BRIBES EN LIGNE
(ô fleur de courge... ce jour là, je pouvais juste un mot pour annoncer libre de lever la tête antoine simon 16 au rayon des surgelés six de l’espace urbain, les durand : une  marcel migozzi vient de la liberté s’imprime à       devant       soleil pour mon épouse nicole ce poème est tiré du   un vendredi       jardin les installations souvent, on a cru à       juin tant pis pour eux.  ce qui importe pour  les éditions de la fraîcheur et la gardien de phare à vie, au    regardant       la coupé en deux quand merci à la toile de "l’art est-il très malheureux... « e ! malvais madame des forêts de toulon, samedi 9 printemps breton, printemps       en     tout autour et combien les petites fleurs des errer est notre lot, madame, de pareïs li seit la “le pinceau glisse sur antoine simon 25  l’exposition        au f les rêves de quatrième essai rares le 26 août 1887, depuis pour martin       la recleimet deu mult       pass&e       entre       " torna a sorrento ulisse torna       &ccedi pour philippe equitable un besoin sonnerait constellations et l’ami michel       parfoi j’écoute vos ne pas négocier ne ce texte m’a été autre citation il semble possible       cette c’est parfois un pays       l̵ j’ai en réserve 1 la confusion des (josué avait a toi le don des cris qui cher bernard     double 10 vers la laisse ccxxxii dernier vers que mort iloec endreit remeint li os (de)lecta lucta   en 1958 ben ouvre à c’est vrai il tente de déchiffrer, le "patriote",       sur    en    tu sais ce va et vient entre     de rigoles en ainsi va le travail de qui bernard dejonghe... depuis dernier vers aoi       &eacut clere est la noit e la on croit souvent que le but il faut laisser venir madame       pass&e percey priest lakesur les       dans livre grand format en trois et la peur, présente maintenant il connaît le inoubliables, les ensevelie de silence, mouans sartoux. traverse de ce qui aide à pénétrer le i mes doigts se sont ouverts antoine simon 30 je suis bien dans       en un l’instant criblé madame est une torche. elle décembre 2001.       &agrav     longtemps sur au commencement était derniers vers sun destre le coeur du       vu toujours les lettres : depuis le 20 juillet, bribes moi cocon moi momie fuseau des quatre archanges que       vaches antoine simon 13       pour nous avancions en bas de quatrième essai de coupé le sonà       le vous avez si tu es étudiant en vous dites : "un   jn 2,1-12 :       voyage ecrire les couleurs du monde à propos “la       "   le 10 décembre "pour tes   marcel bien sûrla       m&eacu un nouvel espace est ouvert 0 false 21 18 station 1 : judas   pour olivier montagnesde rêves de josué,       avant c’est pour moi le premier petites proses sur terre la littérature de   ciel !!!! assise par accroc au bord de grande lune pourpre dont les chercher une sorte de que d’heures       dans       sur  c’était l’éclair me dure,       la merle noir  pour jusqu’à il y a (À l’église raphaël  dans le livre, le   se sept (forces cachées qui ma mémoire ne peut me dans l’innocence des après la lecture de l’impression la plus je découvre avant toi bal kanique c’est marie-hélène pour michèle aueret toutes sortes de papiers, sur f tous les feux se sont je t’enfourche ma prenez vos casseroles et       la "ah ! mon doux pays, le passé n’est dire que le livre est une le 28 novembre, mise en ligne les cuivres de la symphonie là, c’est le sable et immense est le théâtre et  pour le dernier jour       six station 4 : judas  dont les secrets… à quoi pour michèle       pourqu la chaude caresse de exode, 16, 1-5 toute antoine simon 3 dernier vers aoi écrirecomme on se le 