BRIBES EN LIGNE
      l’ max charvolen, martin miguel le plus insupportable chez il y a bien là, dans la vie est ce bruissement en ceste tere ad estet ja         or       marche       juin nu(e), comme son nom       le vent vedo la luna vedo le quand vous serez tout antoine simon 3 percey priest lake sur les antoine simon 25 5) triptyque marocain coupé le son à dernier vers aoi cher bernard et que vous dire des  “ne pas pour m.b. quand je me heurte       je suis   maille 1 : que       ce pour martin vos estes proz e vostre  la toile couvre les mm si c’est ça creuser, pour jean marie ouverture de l’espace f toutes mes ecrire sur très saintes litanies     vers le soir  de même que les pour maxime godard 1 haute effleurer le ciel du bout des josué avait un rythme la fraîcheur et la       ton ce pays que je dis est       à a propos de quatre oeuvres de 1257 cleimet sa culpe, si   pour adèle et vi.- les amicales aventures …presque vingt ans plus le grand combat : j’ai parlé et si au premier jour il     extraire « pouvez-vous     les fleurs du je m’étonne toujours de la elle réalise des jamais je n’aurais     cet arbre que   si vous souhaitez   ciel !!!! au commencement était dans le pain brisé son non... non... je vous et nous n’avons rien       au       sur le dans un coin de nice,       le ciel d’un côté     depuis  pour de sauvage et fuyant comme       pav&eacu macles et roulis photo 7 dernier vers aoi les textes mis en ligne       " encore une citation “tu comme une suite de deuxième apparition dernier vers aoi ce qui aide à pénétrer le   je n’ai jamais abu zayd me déplait. pas genre des mots mauvais genre et…   dits       vu les un tunnel sans fin et, à       neige antoine simon 9 « amis rollant, de       allong&e antoine simon 32 vous n’avez je meurs de soif guetter cette chose dernier vers aoi pour premier vers aoi dernier antoine simon 30 a propos d’une il ne reste plus que le       bien a claude b.   comme une titrer "claude viallat, la fraîcheur et la f qu’il vienne, le feu au rayon des surgelés       et deuxième essai  hier, 17       la antoine simon 27       les 1- ai-je reçu une antoine simon 14       devant       dans la comment entrer dans une seul dans la rue je ris la       bâ nous avancions en bas de quelque chose très malheureux...     le cygne sur d’ eurydice ou bien de la mastication des commençons donc par le de l’autre         &n       le le lent déferlement depuis le 20 juillet, bribes today i eat my  ce qui importe pour sainte marie, la musique est le parfum de ce qui importe pour outre la poursuite de la mise     son macles et roulis photo 4 seins isabelle boizard 2005 able comme capable de donner le pendu mieux valait découper ce va et vient entre       les      & je découvre avant toi un homme dans la rue se prend       pass&eac       que de mult ben i fierent franceis e rafale n° 3 des je ne sais pas si le 23 février 1988, il comme c’est derniers vers sun destre ses mains aussi étaient je rêve aux gorges début de la mise en ligne de dans l’innocence des c’était une eurydice toujours nue à Éléments - madame aux rumeurs décembre 2001.       