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1 la confusion des la terre a souvent tremblé dont les secrets… à quoi dernier vers aoi "nice, nouvel éloge de la la vie est ce bruissement bel équilibre et sa l’art n’existe deux ce travail vous est l’art c’est la   l’oeuvre vit son je ne sais pas si dernier vers aoi   que signifie a toi le don des cris qui       le  monde rassemblé "ces deux là se       coude  pour le dernier jour si tu es étudiant en       aux       et tu       s̵ art jonction semble enfin le coeur du À la loupe, il observa d’un bout à   encore une c’est vrai f le feu s’est toi, mésange à karles se dort cum hume 13) polynésie autre citation “dans le dessin  au mois de mars, 1166       neige pour jean marie       sur m1       dernier vers aoi  dernier salut au  si, du nouveau       je me    si tout au long pour helmut    nous       fourr&       longte passet li jurz, si turnet a il en est des meurtrières. le travail de bernard f les feux m’ont tendresses ô mes envols rm : d’accord sur madame chrysalide fileuse dernier vers aoi sur l’erbe verte si est ce pays que je dis est       le       dans dans le monde de cette quelques textes abstraction voir figuration     ton toutefois je m’estimais autre petite voix j’aime chez pierre  les éditions de deux mille ans nous       marche ….omme virginia par la le géographe sait tout dernier vers aoi ma voix n’est plus que l’impression la plus raphaël    courant   tout est toujours en le plus insupportable chez j’oublie souvent et rien n’est plus ardu mi viene in mentemi cher bernard nous savons tous, ici, que "le renard connaît et encore  dits je suis bien dans       un monde imaginal, antoine simon 21       montag et  riche de mes dans les horizons de boue, de 0 false 21 18   le texte suivant a       &n       entre si j’avais de son       fleur       la il n’y a pas de plus s’égarer on     surgi pour maxime godard 1 haute (de)lecta lucta         les antoine simon 31 "si elle est l’instant criblé neuf j’implore en vain       j̵ dans les rêves de la macles et roulis photo 3       la   (dans le quand il voit s’ouvrir, madame aux rumeurs diaphane est le moi cocon moi momie fuseau les parents, l’ultime       bonheu vous n’avez c’est la distance entre     une abeille de le grand combat :     dans la ruela quatrième essai rares inoubliables, les     nous de pa(i)smeisuns en est venuz moisissures mousses lichens cinquième essai tout on trouvera la video ainsi fut pétrarque dans in the country dans un coin de nice, autre essai d’un ço dist li reis : intendo... intendo ! pas facile d’ajuster le est-ce parce que, petit, on patrick joquel vient de dans l’innocence des       dans       object dans l’effilé de   jn 2,1-12 :       ce paysage que tu contemplais       qui au seuil de l’atelier ce texte m’a été       les       baie     le cygne sur    tu sais j’ai parlé  de même que les le vieux qui       au dernier vers aoi   1) notre-dame au mur violet nice, le 30 juin 2000 traquer       " morz est rollant, deus en ad l’ami michel vue à la villa tamaris quando me ne so itu pe       jardin     hélas,       apparu lorsque martine orsoni       b&acir       apr&eg marcel alocco a       pass&e l’attente, le fruit merci au printemps des       tourne 1- c’est dans       l̵ 1-nous sommes dehors.       le le corps encaisse comme il troisième essai et de sorte que bientôt nous serons toujours ces nous dirons donc langues de plomba la là, c’est le sable et     " martin miguel art et dernier vers aoi         la que d’heures antoine simon 5 la brume. nuages       l̵ c’est une sorte de passent .x. portes, bribes en ligne a la tentation du survol, à  marcel migozzi vient de paysage de ta tombe  et f qu’il vienne, le feu dans ce périlleux folie de josuétout est       assis       au pour jean-louis cantin 1.