BRIBES EN LIGNE
je crie la rue mue douleur  née à une fois entré dans la macles et roulis photo 1 dernier vers aoi tandis que dans la grande et que vous dire des portrait. 1255 : ainsi alfred…       la pie nu(e), comme son nom (vois-tu, sancho, je suis a dix sept ans, je ne savais       dans « voici je découvre avant toi macles et roulis photo 3 autres litanies du saint nom la liberté s’imprime à       le       vu pour angelo macao grise pour jean gautheronle cosmos souvent je ne sais rien de bribes en ligne a deux mille ans nous   né le 7 Éléments - depuis ce jour, le site dernier vers aoi   l’ami michel giovanni rubino dit i en voyant la masse aux mille fardeaux, mille  dans le livre, le       apr&eg onzième le samedi 26 mars, à 15 marie-hélène mult est vassal carles de pluies et bruines, marcel alocco a leonardo rosa       aux de la dans le monde de cette il existe deux saints portant depuis le 20 juillet, bribes 1 la confusion des dont les secrets… à quoi     m2 &nbs   le texte suivant a  tous ces chardonnerets a propos d’une dernier vers aoi ma voix n’est plus que des voix percent, racontent       sur il avait accepté f toutes mes au matin du l’existence n’est preambule – ut pictura ainsi va le travail de qui cet article est paru dans le       voyage beaucoup de merveilles carmelo arden quin est une reprise du site avec la effleurer le ciel du bout des  si, du nouveau "nice, nouvel éloge de la le 23 février 1988, il il est le jongleur de lui et je vois dans vos un titre : il infuse sa je suis celle qui trompe       la antoine simon 28   au milieu de le grand combat : c’est extrêmement lentement, josué       reine un trait gris sur la viallat © le château de deuxième essai le mon cher pétrarque, j’ai parlé tendresses ô mes envols f dans le sourd chatoiement le proche et le lointain légendes de michel bernard dejonghe... depuis       quand edmond, sa grande tout mon petit univers en   je ne comprends plus   pour adèle et pas facile d’ajuster le tout à fleur d’eaula danse   se tendresse du mondesi peu de mi viene in mentemi le galop du poème me nous serons toujours ces samuelchapitre 16, versets 1 dernier vers doel i avrat, glaciation entre s’ouvre la dernier vers aoi ce qu’un paysage peut       fourr& je rêve aux gorges franchement, pensait le chef, …presque vingt ans plus toutefois je m’estimais ce qui fascine chez       deux le temps passe dans la nous dirons donc la pureté de la survie. nul a la fin il ne resta que ce qui aide à pénétrer le agnus dei qui tollis peccata 1257 cleimet sa culpe, si (ô fleur de courge... de pa(i)smeisuns en est venuz  “... parler une granz fut li colps, li dux en à cri et à poussées par les vagues station 1 : judas la lecture de sainte       dans références : xavier et ma foi, la mastication des même si       dans la vie humble chez les la mort d’un oiseau. f les marques de la mort sur "le renard connaît dieu faisait silence, mais archipel shopping, la  epître aux l’impossible   en grec, morías l’illusion d’une   marcel nice, le 8 octobre le franchissement des madame est une "l’art est-il autre essai d’un       dans       ton       pav&ea     faisant la       bien pour michèle gazier 1) diaphane est le mot (ou bruno mendonça dire que le livre est une a christiane     quand démodocos... Ça a bien un       je pour andré villers 1) la route de la soie, à pied, le coquillage contre l’heure de la dans le pays dont je vous et nous n’avons rien dernier vers aoi    nous dernier vers aoi  “ce travail qui pour andré 5) triptyque marocain       arauca sables mes parolesvous nice, le 18 novembre 2004 douce est la terre aux yeux   maille 1 :que quatrième essai rares       journ&       au écoute, josué,       pour pour f les feux m’ont les lettres ou les chiffres     surgi pour jean-louis cantin 1.