la il en est des noms comme du tromper le néant       droite quand les eaux et les terres j’ai perdu mon dernier vers aoi il ne sait rien qui ne va edmond, sa grande de la f les feux m’ont il ne s’agit pas de     longtemps sur la bouche pure souffrance le travail de bernard du bibelot au babil encore sur l’erbe verte si est       la       le       ruelle nice, le 18 novembre 2004 derniers       dans le       bonheu       au madame a des odeurs sauvages dernier vers aoi la deuxième édition du   la production il faut aller voir on trouvera la video cyclades, iii°       au soir thème principal : f le feu est venu, ardeur des reflets et echos la salle un jour, vous m’avez       l’ (ô fleur de courge... au labyrinthe des pleursils langues de plomb a la chercher une sorte de     pluie du j’oublie souvent et   iv    vers       nuage 1254 : naissance de <img852|left> forest   (dans le noble folie de josué, pour raphaël avec marc, nous avons       six autre petite voix un verre de vin pour tacher allons fouiller ce triangle le texte qui suit est, bien <script     quelques textes    de femme liseuse madame est une       enfant la poésie, à la commençons donc par nouvelles mises en nous savons tous, ici, que     les provisions dieu faisait silence, mais ce texte m’a été clquez sur       ma         tout en travaillant sur les un nouvel espace est ouvert la gaucherie à vivre,       en deux mougins. décembre c’est vrai attention beau s’égarer on envoi du bulletin de bribes ils avaient si longtemps, si       gentil le vieux qui       coude six de l’espace urbain,  au travers de toi je   l’oeuvre vit son troisième essai sept (forces cachées qui madame, vous débusquez     au couchant       apr&egra       l’ violette cachée ton rm, le 2/02/2018 j’ai fait et il fallait aller debout f le feu s’est le franchissement des       sabots depuis ce jour, le site je t’enlace gargouille je sais, un monde se       un dernier vers aoi reprise du site avec la   saint paul trois l’existence n’est les plus terribles lancinant ô lancinant il existe deux saints portant et ces essai de nécrologie, "école de errer est notre lot, madame, dernier vers aoi art jonction semble enfin       su lou antoine simon 2 (de)lecta lucta   religion de josué il dernier vers aoi   ces notes       allong&e quando me ne so itu pe deux mille ans nous pour julius baltazar 1 le paysage de ta saluer d’abord les plus pas même le galop du poème me rossignolet tu la bal kanique c’est et c’était dans dix l’espace ouvert au d’un bout à quand nous rejoignons, en la lecture de sainte chaises, tables, verres, je suis celle qui trompe de proche en proche tous       & viallat © le château de intendo... intendo ! le ciel de ce pays est tout il semble possible ajout de fichiers sons dans en cet anniversaire, ce qui       ce qui il faut laisser venir madame pour michèle auer et temps de pierres dans la au matin du dernier vers aoi un jour nous avons vous avez une errance de nous dirons donc antoine simon 26  au mois de mars, 1166 cinq madame aux yeux       est-ce ma chair n’est       la sous la pression des ma mémoire ne peut me il n’était qu’un le geste de l’ancienne,         rêves de josué, li emperere s’est             voyage  marcel migozzi vient de carles li reis en ad prise sa dernier vers aoi il s’appelait    il antoine simon 23 de toutes les  martin miguel vient les lettres ou les chiffres       reine avant même de commencer, lu le choeur des femmes de voici quelques années, je n’aime pas les gens       sur les       la neuf j’implore en vain temps de bitume en fusion sur       cette les photos et archives il était question non et ma foi, Ç’avait été la pour egidio fiorin des mots       le (elle entretenait onze sous les cercles     hélas, une fois entré dans la c’est la peur qui fait tant pis pour eux. le coeur du « ah ! mon face aux bronzes de miodrag       dans le station 5 : comment et encore   dits       l’ mesdames, messieurs, veuillez et si tu dois apprendre à « 8° de madame, on ne la voit jamais       m’ ] heureux l’homme je n’aime pas ce monde.       le poussées par les vagues       araucari beaucoup de merveilles normalement, la rubrique la parol

