BRIBES EN LIGNE
preambule – ut pictura soudain un blanc fauche le ...et poème pour tout à fleur d’eaula danse       longtemp       et tu des conserves ! temps de bitume en fusion sur au seuil de l’atelier il s’appelait antoine simon 11 et voici maintenant quelques       la pie rafale n° 7 un je rêve aux gorges ouverture de l’espace dans les hautes herbes pour raphaël       une antoine simon 6 nu(e), comme son nom j’ai longtemps à la mémoire  référencem je crie la rue mue douleur descendre à pigalle, se faisant dialoguer certains soirs, quand je la force du corps, a ma mère, femme parmi       au soir  si, du nouveau  au mois de mars, 1166 genre des mots mauvais genre  de même que les ce jour là, je pouvais       objectif noble folie de josué, nous lirons deux extraits de carmelo arden quin est une       à au commencement était       st carles li reis en ad prise sa même si     pourquoi tu onze sous les cercles et il fallait aller debout pour maxime godard 1 haute ] heureux l’homme suite du blasphème de est-ce parce que, petit, on 13) polynésie errer est notre lot, madame,       les le 28 novembre, mise en ligne des quatre archanges que mesdames, messieurs, veuillez sables mes paroles vous  il est des objets sur madame, vous débusquez des voiles de longs cheveux que reste-t-il de la pour m.b. quand je me heurte  avec « a la je ne saurais dire avec assez le pendu ma mémoire ne peut me       la normal 0 21 false fal madame a des odeurs sauvages avant propos la peinture est ce qui aide à pénétrer le arbre épanoui au ciel     du faucon si grant dol ai que ne       le     ton plaisir derniers vers sun destre ce va et vient entre       sur         &n bribes dans le nid de       le deuxième apparition pour maguy giraud et quatre si la mer s’est envoi du bulletin de bribes les enseignants : le nécessaire non ço dist li reis : antoine simon 23   la baie des anges le 15 mai, à       aujourd       vaches commençons donc par juste un mot pour annoncer     le cygne sur       pas même merci à la toile de       maquis face aux bronzes de miodrag cet article est paru dans le le texte qui suit est, bien rafale pour mes enfants laure et elle disposait d’une le ciel de ce pays est tout les textes mis en ligne m1       antoine simon 15       sur le toi, mésange à antoine simon 18 dans le pain brisé son ( ce texte a carissimo ulisse, torna a douce est la terre aux yeux coupé en deux quand bel équilibre et sa la brume. nuages moi cocon moi momie fuseau station 5 : comment franchement, pensait le chef, "le renard connaît a grant dulur tendrai puis je n’aime pas les gens sur l’erbe verte si est ils avaient si longtemps, si  la lancinante voici le texte qui ouvre spectacle de josué dit       é rm : d’accord sur deuxième approche de dans l’innocence des josué ne « 8° de       vu les ce qui fait tableau : ce dieu faisait silence, mais montagnes de rm : nous sommes en       (     de rigoles en   se les dessins de martine orsoni   je n’ai jamais un trait gris sur la aucun hasard si se la mort, l’ultime port, ils s’étaient je déambule et suis       à  pour le dernier jour  tu ne renonceras pas. la langue est intarissable ici, les choses les plus       le beaucoup de merveilles     au couchant  martin miguel vient  ce qui importe pour dernier vers aoi       pour antoine simon 25       montagne       jardin le lourd travail des meules À propos de fata en       le les étourneaux ! rien n’est la liberté de l’être pour jean-louis cantin 1.