BRIBES EN LIGNE
antoine simon 12 ce va et vient entre passent .x. portes, reprise du site avec la       sur       pass&e 1 la confusion des "mais qui lit encore le je ne saurais dire avec assez 1 au retour au moment temps de cendre de deuil de       montag rien n’est plus ardu quand sur vos visages les les routes de ce pays sont   un vendredi macao grise       &agrav folie de josuétout est le lourd travail des meules archipel shopping, la envoi du bulletin de bribes toute une faune timide veille patrick joquel vient de       la suite de pour mon épouse nicole cet article est paru autre petite voix pas sur coussin d’air mais   saint paul trois dix l’espace ouvert au maintenant il connaît le l’erbe del camp, ki quelques textes napolì napolì       des voiles de longs cheveux hans freibach : on préparait de tantes herbes el pre la bouche pure souffrance a toi le don des cris qui       sur première cyclades, iii° torna a sorrento ulisse torna il existe deux saints portant deuxième approche de macles et roulis photo 3 issent de mer, venent as vertige. une distance       le guetter cette chose je dors d’un sommeil de       pass&e pour michèle gazier 1) s’égarer on ils s’étaient       je       avant antoine simon 2 tout à fleur d’eaula danse je ne peins pas avec quoi,    si tout au long l’impression la plus je découvre avant toi halt sunt li pui e mult halt 1) la plupart de ces  la toile couvre les très saintes litanies histoire de signes . que reste-t-il de la pour angelo       dans       ...mai journée de avec marc, nous avons il en est des noms comme du la terre nous les petites fleurs des pierre ciel nous avancions en bas de       m&eacu     longtemps sur le grand combat :       dans se placer sous le signe de ce pays que je dis est a la femme au sculpter l’air : et voici maintenant quelques dernier vers aoi effleurer le ciel du bout des jusqu’à il y a       maquis     chant de de soie les draps, de soie quai des chargeurs de on peut croire que martine   l’oeuvre vit son si j’avais de son mais jamais on ne "pour tes       entre je meurs de soif  de même que les paysage de ta tombe  et bruno mendonça   je ne comprends plus nous viendrons nous masser 7) porte-fenêtre       au ….omme virginia par la antoine simon 7 deux ajouts ces derniers imagine que, dans la grande lune pourpre dont les       &n a ma mère, femme parmi       aux approche d’une dernier vers aoi   jn 2,1-12 : la mort, l’ultime port,       fourmi ce       bonheu le temps passe si vite, toute trace fait sens. que       allong le "patriote",   tout est toujours en douce est la terre aux yeux clers fut li jurz e li       sur le si, il y a longtemps, les et ces antoine simon 31       à deuxième suite       dans       le bernard dejonghe... depuis  c’était seul dans la rue je ris la on croit souvent que le but de pa(i)smeisuns en est venuz     pourquoi de pareïs li seit la premier vers aoi dernier temps où le sang se le pendu bal kanique c’est ço dist li reis : pour maxime godard 1 haute bribes en ligne a  pour jean le le tissu d’acier le glacis de la mort       au (À l’église     [1]  j’ai ajouté deuxième vous dites : "un poème pour Éléments - pour jean gautheronle cosmos elle ose à peine travail de tissage, dans ...et poème pour pas facile d’ajuster le       force       la macles et roulis photo 7 il tente de déchiffrer, ecrire sur dernier vers aoi trois tentatives desesperees dessiner les choses banales a la fin il ne resta que   je n’ai jamais dans les hautes herbes dernier vers aoi station 7 : as-tu vu judas se s’ouvre la un jour nous avons       mouett   la production     faisant la dernier vers aoi       je une fois entré dans la la rencontre d’une    au balcon les dernières la pureté de la survie. nul       &eacut agnus dei qui tollis peccata       longte je suis occupé ces dernier vers aoi apaches : après la lecture de diaphane est le mot (ou c’était une le vieux qui l’éclair me dure,       sur le mesdames, messieurs, veuillez la fonction, dans le pain brisé son le proche et le lointain deux nouveauté,       ce au programme des actions cinquième citationne  “ce travail qui madame a des odeurs sauvages dernier vers doel i avrat,   entrons introibo ad altare temps où les coeurs antoine simon 32 a supposer quece monde tienne       sur ce qui fait tableau : ce   ciel !!!! pour qui veut se faire une   voici donc la       cerisi la littérature de "si elle est       juin "la musique, c’est le vous deux, c’est joie et  dernières mises       dans       journ&  “s’ouvre quelque temps plus tard, de       pour raphaËl   au milieu de pour jacky coville guetteurs comme un préliminaire la       la pie beaucoup de merveilles sa langue se cabre devant le onzième macles et roulis photo 1 ainsi va le travail de qui josué avait un rythme les amants se       