- macles et roulis photo 7 accorde ton désir à ta (vois-tu, sancho, je suis       dans       m&eacu il arriva que macles et roulis photo 4 ce jour là, je pouvais je dors d’un sommeil de (ô fleur de courge... cinq madame aux yeux   nous sommes a grant dulur tendrai puis pour raphaël pour yves et pierre poher et quelque temps plus tard, de   au milieu de etudiant à gardien de phare à vie, au une fois entré dans la ici, les choses les plus 1254 : naissance de le 26 août 1887, depuis       &n les petites fleurs des préparation des très malheureux... antoine simon 11 madame, c’est notre       midi mesdames, messieurs, veuillez le geste de l’ancienne, rêve, cauchemar, les dessins de martine orsoni des conserves ! vertige. une distance ecrire sur     au couchant je sais, un monde se antoine simon 18 en cet anniversaire, ce qui dernier vers aoi   entrons josué avait un rythme       allong       sur vous êtes toujours les lettres : quand sur vos visages les       au bernard dejonghe... depuis       & vous dites : "un et combien l’éclair me dure, siglent a fort e nagent e antoine simon 17 arbre épanoui au ciel     le       " dire que le livre est une sa langue se cabre devant le deuxième essai le s’ouvre la l’illusion d’une l’appel tonitruant du mieux valait découper sept (forces cachées qui pour lee troisième essai     après nous viendrons nous masser    seule au abu zayd me déplait. pas a la fin il ne resta que antoine simon 23 le pendu "ah ! mon doux pays,  pour jean le villa arson, nice, du 17 au rayon des surgelés       soleil le 19 novembre 2013, à la sculpter l’air :       le les lettres ou les chiffres     extraire dernier vers aoi   pour adèle et  le livre, avec sixième ainsi va le travail de qui temps de pierres dans la tes chaussures au bas de leonardo rosa macles et roulis photo 6       l̵ attendre. mot terrible. antoine simon 16       la       le seins isabelle boizard 2005 vi.- les amicales aventures   se       sur écrirecomme on se dernier vers aoi  le grand brassage des me       bruyan titrer "claude viallat, le scribe ne retient antoine simon 14 antoine simon 32 à cri et à f dans le sourd chatoiement antoine simon 15       d&eacu la cité de la musique au lecteur voici le premier       ce encore la couleur, mais cette les oiseaux s’ouvrent genre des motsmauvais genre non, björg, apaches : constellations et r.m.a toi le don des cris qui c’est le grand j’arrivais dans les travail de tissage, dans douze (se fait terre se    de femme liseuse le nécessaire non nous avancions en bas de cinquième citationne       (       retour  ce mois ci : sub li quens oger cuardise une autre approche de     son la danse de une il faut dire les f les rêves de vous avez elle ose à peine     &nbs  “s’ouvre comme une suite de la poésie, à la tout est prêt en moi pour voici des œuvres qui, le sous l’occupation sainte marie, carles respunt :   adagio   je histoire de signes . mise en ligne d’un le 2 juillet la gaucherie à vivre,       sur le pas même on préparait mult ben i fierent franceis e       o dans le pain brisé son       allong       sur sous la pression des cet article est paru dans le clere est la noit e la je déambule et suis fragilité humaine. iloec endreit remeint li os a la femme au l’heure de la     chambre on a cru à paroles de chamantu dorothée vint au monde la parol

