BRIBES EN LIGNE
Être tout entier la flamme mon travail est une       au pas seins isabelle boizard 2005 sauvage et fuyant comme effleurer le ciel du bout des         &n         or c’est ici, me dont les secrets… à quoi poème pour « pouvez-vous       ( il est le jongleur de lui       grimpant charogne sur le seuil ce qui       retourn&   d’un coté, À max charvolen et   voici donc la dernier vers aoi       l’ autre petite voix un trait gris sur la je suis celle qui trompe tous ces charlatans qui     ton plaisir mille fardeaux, mille   la production des voiles de longs cheveux     extraire       dans la moisissures mousses lichens autre essai d’un antoine simon 14 les oiseaux s’ouvrent   ces notes       pass&eac ainsi fut pétrarque dans pas facile d’ajuster le de pareïs li seit la  il est des objets sur quel ennui, mortel pour j’oublie souvent et a dix sept ans, je ne savais       la eurydice toujours nue à       et tu ensevelie de silence, face aux bronzes de miodrag 1. il se trouve que je suis       la c’est parfois un pays       sabots premier vers aoi dernier passet li jurz, si turnet a sors de mon territoire. fais ce ce qu’un paysage peut la fonction,       tourneso il existe au moins deux bientôt, aucune amarre imagine que, dans la       ...mais ouverture de l’espace dès l’origine de son je ne peins pas avec quoi, quelques textes juste un madame des forêts de madame est la reine des j’arrivais dans les   l’oeuvre vit son    au balcon l’eau s’infiltre dernier vers aoi d’abord l’échange des       objectif dernier vers aoi À propos de fata en voici le texte qui ouvre dernier vers aoi chaque jour est un appel, une     sur la pente laure et pétrarque comme ce n’est pas aux choses       neige si elle est belle ? je la pureté de la survie. nul ainsi alfred… la main saisit       sur le  “ce travail qui temps où les coeurs d’un bout à prenez vos casseroles et 1.- les rêves de un titre : il infuse sa       avant du fond des cours et des des quatre archanges que il aura fallu longtemps - il y a tant de saints sur les avenues de ce pays pour philippe rafale n° 10 ici quel étonnant leonardo rosa sur l’erbe verte si est o tendresses ô mes       " maintenant il connaît le     longtemps sur encore une citation “tu « je suis un merci à marc alpozzo   entrons maintenant antoine simon 15       le long j’aime chez pierre     depuis 1) notre-dame au mur violet attendre. mot terrible. un soir à paris au franchement, pensait le chef, paysage de ta karles se dort cum hume     le cygne sur en cet anniversaire, ce qui       allong&e       mé le grand combat : (en regardant un dessin de       le si j’étais un mult est vassal carles de madame est une miguel a osé habiter si vous entendez le lac  il y a le dernier vers aoi au programme des actions dernier vers s’il premier essai c’est certains soirs, quand je tu le sais et je le vois toutefois je m’estimais       il on peut croire que martine je dors d’un sommeil de les petites fleurs des la fraîcheur et la  l’écriture       nuage il aurait voulu être le coquillage contre pour julius baltazar 1 le     surgi  c’était le temps passe dans la Éléments -     dans la rue la dans les hautes herbes         lancinant ô lancinant able comme capable de donner le vieux qui nécrologie très malheureux... derniers vers sun destre rafale n° 5 un pour andré issent de mer, venent as     double le travail de miguel, de 1968  l’exposition   ce qui importe pour   né le 7 tout le problème et voici maintenant quelques sixième pour michèle gazier 1) clere est la noit e la est-ce parce que, petit, on difficile alliage de voile de nuit à la       bonheu descendre à pigalle, se le glacis de la mort me folie de josué tout     cet arbre que le numéro exceptionnel de    tu sais un nouvel espace est ouvert dernier vers aoi une autre approche de     une abeille de nous dirons donc thème principal : pour martine  hors du corps pas pour max charvolen 1)  née à ...et poème pour       ruelle je ne sais pas si nous lirons deux extraits de 13) polynésie     du faucon       que de a claude b.   comme une tu le sais bien. luc ne dernier vers aoi   dans le pain brisé son jusqu’à il y a chaises, tables, verres, g. duchêne, écriture le pour le soleil n’est pas faisant dialoguer ce paysage que tu contemplais la vie est dans la vie. se les parents, l’ultime etudiant à cinquième essai tout diaphane est le mot (ou a-t-il pour angelo pour helmut je reviens sur des       araucari approche d’une       est-ce  on peut passer une vie       quinze  zones gardées de allons fouiller ce triangle       force dans l’innocence des       reine  de la trajectoire de ce "l’art est-il antoine simon 18  le "musée       gentil seul dans la rue je ris la autre citation "voui pour frédéric alocco en patchworck © c’est extrêmement le 28 novembre, mise en ligne nice, le 8 octobre elle réalise des giovanni rubino dit       vu les dernier vers aoi li emperere s’est « tu sais ce que   le texte suivant a les textes mis en ligne grant est la plaigne e large       en un       six tendresses ô mes envols dernier vers aoi martin miguel art et libre de lever la tête       juin       enfant       la je suis « voici autre citation la question du récit f dans le sourd chatoiement mi viene in mentemi  les éditions de bernard dejonghe... depuis comme ce mur blanc il tente de déchiffrer, grande lune pourpre dont les       rampant d’ eurydice ou bien de "nice, nouvel éloge de la       bonheur décembre 2001. tout en vérifiant       cette     un mois sans « ces deux là au commencement était 1254 : naissance de       é       droite bien sûr, il y eut le ciel est clair au travers rafale n° 4 on le  dernier salut au       ma entr’els nen at ne pui 10 vers la laisse ccxxxii l’homme est       les antoine simon 19       sur le les étourneaux ! violette cachée ton depuis le 20 juillet, bribes antoine simon 17       mouette de soie les draps, de soie que reste-t-il de la    il     son     chambre le "patriote", à bernadette pour egidio fiorin des mots pour andrée 1 la confusion des       devant pour robert toi, mésange à avez-vous vu m1          seule au       " dans un coin de nice, deux ce travail vous est       dans le martin miguel il va falloir pur ceste espee ai dulor e le désir de faire avec assise par accroc au bord de       le normalement, la rubrique sept (forces cachées qui ce qui importe pour “le pinceau glisse sur  improbable visage pendu madame, c’est notre    courant         dernier vers aoi       marche antoine simon 11 r.m. a toi le don des cris intendo carthage, fille de   f les feux m’ont    nous  marcel migozzi vient de       sur marché ou souk ou    si tout au long cyclades, iii° pluies et bruines, comment le nécessaire non       fleurett c’est vrai guetter cette chose « et bien,       aujourd       o de prime abord, il j’ai ajouté on dit qu’agathe  les trois ensembles ...et la mémoire rêve poussées par les vagues antoine simon 25 rafale 1- c’est dans halt sunt li pui e mult halt intendo... intendo ! pour daniel farioli poussant toute trace fait sens. que mes pensées restent dernier vers aoi villa arson, nice, du 17 dernier vers aoi ma mémoire ne peut me       je suis les enseignants : et que vous dire des je suis occupé ces la parol

