BRIBES EN LIGNE
descendre à pigalle, se le numéro exceptionnel de pas même fontelucco, 6 juillet 2000 cinquième citationne et nous n’avons rien dans l’effilé de l’heure de la c’est une sorte de et je vois dans vos f le feu est venu,ardeur des traquer le 19 novembre 2013, à la       entre histoire de signes . antoine simon 16 equitable un besoin sonnerait il semble possible       parfoi pour alain borer le 26 attelage ii est une œuvre       é       su       le       soleil l’erbe del camp, ki voile de nuità la dernier vers doel i avrat, si, il y a longtemps, les de mes deux mains cinq madame aux yeux vous avez       un       le       la elle disposait d’une edmond, sa grande   (à comme un préliminaire la encore la couleur, mais cette laure et pétrarque comme pas sur coussin d’air mais pour marcel 1-nous sommes dehors. passet li jurz, la noit est faisant dialoguer pur ceste espee ai dulor e j’ai longtemps Éléments - poème pour dix l’espace ouvert au trois tentatives desesperees le ciel est clair au travers al matin, quant primes pert  les premières quand il voit s’ouvrir, j’entends sonner les     de rigoles en une errance de antoine simon 23 la deuxième édition du preambule – ut pictura deuxième apparition aux barrières des octrois  le "musée tendresses ô mes envols     chant de il y a dans ce pays des voies glaciation entre mouans sartoux. traverse de bruno mendonça antoine simon 19 issent de mer, venent as les grands     oued coulant  c’était mille fardeaux, mille il avait accepté lentement, josué antoine simon 10 j’arrivais dans les       fourr& on préparait   le texte suivant a face aux bronzes de miodrag     son       marche le nécessaire non       vu quel étonnant       un dans les carnets 0 false 21 18 pas une année sans évoquer       six       la le glacis de la mort leonardo rosa "nice, nouvel éloge de la   nous sommes j’ai donné, au mois petit matin frais. je te se placer sous le signe de le 2 juillet les dessins de martine orsoni       alla dernier vers aoi       dans le soleil n’est pas       les       voyage antoine simon 22 c’est extrêmement de tantes herbes el pre rare moment de bonheur, pluies et bruines, la danse de       et tu 1. il se trouve que je suis les routes de ce pays sont juste un       je     &nbs bribes en ligne a n’ayant pas dans le pain brisé son     sur la li emperere s’est       &agrav       au     pourquoi       la "je me tais. pour taire. d’ eurydice ou bien de vous n’avez carles respunt :       dans       l̵ des voix percent, racontent       sur le pour yves et pierre poher et avant propos la peinture est non, björg, il existe au moins deux deux nouveauté, constellations et il y a tant de saints sur lorsque martine orsoni   ces sec erv vre ile dernier vers aoi    en       coude en cet anniversaire, ce qui       sur les textes mis en ligne avez-vous vu c’est la peur qui fait les oiseaux s’ouvrent   jn 2,1-12 : du fond des cours et des dans les rêves de la i en voyant la masse aux   se des conserves !       le antoine simon 28 macles et roulis photo 1 autre citation"voui c’est un peu comme si,       rampan macles et roulis photo 7 d’un côté dernier vers aoi clquez sur le plus insupportable chez       allong       l̵ tout en travaillant sur les le lent déferlement le lent tricotage du paysage les cuivres de la symphonie       fourmi macles et roulis photo macles et roulis photo 6    tu sais antoine simon 11 livre grand format en trois ce va et vient entre ce pays que je dis est diaphane est le   ces notes effleurer le ciel du bout des franchement, pensait le chef, station 3 encore il parle reflets et echosla salle "ces deux là se nice, le 30 juin 2000 mise en ligne au labyrinthe des pleursils antoine simon 33 de profondes glaouis pour daniel farioli poussant je sais, un monde se la tentation du survol, à le corps encaisse comme il       dans merci à marc alpozzo dire que le livre est une       au madame a des odeurs sauvages       &agrav on cheval     une abeille de carissimo ulisse,torna a quel ennui, mortel pour un soir à paris au ] heureux l’homme exacerbé d’air il aurait voulu être moi cocon moi momie fuseau       &agrav seul dans la rue je ris la nous avancions en bas de  ce qui importe pour de sorte que bientôt dans les écroulements sur la toile de renoir, les d’abord l’échange des       le  hier, 17 ce jour-là il lui c’est seulement au il n’est pire enfer que josué avait un rythme quant carles oït la est-ce parce que, petit, on   pour adèle et sors de mon territoire. fais à la mémoire de antoine simon 3 couleur qui ne masque pas  martin miguel vient dernier vers aoi   la mastication des     depuis pourquoi yves klein a-t-il merle noir  pour   adagio   je au matin du f qu’il vienne, le feu ce monde est semé  de la trajectoire de ce mougins. décembre       devant la mort, l’ultime port, deux ce travail vous est ce poème est tiré du temps de cendre de deuil de siglent a fort e nagent e dernier vers aoi nous serons toujours ces le "patriote",       sur le ses mains aussi étaient au commencement était       embarq l’impression la plus       fleur  zones gardées de la cité de la musique la fonction, tous feux éteints. des carmelo arden quin est une toi, mésange à essai de nécrologie, charogne sur le seuilce qui dans le respect du cahier des pour mes enfants laure et l’illusion d’une j’ai travaillé que d’heures   encore une madame déchirée en ceste tere ad estet ja ma voix n’est plus que  il y a le       avant nous savons tous, ici, que et il parlait ainsi dans la       dans les doigts d’ombre de neige       le  dans toutes les rues de pa(i)smeisuns en est venuz       je introibo ad altare bribes en ligne a       droite trois (mon souffle au matin pour robert nécrologie  la toile couvre les a l’aube des apaches, cet univers sans spectacle de josué dit il arriva que in the country   iv    vers     tout autour sainte marie, le temps passe si vite, ….omme virginia par la lancinant ô lancinant nice, le 18 novembre 2004 nous dirons donc       pav&ea       à i.- avaler l’art par me  ce mois ci : sub m1       ouverture de l’espace quand nous rejoignons, en entr’els nen at ne pui diaphane est le mot (ou     surgi (elle entretenait toujours les lettres : f j’ai voulu me pencher    il  l’écriture bien sûr, il y eut    si tout au long à cri et à dernier vers aoi coupé le sonà       la station 4 : judas  dernier vers aoi j’oublie souvent et je déambule et suis     cet arbre que et ma foi, jamais si entêtanteeurydice la terre nous si grant dol ai que ne       descen l’art n’existe  le livre, avec grande lune pourpre dont les il existe deux saints portant (en regardant un dessin de le passé n’est       pass&e quai des chargeurs de bien sûrla un jour, vous m’avez    courant s’ouvre la dans l’innocence des antoine simon 32 et il fallait aller debout béatrice machet vient de  référencem vedo la luna vedo le ce paysage que tu contemplais macles et roulis photo 4 le 26 août 1887, depuis hans freibach : pour jean-louis cantin 1.- madame est une j’ai en réserve mon travail est une pour madame, on ne la voit jamais       bonhe 0 false 21 18 a dix sept ans, je ne savais       au de soie les draps, de soie bernadette griot vient de pour andré encore une citation“tu la vie est dans la vie. se ce n’est pas aux choses les durand : une je ne sais pas si la chaude caresse de quelques autres premier vers aoi dernier samuelchapitre 16, versets 1     rien passet li jurz, si turnet a le franchissement des       baie toutefois je m’estimais la parol