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MARCEL ALOCCO

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L’écriture en bribes
© Marcel Alocco

entretien Alocco - Monticelli


 

Marcel Alocco :Par mes études en « lettres modernes », j’avais une connaissance plutôt littéraire et assez vague de Dada, bien meilleure du Surréalisme. Côté arts plastiques, Matisse, Picasso, Léger, mais une connaissance très confuse des abstractions, je mélangeais tout. Être formé aux concepts plus qu’aux pratiques aurait dans cette période ses avantages. Cependant, au tout début des années soixante, il m’a fallu pour passer de la culture dominante du Lycée et de l’Université aux propositions Fluxus remettre tous mes repères en question...Sans trop de difficultés finalement, mes positions n’étant pas encore bien établies. Tu as sans doute comme moi, bien que quelques années plus tard, été aussi brutalement confronté aux idées des avant-gardes vivantes...

Raphaël Monticelli : En t’écoutant j’ai cru que tu citais quelque chose que j’avais dû écrire quelque part et dont le souvenir incertain n’était pas tout à fait perdu…

Marcel Alocco : Reprise sans doute de moments évoqués lors de nos entretiens de 1975 – 1976. *

Raphaël Monticelli : Oui. Comme toi, j’ai été confronté aux idées des avant-gardes vivantes qui ont remis en question tous mes repères. Pour moi, ce fut à partir de 66-67. Quand je me suis mis à fréquenter, après le club Vaguants, le magasin de Ben et que je t’ai rencontré dans ces deux endroits. À vrai dire, les choses se sont faites plus difficilement pour moi, ou avec plus de souffrance, apparemment. Peut-être parce que j’étais très profondément marqué par la métrique classique, par le christianisme et le catholicisme (le Verbe qui se fait chair, le mystère de l’Eucharistie…), la liturgie, l’art roman, les impressionnistes, les primitifs siennois… Bach… Et que ce que je découvrais chez Ben, chez les Nouveaux Réalistes, chez Duchamp et… dans ton atelier m’imposait, du moins c’est ce que je croyais, de jeter tout cela par dessus les moulins. J’ajouterais bien que c’est en même temps la découverte de l’œuvre de Marx : toute ma théologie était mise en cause par ce matérialisme rayonnant, et efficace.

Marcel Alocco : Nous en avons disputé dans les mêmes entretiens...

Raphaël Monticelli : J’ai donc vécu pendant des années la confrontation avec les propositions des avant-gardes comme un déchirement continuel : à la fois ces propositions me convenaient parce qu’elles étaient « actives », « productives », qu’elles me donnaient à penser ; en même temps j’avais du mal à me résoudre aux pertes que je croyais qu’elles m’imposaient… Quand je dis « des années »… ça a duré tout le long des années 70.

Marcel Alocco : Bien sûr, nos différences de pratiques ne sont pas issues seulement de la chronologie. Tu avais une culture familiale, de fortes racines, alors que la coupure de ma famille avec son origine a été totale. À peine quelques bribes dialectales... Niçois et piémontais élémentaires, italien et français usuels bricolés... La religion ? À peine une étiquette sociale. Dans ma démarche littéraire ou plastique, le même problème constant : à partir de critères mal assurés, structurer une cohérence avec l’impression d’être toujours submergé par la multitude des possibles. Lorsque je me suis retrouvé grâce à quelques hasards heureux, au lycée puis en fac, nous ne manquions pas de concepts, nous vivions une confiante expansion des sciences humaines. Mais si la boîte à outils était pleine, les compatibilités n’étaient pas évidentes. Le bon côté de la chose était que dans mes choix intellectuels je pouvais opter pour la fuite en avant, m’aventurer : je n’avais rien à perdre.

Raphaël Monticelli : En effet... S’il est vrai que tu avais le sentiment que tu n’avais rien à perdre, c’est une grande différence entre nous. J’avais l’impression que nos choix intellectuels, nos « mises en cause » comportaient de considérables enjeux. Mais il fallait « courir le risque ». Il fallait « faire mourir le vieil homme ». Depuis, j’ai compris que ces choix, ces risques, étaient la seule façon de m’approprier de façon vivante ce que je croyais qu’ils me faisaient perdre...

Marcel Alocco : Oui, enjeux considérables. Mais ça m’amuse de penser aujourd’hui que j’étais face à la culture comme Pascal avec son pari : si je n’étais rien, je n’allais pas plus bas que mon rien ; si ça comptait, c’était tout bénéfice. Finalement, pas très original : c’est le cas de tout intellectuel sincère et conscient...

En ce début 2011, tu présentes une expo à la Bibliothèque Municipale à Vocation Régionale de Nice. C’est forcément d’une certaine manière un autoportrait, avec les années de formation, les développements adultes, la maturité... Comment vois-tu ce bilan provisoire ? Quelles en sont les lignes de force ?

Raphaël Monticelli : Cette exposition me permet de faire le point sur des aspects de mon travail que j’ai peu ou pas montrés. Connus seulement, et partiellement, par quelques amis. J’ai fait de la critique et de la formation à la littérature et à l’art. Pour comprendre les démarches des artistes, et les enjeux de ce démarches, et partager ce que j’en comprenais. Mais la critique et la formation ne me suffisaient pas pour comprendre... j’avais besoin d’expérimenter, de mettre la main à la pâte.

Marcel Alocco :Comme j’avais besoin de passer par l’écriture, dans les oeuvres ou partitions Fluxus, et « l’Idéogrammaire ».

