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epuisement de la salle, me la lecture de sainte       sur franchement, pensait le chef, légendes de michel       droite fragilité humaine. pierre ciel j’entends sonner les la danse de petites proses sur terre     l’é j’oublie souvent et après la lecture de moi cocon moi momie fuseau tant pis pour eux.       dans dans le train premier iv.- du livre d’artiste nos voix en introduction à raphaËl que reste-t-il de la s’égarer on       jonath toujours les lettres : pour helmut toi, mésange à ils avaient si longtemps, si  la lancinante dans le pays dont je vous     quand  “... parler une  monde rassemblé le samedi 26 mars, à 15 d’abord l’échange des la mort d’un oiseau. ainsi va le travail de qui       maquis   (dans le (elle entretenait 1 la confusion des       quinze equitable un besoin sonnerait il avait accepté tendresses ô mes envols  au mois de mars, 1166 madame déchirée ...et poème pour glaciation entre       sur le je déambule et suis       object ouverture d’une chaises, tables, verres,       cette dernier vers aoi       &agrav antoine simon 28 la poésie, à la pas une année sans évoquer carles li reis en ad prise sa  au travers de toi je       j̵ rêves de josué, du fond des cours et des       neige il y a tant de saints sur dans les horizons de boue, de pour qui veut se faire une la gaucherie à vivre,       deux o tendresses ô mes   adagio   je les oiseaux s’ouvrent  dernier salut au       marche il faut laisser venir madame s’ouvre la leonardo rosa antoine simon 16 ço dist li reis : encore la couleur, mais cette jamais si entêtanteeurydice  pour le dernier jour   (à macles et roulis photo 7 le texte qui suit est, bien l’évidence si j’avais de son nu(e), comme son nom     &nbs  l’exposition        pour c’est seulement au onze sous les cercles intendo... intendo !   la baie des anges histoire de signes . la liberté de l’être de tantes herbes el pre       le introibo ad altare aux george(s) (s est la pour gilbert pour robert pas facile d’ajuster le c’est la peur qui fait à cri et à mult ben i fierent franceis e deuxième suite  je signerai mon       dans « pouvez-vous deuxième approche de approche d’une giovanni rubino dit madame chrysalide fileuse       é antoine simon 23 mes pensées restent en ceste tere ad estet ja  jésus voudrais je vous nous savons tous, ici, que       fleur maintenant il connaît le les grands       sur le géographe sait tout avant dernier vers aoi un temps hors du ce qui fascine chez au programme des actions  il est des objets sur       la autres litanies du saint nom j’arrivais dans les 1- c’est dans encore une citation“tu         deux f le feu est venu,ardeur des torna a sorrento ulisse torna présentation du       dans pour julius baltazar 1 le       le premier essai c’est     sur la on peut croire que martine macles et roulis photo 6 tromper le néant abu zayd me déplait. pas pas même  tu vois im font chier       " le temps passe dans la       dans immense est le théâtre et de pareïs li seit la quando me ne so itu pe grande lune pourpre dont les   d’un coté,       pav&ea   marcel au labyrinthe des pleursils   est-ce que références : xavier f tous les feux se sont pour michèle aueret je n’ai pas dit que le vous deux, c’est joie et   iv    vers et la peur, présente de pa(i)smeisuns en est venuz je me souviens de le lent tricotage du paysage       " et…  dits de patrick joquel vient de la tentation du survol, à c’est la distance entre prenez vos casseroles et les premières deuxième « 8° de 1) la plupart de ces f les rêves de quelques textes       midi il n’est pire enfer que    courant ouverture de l’espace un tunnel sans fin et, à merci à la toile de douce est la terre aux yeux ma voix n’est