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disait mise en ligne d’un des quatre archanges que       jonathan       un lancinant ô lancinant si j’étais un pour anne slacik ecrire est je suis dernier vers aoi pour lee marcel alocco a i mes doigts se sont ouverts       pass&eac page précédente ► page     vers le soir 1 2 3 1 2        soleil ► abÉcÉdaire à jean     sur la pente   anatomie du m et pour accéder au texte, de profondes glaouis  tu vois im font chier "pour tes       au soir page suivante page pour michèle auer et elle dit la main qui fut le « pouvez-vous début de la mise en ligne de 1.- les rêves de   pour le prochain karles se dort cum hume dans le vacarme des couleurs,       embarq je n’hésiterai pour robert       " page suivante ► page janvier 2002 .traverse 5) triptyque marocain dans la caverne primordiale passent .x. portes,  l’écriture     dans la rue la       sur le percey priest lake sur les tromper le néant madame est une assise par accroc au bord de thème principal : dernier vers aoi giovanni rubino dit cliquetis obscène des 1 2  on préparait page suivante ► page i.- avaler l’art par quand il voit s’ouvrir, dernier vers aoi diaphane est le décembre 2001.       sur qu’est-ce qui est en si tu es étudiant en       dans la   adagio   je je ne sais pas si antoine simon 11       journ&ea 1 2      le cygne sur napolì napolì dans le respect du cahier des   que signifie aller à la bribe suivante rafale textes mis en ligne en août autre citation le plus insupportable chez nous serons toujours ces dernier vers aoi       allong&e       mé textes mis en ligne en 1 2 3 li quens oger cuardise j’ai changé le page suivante ► page bien sûr, il y eut       ( deux nouveauté, une autre approche de « je suis un 1 2  il faut aller voir la toile ou, du moins, la ce n’est pas aux choses       voyage pour accéder à   en grec, morías j’ai travaillé   si vous souhaitez       dans textes mis en ligne en mai ce descendre à pigalle, se pas même     ton plaisir  dans toutes les rues un jour nous avons rare moment de bonheur, je reviens sur des dernier vers aoi le numéro exceptionnel de mes pensées restent pour qui veut se faire une textes mis en ligne en       pé       au voir aussi boltanski galerie preambule – ut pictura un titre : il infuse sa       pav&eacu dans l’innocence des       enfant archipel shopping, la 1 2  rimbaud a donc j’ai ajouté cliquer sur l’icône jamais si entêtanteeurydice       le 1 2  la poésie, à la dernier vers aoi les plus terribles   tout est toujours en  le "musée il y a bien là, dans       pav&eacu le grand combat : même si       bonheur       à l’éclair me dure, sans être grand dernier vers aoi 0- souviens-toi. sa la route de la soie, à pied, page suivante    7 artistes et 1 dimanche 18 avril 2010 nous   je n’ai jamais 1 2   la lancinante le temps passe dans la       dé j’arrivais dans les       je fais   j’ai souvent       qui       l’ page suivante ► page 1 2  1 2  il a surgi sans crier   ces notes       dans antoine simon 32 comment entrer dans une  dernières mises d’abord un curieux le flot gris roule contre   est-ce que ils s’étaient bernadette griot vient de mon cher pétrarque, guetter cette chose dernier vers aoi     quand basile pour helmut ...et la mémoire rêve la fonction, antoine simon 15 le 28 novembre, mise en ligne suite de c’est une sorte de   marcel quelque chose la terre nous « h&eacut eurydice toujours nue à on a cru à attendre. mot terrible. dieu faisait silence, mais antoine simon 21 1 2 3 aller à la bribe suivante sommaire ► page suivante 1 2 3 pas une année sans évoquer 1 2  frères et pour egidio fiorin des mots textes mis en ligne en nouvelles mises en page suivante ► page mougins. décembre voici des œuvres qui, le il y a des mots, mais comme 1 2  nous serons toujours ces (dans mon ventre pousse une dernier vers aoi granz fut li colps, li dux en zacinto dove giacque il mio encore une citation “tu   encore une chers élèves du collège tout en vérifiant la brume. nuages c’est seulement au quatrième essai de  avec « a la est-ce parce que, petit, on aller à la bribe suivante dernier vers aoi   *   libre       " il semble possible antoine simon 30 le tissu d’acier les installations souvent, accorde ton désir à ta une errance de la communication est 1 2 3 station 5 : comment       magnolia 1 2  dernier vers aoi     pour olivier page suivante ► page page suivante ► macles et page suivante ► page nous lirons deux extraits de onze sous les cercles chercher une sorte de (ma gorge est une page suivante ► page cent dix remarques i ► cent "nice, nouvel éloge de la ainsi fut pétrarque dans mouans sartoux. traverse de   saint paul trois pour max charvolen 1)  si, du nouveau  le livre, avec derniers textes mis en quelque temps plus tard, de trois tentatives desesperees je n’aime pas ce monde. rossignolet tu la  pour de entr’els nen at ne pui le nécessaire non     tout autour page suivante ► page   on n’est la cité de la musique     au couchant la parol

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Article présent dans les rubriques : CHARVOLEN, Max /

RAPHAËL MONTICELLI

Moi, Esclave
Publication en ligne : 18 janvier 2020
Première publication : septembre 2003
Artiste(s) : Charvolen (site) , (site) Ecrivain(s) : Monticelli R.

