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      & un jour nous avons fin première je ne sais pas si raphaËl       apparu       ç la chaude caresse de li quens oger cuardise ainsi fut pétrarque dans       sur   entrons maintenant rm : d’accord sur je ne peins pas avec quoi, g. duchêne, écriture le si tu es étudiant en introibo ad altare on a cru à sous l’occupation "l’art est-il genre des mots mauvais genre biboon. plus qu’une saison. etait-ce le souvenir pour pierre theunissen la c’est ici, me       dans       la       au pour robert attendre. mot terrible. j’aime chez pierre branches lianes ronces merci à la toile de [ ... ] de femme liseuse dix l’espace ouvert au seins isabelle boizard 2005       je suis marcel alocco a ] heureux l’homme carles li reis en ad prise sa et te voici humanité avant propos la peinture est attention beau on peut croire que martine À max charvolen et a dix sept ans, je ne savais chaque automne les siglent a fort e nagent e       ton   saint paul trois       dans la À l’occasion de quando me ne so itu pe a propos de quatre oeuvres de       pass&eac madame dans l’ombre des station 4 : judas  j’ai parlé       é pur ceste espee ai dulor e deuxième approche de       au soir  “... parler une abstraction voir figuration travail de tissage, dans vue à la villa tamaris descendre à pigalle, se     hélas, je ne saurais dire avec assez     m2   À la loupe, il observa zacinto dove giacque il mio seul dans la rue je ris la rafale n° 4 on le j’ai changé le je n’ai pas dit que le     à       nuage il existe au moins deux tout est prêt en moi pour rafale n° 6 just do ici. les oiseaux y ont fait     vers le soir l’art c’est la la brume. nuages  pour jean le a claude b.   comme une vertige. une distance       les le 2 juillet 2000   cher art jonction semble enfin       la langues de plomb a la       "j& preambule – ut pictura antoine simon 3 google15f25081e0346654.html pluies et bruines, comment le proche et le lointain       dans le vos estes proz e vostre il y a tant de saints sur de proche en proche tous la communication est     nous avions antoine simon 21 tout à fleur d’eaula danse (ma gorge est une       au fond et je vois dans vos c’est parfois un pays dernier vers aoi   f le feu s’est les oiseaux s’ouvrent sous la pression des       " vous avez   il en est des noms comme du la force du corps, n’ayant pas       la       quinze       reine toujours les lettres :     rien lu le choeur des femmes de tandis que dans la grande si c’est ça, les premières suite de       o ainsi alfred… bribes dans le nid de {{}} on trouvera la <img852|left> forest       jonathan "nice, nouvel éloge de la       pav&eacu très malheureux...       deux       au je crie la rue mue douleur passet li jurz, la noit est granz fut li colps, li dux en pour le prochain basilic, (la mon travail est une guetter cette chose jamais si entêtanteeurydice a l’aube des apaches, les durand : une dernier vers que mort pas facile d’ajuster le je suis celle qui trompe s’ouvre la dernier vers aoi on dit qu’agathe l’homme est voici des œuvres qui, le dans les hautes herbes       bonheur   marcel f tous les feux se sont je voudrais voir les arbres vous dites : "un  l’entretien j’oublie souvent et sept (forces cachées qui 0- souviens-toi. sa today i eat my autres litanies du saint nom antoine simon 18       cerisier       sur les le 10 décembre 2013, epuisement de la salle, pour maguy giraud et dans le respect du cahier des je rêve aux gorges       tourneso « e ! malvais il aurait voulu être       soleil quand nous rejoignons, en (dans mon ventre pousse une ce poème est tiré du   3   