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RAPHAEL MONTICELLI

<- 18 février | Echos de bribes sur remue.net ->
Pour apprivoiser un barbare
Artiste(s) : Baltazar Ecrivain(s) : Monticelli R.


Ce texte m’a été demandé à l’occasion de l’exposition Julius Baltazar à Carcassonne... C’était en octobre 2010...


 


Depuis belle lurette, je tourne autour de Julius Baltazar. Avant que nous nous rencontrions, je l’avais connu d’abord pour son travail avec Michel Butor et, de proche en proche, pour son extraordinaire et éblouissante collaboration avec des écrivains et des poètes.


Notre première rencontre ? C’était à Carcassonne. À l’occasion de l’exposition que le centre Joe Bousquet avait consacrée à Michel Butor. Nous avons eu l’occasion de discuter. J’ai pu voir de plus près son travail. Depuis cette date, Julius Baltazar s’est installé dans une de mes niches intérieures, une sorte d’abri sous roche assez semblable à celui qui a accueilli, il y a 400000 ans, une petite communauté humaine, sur la côte niçoise, au lieu dit de "terra amata"’ terre aimée.


Je réagis toujours de la même façon devant une œuvre qui me séduit : je me méfie et maintiens mes distances. Réaction de vieux lecteur de Pascal, peut-être. Ou quelque raideur dans la sensibilité... Toujours est-il que l’éblouissant Julius m’inquiétait : trop de talent. Trop de facilité. Que de "justesse" dans la mise en place des œuvres ! Quelle inventivité dans les colorations. Quelles subtilité sur ces surfaces ! Que de mouvement dans ces espaces. Quels horizons ! Que d’éclairs ! Sans doute étais-je aussi miné par la malédiction de Babel : cet homme-là n’avait-il pas la prétention de supplanter la puissance des dieux. D’escalader le ciel ? Ne nous ferait-il pas courir le risque de disperser la langue ?


Il faut du temps pour apprivoiser une œuvre. Ou se laisser apprivoiser par elle. Il faut reconnaître sur quels paysages elle s’ouvre en nous à partir desquels elle nous devient visible. Quels territoires elle y établit et comment nous serons capables d’y vivre. Et si nous en sommes capables. Il faut que nous soyons d’abord convaincus qu’elle nous propose bien autre chose que des artifices destinés à nous égarer. Que les chemins qu’elle nous invite à prendre nous conduiront vers des zones qui nous sont essentielles. L’approche peut être longue et lente. Elle peut se résoudre en un instant.


J’ai connu cet instant. Quand soudain je n’ai plus vu l’illustration, l’ornementation. Quand j’ai compris que Julius Baltazar ne cherchait pas à embellir les mots et les textes. Ce qui me retient désormais chez Julius Baltazar, c’est qu’il n’est pas d’abord cet homme de l’illustration, des mots et du livre que l’on présente le plus souvent, mais un homme de la peinture, du papier et de la toile. Un artiste des matières et des matériaux, de ce qui appellent les mots à venir, non de ceux qui ressassent les mots entendus.


Julius Baltazar est peintre. De ceux qui construisent notre modernité et notre contemporanéité. De ceux que la peinture intéresse parce qu’elle est matière. Il est de ces peintres qui opèrent dans une relation aussi immédiate que possible du corps sur la matière, comme on se roulerait dans l’herbe, le sable ou la boue ; comme on plongerait dans l’eau. Est-ce la raison pour laquelle Arrabal l’a qualifié de Barbare, issu de ces peuples incapables d’un langage articulé ? Je sais bien que la langue entoure les faits et gestes, les procédures et les outils du peintre barbare, et ses matières. Qu’hors la langue, il n’est pas de peinture. Pas de barbarie. Mais Baltazar les prend comme brutes, dégagées de tout discours préalable, de tout texte, ne laissant subsister d’elles que le lexique brut de leur désignation : papier, toile, huile, pigments, brosses. Il les dégage aussi de tout discours potentiel, de toute anecdote, de tout conte. Comme il les dégage du scriptural ou du chorégraphique : ces traces qui zèbrent les œuvres de Baltazar, sont encore de l’ordre de l’impact ou de la griffure. Elle ne préfigurent pas un texte, ne miment pas un message caché, ne disent pas l’élégance d’un geste, ou la complexité d’un mouvement. Ni la construction d’une figure. On sait que, proche des surréalistes, Baltazar n’a pas poursuivi dans cette voie pourtant tout ouverte devant lui. Dans le traitement de ses matières, il est plus proche de Fautrier, Debré, Zao Wou Ki, que de Dali qui, pourtant, en lui donnant son nom, l’a porté sur les fonds baptismaux de l’art. Baltazar fait partie de ces peintres qui cherchent à nous rendre sensible cette région énigmatique, d’avant les mots, où la matière, brute et indistincte, nous est présentée dans son état d’avant toute forme, chaos ou big bang. Et c’est pourquoi, sans doute, tant de poètes ont cherché à y repérer des formes et à l’envelopper de mots.