19 novembre 2013, à la       au imagine que, dans la dans le respect du cahier des karles se dort cum hume une errance de du fond des cours et des le franchissement des  pour jean le       reine et ma foi, sors de mon territoire. fais       d&eacu       st dans ce périlleux attention beau  tu vois im font chier a grant dulur tendrai puis diaphane est le mot (ou ecrire sur j’oublie souvent et nouvelles mises en deuxième approche de       su monde imaginal, madame, vous débusquez  dans toutes les rues dernier vers aoi le soleil n’est pas li quens oger cuardise ce qui fascine chez vedo la luna vedo le mon cher pétrarque, sequence 6   le dernier vers aoi       voyage le 23 février 1988, il       nuage bernadette griot vient de c’est seulement au la rencontre d’une mise en ligne d’un       ce de sorte que bientôt préparation des dans l’effilé de       montag       un madame, on ne la voit jamais le plus insupportable chez je déambule et suis quatre si la mer s’est  au travers de toi je quel ennui, mortel pour dernier vers s’il 13) polynésie c’est le grand       cerisi juste un carissimo ulisse,torna a tromper le néant  avec « a la la mort d’un oiseau. pour marcel où l’on revient  le grand brassage des edmond, sa grande je crie la rue mue douleur  martin miguel vient (josué avait lentement pour mes enfants laure et li emperere par sa grant antoine simon 18       au est-ce parce que, petit, on f dans le sourd chatoiement leonardo rosa "je me tais. pour taire. reprise du site avec la       ruelle cliquetis obscène des "et bien, voilà..." dit   d’un coté,   iv    vers   maille 1 :que  née à le temps passe dans la dernier vers aoi chaque jour est un appel, une dans ma gorge "nice, nouvel éloge de la epuisement de la salle,       reine comme ce mur blanc normal 0 21 false fal antoine simon 9 f les feux m’ont       dans onzième pour raphaël       quand mesdames, messieurs, veuillez dernier vers aoi pour jean marie quant carles oït la quelques textes j’arrivais dans les de profondes glaouis aux george(s) (s est la de la madame est une je ne saurais dire avec assez le ciel est clair au travers accorde ton désir à ta dessiner les choses banales le recueil de textes pour andré les dernières il y a tant de saints sur       sabots dernier vers aoi       à pour anne slacik ecrire est dernier vers aoi nos voix       &agrav comme une suite de le lent déferlement douce est la terre aux yeux « 8° de antoine simon 29 quando me ne so itu pe       fragilité humaine. f j’ai voulu me pencher il existe au moins deux     m2 &nbs pour jean-marie simon et sa c’est extrêmement franchement, pensait le chef, sa langue se cabre devant le je m’étonne toujours de la rm : nous sommes en …presque vingt ans plus       au autre citation"voui il en est des noms comme du   dits de       dans  la lancinante la mastication des rita est trois fois humble. le lent tricotage du paysage   ces notes attendre. mot terrible. la réserve des bribes je ne peins pas avec quoi, halt sunt li pui e mult halt  “comment toutefois je m’estimais sixième granz fut li colps, li dux en " je suis un écorché vif.  improbable visage pendu ce jour-là il lui laure et pétrarque comme au seuil de l’atelier nice, le 30 juin 2000 madame dans l’ombre des dentelle : il avait toutes ces pages de nos Éléments - ...et poème pour j’ai ajouté marcel alocco a  si, du nouveau       tourne l’appel tonitruant du       dans à j’aime chez pierre   saint paul trois       dans ils sortent la poésie, à la a dix sept ans, je ne savais antoine simon 28       la pierre ciel suite de dernier vers aoi le samedi 26 mars, à 15 bruno mendonça     à cinquième essai tout la parol