b&acir la terre a souvent tremblé les plus terribles       crabe- il y a des objets qui ont la antoine simon 23 le 2 juillet    en   un madame, on ne la voit jamais toutes ces pages de nos antoine simon 15 à la mémoire de             la in the country       &agrav ce jour-là il lui en cet anniversaire, ce qui la poésie, à la "tu sais ce que c’est “le pinceau glisse sur deux ce travail vous est " je suis un écorché vif. li emperere s’est   iv    vers ils avaient si longtemps, si dernier vers aoi   à bernadette tout en vérifiant   adagio   je rien n’est le coquillage contre charogne sur le seuilce qui ma mémoire ne peut me pour marcel     vers le soir       coude       je quand c’est le vent qui       sur raphaël dans les carnets ouverture d’une le franchissement des tandis que dans la grande station 5 : comment faisant dialoguer rimbaud a donc « h&eacu martin miguel art et       bonhe c’est ici, me l’instant criblé sixième (dans mon ventre pousse une chercher une sorte de       " la réserve des bribes a christiane  pour le dernier jour décembre 2001. un tunnel sans fin et, à       dans art jonction semble enfin   le 10 décembre       "       ce rossignolet tu la tous feux éteints. des       fleure       enfant nous lirons deux extraits de la bouche pleine de bulles j’ai changé le il n’y a pas de plus le 26 août 1887, depuis l’heure de la percey priest lakesur les il ne reste plus que le glaciation entre sauvage et fuyant comme abu zayd me déplait. pas quatre si la mer s’est nous dirons donc toulon, samedi 9 passet li jurz, la noit est peinture de rimes. le texte iloec endreit remeint li os r.m.a toi le don des cris qui dernier vers aoi de l’autre tu le sais bien. luc ne madame, c’est notre et il parlait ainsi dans la les cuivres de la symphonie alocco en patchworck ©  dans le livre, le chairs à vif paumes 1-nous sommes dehors.       magnol seins isabelle boizard 2005       descen neuf j’implore en vain "le renard connaît j’entends sonner les   pour olivier il s’appelait   se antoine simon 27 la galerie chave qui pour frédéric a grant dulur tendrai puis       embarq “dans le dessin f j’ai voulu me pencher     le ce monde est semé pour michèle gazier 1 abstraction voir figuration quatrième essai de eurydice toujours nue à       &agrav a l’aube des apaches, de toutes les mon travail est une mi viene in mentemi le géographe sait tout dans l’innocence des je t’enlace gargouille à cri et à traquer et nous n’avons rien onze sous les cercles les doigts d’ombre de neige       neige la parol

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RAPHAËL MONTICELLI

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ART ET TERRITOIRE
Artiste(s) : Miguel

MARTIN MIGUEL ART ET TERRITOIRE UN ART DU TERRITOIRE Durant l’été 2010, Miguel propose deux réalisations monumentales complémentaires : l’occupation d’une salle du château-musée de Cagnes sur mer (dans le cadre de la biennale de l’UMAM) ; l’habillage d’un angle de bâtiment dans une exposition personnelle que lui propose le domaine de Torre Fornello, aux alentours de Piacenza. Dans les deux cas, le projet de l’artiste est de prendre en compte l’architecture particulière d’un espace bâti et de réaliser une œuvre en dialogue avec la réalité du lieu où elle s’inscrit. À Cagnes, il s’agit de faire écho à la structure d’un intérieur traditionnel ; à Piacenza, de s’intégrer à l’extérieur de l’espace architectural dans un environnement agricole. Attaché à une question de structure, l’ensemble présenté à Cagnes se développe comme en contrepoint du bâti à travers la pièce et se décline en bois, béton et pigments noirs. Marquant l’angle d’un bâtiment de vie et de travail dans un territoire viticole émilien, l’œuvre qui restera en place à Torre Fornello est composée d’une trentaine de briques en béton armé de 50 cm sur 20 cm et 5 cm d’épaisseur, incluant chacune un cep de vigne scié longitudinalement et ajustées de manière à épouser l’angle qui leur sert de modèle. Entre béton et bois, une montée chromatique reprend les couleurs de la terre au ciel en passant par les colorations de la vigne le long des saisons. Dans les deux cas, le projet artistique est clair : il donne forme plastique à la relation que nous entretenons avec des espaces humainement organisés, en utilisant des éléments saisis dans ces espaces mêmes ou, au moins, dictés par eux, interprétés à partir d’eux. On voit que la thématique choisie s’inscrit dans de multiples traditions. Sans remonter jusqu’aux préoccupations de l’art pariétal ou des fresquistes depuis le Moyen-Âge occidental (avec quoi, cependant, l’artiste est bien en dialogue), le travail de Miguel est, par exemple, l’héritier direct des peintres d’intérieurs et des paysagistes. Aux traditions de l’art moderne, il reprend l’utilisation, dans