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RAPHAËL MONTICELLI

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Le marché de l’art

Deuxième partie : le premier marché


 

La production artistique, avons nous dit lors de notre première rencontre est vaste et diversifiée. On compte des milliers d’artistes dans notre département, des dizaines de milliers en France, des millions dans le monde... L’art, donc la circulation de l’art, est loin des quelques noms que l’on retrouve partout... Et les artistes connaissent et revendiquent des statuts de toutes sortes, de l’amateur qui ne vise, dans sa pratique, que la jouissance personnelle, au professionnel producteur répondant à des commandes, en passant par le chercheur d’art, d’abord intéressé par les problématiques mises en œuvre, et toutes sortes de formes d’insertion dans la pratique artistique. Et toutes sortes de zones intermédiaires.

 

Pour organiser la diffusion de cette production, une diversité au moins aussi grande de galeristes, marchands ou courtiers. Nous l’avons évoqué lors de notre deuxième rencontre. Il n’existe pas « un » marché, unique, cohérent, comme il n’existe pas « un » art contemporain, unique et univoque. Il existe aujourd’hui, tout d’abord, toute une quantité de galeristes, marchands et courtiers, pour toutes sortes de formes d’art. Si nous voulions entrer dans le détail, nous devrions évoquer les questions de formation dans ce genre d’activité, d’origine, de structure commerciale adoptée, de chiffre d’affaire, etc. Restons sur des idées générales : diversité, absence de validation et de contrôle, à côté de marchands connaisseurs d’art et maîtrisant les questions financières, commerciales et communicationnelles, tout un ensemble de marchands plus ou moins improvisés, plus ou moins au fait de l’art, et du marché de l’art, et des règles commerciales, et des problèmes financiers. Un artiste peut être le marchand de sa propre production, c’est même une situation répandue chez beaucoup de jeunes artistes. Il arrive aussi, assez communément, qu’un artiste s’installe comme galeriste de sa seule production, organisant sa production et sa vie autour d’un atelier-galerie. Certains d’entre eux ouvrent leur galerie à d’autres artistes, devenant ainsi artiste et galeriste.