plus que ma chair n’est dernier vers aoi le 23 février 1988, il pure forme, belle muette, jouer sur tous les tableaux il n’était qu’un je t’enfourche ma dire que le livre est une « amis rollant, de     après antoine simon 24 la route de la soie, à pied, on croit souvent que le but pour mes enfants laure et       tourne  la toile couvre les quand il voit s’ouvrir, tout le problème quand c’est le vent qui de proche en proche tous le numéro exceptionnel de a la femme au le galop du poème me allons fouiller ce triangle  si, du nouveau je suis bien dans f le feu m’a d’un côté 5) triptyque marocain effleurer le ciel du bout des autre essai d’un le plus insupportable chez c’est pour moi le premier f dans le sourd chatoiement 0 false 21 18 samuelchapitre 16, versets 1       montag toutes sortes de papiers, sur ce qui importe pour pour andré villers 1) normalement, la rubrique bel équilibre et sa   voici donc la un homme dans la rue se prend antoine simon 3 dernier vers aoi     au couchant   saint paul trois  les éditions de la fraîcheur et la toute trace fait sens. que       aujour       sur je ne sais pas si cher bernard  dans le livre, le deuxième apparition de bien sûrla       apr&eg coupé en deux quand pour lee elle réalise des         or       p&eacu et voici maintenant quelques depuis le 20 juillet, bribes il y a des objets qui ont la   la production passet li jurz, si turnet a       le       m̵ dessiner les choses banales ne faut-il pas vivre comme diaphane est le mot (ou       en (josué avait lentement un verre de vin pour tacher ce texte m’a été f le feu s’est À max charvolen et les enseignants : à la mémoire de ce jour-là il lui eurydice toujours nue à vue à la villa tamaris elle disposait d’une pour jean gautheronle cosmos lu le choeur des femmes de le passé n’est     les fleurs du pour martine       l̵       pav&ea       au générations les cuivres de la symphonie la fraîcheur et la antoine simon 20  hier, 17 descendre à pigalle, se première l’heure de la    si tout au long martin miguel art et       cerisi ecrire les couleurs du monde et tout avait   si vous souhaitez le ciel de ce pays est tout faisant dialoguer dans ce pays ma mère non, björg,     du faucon bal kanique c’est       ton essai de nécrologie, thème principal : 0 false 21 18 dernier vers aoi carles respunt : sous la pression des la pureté de la survie. nul constellations et accorde ton désir à ta morz est rollant, deus en ad       la       ma le proche et le lointain béatrice machet vient de a propos d’une ….omme virginia par la un jour nous avons vous êtes macles et roulis photo 3 exode, 16, 1-5 toute poème pour il en est des noms comme du dans les écroulements aucun hasard si se dans la caverne primordiale la vie est dans la vie. se polenta station 1 : judas passet li jurz, la noit est   que signifie ensevelie de silence, ainsi fut pétrarque dans       grimpa       les pour andré arbre épanoui au ciel       &agrav carmelo arden quin est une les lettres ou les chiffres troisième essai et pas de pluie pour venir pour nicolas lavarenne ma et que dire de la grâce       le "je me tais. pour taire. madame est une torche. elle pour martin chaque jour est un appel, une au matin du vertige. une distance pour raphaël cyclades, iii°       josué avait un rythme derniers vers sun destre madame dans l’ombre des le corps encaisse comme il dernier vers aoi cet article est paru dans le       le     &nbs pour andré       jardin       descen    tu sais       la       la dans le respect du cahier des  dernières mises       "         &n l’existence n’est quand nous rejoignons, en cinquième essai tout le scribe ne retient alocco en patchworck © clere est la noit e la     longtemps sur de prime abord, il la parol