la peinture, de matériaux extérieurs à elle. Des avant-gardes de la deuxième moitié du XXème siècle, auxquelles il participa en son temps, il retient, par exemple, la mise en cause des genres artistiques, le recours à des procédures non-artistiques, la diversification des outils, des savoir-faire et du métier, la notion de processus et la mise au second plan des préoccupations esthétiques. Par certains aspects, enfin, le travail de Miguel est ici parent des mouvements qui lui sont contemporains : minimalisme et conceptuel, land art, arte povera, installations et jusqu’à certaines préoccupations des nouvelles figurations Les différences, l’apport, sont tout aussi remarquables : ainsi Miguel délaisse ainsi la notion de paysage, avec ce qu’elle contient de spectacle et de centration sur le regard de l’artiste et de contemplation du regardeur, au profit de celle de "territoire" avec ce qu’elle suppose de volonté et d’organisation humaine, de présence du corps agissant et œuvrant. Dans cette même optique, Il n’utilise pas les moyens plastiques, graphiques, photographiques, vidéo, pour rendre compte d’une réalité visible, et, d’une certaine façon, réfute tous les moyens, traditionnels ou contemporains de mise à distance de l’objet représenté ; cette position est évidente dans la réalisation de Torre Fornello : Miguel colle au plus près de ce qu’il faut bien appeler son "modèle" et en donne une représentation "grandeur nature". Ainsi apparaît un autre apport du travail de Miguel : les "modèles" de l’art y sont "agissants" : dans ce cas encore la réalisation de Torre Fornello explicite ce propos : la forme du travail de l’artiste est directement donnée par la structure du bâtiment, comme sans intermédiaires, une partie de ses constituants, directement prise dans la production du territoire. En ce sens Miguel est fondé à dire que, dans son travail, le modèle est non seulement ce qui est représenté, mais ce qui représente, qu’il est en même temps objet et outil. Dans un entretien avec Charvolen daté de 1979, les deux artistes définissent leurs orientations artistiques. À Charvolen qui s’interroge sur la relation entre processus de la peinture et systèmes de représentation et qui insiste sur son intérêt pour les écarts entre les résultats selon les modalités de mise en œuvre, Miguel répond : "Voilà... Ecarts. Dès qu’on parle de modèle on pense à représenta-tion dans le sens de ressemblance. En fait ce qui est important ou intéressant c’est l’écart. D’un coté, parce que nous sommes remplis, formés, de modèles, il est difficile de penser des pratiques de la non-représentation, d’un autre coté parce que le problème n’est pas celui du modèle passif, ou d’un rapport passif au modèle, mais de savoir comment on l’uti-lise, parce que le problème c’est de savoir comment la pratique de la pein-ture transforme le regard sur le modèle, il est faux de penser les pratiques de la représentation comme des pratiques de la ressemblance. Moi c’est pour ça que je ne trouve pas nécessaire de revenir à la figuration pour traiter la représentation." QUESTIONS DE CONTEXTE OU “ORIGINE NICE” Cette conversation prend place, en 1979, dans une réflexion commune aux deux peintres depuis une dizaine d’ années ; ils la conduisent aussi bien, de façon plus ou moins informelle, avec quelques d’autres, depuis les bancs de l’école d’art. C’est alors qu’il est encore étudiant aux Beaux arts de Nice, que Miguel se lie avec des artistes avec lesquels il partage des préoccupations artistiques semblables et qui formeront bientôt les derniers groupes d’avant-garde du XXème siècle en France, comme Support Surface, chez qui il gardera de solides amitiés, ou le Groupe 70 , dont il fut l’un des fondateurs. Miguel entre dans l’art alors que la Côte d’Azur dispose de deux atouts majeurs, jamais réunis ailleurs en France. Le premier atout est la présence -active- de grands noms de l’art contemporain poussés jusqu’à la région niçoise par les vicissitude politiques du XXème siècle, les motivations artistiques ou des préoccupations artistiques et idéologiques, de Picasso à Matisse, de Chagall à Dufy, de Dubuffet à Ribemond Dessaigne ou Villeri, ou Miro, ou... Modigliani... la densité artistique de la région niçoise dès la première moitié du XXème siècle est proprement stupéfiante pour un pays comme la France. Le deuxième atout est le fait qu’aient surgi dans cette région deux ou trois génération d’artistes qui y sont nés ou en ont fait leur territoire de vie et de travail, qui se sont reconnus et qui ont revendiqué d’y vivre et d’y travailler. Et cette revendication peut aller jusqu’au rejet affirmé du centralisme parisien, de ses valeurs et des développements artistiques qu’il propose alors, nuancé par leur intérêt pour certaines démarches comme celle du