les       sur le chants à tu mon recueil   ces sec erv vre ile      & 10 vers la laisse ccxxxii       la       bien bien sûr, il y eut       "je ma mémoire ne peut me j’ai travaillé       reine ecrire les couleurs du monde dernier vers aoi mon cher pétrarque, à propos “la       l’ franchement, pensait le chef, ici, les choses les plus il faut aller voir dernier vers aoi certains prétendent       " antoine simon 23 « la musique,       à la liberté s’imprime à  epître aux dieu faisait silence, mais de mes deux mains temps où le sang se un verre de vin pour tacher écrire comme on se     ton plaisir pour qui veut se faire une quand les eaux et les terres quand les couleurs       sur le onzième la vie humble chez les quelque chose poussées par les vagues   la production       jardin       droite   au milieu de       araucari (josué avait lentement  improbable visage pendu ce 28 février 2002. madame, c’est notre on croit souvent que le but       entre       baie la main saisit 1- nous sommes dehors. pierre ciel iv.- du livre d’artiste   un  l’exposition  eurydice toujours nue à la lecture de sainte  je ne voulais pas       neige       devant dernier vers aoi démodocos... Ça a bien un quatre si la mer s’est que reste-t-il de la f le feu m’a bientôt, aucune amarre troisième essai  martin miguel vient       au paroles de chaman tu       allong&e    7 artistes et 1 je suis allons fouiller ce triangle les plus vieilles derniers vers sun destre       cette un homme dans la rue se prend béatrice machet vient de traquer dans le ciel du antoine simon 30 dernier vers aoi la bouche pure souffrance ne pas négocier ne antoine simon 2 références : xavier 1) notre-dame au mur violet f les marques de la mort sur   je n’ai jamais normal 0 21 false fal a propos d’une que nos princes et empereurs dernier vers aoi journée de cet article est paru dans le et nous n’avons rien en ceste tere ad estet ja les lettres ou les chiffres dernier vers aoi j’ai donné, au mois       s’ il était question non face aux bronzes de miodrag dernier vers aoi chairs à vif paumes nos voix je meurs de soif la galerie chave qui madame, on ne la voit jamais suite du blasphème de en cet anniversaire, ce qui “le pinceau glisse sur l’impression la plus antoine simon 25 pourquoi yves klein a-t-il     depuis feuilleton d’un travail huit c’est encore à la musique est le parfum de sixième mult est vassal carles de macles et roulis photo 7   né le 7     le cygne sur les éditions de la passe du pour les amants se la rencontre d’une elle réalise des un texte que j’ai l’attente, le fruit leonardo rosa violette cachée ton c’est vrai À max charvolen et martin       dans tous ces charlatans qui aux barrières des octrois l’erbe del camp, ki quatrième essai rares dernier vers aoi si j’avais de son charogne sur le seuil ce qui     cet arbre que il pleut. j’ai vu la il n’y a pas de plus vedo la luna vedo le       l’     " on trouvera la video ma chair n’est       la alocco en patchworck © l’art n’existe nice, le 30 juin 2000 bien sûr la dans les carnets « h&eacut recleimet deu mult dans les horizons de boue, de   l’oeuvre vit son tout en travaillant sur les  “ce travail qui rafale mougins. décembre 1) la plupart de ces le 28 novembre, mise en ligne       le       soleil si vous entendez le lac il y a des objets qui ont la je m’étonne toujours de la 1.- les rêves de antoine simon 11 je suis bien dans  tu vois im font chier troisième essai et un trait gris sur la       pourquoi heureuse ruine, pensait toulon, samedi 9 c’est la peur qui fait un temps hors du martin miguel il va falloir grande lune pourpre dont les       deux des quatre archanges que toutes sortes de papiers, sur rafale       dans       objectif (de)lecta lucta   autre essai d’un « pouvez-vous faisant dialoguer pas sur coussin d’air mais la parol

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RAPHAEL MONTICELLI

<- 18 février | Echos de bribes sur remue.net ->
Pour apprivoiser un barbare
Artiste(s) : Baltazar Ecrivain(s) : Monticelli R.

Ce texte m’a été demandé à l’occasion de l’exposition Julius Baltazar à Carcassonne... C’était en octobre 2010...

 

Depuis belle lurette, je tourne autour de Julius Baltazar. Avant que nous nous rencontrions, je l’avais connu d’abord pour son travail avec Michel Butor et, de proche en proche, pour son extraordinaire et éblouissante collaboration avec des écrivains et des poètes.

Notre première rencontre ? C’était à Carcassonne. À l’occasion de l’exposition que le centre Joe Bousquet avait consacrée à Michel Butor. Nous avons eu l’occasion de discuter. J’ai pu voir de plus près son travail. Depuis cette date, Julius Baltazar s’est installé dans une de mes niches intérieures, une sorte d’abri sous roche assez semblable à celui qui a accueilli, il y a 400000 ans, une petite communauté humaine, sur la côte niçoise, au lieu dit de « terra amata »’ terre aimée.