Raphaël Monticelli : Ce sont ces expérimentations que je présente à la BMVR. Ça donne trois types d’objets : des choses que j’ai réalisées seul (mes livres d’artistes), d’autres qui résultent de collaborations avec quelques dizaines d’artistes, dont toi, et d’autres bricoles, que l’on pourrait classer dans la bibliophilie. Dans tous les cas, ce qui m’interroge, c’est la relation entre l’art et la littérature.

 

Marcel Alocco :

A partir de 1964, progressivement, je travaille de plus en plus en relation avec des artistes ou écrivains italiens qui s’intéressent à Fluxus ou bien sont dans la mouvance de la Peinture / Poésie Spatiale : Comme Gianni-Emilio Simonetti, Daniela Palazzoli, Magdalo Mussio, Guiseppe Chiari, William Xerra, Nanni Cagnone, Mario Diacono, Giancarlo Nanni, Parmiggiani, Carmen Gregotti, Maurizio Nannuci... Tu en as rencontré chez moi, Ferdinando Albertazzi, Maurizio Osti, et quelques autres. En 1968, nous rédigeons tous deux INterVENTION A, qui sera publié cosigné par le groupe informel, et signé par nous deux, INterVENTION B « Préliminaires ou BASIC-POESIE ». C’est vers cette époque que tu commences à travailler avec ta machine à écrire, les tapuscrits étant, papier et encre massifiés, le matériau de tes productions... plastiques. En quoi tu aurais pu en 1972 être dans « Textruction » !

Raphaël Monticelli :Pas si sûr... J’étais prof à Pithiviers, en 72, j’y initie mes recherches pédago pendant que le projet des « bribes » commence à me travailler fort. Parce que c’est le texte qui me préoccupe, et ce que je voyais de Textruction, qui m’intéressait beaucoup, travaillait davantage sur le mot, ou certains mots, que sur le texte même. Si je ne me trompe pas, Duchêne commence son extraordinaire « journal d’Il » deux ans plus tard. J’aurais pu faire groupe avec lui, alors... Tu parlais des Italiens. J’avais, j’ai toujours, pour eux une grande admiration, pour Cagnone et Mussio, particulièrement. Mais j’avais aussi des admirations françaises... Henri Chopin, par exemple, ou Garnier... J’étais aussi très impressionné par le travail de Ben, à l’époque...

Marcel Alocco :La BMVR présentera donc une quarantaine d’années d’itinéraire ... « d’écritures plasticiennes ».

Raphaël Monticelli : Les plus anciennes réalisations présentées (elles sont de 67-68) sont des livres d’artiste. En gros, la question est de savoir ce que devient le travail littéraire quand on lui applique les procédures et démarches de l’art. ma première collaboration débute avec Charvolen, en 1974, j’ai poursuivi dès l’année suivante avec Miguel... depuis cette époque je cherche à savoir comment le travail littéraire est affecté lorsqu’on le confronte directement avec une démarche plastique dans l’espace plastique de cette démarche. Naturellement, c’est d’autant plus intéressant qu’on passe à des démarches complètement différentes, qu’on change d’univers artistique : ça oblige à des postures littéraires parfois inattendues. A de constantes mises en causes. Rien à voir entre Charvolen et Orsoni, Lorin, Popet ou Sierra par exemple. Ces sortes d’incursions dans l’altérité m’ont énormément appris. Dans la dernière période, j’ai continué le travail avec Charvolen, et ça a donné une coloration particulière à ma série de Bribes, mais j’ai ouvert d’autres chantiers avec Partezana ou Mohen, par exemple.

Dans la bibliophilie, la rencontre bénéficie de l’intermédiaire d’un éditeur. Ma démarche est proche de celle que je viens de décrire, mais l’éditeur est le maître du jeu, et c’est encore une autre forme d’aventure que je dois à des gens comme Auréglia, Fiorin, Mantoux Gignac ou Gilbert Baud, et dont on trouvera aussi des exemples à la BMVR.

 

 

* Voir : Marcel Alocco « Des écritures en Patchwork » Z’éditions – Alain Amiel, Nice 1987

et les sites : Alocco.com et Bribes-en-ligne

Publication en ligne : 22 février 2011
Première publication : décembre 2010

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