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RAPHAEL MONTICELLI

<- 18 février | Echos de bribes sur remue.net ->
Pour apprivoiser un barbare
Artiste(s) : Baltazar Ecrivain(s) : Monticelli R.


Ce texte m’a été demandé à l’occasion de l’exposition Julius Baltazar à Carcassonne... C’était en octobre 2010...


 


Depuis belle lurette, je tourne autour de Julius Baltazar. Avant que nous nous rencontrions, je l’avais connu d’abord pour son travail avec Michel Butor et, de proche en proche, pour son extraordinaire et éblouissante collaboration avec des écrivains et des poètes.


Notre première rencontre ? C’était à Carcassonne. À l’occasion de l’exposition que le centre Joe Bousquet avait consacrée à Michel Butor. Nous avons eu l’occasion de discuter. J’ai pu voir de plus près son travail. Depuis cette date, Julius Baltazar s’est installé dans une de mes niches intérieures, une sorte d’abri sous roche assez semblable à celui qui a accueilli, il y a 400000 ans, une petite communauté humaine, sur la côte niçoise, au lieu dit de "terra amata"’ terre aimée.


Je réagis toujours de la même façon devant une œuvre qui me séduit : je me méfie et maintiens mes distances. Réaction de vieux lecteur de Pascal, peut-être. Ou quelque raideur dans la sensibilité... Toujours est-il que l’éblouissant Julius m’inquiétait : trop de talent. Trop de facilité. Que de "justesse" dans la mise en place des œuvres ! Quelle inventivité dans les colorations. Quelles subtilité sur ces surfaces ! Que de mouvement dans ces espaces. Quels horizons ! Que d’éclairs ! Sans doute étais-je aussi miné par la malédiction de Babel : cet homme-là n’avait-il pas la prétention de supplanter la puissance des dieux. D’escalader le ciel ? Ne nous ferait-il pas courir le risque de disperser la langue ?


Il faut du temps pour apprivoiser une œuvre. Ou se laisser apprivoiser par elle. Il faut reconnaître sur quels paysages elle s’ouvre en nous à partir desquels elle nous devient visible. Quels territoires elle y établit et comment nous serons capables d’y vivre. Et si nous en sommes capables. Il faut que nous soyons d’abord convaincus qu’elle nous propose bien autre chose que des artifices destinés à nous égarer. Que les chemins qu’elle nous invite à prendre nous conduiront vers des zones qui nous sont essentielles. L’approche peut être longue et lente. Elle peut se résoudre en un instant.


J’ai connu cet instant. Quand soudain je n’ai plus vu l’illustration, l’ornementation. Quand j’ai compris que Julius Baltazar ne cherchait pas à embellir les mots et les textes. Ce qui me retient désormais chez Julius Baltazar, c’est qu’il n’est pas d’abord cet homme de l’illustration, des mots et du livre que l’on présente le plus souvent, mais un homme de la peinture, du papier et de la toile. Un artiste des matières et des matériaux, de ce qui appellent les mots à venir, non de ceux qui ressassent les mots entendus.


Julius Baltazar est peintre. De ceux qui construisent notre modernité et notre contemporanéité. De ceux que la peinture intéresse parce qu’elle est matière. Il est de ces peintres qui opèrent dans une relation aussi immédiate que possible du corps sur la matière, comme on se roulerait dans l’herbe, le sable ou la boue ; comme on plongerait dans l’eau. Est-ce la raison pour laquelle Arrabal l’a qualifié de Barbare, issu de ces peuples incapables d’un langage articulé ? Je sais bien que la langue entoure les faits et gestes, les procédures et les outils du peintre barbare, et ses matières. Qu’hors la langue, il n’est pas de peinture. Pas de barbarie. Mais Baltazar les prend comme brutes, dégagées de tout discours préalable, de tout texte, ne laissant subsister d’elles que le lexique brut de leur désignation : papier, toile, huile, pigments, brosses. Il les dégage aussi de tout discours potentiel, de toute anecdote, de tout conte. Comme il les dégage du scriptural ou du chorégraphique : ces traces qui zèbrent les œuvres de Baltazar, sont encore de l’ordre de l’impact ou de la griffure. Elle ne préfigurent pas un texte, ne miment pas un message caché, ne disent pas l’élégance d’un geste, ou la complexité d’un mouvement. Ni la construction d’une figure. On sait que, proche des surréalistes, Baltazar n’a pas poursuivi dans cette voie pourtant tout ouverte devant lui. Dans le traitement de ses matières, il est plus proche de Fautrier, Debré, Zao Wou Ki, que de Dali qui, pourtant, en lui donnant son nom, l’a porté sur les fonds baptismaux de l’art. Baltazar fait partie de ces peintres qui cherchent à nous rendre sensible cette région énigmatique, d’avant les mots, où la matière, brute et indistincte, nous est présentée dans son état d’avant toute forme, chaos ou big bang. Et c’est pourquoi, sans doute, tant de poètes ont cherché à y repérer des formes et à l’envelopper de mots.