- laure et pétrarque comme       l̵       la       &n bel équilibre et sa     un mois sans able comme capable de donner       neige dernier vers s’il se placer sous le signe de trois (mon souffle au matin dans ce pays ma mère       dans langues de plomba la       m̵       apparu ils s’étaient dernier vers aoi macles et roulis photo 4 cliquetis obscène des recleimet deu mult   (à genre des motsmauvais genre j’aime chez pierre f le feu m’a dernier vers aoi « 8° de c’est la chair pourtant   (dans le vos estes proz e vostre  improbable visage pendu les textes mis en ligne 10 vers la laisse ccxxxii “dans le dessin madame chrysalide fileuse est-ce parce que, petit, on       je me 7) porte-fenêtre on trouvera la video le géographe sait tout       une macles et roulis photo 7 clers fut li jurz e li quatrième essai de     les provisions  pour jean le       cerisi journée de       fourr& la fraîcheur et la une il faut dire les et ces il semble possible (de)lecta lucta   antoine simon 27 quelque chose « amis rollant, de buttati ! guarda&nbs avez-vous vu deuxième essai       force clers est li jurz et li le "patriote", je ne saurais dire avec assez pur ceste espee ai dulor e antoine simon 19       object sur l’erbe verte si est     au couchant       va       un dernier vers aoi onze sous les cercles À max charvolen et martin cher bernard       enfant ce qui fait tableau : ce ce m1       la gaucherie à vivre, histoire de signes . derniers passent .x. portes,       deux       il je ne sais pas si       cette de prime abord, il elle disposait d’une       qui vi.- les amicales aventures temps de pierres antoine simon 7 aux george(s) (s est la antoine simon 10 il n’est pire enfer que toutes sortes de papiers, sur   entrons       la d’un côté dernier vers aoi dernier vers aoi le 28 novembre, mise en ligne       gentil me       voyage   saint paul trois c’est un peu comme si, une errance de présentation du lorsque martine orsoni en 1958 ben ouvre à       la a supposer quece monde tienne sequence 6   le paien sunt morz, alquant générations       fleur mais jamais on ne je me souviens de     longtemps sur vertige. une distance       reine on dit qu’agathe "si elle est troisième essai       fleure j’ai perdu mon une autre approche de granz est li calz, si se pourquoi yves klein a-t-il       dans antoine simon 3 chaises, tables, verres, grande lune pourpre dont les       baie vous dites : "un  pour de je déambule et suis lorsqu’on connaît une encore la couleur, mais cette cyclades, iii° après la lecture de       &eacut station 3 encore il parle       sur le     l’é   1) cette et que dire de la grâce je suis occupé ces il en est des noms comme du pour nicolas lavarenne ma normal 0 21 false fal c’est la distance entre troisième essai et le recueil de textes pour philippe  un livre écrit       alla     &nbs sculpter l’air :       sur   encore une et il parlait ainsi dans la temps de cendre de deuil de       o    au balcon antoine simon 6 dernier vers aoi a la libération, les napolì napolì le ciel de ce pays est tout nous avons affaire à de sixième 1. il se trouve que je suis de mes deux mains       la sous l’occupation carles li reis en ad prise sa je dors d’un sommeil de  tu ne renonceras pas. au rayon des surgelés la danse de       l̵ je meurs de soif       juin huit c’est encore à nécrologie antoine simon 33 tant pis pour eux. quel étonnant les doigts d’ombre de neige au commencement était le scribe ne retient et encore  dits la parol

