BRIBES EN LIGNE
les dieux s’effacent   encore une depuis ce jour, le site f qu’il vienne, le feu seins isabelle boizard 2005     du faucon vous deux, c’est joie et       &agrav f le feu m’a  l’écriture  c’était le lent tricotage du paysage le 19 novembre 2013, à la le tissu d’acier antoine simon 27 j’ai ajouté exacerbé d’air       cerisi présentation du lorsque martine orsoni j’aime chez pierre il en est des meurtrières. le plus insupportable chez tout à fleur d’eaula danse a propos de quatre oeuvres de l’impression la plus macles et roulis photo 1 madame est une torche. elle  il est des objets sur       baie   ces notes  tu ne renonceras pas. macao grise pour michèle gazier 1  “ne pas pour robert madame déchirée attention beau       " depuis le 20 juillet, bribes de pareïs li seit la       entre encore la couleur, mais cette mais non, mais non, tu       alla       ...mai autre petite voix       pass&e chairs à vif paumes les lettres ou les chiffres pour gilbert     son       la pour il souffle sur les collines marie-hélène madame a des odeurs sauvages ils sortent     vers le soir grande lune pourpre dont les archipel shopping, la une errance de antoine simon 33 "mais qui lit encore le       aujour pour max charvolen 1) quando me ne so itu pe l’une des dernières       jonath     &nbs  dernières mises patrick joquel vient de    7 artistes et 1 f les feux m’ont       pour carmelo arden quin est une pour julius baltazar 1 le voici des œuvres qui, le À perte de vue, la houle des  “la signification granz fut li colps, li dux en dernier vers aoi je sais, un monde se       la       ruelle iv.- du livre d’artiste       je me 1-nous sommes dehors.   pour théa et ses dernier vers aoi vous avez l’erbe del camp, ki       et le travail de bernard agnus dei qui tollis peccata       je me certains soirs, quand je la littérature de je meurs de soif de la i mes doigts se sont ouverts autres litanies du saint nom je découvre avant toi non... non... je vous assure, c’est un peu comme si,     une abeille de couleur qui ne masque pas la chaude caresse de       le pour daniel farioli poussant paien sunt morz, alquant si grant dol ai que ne passent .x. portes, le coquillage contre elle réalise des au matin du troisième essai tromper le néant       la histoire de signes .       cette "je me tais. pour taire. des quatre archanges que     dans la ruela quelques textes nouvelles mises en une autre approche de constellations et       " il faut laisser venir madame     à dernier vers aoi f le feu s’est ouverture de l’espace pour frédéric attendre. mot terrible. pour alain borer le 26 si j’étais un toutes ces pages de nos il y a tant de saints sur       fourmi       ce huit c’est encore à       soleil et combien   dits de rm : nous sommes en ce texte m’a été entr’els nen at ne pui "ah ! mon doux pays,  on peut passer une vie de tantes herbes el pre j’ai longtemps dernier vers aoi antoine simon 24 un besoin de couper comme de dernier vers aoi ce qui aide à pénétrer le       " il s’appelait       " de profondes glaouis       embarq le ciel de ce pays est tout le passé n’est antoine simon 20 antoine simon 7 viallat © le château de pour pierre theunissen la   3   