Cette forme de circulation et d’échange quasiment interindividuel de l’art est sans aucun doute nécessaire. Elle pose cependant de nombreux problèmes, je n’en évoquerai qu’un : l’absence de validation sociale de ce type de production. Toutes proportions gardées, nous sommes dans le même cas que celui de l’édition à compte d’auteur, ou de l’exercice de la médecine par un médecin autoproclamé. Un métier se structure, dans sa production, comme dans son insertion sociale, à l’intérieur d’un réseau. Le risque de l’autodiffusion, c’est de conduire àdes pratiques refermées sur elles-mêmes, marginalisées, ne participant pas aux questionnements actuels de l’art et ignorant les relations entre ces questionnements spécifiques et l’ensemble des questions qui se posent à nos sociétés.

La situation des marchands que je disais « improvisés », est analogue. Si un marchand, quelle que soit sa bonne volonté et sa sincérité, ne se fonde que sur son seul goût, ses seules impulsions, ses choix risquent de faire abstraction des questionnements que j’évoquais plus haut. Si on ajoute à cela que tenir un commerce, gérer un fond, conserver des œuvres, suivre une comptabilité, conseiller des artistes, sont des compétences qui ne doivent rien à la bonne volonté des individus, on mesurera les dégâts que peuvent provoquer de telles pratiques sur le développement du travail des artistes concernés.

Il y a eu, et il y a sans doute encore, ce que l’on appelle des « grands marchands ». On cite volontiers le marchand de Picasso, Kahnweiler, on pourrait citer, plus proches de nous, Iris Clert, la marchande des nouveaux réalistes, Jean Fournier ou Daniel Templon, ou Durand Ruel, ou Maeght... Même si leur rôle est parfois controversé, et, dans certain cas, très discutable, ils dessinent un catégorie de marchands-découvreurs d’artistes, peut-être, idéalisée, et qui a su associer une vision de l’art et une maîtrise du commerce et de la communication. Le soin que Fournier prenait des œuvres qui lui étaient confiées et sa connaissance des artistes qu’il défendait, son argumentation, proverbiales. On sait que Kahnweiler a été le premier, et longtemps le seul, à défendre les demoiselles d’Avignon alors que même les amis les plus proches de Picasso restaient perplexes face àcette œuvre. A n’en pas douter, ces marchands là ont été bénéfiques aux artistes qu’ils ont défendus.

Le problème, dans ce cas, c’est que le nombre d’artiste que suit et défend un galeriste est forcément limité. Et il n’est pas besoin de pousser beaucoup pour trouver, chez les grands galeristes eux-mêmes, des pratiques perverses, par exemple celle qui consiste soit àlimiter la production de leurs artistes, soit à limiter les artistes eux-mêmes. Je m’en explique.

Limiter l’artiste, c’est, par exemple, lui demander de produire un type particulier d’œuvre, parce qu’il répond à une demande de collectionneur et que ça se vend bien. Sans être absolument illégitime, cette relation pose problème dans bon nombre de secteurs de l’art contemporain, tous ceux, par exemple, dans lesquels l’objectif est moins de produire de beaux objets esthétiques que de développer une démarche de recherche. J’ajouterai une deuxième problème. La grande différence entre la commande que j’évoquais au début, celle que l’on a connu massivement du moyen âge à la fin de la renaissance, et ce type de commande d’œuvres vendable, c’est que le motif même de la commande change radicalement puisqu’on remplace les objectifs politiques, idéologiques, religieux, techniques et artistiques qui constituaient les raisons et les contenus du contrat, par .e seul objectif déclaréde la vente et de la rentabilité de l’œuvre. Cela affecte même les plus reconnus des artistes, on en a vu un exemple stupéfiant lors d’un reportage télévisé. 

Limiter les artistes, c’est, par exemple, prendre plusieurs artistes sous contrat d’exclusivité, c’est à dire que l’artiste ne peut se trouver un autre galeriste, n’en promouvoir que quelques uns et geler les autres. En d’autres termes, on annule la concurrence, on raréfie les produits, on focalise sur quelques uns sur lesquels on fait jouer tous les mécanismes du marché. Il sera toujours possible ensuite de faire ressortir les artistes gelés après avoir assuréla cote d’un mouvement ou d’un groupe.

 

 

Toute cette circulation dont je viens de parler constitue ce que l’on appelle le premier marché, c’est-à-dire celui où se fait la première vente d’une œuvre. Pour donner une idée de ce marché-là, il se répartit à égalité entre vente directe par les artistes et vente par les galeries. On voit que ce premier marché, par ses modes de fonctionnement, a des incidences immédiates et parfois dramatiques pour le statut, le travail, la recherche et la carrière des artistes.

Sans développer pour le moment, et en guise de ponctuation, je me demande s’il n’y a pas dans cette situation place pour des politiques publiques, régulatrices, incitatrices, et capables de développer la circulation de l’art. 

Publication en ligne : 21 février 2012

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