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MARCEL ALOCCO

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Yves Klein, une pensée dix-neuvième
© Marcel Alocco
Artiste(s) : Klein Ecrivain(s) : Alocco

Pourquoi Yves Klein a-t-il exercé une telle fascination sur toute une génération et finalement, semble-t-il, si peu influencé les arts plastiques, si ce n’est comme l’un des plus percutants transmetteurs vulgarisateurs (et en partie transformateur il est vrai) des créations du groupe japonais Gutaï, des gestuels, et de l’Action painting ?

En effet, on voit en ces mêmes années au japon Shiraga se servir de ses pieds nus pour appliquer la peinture, ou prendre place dans le vide, au bout d’une corde, et jeter sur la toile au sol de la peinture. Yoshida Toshio peint avec le feu. Murakami propose des écrans de papier explosés par la traversée du corps. Motogana expose des liquides colorés dans des sacs en plastique. Artistes qui à l’initiative de Jiro Yoshihara, avec quelques autres, vont créer en 1954 le groupe Gutaï, lequel posera dans ses manifestations l’essentiel des fondements de ce qui s’exprimera dans le happening, le land art, l’art conceptuel...
Rassembler dans l’éponge, maîtriser le feu, dominer la couleur, la « gravitation » : contrairement à ce qu’affirme le discours de Klein, le spirituel est nié aux dépens de l’énergie, de l’affirmation d’une supériorité, de la volonté de gagner.
Examinons la réalité de l’œuvre : vagues de surface, tranches peintes, on est sûrement dans les jeux de lumières et d’ombres d’un objet. Devant ce qu’il dit être un monochrome, seul le croyant voit une couleur unie : « Un climat au-delà du pensable » écrit-il aux Nouvelles Littéraires (août 1954). Notons que la couleur bleue, ce bleu-là, ce même bleu unique dont il prétend contradictoirement tantôt que c’est le ciel, tantôt la mer, ce qui à comparer fait douter de sa vision des couleurs, est déposée sous brevet en 1960 (I.K.B.). Vous voyez Véronèse, et quelques autres, aller déposer leurs couleurs ? Non. Ce ne peut être que l’acte d’un patron d’industrie attaché au résultat de l’entreprise... Rien de Zen là dedans. Ni dans le fait qu’il se mit à « éprouver de la haine pour les oiseaux qui volaient deci-delà dans mon beau ciel bleu sans nuages (...) Il faut détruire tous les oiseaux jusqu’au dernier » écrit-il en 1961. L’avenir Klein n’est pas écologiste !
Anthropométrie -c’est un terme policier ! Relevons simplement la contradiction qu’il y a de peindre au rouleau les monochromes pour ne pas laisser sa trace (coupable mais pas responsable !) et demander à l’ « Autre », la femme, et seulement la femme, d’être d’abord et surtout trace... Les faits : La femme est prostituée aux regards des mâles costume-cravate -comme dans « Le déjeuner sur l’herbe » et ses très dix-neuvième variantes. Que l’artiste dictateur exerce sur le pinceau son absolu pouvoir, c’est légitime quand ce n’est que prolonger sa main. Mais « sous les ordres d’Yves Klein », collées au mur, au sol, rampant nues comme vers, ou me dit-on tirées par les pieds (ce qui serait moins méprisant ?), les femmes sont d’abord et surtout le spectacle de corps dans l’espace pour le voyeurisme collectif avant d’être le résultat d’un impact coloré sur la toile porteur des fantasmes que suscite le procédé de fabrication. Elles passent du statut de femmes modèles à celui de femme-objets. Car, s’il n’était question que du principe du rapport plastique du corps à la surface (comme chez Pollock), que ne s’est-il magnifiquement objectivé lui-même en peintre-pinceau ?... (...Je vêtirais plutôt mon smoking et j’enfilerais des gants blancs. Il ne me viendrait même pas à l’idée de me salir les mains avec de la peinture »Y.K. 1961)
Y. Klein serait-il la réplique « business » de Gutaï, celui qui a compris qu’on ne travaille pas pour ce qu’est la chose produite, mais pour l’image médiatique qu’on pourra en donner ? (voir ce qu’en dit Michel Sajn). Le bleu est « une parure superflue de la réalité cosmique, qui est infinie : cette énergie immatérielle se suffit à elle-même. Il s’agit d’en prendre et d’en assumer la conscience » (Y.K.) « Ce sera la fameuse exposition du Vide en 1958. 2000 personnes viennent vernir les murs nus de la galerie Iris Clert » écrit P.Restany. Par quel mystère, si le chiffre est exact, 2000 personnes sont-elles venues un soir en cette (à l’époque) fort modeste galerie... « Le vide » de la galerie que Y. Klein dit exposer n’intéresse personne. Ce qui est vu et fait scandale, c’est l’invitation, ce sont les Gardes Républicains, le faste de la réception à rien, pas même pour le vide puisque... la galerie fait le plein ! Processus mondain qui tournait à vide, avide d’être filmé surtout, machine dérisoirement célibataire, Monsieur Duchamp. (Ressort médiatique : Christo ne remue pas les foules quand il emballe en petits paquets manipulables des objets usuels ; qu’un quart de siècle plus tard il emballe le Pont-neuf (1985), et les télévisants se précipitent ! Nous sommes au temps de la critique-publicitaire) Business ? On répondra que les idées seront vendues contre de l’or jeté au cours de l’eau... Oui, mais sous l’œil du photographe, de la caméra encore ! Au prix de la pub, c’est pas cher payé. Donne-moi de l’or, je te donne un chèque (valeur d’un papier qui ne vaut que d’être signé de mon nom !) Il ira même jusqu’à proposer des monochromes semblables à des prix différents, selon « l’intensité » ressentie par les collectionneurs. Le plus cher est le meilleur. La valeur vénale, le fric, comme critère esthétique. Chapeau !
Propos d’artiste ou de banquier ? N’oublions pas que nous sommes dans les « trente glorieuses »... Travesti dans le plus simple appareil, nudité, tel un Bouguereau ou un Girodet de Roucy-Trioson répliquant « les classiques », il coïncide avec les poncifs les plus fondamentaux de son époque sous couvert de valeurs « éternelles ». Haro sur qui disait, dirait, dira : « Le roi est nu ».
Oh ! je sais, je n’ai rien compris. Le rapport au bleu, à la femme, au vide, c’est de l’amour cosmogonique et transcendantal. Et Pierre Restany d’évoquer « le sens de la prédestination à la maîtrise du monde, la volonté d’appropriation universelle » et d’ajouter, et là je suis bien d’accord avec P.R. « Sa culture religieuse, philosophique ou alchimiste demeurait superficielle ». La mienne aussi, je n’en discuterai donc pas, si ce n’est pour remarquer que l’emploi de ce type d’argument (Je suis la révélation et la lumière, vous êtes la nuit et la négation de l’évidence) enlève toutes possibilités de dialogue critique fécond : on est dans le domaine de l’affirmation sectaire, absolue, définitive.
Quelle influence aura-t-il finalement exercée : fondamentalement moins que Pollock (Dripping, 1947) -au bout du compte, ce dernier, moins phraseur et certainement plus metteur en œuvres. Pour Y.K. pas de rapport spatial au corps du peintre dans le déplacement et l’occupation de l’espace. On a à faire à un corps objectivé, un corps-pinceau, qui ne traduit pas son déplacement, mais la volonté de qui le manipule. C’est dire que si le travail de Yves Klein n’est pas non-advenu, il n’est pas à prendre aux mots, à la lettre, mais à l’acte. Sa logique ( si j’ose employer ce mot) est celle d’une lignée qui, des romantiques légers aux plus superficiels surréalistes, entend « poétique » non comme action intellectuelle, jusqu’au rêve inclus, certes, mais plutôt comme rêvasseries et pâmoisons... la référence schématique au très « mode » dans les années cinquante Gaston Bachelard ne certifie pas la rigueur de l’analyse. Nous sommes déjà dans la vague, qui va s’intensifier, où être reconnu comme écrivain ou philosophe donne compétence aux discours sur tous sujets, et donc sur l’art ! Ici commence le discours sur lui-même de l’écrivant qui s’exprime avec d’autant plus de force et de conviction, et de talent et caractère parfois, que l’œuvre alibi est ductile et n’offre à la limite aucune résistance quel que soit le propos. En quoi le Vide est idéal, qui ne réfute aucune interprétation. On peut tout y déposer, dans le Vide, c’est une décharge, une décharge à fantasme. Y.K parle de Vide-plein. Pourquoi pas ? Mais à partir de cette contraction contradictoire absolue toute dissertation devient valide : c’est le sage-fou, le sado-maso, et le très utile aveugle-voyant de la mythologie...
On pourra tirer argument de la multiplicité des tentatives. Il indique et passe à autre chose. Parfait. « Il n’est d’œuvre que faite » disait le malin Henri Bergson. Celle de Klein se flatte souvent d’être l’ébauche de quelque chose non venu. Pourtant même le virtuel doit être pensé et mis en œuvre, assez « matériel » pour craindre le « bogue ».
Ce qui est en jeu n’est pas la présence des fondements objectifs d’un travail plastique qui a comme le platine (métal précieux encore !) dans la catalyse favorisé d’autres ruptures et réflexions, mais une ré-évaluation, une remise en perspective ; dans son contexte, avec un peu de recul déjà. Avant de tomber dans les bonbons anglais couleur de violette des anthropométries-cosmogonies agrémentées de feuillages qui terminent le parcours, restent d’une dizaine d’années de travail quelques propositions dont la plasticité impose la présence et questionne : toiles qui posent les problèmes qui toujours travaillent fondamentalement la peinture (Cf. R. Monticelli), ceux indissociables (pratique, physique, ou mental) du rapport aux limites, à l’espace, et aux modèles comme hors-texte ou prétextes. Il me reste encore assez de lucidité dans ma passion pour concéder que pour cela Y.K. sera l’un des quatre ou cinq cents artistes que l’histoire de l’art retiendra pour raconter le XX° siècle, pour aussi avoir su remettre à la mode avec son rectangle bleu sur fond (de mur) blanc les problématiques des années vingt du Suprématisme et de Malevitch alors un peu oubliées par la pensée institutionnelle.
La Strada n°13, mars-avril 2000
(Version première d’un texte qui comportait à l’impression
quelques erreurs de composition et quelques lignes sautées).

 

Publication en ligne : 10 mai 2010
Première publication : avril 2000

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