-       enfant toulon, samedi 9 générations tant pis pour eux. sites de mes préparation des corps     les provisions 1 2  rita est trois fois humble. le corps encaisse comme il « tu sais ce que ce 28 février 2002.    regardant       pass&eac douze (se fait terre se tromper le néant f toutes mes       six macles et roulis photo 1 ce jour-là il lui me l’homme est     vers le soir       objectif au labyrinthe des pleursils dernier vers aoi l’éclair me dure,   (à elle ose à peine (vois-tu, sancho, je suis dernier vers aoi "pour tes commençons donc par le  je signerai mon 1254 : naissance de je suis bien dans vertige. une distance et nous n’avons rien les petites fleurs des       apr&egra jamais si entêtanteeurydice les avenues de ce pays deuxième essai antoine simon 19 quand il voit s’ouvrir, les amants se antoine simon 5 thème principal :  dernières mises nice, le 30 juin 2000       (       midi f tous les feux se sont la littérature de sept (forces cachées qui [ ... ] de femme liseuse laure et pétrarque comme un homme dans la rue se prend je suis trois tentatives desesperees sainte marie, dernier vers aoi j’ai parlé tendresses ô mes envols merci au printemps des   l’oeuvre vit son       ma napolì napolì de pareïs li seit la la bouche pure souffrance suite de  les éditions de merci à marc alpozzo très saintes litanies normalement, la rubrique       sur le ajouts à la avez-vous vu c’était une l’une des dernières dernier vers aoi démodocos... Ça a bien un quatrième essai de dernier vers aoi dans l’effilé de pour michèle auer et vous avez je n’ai pas dit que le cliquetis obscène des    nous la terre a souvent tremblé effleurer le ciel du bout des 0- souviens-toi. sa rafale le 26 août 1887, depuis se reprendre. creuser son se placer sous le signe de où l’on revient le galop du poème me  dans le livre, le       nuage       ce qui (de)lecta lucta   et que vous dire des les dernières       dans       au pour ma accorde ton désir à ta seins isabelle boizard 2005 cet article est paru       reine l’impossible       devant ensevelie de silence, de profondes glaouis antoine simon 9     " présentation du des voix percent, racontent la tentation du survol, à dernier vers aoi station 3 encore il parle       au pas le temps passe dans la       et 1257 cleimet sa culpe, si    seule au       au   anatomie du m et       je me marché ou souk ou les parents, l’ultime       retourn& ce n’est pas aux choses   pour théa et ses  dans toutes les rues « la musique, le scribe ne retient equitable un besoin sonnerait dans le pays dont je vous dans ce pays ma mère       banlieue       sur le dernier vers s’il madame chrysalide fileuse pour andré villers 1) d’un côté  pour jean le pour martine bientôt, aucune amarre   pour adèle et antoine simon 30 il y a longtemps, libre de lever la tête antoine simon 13 clers est li jurz et li attention beau       fleur josué avait un rythme dernier vers aoi   je ne comprends plus sixième zacinto dove giacque il mio     surgi dimanche 18 avril 2010 nous le recueil de textes rafale n° 4 on le       " joseph a pour sens "dieu toutes sortes de papiers, sur neuf j’implore en vain  zones gardées de macles et roulis photo 7 pour andrée       & pour angelo       coude et…   dits les cuivres de la symphonie quand c’est le vent qui abstraction voir figuration madame déchirée comme un préliminaire la voudrais je vous « voici   3   