Je réagis toujours de la même façon devant une œuvre qui me séduit : je me méfie et maintiens mes distances. Réaction de vieux lecteur de Pascal, peut-être. Ou quelque raideur dans la sensibilité... Toujours est-il que l’éblouissant Julius m’inquiétait : trop de talent. Trop de facilité. Que de « justesse » dans la mise en place des œuvres ! Quelle inventivité dans les colorations. Quelles subtilité sur ces surfaces ! Que de mouvement dans ces espaces. Quels horizons ! Que d’éclairs ! Sans doute étais-je aussi miné par la malédiction de Babel : cet homme-là n’avait-il pas la prétention de supplanter la puissance des dieux. D’escalader le ciel ? Ne nous ferait-il pas courir le risque de disperser la langue ?

Il faut du temps pour apprivoiser une œuvre. Ou se laisser apprivoiser par elle. Il faut reconnaître sur quels paysages elle s’ouvre en nous à partir desquels elle nous devient visible. Quels territoires elle y établit et comment nous serons capables d’y vivre. Et si nous en sommes capables. Il faut que nous soyons d’abord convaincus qu’elle nous propose bien autre chose que des artifices destinés à nous égarer. Que les chemins qu’elle nous invite à prendre nous conduiront vers des zones qui nous sont essentielles. L’approche peut être longue et lente. Elle peut se résoudre en un instant.

J’ai connu cet instant. Quand soudain je n’ai plus vu l’illustration, l’ornementation. Quand j’ai compris que Julius Baltazar ne cherchait pas à embellir les mots et les textes. Ce qui me retient désormais chez Julius Baltazar, c’est qu’il n’est pas d’abord cet homme de l’illustration, des mots et du livre que l’on présente le plus souvent, mais un homme de la peinture, du papier et de la toile. Un artiste des matières et des matériaux, de ce qui appellent les mots à venir, non de ceux qui ressassent les mots entendus.

Julius Baltazar est peintre. De ceux qui construisent notre modernité et notre contemporanéité. De ceux que la peinture intéresse parce qu’elle est matière. Il est de ces peintres qui opèrent dans une relation aussi immédiate que possible du corps sur la matière, comme on se roulerait dans l’herbe, le sable ou la boue ; comme on plongerait dans l’eau. Est-ce la raison pour laquelle Arrabal l’a qualifié de Barbare, issu de ces peuples incapables d’un langage articulé ? Je sais bien que la langue entoure les faits et gestes, les procédures et les outils du peintre barbare, et ses matières. Qu’hors la langue, il n’est pas de peinture. Pas de barbarie. Mais Baltazar les prend comme brutes, dégagées de tout discours préalable, de tout texte, ne laissant subsister d’elles que le lexique brut de leur désignation : papier, toile, huile, pigments, brosses. Il les dégage aussi de tout discours potentiel, de toute anecdote, de tout conte. Comme il les dégage du scriptural ou du chorégraphique : ces traces qui zèbrent les œuvres de Baltazar, sont encore de l’ordre de l’impact ou de la griffure. Elle ne préfigurent pas un texte, ne miment pas un message caché, ne disent pas l’élégance d’un geste, ou la complexité d’un mouvement. Ni la construction d’une figure. On sait que, proche des surréalistes, Baltazar n’a pas poursuivi dans cette voie pourtant tout ouverte devant lui. Dans le traitement de ses matières, il est plus proche de Fautrier, Debré, Zao Wou Ki, que de Dali qui, pourtant, en lui donnant son nom, l’a porté sur les fonds baptismaux de l’art. Baltazar fait partie de ces peintres qui cherchent à nous rendre sensible cette région énigmatique, d’avant les mots, où la matière, brute et indistincte, nous est présentée dans son état d’avant toute forme, chaos ou big bang. Et c’est pourquoi, sans doute, tant de poètes ont cherché à y repérer des formes et à l’envelopper de mots.