 

« Moi, Esclave » a été écrit à l’occasion du travail de Max Charvolen sur le Trésor des Marseillais, à Delphes, en 2003. Lorsqu’il souhaitait affranchir un esclave, son propriétaire passait un contrat avec Apollon. Ce contrat était gravé sur une des pierres du soubassement du temple de ce dieu, à Delphes. Ce même temple au centre duquel se tenait la Pythie. Ce sont ainsi quelque 800 contrats qui apparaissent à Delphes... « Moi, esclave » en est une libre interprétation. Des parties de ce texte ont été gravées sur une sculpture de Charvolen, reprenant la forme de la mise à plat du trésor des Marseillais et installée à l’extérieur du Musée d’art contemporain de Gyeongnam, en Corée. La série fait par ailleurs l’objet de 11 oeuvres croisées, texte manuscrit sur des mises à plat numériques.

 
*
 
libre de lever la tête et scruter le ciel quand bon lui semble attentif s’il le veut aux transformations des nuages aux parades des oiseaux liant la nuit les signes dispersés dans les bruissements des insectes de donner au grand théâtre sous ses yeux la mobilité des oiseaux et des nuages et à son intelligence les combinaisons de la nuit sans fin qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
*
 
libre de fraterniser avec la sagesse des pierres leur lente sagesse et leur patience dans le sable du temps la poussière soufflée du fond du ciel la mémoire des ardeurs profondes et partager leur science du nombre et l’équilibre secret de leurs architectures qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre d’aller à la rencontre de l’eau s’unir à elle dans le sel de la mer dans les courants des fleuves et des torrents se savoir enfin frère par l’eau des peuples poissons et de tous les animaux qui partagent avec eux ces espaces n’avoir avec les peuples de l’eau que la mince frontière de la peau et sentir le mariage des fluides dans la fraîcheur des naissances qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
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libre comme doivent l’être les frères de l’olivier et du chêne par eux enraciné dans le ventre de la terre et suçant sa force son miel se ramifiant aux abords du ciel avalant tous les vents et les formes amenuisées de l’eau accompagnant leurs déferlements de mer végétale jusqu’aux isthmes et faisant remonter les isthmes en soi jusqu’au trop plein jusqu’à devenir terre infinie de l’accueil des eaux qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
*
 
libre de sillonner la terre sous le ciel de jour comme de nuit de se mêler aux courses des fauves aux reptations aux envols courts des animaux timides jusqu’au bout du souffle jusqu’à n’être plus que ce tambour battu du dedans cœur explosant dans la sueur et le souffle raccourci peinant à passer par le goulot de la gorge rétréci qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
*
 
libre de partager les rêves des rapaces courant dans l’air du ciel de s’imaginer regard fixe loupe saisissant dans les cercles lents de l’œil et du vol le monde la terre le sol et sur le sol le moindre mouvement de vie et de se voir fondre pierre lancée depuis le bord du ciel qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
*
 
libre parmi les hommes libre de marcher parmi eux de les regarder de leur adresser la parole et d’entendre leurs propos libre de regarder dans les yeux hommes et femmes et de mêler ses mots à leurs mots ses chants à leurs chants dans un surgissement perpétuel des aubes parmi des froissements d’ailes neuves et la levée des soupirs d’océan qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
 *

libre de jouir de son intimité sans qu’aucun regard n’ose se poser sur lui sinon celui lointain creusé d’absence d’un dieu n’avoir d’autre pensée d’autre soupir que de soi pour soi infiniment retiré dans ce carré sacré de soi même temple où s’abrite toute sainteté dans le défaut des dieux qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller

 
 *
 
libre de se fondre au corps aimé des femmes d’enfouir ses lèvres dans leurs plis et leurs creux humant les parfums de brise neuve corps plongé dans le fleuve du corps parmi les ondoiements les herbes les danses les affolements les apaisements ne cherchant seulement que l’entêtement de l’autre son nom son souffle ses battements sa sueur qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
 
*
 
libre de fouler les pavés les bitumes d’aller par les cités sans se soucier de but ni de raison épousant la forme des immeubles la respiration des multitudes l’envol des avenues jouant des ombres naviguant dans le grand flot des foules et le bruit des pas portant sous le ciel de tous le beau titre de citoyen qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
 *
 
libre de regarder sa mort en face de se savoir soumis à elle seule par elle seule apprivoisé tendrement venue du plus profond de lui portée par son inéluctable retour aux éléments premiers qui un temps se sont assemblés pour être lui et qu’ il rend à l’accomplissement du cycle librement qu’on le sache et que l’on sache qu’il faut en rendre grâce et s’en émerveiller
 
 

 

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