Nous voici donc, hommes doués de parole, par les mots et la parole façonnés, face aux œuvres de Julius Baltazar comme saint Augustin face aux premières phrases de la Genèse qui évoquent "la terre informe", cette "matière informe que Dieu fit de rien" ... "comme la semence du ciel et de la terre, puisque la matière du ciel et de la terre était encore à l’état de confusion : mais parce qu’il était certain que de là devaient se former le ciel et la terre." Matière et matrice.


Baltazar n’est pas un illustrateur de livres. Opérateur d’origine, désignateur de chaos, installateur de genèse, il engage à parler et écrire, pour que la Lumière soit.


En parcourant le catalogue publié en 2000, au Québec, j’ai été frappé par la façon dont écrivains et poètes parlaient de Baltazar et de son travail. Face aux œuvres de Baltazar, ils rendent, pour la plupart, des images de monde(s) en formation, "parole sans mot", "paysage sans nom", "alphabet de l’univers" émergeant d’eaux premières, monde naissant, monde élémentaire, que l’on traverse, qui nous traverse, à travers lequel on se déplace et qui nous déplace, avec ses espaces ouverts, ses océaniques, ses orages guerriers, ses turbulences. Et avec mille précautions, on présente Baltazar comme un "paysagiste" particulier, un peintre concret, d’un "lyrisme expressif"... Une plongée aux origines, pétrie d’enfances : matière, matrice, mère.


Quand on l’inscrit dans l’histoire et dans les pratiques de la peinture, on se réfère, comme le fait Michel Butor, à Turner ou Tanguy, et Jacques-Bernard Roumanès évoque "le dépôt des pigments à la lisière du retrait de l’eau"... J’ajouterais bien que, chez Julius Baltazar, ce qui est posé avec force et constance, c’est le statut de la couleur dans la peinture... De la couleur quand elle n’est pas ornement, recouvrement de zones délimitées, mais débordement, fusion, plus proche des matières qui lui donnent naissance et du corps aux prises avec ces matières, les fondant entre elles et se fondant en elles, que des couleurs domestiquées, assagies et rangées. Des couleurs quand elles sont ces pigments laissés sur la rive, quand les eaux se sont retirées, et qu’elles gardent ainsi tout à la fois l’origine des matières et le souvenir des liquidités qui les ont portées jusque là, jusqu’au bord de nos regards. Debré, Tanguy, Zao Wou Ki, voilà pour la modernité. Turner, Constable aussi... L’avouerai-je ? Pour préparer ce texte, je suis retourné voir les Vénitiens. À cause de certaines images, bien sûr, à cause du traitement de la couleur, surtout... Mais encore plus en raison du rapport aux matières et de l’investissement physique dans le traitement des matières, et cet "art raffiné des dernières retouches" du Titien que Marco Boschini tient du témoignage de Palma le Jeune. Titien, écrit Boschini, unissait "çà et là, en les frottant du bout des doigts, les parties claires, se rapprochant des demi-teintes et unissant une teinte avec une autre ; d’autres fois, d’un passage du doigt, il ajoutait une touche sombre pour l’accentuer, ou quelques traînées rouges, semblables à des gouttelettes de sang qui renforçaient les éléments restés superficiels". Ce n’est pas la technique de la peinture au doigt que je retrouve chez Baltazar, mais ce rapport physique, ce corps à corps avec les matières colorées qui engendre cet effet d’évidence de l’œuvre et l’immédiateté physique de notre perception.


Comme derniers mots, cette citation :


« Formées de ce qui fait le mérite des pierreries les plus précieuses, elles offrent à la description des difficultés infinies ; car en elles se trouve le feu subtil de l’escarboucle, l’éclat purpurin de l’améthyste, le vert de mer de l’émeraude ; et toutes ces teintes y brillent, merveilleuse­ment fondues. On a comparé leur effet général à l’arménium des peintres, à la flamme du soufre qui brûle, ou à celle d’un feu sur le quel on jette de l’huile."...


Il ne s’agit pas d’œuvres de Baltazar, mais de la description des opales par Pline l’ancien. L’opale, la pierre qu’affectionne Julius Baltazar, justement. 

Publication en ligne : 20 février 2011
/ catalogue d’exposition

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