Nous voici donc, hommes doués de parole, par les mots et la parole façonnés, face aux œuvres de Julius Baltazar comme saint Augustin face aux premières phrases de la Genèse qui évoquent « la terre informe », cette « matière informe que Dieu fit de rien » ... « comme la semence du ciel et de la terre, puisque la matière du ciel et de la terre était encore à l’état de confusion : mais parce qu’il était certain que de là devaient se former le ciel et la terre. » Matière et matrice.

Baltazar n’est pas un illustrateur de livres. Opérateur d’origine, désignateur de chaos, installateur de genèse, il engage à parler et écrire, pour que la Lumière soit.

En parcourant le catalogue publié en 2000, au Québec, j’ai été frappé par la façon dont écrivains et poètes parlaient de Baltazar et de son travail. Face aux œuvres de Baltazar, ils rendent, pour la plupart, des images de monde(s) en formation, « parole sans mot », « paysage sans nom », « alphabet de l’univers » émergeant d’eaux premières, monde naissant, monde élémentaire, que l’on traverse, qui nous traverse, à travers lequel on se déplace et qui nous déplace, avec ses espaces ouverts, ses océaniques, ses orages guerriers, ses turbulences. Et avec mille précautions, on présente Baltazar comme un « paysagiste » particulier, un peintre concret, d’un « lyrisme expressif »... Une plongée aux origines, pétrie d’enfances : matière, matrice, mère.

Quand on l’inscrit dans l’histoire et dans les pratiques de la peinture, on se réfère, comme le fait Michel Butor, à Turner ou Tanguy, et Jacques-Bernard Roumanès évoque « le dépôt des pigments à la lisière du retrait de l’eau »... J’ajouterais bien que, chez Julius Baltazar, ce qui est posé avec force et constance, c’est le statut de la couleur dans la peinture... De la couleur quand elle n’est pas ornement, recouvrement de zones délimitées, mais débordement, fusion, plus proche des matières qui lui donnent naissance et du corps aux prises avec ces matières, les fondant entre elles et se fondant en elles, que des couleurs domestiquées, assagies et rangées. Des couleurs quand elles sont ces pigments laissés sur la rive, quand les eaux se sont retirées, et qu’elles gardent ainsi tout à la fois l’origine des matières et le souvenir des liquidités qui les ont portées jusque là, jusqu’au bord de nos regards. Debré, Tanguy, Zao Wou Ki, voilà pour la modernité. Turner, Constable aussi... L’avouerai-je ? Pour préparer ce texte, je suis retourné voir les Vénitiens. À cause de certaines images, bien sûr, à cause du traitement de la couleur, surtout... Mais encore plus en raison du rapport aux matières et de l’investissement physique dans le traitement des matières, et cet « art raffiné des dernières retouches » du Titien que Marco Boschini tient du témoignage de Palma le Jeune. Titien, écrit Boschini, unissait « çà et là, en les frottant du bout des doigts, les parties claires, se rapprochant des demi-teintes et unissant une teinte avec une autre ; d’autres fois, d’un passage du doigt, il ajoutait une touche sombre pour l’accentuer, ou quelques traînées rouges, semblables à des gouttelettes de sang qui renforçaient les éléments restés superficiels ». Ce n’est pas la technique de la peinture au doigt que je retrouve chez Baltazar, mais ce rapport physique, ce corps à corps avec les matières colorées qui engendre cet effet d’évidence de l’œuvre et l’immédiateté physique de notre perception.

Comme derniers mots, cette citation :

« Formées de ce qui fait le mérite des pierreries les plus précieuses, elles offrent à la description des difficultés infinies ; car en elles se trouve le feu subtil de l’escarboucle, l’éclat purpurin de l’améthyste, le vert de mer de l’émeraude ; et toutes ces teintes y brillent, merveilleuse­ment fondues. On a comparé leur effet général à l’arménium des peintres, à la flamme du soufre qui brûle, ou à celle d’un feu sur le quel on jette de l’huile."...

Il ne s’agit pas d’œuvres de Baltazar, mais de la description des opales par Pline l’ancien. L’opale, la pierre qu’affectionne Julius Baltazar, justement. 

Publication en ligne : 20 février 2011
/ catalogue d’exposition

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