière, il déterminent ce qui fait la valeur artistique, constituent des références et des modèles dont ils interdisent en même temps l’accès au plus grand nombre et dévalorisent en même temps les autres productions, en les disqualifiant financièrement.


Ajoutons que, dans bien des cas, face aux fluctuations de la bourse, la relative résistance des objets d’art, et, d’une façon générale des objets de luxe, peut constituer pour ces opérateurs une valeur refuge. 

Publication en ligne : 28 février 2012

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