Nous voici donc, hommes doués de parole, par les mots et la parole façonnés, face aux œuvres de Julius Baltazar comme saint Augustin face aux premières phrases de la Genèse qui évoquent "la terre informe", cette "matière informe que Dieu fit de rien" ... "comme la semence du ciel et de la terre, puisque la matière du ciel et de la terre était encore à l’état de confusion : mais parce qu’il était certain que de là devaient se former le ciel et la terre." Matière et matrice.


Baltazar n’est pas un illustrateur de livres. Opérateur d’origine, désignateur de chaos, installateur de genèse, il engage à parler et écrire, pour que la Lumière soit.


En parcourant le catalogue publié en 2000, au Québec, j’ai été frappé par la façon dont écrivains et poètes parlaient de Baltazar et de son travail. Face aux œuvres de Baltazar, ils rendent, pour la plupart, des images de monde(s) en formation, "parole sans mot", "paysage sans nom", "alphabet de l’univers" émergeant d’eaux premières, monde naissant, monde élémentaire, que l’on traverse, qui nous traverse, à travers lequel on se déplace et qui nous déplace, avec ses espaces ouverts, ses océaniques, ses orages guerriers, ses turbulences. Et avec mille précautions, on présente Baltazar comme un "paysagiste" particulier, un peintre concret, d’un "lyrisme expressif"... Une plongée aux origines, pétrie d’enfances : matière, matrice, mère.


Quand on l’inscrit dans l’histoire et dans les pratiques de la peinture, on se réfère, comme le fait Michel Butor, à Turner ou Tanguy, et Jacques-Bernard Roumanès évoque "le dépôt des pigments à la lisière du retrait de l’eau"... J’ajouterais bien que, chez Julius Baltazar, ce qui est posé avec force et constance, c’est le statut de la couleur dans la peinture... De la couleur quand elle n’est pas ornement, recouvrement de zones délimitées, mais débordement, fusion, plus proche des matières qui lui donnent naissance et du corps aux prises avec ces matières, les fondant entre elles et se fondant en elles, que des couleurs domestiquées, assagies et rangées. Des couleurs quand elles sont ces pigments laissés sur la rive, quand les eaux se sont retirées, et qu’elles gardent ainsi tout à la fois l’origine des matières et le souvenir des liquidités qui les ont portées jusque là, jusqu’au bord de nos regards. Debré, Tanguy, Zao Wou Ki, voilà pour la modernité. Turner, Constable aussi... L’avouerai-je ? Pour préparer ce texte, je suis retourné voir les Vénitiens. À cause de certaines images, bien sûr, à cause du traitement de la couleur, surtout... Mais encore plus en raison du rapport aux matières et de l’investissement physique dans le traitement des matières, et cet "art raffiné des dernières retouches" du Titien que Marco Boschini tient du témoignage de Palma le Jeune. Titien, écrit Boschini, unissait "çà et là, en les frottant du bout des doigts, les parties claires, se rapprochant des demi-teintes et unissant une teinte avec une autre ; d’autres fois, d’un passage du doigt, il ajoutait une touche sombre pour l’accentuer, ou quelques traînées rouges, semblables à des gouttelettes de sang qui renforçaient les éléments restés superficiels". Ce n’est pas la technique de la peinture au doigt que je retrouve chez Baltazar, mais ce rapport physique, ce corps à corps avec les matières colorées qui engendre cet effet d’évidence de l’œuvre et l’immédiateté physique de notre perception.


Comme derniers mots, cette citation :


« Formées de ce qui fait le mérite des pierreries les plus précieuses, elles offrent à la description des difficultés infinies ; car en elles se trouve le feu subtil de l’escarboucle, l’éclat purpurin de l’améthyste, le vert de mer de l’émeraude ; et toutes ces teintes y brillent, merveilleuse­ment fondues. On a comparé leur effet général à l’arménium des peintres, à la flamme du soufre qui brûle, ou à celle d’un feu sur le quel on jette de l’huile."...


Il ne s’agit pas d’œuvres de Baltazar, mais de la description des opales par Pline l’ancien. L’opale, la pierre qu’affectionne Julius Baltazar, justement. 

Publication en ligne : 20 février 2011
/ catalogue d’exposition

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