les souvent je ne sais rien de passent .x. portes, antoine simon 12 cinquième citation ne nice, le 18 novembre 2004 tout le problème       sous les gravures qui illustrent s’ouvre la       avant et te voici humanité  “s’ouvre je t’ai admiré, eurydice toujours nue à       le   si vous souhaitez et   riche de mes rêve, cauchemar, la mastication des petit matin frais. je te       force il en est des meurtrières. pour andré le temps passe si vite, mille fardeaux, mille le 10 décembre 2013, je sais, un monde se la parol

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RAPHAËL MONTICELLI

<- Une œuvre ouverte aux regards, aux paroles… |
À l’écoute du vent

A propos de Jean Pierre Charles, ed de l’Ormaie


C’est un peu comme si, soudain, quelqu’un vous révélait enfin tout un pan perdu de votre vie... Quelque chose s’était bien produit, mais quoi, mais quand ? Et qui était alors venu vers vous ? Quelle main avez vous serrée qui vous a soudain tiré vers quelque chose que vous ne connaissiez pas et qui vous a, comme l’on dit, ouvert de nouveaux horizons ? Puis tout s’est enfoncé dans la nuit, et dans une sorte de faux oubli qui met mal à l’aise.

 
J’ai ainsi lu quelques textes de Jean Pierre Charles voici plus de trente ans. Dans la revue "Identités"[1] dont des numéros, déjà vieillis, me parvenaient par d’étonnantes voies. Ses textes m’avaient heurtés, j’avais du reste pris l’un d’entre eux, "on cheval", comme exemple de ce que ne pouvait pas être la poésie. Et j’ai travaillé alors ce texte, et l’écriture de Jean Pierre Charles, à la recherche de ses insuffisances. Et voyez comment sont les choses. Quand j’ai eu fini de travailler là-dessus, je n’ai plus vu que des raisons de m’y intéresser."On cheval", et Jean Pierre Charles étaient devenus un repère particulier dans mes lectures poétiques. Il m’a fait relire -autrement- Le Clézio (celui des années 60 : le Procès Verbal, La fièvre), il m’a certainement conduit à Daniel Biga qui publiait aussi dans "Identités", et à Marcel Alocco qui dirigeait la revue.
 
Et voici que les éditions de l’Ormaie[2] nous donnent tous les textes de Jean Pierre Charles des années 1958 à 1965. J’ai pu ainsi découvrir la totalité d’une démarche dont je ne connaissais qu’une partie. Tout le cheminement. Depuis les textes adolescents, dans leur naïveté sentimentale et leurs lourdes références jusqu’à ceux d’une maturité très tôt affirmée, jouant sur tous les registres de la poésie et de la mise en cause des poncifs de la poésie. J’ai vu ainsi, trente ans après, la poésie de Jean Pierre Charles devenir (être devenue), au fil du temps, une poésie de la désignation du monde et des objets du monde, une poésie de la mise en étrangeté du monde, une poésie de la mise en étrangeté de la désignation et de la langue. L’usage de l’expression "il y a" est bien symptomatique de la démarche poétique de Jean Pierre Charles. Les échos sont nettement ceux de Rimbaud (voyez dans le texte "Enfances" tiré des "llluminations", ce texte qui commence par "Au bois, il y a un oiseau, son chant vous arrête et vous fait rougir" et qui se poursuit par une désignation de ce qu’"il y a" cinq ou six fois répété), comme ils sont ceux de l’Apollinaire des poèmes de guerre. Ainsi le poème liminaire commence ainsi :
 
"il y en a dont les cheveux ondulent naturellement
d’autres qui sont nés poètes
bons ou mauvais qu’importe
et parfois ce sont les mêmes
avec trois allumettes ils vous piquent une étoile
avec trois bouts de laine ils vous filent un amour
ils vous filent des larmes et des mots de velours"
 
tandis que le premier poème, de la période adolescente, note :
"il y a une fougère verte
de la bruyère mauve dans l’air
qui tombent du grand ciel ouvert..."
 
et l’un des tout dernier remache encore cet "il y a", les souvenirs littéraires qu’il porte avec lui, et ce regard...
"il y a au commencement ou à la fin de ce poème
un goût hautain et lancinant de thym et de sueur
 
Il y a ma paresse qui commence tout et ne finit rien
toutes mes contrées le Mexique et le Coin de ma chambre
je n’en finis pas d’explorer
un passé qui n’en finit pas de croître
et d’enfanter des monstres
..."
 
Je n’ai pas fini de refaire du chemin dans ces textes. Un peu comme si je pouvais enfin serrer des années après cette main qui m’avait été tendue... Et Jean Pierre Charles, tranquillement poursuit :
 
"Il y a
Vous me direz c’est un peu longuet votre histoire
pour dure quoi quelle histoire quel nom
nous exigeons le nom sacré nom de nom
 
(...)
 
ILYA c’est une femme que j’aurais aimée naguère."
 


[1] Les éditions de l’Ormaie ont réédité la totalité de la collection de la revue "Identités"
[2] Jean Pierre Charles, "Poèmes qu’on jette au vent", avec des dessins de Ernest Pignon Ernest, ed de l’Ormaie, Vence.

 

Publication en ligne : 26 mars 2010
Première publication : janvier 2000 / le Patriote

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