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Clefs : citations , peuples , monde , lutte

Ils s’étaient rangés le long des crêtes, tenant leurs lances ou s’appuyant sur elles, confondus avec les massifs, les rochers, les boursouflures végétales, comme revenus à un rêve prénatal, sans autre mouvement que celui de leur lente et profonde et apaisante et enivrante respiration, et leurs lances comme des branches, mêlés aux branches, et un bras libéré allant de la main tenant la lance à la terre caressée. Ils savaient attendre, ils avaient appris à fixer un point de l’espace sans le lâcher, à fixer de leurs yeux au loin, de leur corps, de leur souffle, de leurs bras, un point de l’espace sans le lâcher. Ils avaient appris à sentir de leur peau les moindres différences des frémissements de l’air, à palper l’air de leur peau, à dilater leurs narines pour goûter à tous les parfums, toutes les odeurs, tous les effluves, toutes les fraîcheurs jusqu’à l’ivresse, jusqu’au picotement entre les yeux, jusqu’à l’élargissement du regard. Ils avaient appris l’exaltation de l’immobilité, l’ou•e tendue jusqu’à percevoir les avalanches minuscules provoquées par les passages d’insectes et les bruits lointains, portés par des ondes mourantes, aériennes ou telluriques. L’attente les reposait, les gorgeait de forces nouvelles, inconnues, chaque bruissement, chaque palpitation, chaque ondoiement, chaque modification de l’air ambiant venait peser un peu plus sur leur certitude alourdissait leur certitude. L’attente ne comptait pas en temps passé ou perdu, mais en poids d’espérance. Ils avaient dû apprendre à attendre, rangés en dispersions savantes et harmonieuses, à la fois éloignés les uns des autres pour que leur masse n’apparaisse pas aux regards, et proches assez pour se comprendre d’un souffle autrement rythmé, autrement modulé, d’un geste dessinant la terre autrement, d’une tension différente du corps. Ils savaient faire fi de la course du soleil, résister au zénith, faire taire leur faim, et les cris de leurs muscles ; ils jouissaient même des brises crépusculaires, noyés de rayons froids, des jeux nocturnes et méconnus de l’air, de la lumière et de l’eau, et même de la fraîcheur saisissante des aurores. Ils chargeaient leurs lances de toute la force de la terre sur laquelle ils s’appuyaient de toute la tension de leur attente. Quelque chose des frémissement de leur peau passait à leurs flèches, et leur arc se tendait d’énergie vivante. Ils avaient appris de l’attente, du silence, de l’immobilité, la douceur libératrice de la violence des cris, le plaisir des coups brutaux, la jouissance des rencontres mortelles. Non la violence aveugle, barbare, ignorante de soi, assurée du seul bon droit des armes, mais celle, organisée, méticuleuse, résistance farouche des arbres au vent, du fleuve à la digue, de la montagne aux pics et de la terre aux pas ; non pas la révolte, battue d’avance, désespére, moralisante, naïve ou niaise, toujours soumise, mais la violence de qui ne peut rien perdre que la vie, de qui, intraitable, veut vivre.
Ils avaient su attendre au changement des jours, aux cycles des lunes, aux rythmes des saisons au retour des feuilles et des herbes, et, loin de s’affaiblir, ils étaient devenus des forces pures, des blocs de violence sacrée.



Quatorzième nécrologie dite de la contaminaiion par les Apaches

Ils avaient dû naître à Paris à la fin du siècle dernier, et, après la fameuse guerre, étaient entrés au service de la récupération des œuvres d’art. Peuple architecte, ils avaient entrepris de nombreux travaux de restauration à travers tout leur territoire, retrouvant ainsi, dans le travail quotidien, les formes ancestrales des lieux. On pouvait bien parler alors de sauvetages. Et, non contents d’entreprendre, ils avaient, eussent-ils dû en mourir, enseigné leurs entreprises…

“Je crois qu’il est de notre intérêt de ne pas nous quereller”

  AOI

 

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