groupe BMPT . La situation niçoise est alors extrêmement dynamique et originale : dans une France marquée par une longue tradition centralisatrice où tous les actes de la vie sociale, artistique et politique sont concentrés à Paris, la région niçoise apparaît comme la première à revendiquer une activité propre et des propositions artistiques assez originales et diversifiées pour que l’on ait pu parler d’une véritable "École de Nice". Ce dynamisme artistique niçois est le fruit de l’ouverture de la région aux influences internationales, et de l’intérêt des artistes qui y vivent et s’y forment pour les démarches du Pop art anglo-saxon ou de l’abstraction américaine, de l’art conceptuel, du minimalisme ou de Fluxus. Dans le courant des années soixante, il se nourrit aussi de sa curiosité pour la situation italienne : il n’est qu’à noter la proximité de quelques uns de ses artistes avec la poesia visiva ou l’arte povera. Il est traversé enfin par la diversité des approches que les artistes ont de leur propre situation et de leur appartenance à l’École de Nice. Ainsi, alors que des artistes comme Saytour, Niçois et membre de Support Surface, a toujours réfuté son appartenance à l’"École de Nice", Miguel, et tous les membres du groupe 70, l’ont toujours revendiquée. Lorsque Miguel entre en art, ses aînés les plus proches, Niçois comme lui, de naissance ou d’adoption, sont Arman et Klein, Chubac, Gilli ou Arden Quin. Les amis artistes auxquels il se frotte, qu’il côtoie, ou avec lesquels il discute et rêve de refonder l’art, sont Viallat, Dolla ou Pagès qui feront partie de Support Surface, Alocco, avec lequel il aura de fructueux échanges, ou encore Charvolen, Isnard, Chacallis et Maccaferri avec lesquels il a fondé le groupe 70. L’ART EN QUESTION La situation niçoise porte des propositions novatrices, “d’avant-garde” disait-on encore à l’époque, qui alimentent le travail et la réflexion des peintres. Formée dans ce contexte avant-gardiste, la démarche de Miguel s’inscrit d’emblée dans la mise en cause des attendus, clichés et stéréotypes de l’art. Le rôle de l’artisite, pense-t-il, n’est pas de mettre en œuvre avec talent des savoir-faire et des techniques visant principalement à produire des effets de séduction ou de sensibilité, mais de questionner le fonctionnement de la peinture, d’en mettre à jour les procédures, de donner à voir un travail à l’œuvre dans un champ particulier des pratiques humaines, de produire ainsi des effets de questionnement. Durant la période 1968-1974, Miguel explore les éléments qui constituent la peinture -les soumet à la question- il mesure les effets induits par les variations des supports, toile, bois, polystyrène, les utilise comme outils pour déposer le pigment et multiplier les formes produites. Il tire la forme du support par découpe, empreinte, déploiement, déplacement, grossissement, superposition, stratification ; son travail sur la pigmentation vise à éviter tout emploi symbolique ou lyrique, bannit la préciosité et la virtuosité. L’un des aspects les plus intéressants de sa recherche durant cette période concerne la gestuelle. Miguel ne s’inscrit pas dans la gestuelle classique : situation du corps tenant le pinceau, mouvements du bras et du poignet, amplitude du geste fonction de la forme à produire. Mais il ne s’inscrit pas davantage dans la peinture gestuelle ou l’action painting. Miguel est alors dans une recherche des gestes, positions, mouvements, attitudes, pertinents par rapport aux formats et aux outils. De 1969 à 1974, Miguel a labouré son champ. Au terme de la phase d’expérimentation, et alors que surgissent, en France et en Europe, de nouveaux mouvements artistiques qui reviennent à la figure, abandonnent les théories et les utopies des avant-gardes, ouvrent la peinture à une perception nouvelle de l’espace, espace de monstration, espace urbain, utilisent de nouveaux dispositifs et des techniques inédites, Miguel va se servir de ses acquis, de ses découvertes techniques, de la liberté plastique dont il s’est doté, des interrogations nouvelles sur le statut, la pratique et l’histoire de l’art, pour remotiver les constituants de l’art, mettre l’activité artistique avec les référents historiques et sociaux qui la fondent et lui permettent de faire sens : après avoir labouré le champ de l’art, il investit les territoires. Travailler la peinture revient à travailler les symboles et les signes de ces espaces référents : ceux que nous aménageons pour y vivre. Travailler la peinture, c’est produire les signes et les symboles pour nous approprier les territoires dans lesquels nous vivons. Ou pour les apprivoiser.

Publication en ligne : 21 octobre 2010
Première publication : septembre 2010 / Monographies

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