les face aux bronzes de miodrag 10 vers la laisse ccxxxii mon travail est une bernard dejonghe... depuis       midi     pourquoi (ma gorge est une quand c’est le vent qui recleimet deu mult janvier 2002 .traverse la musique est le parfum de les étourneaux ! dans les carnets dernier vers aoi deuxième essai au rayon des surgelés     hélas, la liberté s’imprime à jusqu’à il y a   je n’ai jamais "pour tes (josué avait       &ccedi j’arrivais dans les       sur antoine simon 6 peinture de rimes. le texte pour philippe le soleil n’est pas       apr&eg glaciation entre epuisement de la salle, pour mon épouse nicole       le voudrais je vous dans l’effilé de preambule – ut pictura sequence 6   le vedo la luna vedo le avant dernier vers aoi toutes sortes de papiers, sur ne pas négocier ne dernier vers aoi ce va et vient entre intendo... intendo ! siglent a fort e nagent e dernier vers doel i avrat,       six       sabots       retour       parfoi  de même que les et nous n’avons rien quai des chargeurs de quelque temps plus tard, de frères et  “comment in the country un tunnel sans fin et, à encore une citation“tu ainsi fut pétrarque dans       allong     rien       &agrav pour martine et…  dits de à cri et à josué avait un rythme dernier vers aoi  les premières tous ces charlatans qui le temps passe dans la (josué avait lentement marcel alocco a   en grec, morías station 5 : comment c’est pour moi le premier …presque vingt ans plus bribes en ligne a j’ai donc 1 au retour au moment sors de mon territoire. fais les dernières “le pinceau glisse sur       &agrav       en après la lecture de     les fleurs du quelques autres "et bien, voilà..." dit       grappe les doigts d’ombre de neige       les quand les mots       au (en regardant un dessin de dernier vers aoi on trouvera la video qu’est-ce qui est en vous n’avez cinq madame aux yeux « pouvez-vous  référencem "nice, nouvel éloge de la il arriva que       au dernier vers aoi dernier vers aoi   le glacis de la mort la communication est « 8° de tendresses ô mes envols les plus terribles 1 la confusion des le 28 novembre, mise en ligne     sur la un jour, vous m’avez se reprendre. creuser son la brume. nuages       dans ses mains aussi étaient il n’était qu’un  marcel migozzi vient de voile de nuità la pour mes enfants laure et madame dans l’ombre des quand sur vos visages les m1             rampan       m̵ maintenant il connaît le       arauca       la deux ce travail vous est     pluie du 0 false 21 18 ecrire les couleurs du monde la lecture de sainte mult est vassal carles de traquer très malheureux... deuxième i.- avaler l’art par la gaucherie à vivre, “dans le dessin       apparu je t’ai admiré,  les œuvres de le galop du poème me antoine simon 32       sur de soie les draps, de soie l’éclair me dure, le pendu le grand combat : ce jour là, je pouvais carles li reis en ad prise sa (vois-tu, sancho, je suis       le et si au premier jour il je suis       la deuxième apparition de       avant dernier vers aoi neuf j’implore en vain   l’oeuvre vit son pour mireille et philippe         or antoine simon 19 si elle est belle ? je démodocos... Ça a bien un ma voix n’est plus que coupé en deux quand cet article est paru dans le   le texte suivant a j’ai parlé si, il y a longtemps, les les grands je m’étonne toujours de la l’impossible dans le pain brisé son bribes en ligne a antoine simon 5 la fraîcheur et la   j’ai souvent d’ eurydice ou bien de le franchissement des antoine simon 2 antoine simon 18 et il fallait aller debout station 3 encore il parle art jonction semble enfin ce qu’un paysage peut  il y a le f j’ai voulu me pencher douce est la terre aux yeux reprise du site avec la souvent je ne sais rien de la rencontre d’une nous avancions en bas de dessiner les choses banales       sur 1. il se trouve que je suis cyclades, iii° bel équilibre et sa la bouche pleine de bulles       l̵       tourne pour angelo merle noir  pour le lourd travail des meules       la il existe deux saints portant j’entends sonner les printemps breton, printemps il tente de déchiffrer, mult ben i fierent franceis e       pourqu cette machine entre mes     double 0 false 21 18 de sorte que bientôt sauvage et fuyant comme mi viene in mentemi un jour nous avons autre essai d’un la parol

Accueil > Au rendez-vous des amis... > Griot, Bernadette > Dans les bruits du monde

RAPHAËL MONTICELLI

| de BN à RM, le 2 juillet 2000 ->
De RM à BN le 30 juin 2000
Artiste(s) : Griot Ecrivain(s) : Monticelli R.

Nice, le 30 juin 2000

 

 
Cher Bernard Noël,
 
Je n’ai eu connaissance du travail de BGC, et plus particulièrement de sa démarche « Dans les bruits du monde » que l’année dernière. Bernadette avait pris contact avec moi pour que je lui fasse part d’une émotion pour le 18 février (la sainte Bernadette, justement !). Je n’ai pu lui répondre qu’au début juillet. Mais à partir de cette date, nous n’avons jamais cessé de correspondre, et j’ai mesuré peu à peu la dimension et de l’intérêt de son projet.
 
La proposition est simple et elle m’a paru forte : durant mille jours, d’avril 1997 à décembre 1999, chaque jour, Bernadette s’est adressée à une personne différente qui, pour une raison ou une autre, artistique ou non, avait provoqué en elle une émotion ; en échange, elle a demandé chaque fois, que son correspondant lui fasse part de son émotion du même jour.
 
Il s’agit bien d’une "performance", dans le sens qu’a pris ce mot dans l’art contemporain. C’est aussi une démarche qui s’inscrit dans la classique correspondance et dans le plus contemporain "mail art". C’est encore une exploration de l’écriture engagée par une artiste peintre et qui reçoit aussi un traitement plastique.
 
Il y a là autant de pistes à parcourir... Mais ce qui m’a intéressé le plus, dans le travail de Bernadette, c’est qu’elle déborde entièrement ces données habituelles de l’art en mettant en jeu de façon tout à fait inédite le temps, la masse, l’individu et l’altérité.
 