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RAPHAËL MONTICELLI

<- Une œuvre ouverte aux regards, aux paroles… |
À l’écoute du vent

A propos de Jean Pierre Charles, ed de l’Ormaie


C’est un peu comme si, soudain, quelqu’un vous révélait enfin tout un pan perdu de votre vie... Quelque chose s’était bien produit, mais quoi, mais quand ? Et qui était alors venu vers vous ? Quelle main avez vous serrée qui vous a soudain tiré vers quelque chose que vous ne connaissiez pas et qui vous a, comme l’on dit, ouvert de nouveaux horizons ? Puis tout s’est enfoncé dans la nuit, et dans une sorte de faux oubli qui met mal à l’aise.

 
J’ai ainsi lu quelques textes de Jean Pierre Charles voici plus de trente ans. Dans la revue "Identités"[1] dont des numéros, déjà vieillis, me parvenaient par d’étonnantes voies. Ses textes m’avaient heurtés, j’avais du reste pris l’un d’entre eux, "on cheval", comme exemple de ce que ne pouvait pas être la poésie. Et j’ai travaillé alors ce texte, et l’écriture de Jean Pierre Charles, à la recherche de ses insuffisances. Et voyez comment sont les choses. Quand j’ai eu fini de travailler là-dessus, je n’ai plus vu que des raisons de m’y intéresser."On cheval", et Jean Pierre Charles étaient devenus un repère particulier dans mes lectures poétiques. Il m’a fait relire -autrement- Le Clézio (celui des années 60 : le Procès Verbal, La fièvre), il m’a certainement conduit à Daniel Biga qui publiait aussi dans "Identités", et à Marcel Alocco qui dirigeait la revue.
 
Et voici que les éditions de l’Ormaie[2] nous donnent tous les textes de Jean Pierre Charles des années 1958 à 1965. J’ai pu ainsi découvrir la totalité d’une démarche dont je ne connaissais qu’une partie. Tout le cheminement. Depuis les textes adolescents, dans leur naïveté sentimentale et leurs lourdes références jusqu’à ceux d’une maturité très tôt affirmée, jouant sur tous les registres de la poésie et de la mise en cause des poncifs de la poésie. J’ai vu ainsi, trente ans après, la poésie de Jean Pierre Charles devenir (être devenue), au fil du temps, une poésie de la désignation du monde et des objets du monde, une poésie de la mise en étrangeté du monde, une poésie de la mise en étrangeté de la désignation et de la langue. L’usage de l’expression "il y a" est bien symptomatique de la démarche poétique de Jean Pierre Charles. Les échos sont nettement ceux de Rimbaud (voyez dans le texte "Enfances" tiré des "llluminations", ce texte qui commence par "Au bois, il y a un oiseau, son chant vous arrête et vous fait rougir" et qui se poursuit par une désignation de ce qu’"il y a" cinq ou six fois répété), comme ils sont ceux de l’Apollinaire des poèmes de guerre. Ainsi le poème liminaire commence ainsi :
 
"il y en a dont les cheveux ondulent naturellement
d’autres qui sont nés poètes
bons ou mauvais qu’importe
et parfois ce sont les mêmes
avec trois allumettes ils vous piquent une étoile
avec trois bouts de laine ils vous filent un amour
ils vous filent des larmes et des mots de velours"
 
tandis que le premier poème, de la période adolescente, note :
"il y a une fougère verte
de la bruyère mauve dans l’air
qui tombent du grand ciel ouvert..."
 
et l’un des tout dernier remache encore cet "il y a", les souvenirs littéraires qu’il porte avec lui, et ce regard...
"il y a au commencement ou à la fin de ce poème
un goût hautain et lancinant de thym et de sueur
 
Il y a ma paresse qui commence tout et ne finit rien
toutes mes contrées le Mexique et le Coin de ma chambre
je n’en finis pas d’explorer
un passé qui n’en finit pas de croître
et d’enfanter des monstres
..."
 
Je n’ai pas fini de refaire du chemin dans ces textes. Un peu comme si je pouvais enfin serrer des années après cette main qui m’avait été tendue... Et Jean Pierre Charles, tranquillement poursuit :
 
"Il y a
Vous me direz c’est un peu longuet votre histoire
pour dure quoi quelle histoire quel nom
nous exigeons le nom sacré nom de nom
 
(...)
 
ILYA c’est une femme que j’aurais aimée naguère."
 


[1] Les éditions de l’Ormaie ont réédité la totalité de la collection de la revue "Identités"
[2] Jean Pierre Charles, "Poèmes qu’on jette au vent", avec des dessins de Ernest Pignon Ernest, ed de l’Ormaie, Vence.

 

Publication en ligne : 26 mars 2010
Première publication : janvier 2000 / le Patriote

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