La poursuite des jours m’a d’abord fasciné : cette humilité d’abord qui consiste à inscrire son travail dans le quotidien, mais aussi cet entêtement, cette sensibilité particulière que donne la décision de se tenir chaque jour en éveil. Les mille jours sont achevés, mais la performance continue : Bernadette réunit, tape, réécrit, recompose, traite, toujours "affannata" après le temps qui va.
 
Cette poursuite des jours se fait dans le décompte, sous le signe du nombre, et le nombre sous le signe de l’Autre. 1000 c’est 1000 et c’est moins mille jours que mille "Autres". Et les 1000 jours cessent le 31 décembre 1999, pas un jour avant ni un jour après. Et si les réponses sont au nombre de 520, elles sont 520 et non 1000. Et si elle sont 666 ou 692, c’est ce nombre là que l’on dit et non un autre. Cette humilité dans la travail, je la retrouve ainsi sous la forme de la "véracité" (la "véridicité"). Bernadette ne truque rien, ni le temps ni les gens. Je ne sais si je serai capable de dire combien je trouve cela important : cette véracité me permet d’inscrire ma rêverie sur le temps, les autres et l’Autre dans des références crédibles - comme physiquement crédibles. Dans un sens, cette démarche, installée sur le temps et les nombres, m’a fait penser à celle d’Opalka.
 
Sous le signe de l’humilité, du nombre et de l’Autre. J’ai mis du temps, là encore, pour saisir combien la figure de l’Autre était importante dans ce travail. Combien et comment elle était importante. l’Autre, c’est le fond, sans doute, de tout le travail de l’art. Aussi devons nous être particulièrement attentif à ce que devient cette figure. Il aurait été facile à Bernadette de ne traiter les 1000 que comme masse. Voilà qui aurait bien tenu de la performance. Mais non ! Elle n’a pas visé mille cibles et accumulé mille noms, visages perdus dans la masse (me reviennent en mémoire ici les grandes compositions de visages -des centaines de visages- de Michel Houssin). Non. Chaque jour quelqu’un, dans son irréductible identité, et dans l’effet -unique- que lui, l’Autre, produit sur moi, est non pas "choisi" mais perçu, imposé dans la déroute des jours. A ce quelqu’un, différent chaque jour, chaque jour j’écris.Chaque jour je l’ai attendu et entendu, voix chaque jour différente. Et j’ai voulu avec lui engager parole, tisser voix et émotions. Tout le long des mille jours, j’ai recueilli les paroles, j’ai attendu les voix absentes, j’ai compté les manques, j’ai inventé une forme nouvelle de la "multitude". Et dans la multitude j’ai entretenu avec chacun un rapport différent.
 
Cet Autre que Bernadette sollicite et auquel elle donne place et voix, j’ai cru d’abord qu’il venait forcément des milieux de l’art et de la littérature. Jusqu’au jour où j’ai lu pour la première fois une de ses listes. Un poète fait le premier jour. Un poète aurait dû faire l’avant dernier. L’un a donné sa voix, l’autre son silence. Tous deux sont là, d’une certaine façon. Le dernier sollicité est l’enfant qui va naître. Il n’a pas encore de voix, ni de nom. En quoi il est, plus que quiconque, porteur de futur. Et entre le premier et les derniers jours, la multitude des rencontres, médecins et éducateurs, cordonniers et écrivains, gens des médias ou ménagères... Toutes les voix du monde dans les bruits du monde. Cette attention à tous !
 
J’ai le bonheur de suivre la démarche de Bernadette depuis près d’un an. Peu de travaux me paraissent ainsi développer une aussi "fraternelle" démarche. Bernadette me disait ne pas bien se reconnaître dans ce terme. C’est ma façon banale de parler de l’altérité et de la charger de millénaires. J’aime aussi sa façon de prendre en charge, d’assumer, l’absence de réponse, surdité, silence, incapacité, impossibilté... J’aime cette démarche qui parvient à éviter à tout moment l’indifférence et le mépris faciles. A propos des gens qui ne répondaient pas, Bernadette m’a écrit : "La suite leur appartient" : pour éviter le mépris, ne pas imposer le don, laisser toujours à l’Autre le repli de lui-même.
 
Voilà, cher Bernard Noël, dans quelles directions me pousse le travail de Bernadette. Quelques unes d’entre elles vous intéressent-elles ?
 

 

 

 

 

 

 

Publication en ligne : 25 avril 2010
Première publication : septembre 2000 / Notes et correspondance

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette