BRIBES EN LIGNE
la réserve des bribes d’un côté       une toute trace fait sens. que diaphane est le mot (ou cet article est paru dans le pas de pluie pour venir       midi f les marques de la mort sur encore la couleur, mais cette madame, on ne la voit jamais       reine elle disposait d’une       le la brume. nuages marcel alocco a abstraction voir figuration de proche en proche tous le coquillage contre essai de nécrologie,  il y a le       le       les autres litanies du saint nom on a cru à vous deux, c’est joie et en cet anniversaire, ce qui a claude b.   comme    regardant   six formes de la je reviens sur des     pluie du poème pour       six     l’é       les     de rigoles en À la loupe, il observa  “la signification dernier vers que mort       qui       "       voyage le vieux qui la prédication faite  avec « a la villa arson, nice, du 17  un livre écrit a supposer quece monde tienne    7 artistes et 1 rm : d’accord sur l’existence n’est dernier vers aoi carissimo ulisse,torna a ne pas négocier ne quand il voit s’ouvrir, tout en vérifiant   un vendredi dorothée vint au monde souvent je ne sais rien de antoine simon 9 ouverture d’une station 1 : judas il en est des noms comme du ce jour là, je pouvais six de l’espace urbain, reflets et echosla salle temps de pierres huit c’est encore à générations au lecteur voici le premier "l’art est-il des conserves ! macles et roulis photo 7 rm : nous sommes en antoine simon 15 ce qui importe pour dernier vers aoi quatrième essai rares (de)lecta lucta   ki mult est las, il se dort chaises, tables, verres, quai des chargeurs de une errance de l’impossible     m2 &nbs     double aux george(s) (s est la pas même       b&acir l’erbe del camp, ki et il fallait aller debout       &n  epître aux       descen dans l’innocence des bien sûr, il y eut dans le train premier dimanche 18 avril 2010 nous “le pinceau glisse sur     &nbs       nuage       pass&e       nuage       crabe- le galop du poème me    courant c’est la peur qui fait exacerbé d’air  pour le dernier jour un nouvel espace est ouvert pour andré villers 1) in the country ma voix n’est plus que normal 0 21 false fal       grappe       un la bouche pleine de bulles pas sur coussin d’air mais       sur comme c’est madame a des odeurs sauvages     tout autour il existe au moins deux antoine simon 22  dans le livre, le antoine simon 7 dernier vers aoi de pareïs li seit la equitable un besoin sonnerait descendre à pigalle, se le geste de l’ancienne, moi cocon moi momie fuseau     dans la ruela écoute, josué, ce polenta antoine simon 27 le samedi 26 mars, à 15 du fond des cours et des       sur rien n’est       soleil dans l’effilé de heureuse ruine, pensait branches lianes ronces quatre si la mer s’est de la ainsi va le travail de qui dans la caverne primordiale       le l’appel tonitruant du clers fut li jurz e li « h&eacu rita est trois fois humble. la vie est ce bruissement sauvage et fuyant comme l’heure de la (À l’église     sur la pente       dans rien n’est plus ardu antoine simon 23 la gaucherie à vivre, macao grise pourquoi yves klein a-t-il dernier vers aoi pour yves et pierre poher et un temps hors du       un antoine simon 10       fleure dernier vers aoi       les antoine simon 6 (vois-tu, sancho, je suis       dans granz est li calz, si se ne faut-il pas vivre comme ce qui aide à pénétrer le       aux       fleur une fois entré dans la passet li jurz, la noit est deux ce travail vous est bribes en ligne a maintenant il connaît le histoire de signes .       l̵ Éléments -   pour adèle et iloec endreit remeint li os       sur le deuxième apparition de encore une citation“tu le coeur du nos voix …presque vingt ans plus envoi du bulletin de bribes un jour, vous m’avez pour michèle       il       dans carles li reis en ad prise sa pour frédéric     les provisions   un       arauca a ma mère, femme parmi douze (se fait terre se pour m.b. quand je me heurte la cité de la musique       jonath  c’était pierre ciel 1.- les rêves de dernier vers aoi spectacle de josué dit       deux pour jean marie ...et poème pour et encore  dits       avant gardien de phare à vie, au pluies et bruines,   adagio   je deuxième soudain un blanc fauche le à propos “la    au balcon comme un préliminaire la difficile alliage de   le texte suivant a les durand : une       apr&eg issent de mer, venent as "si elle est et la peur, présente les oiseaux s’ouvrent dernier vers aoi mult est vassal carles de       &agrav pour angelo deuxième essai le il semble possible     vers le soir     oued coulant mes pensées restent le soleil n’est pas 1 la confusion des dernier vers aoi la musique est le parfum de   entrons cet univers sans est-ce parce que, petit, on       sur  hier, 17 dans les carnets préparation des f le feu m’a       juin     cet arbre que à propos des grands pour michèle gazier 1 ils avaient si longtemps, si ce paysage que tu contemplais   anatomie du m et  le grand brassage des antoine simon 30 écrirecomme on se     sur la       embarq j’ai parlé       ruelle le travail de bernard marché ou souk ou dernier vers aoi l’éclair me dure, avant dernier vers aoi et  riche de mes je n’hésiterai  au mois de mars, 1166 autre essai d’un     à   le 10 décembre       à ce qui fascine chez il arriva que pour raphaël (ma gorge est une j’ai changé le lancinant ô lancinant madame des forêts de pour alain borer le 26 « e ! malvais onze sous les cercles     du faucon toutes sortes de papiers, sur le corps encaisse comme il le temps passe si vite, torna a sorrento ulisse torna     ton la route de la soie, à pied, station 7 : as-tu vu judas se 7) porte-fenêtre pour  zones gardées de eurydice toujours nue à le franchissement des les dernières       parfoi  tous ces chardonnerets tous ces charlatans qui mise en ligne d’un antoine simon 20       la       "    en li quens oger cuardise décembre 2001. antoine simon 21 autre petite voix seul dans la rue je ris la viallat © le château de dernier vers aoi mult ben i fierent franceis e les textes mis en ligne  au travers de toi je ce 28 février 2002. s’ouvre la toi, mésange à sors de mon territoire. fais 1- c’est dans temps de bitume en fusion sur ils sortent un besoin de couper comme de antoine simon 28 mille fardeaux, mille       allong sous la pression des       &ccedi    de femme liseuse poussées par les vagues pour jacky coville guetteurs pour mireille et philippe pour andré  si, du nouveau       au j’ai ajouté effleurer le ciel du bout des il s’appelait me  “comment j’ai donné, au mois       rampan et il parlait ainsi dans la       sur le macles et roulis photo 1       baie carmelo arden quin est une entr’els nen at ne pui temps où les coeurs i en voyant la masse aux bal kanique c’est exode, 16, 1-5 toute       la les dessins de martine orsoni dentelle : il avait "nice, nouvel éloge de la seins isabelle boizard 2005 dont les secrets… à quoi dernier vers aoi       &       &n ço dist li reis : le 2 juillet je rêve aux gorges       allong références : xavier ce va et vient entre nous viendrons nous masser je serai toujours attentif à elle ose à peine j’ai donc c’est le grand       le       dans je déambule et suis on préparait       sur quand sur vos visages les le glacis de la mort la parol

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RAPHAËL MONTICELLI

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Leonardo Rosa, en prévision de l’expo de Gênes
Artiste(s) : Rosa L.

Leonardo Rosa présentera ses travaux à Gênes, le 16 avril 2010. Il m’a demandé un texte de présentation synthétique des séries qu’il compte exposer. Le voici.

 

Cendres récupérées des incendies ou des foyers passées avec des brosses précaires sur des supports de récupération -bois de cagette, bois flotté, papier d’emballage, vieilles pelures- avec un liant banal : depuis les années 80, le travail de Leonardo Rosa s’est développé en utilisant les matériaux, les outils et les supports du dénuement et de la pauvreté, et en usant de formes simples, qu’on pourrait dire archétypales, et organisé en séries. Ainsi la pauvreté des moyens s’associe à la simplicité des formes pour donner des oeuvres d’une forte charge émotive et symbolique.

Dans le travail de Rosa, la série ignore le programme, la combinatoire et le systéme. Je désigne sous le terme de « série » un ensemble d’oeuvres qui se donnent le même référent, et travaillent sur la même forme pour en explorer les effets de sensibilité.
Parmi les nombreuses séries, j’en retiendrai trois majeures, de trois périodes différentes : les premiers papiers couverts de cendres, la série des kouroï, et les récents alphabets.
 
C’est à la suite des incendies qu’il a connus en Corse que Leonardo Rosa commence ses travaux de cendres. Par petites touches, la pâte de cendre est déposée sur des papiers d’emballage gris récupérés, caresses timides de la surface dont on explore les accidents et la vie antérieure, comme d’une peau aimée ou que l’on apprend à aimer. La forme naît d’abord de ces accidents de surface ou de bords : marques, salissures, déchirures. Souvent, elle surgit du rapprochement entre deux bouts de papier et le lieu de leur union, leur cicatrice, est parfois notée par l’apport d’un papier d’emballage violet... Le lecteur français que je suis, voyant pour la première fois l’une de ces oeuvres au format ouvert, déchirée sur ses bords, retenue en son coeur par le froissement léger du papier d’emballage violet, a immédiatement entendu monter en lui le vers de Rimbaud :
« O, l’omega, rayon violet de ses yeux... »
La série des papiers s’est chargées de formes diverses, archétypales disais-je, au triangle, induit par la superposition des papiers récupérées, s’ajoutent le menhir, la hache, la spirale... Le tjuringa enfin. Je tiens le travail des tjuringas, format et forme à la fois, comme la plus haute expression de cette série des papiers...
Leonardo Rosa tient de sa lecture assidue de Chatwin la référence au tjuringa australien, objet rituel, partition et guide, corps et âme de l’ancêtre, l’autre, dans son antiquité et sa permanence, fait objet ; et moi, le portant, me faisant lui... L’interprétation de Rosa, résolument occidentale et artistique, reprend l’héritage aborigène. Recueillant des bois flottés, il les entoure de papier d’emballage et les recouvre de cendre... objet artistique, partition et guide, corps et âme de l’artiste, cet autre fait objet : celui qui le voit se fait un peu l’autre...
 
Avec la série des Kouroï, ce sont les formes de sculptures découvertes dans les Cyclades qui sont traitées. Colossales, inachevées, abandonnées avant même que le scupteur ait eu le temps de leur imprimer l’énigmatique sourire des statues pré-classiques, elles font l’objet d’un travail de cendre, de papier d’emballage et de papier cristal. Sortes de menhirs couchés, ces kouroï nous donnent la forme d’une double origine, artistique et historique, toujours en suspens, toujours naissante dans son millénaire abandon, forme d’aube deux fois.
 
Les alphabets, signes et poèmes d’herbe, sont la dernière série de cette rapide chronologie de Leonardo Rosa. Cette série naît d’une double découverte. La première, liée au travail des cendres, tient à la forme particulière que prennent les brins d’herbe fraîche quand ils sont soumis au feu : traces infimes où l’artiste a su voir le surgissement d’un alphabet premier, écriture d’avant l’écriture, nature devenant culture. La deuxième s’est faite dans les brocantes où Leonardo Rosa a trouvé des cahiers comptables du XIXème siècle avec leurs feuilles carbone à la calligraphie surannée et aux écritures passées, encre qui redevient trace d’eau, culture qui retrouve la nature... Dans la rencontre entre les pages découpées des livres comptables et les signes d’herbe, une dialectique subtile entre en jeu où l’on ne sait plus si ce sont les brins d’herbe brulée qui font vibrer comme tels les fragments de graphèmes ou si c’est à eux qu’ils doivent leurs allures de signes d’écriture, et, à l’inverse, on se trouble de voir dans une miette de calligraphie, la brûlure du temps et de l’eau, si proche de celle du feu sur l’herbe, et de se demander si c’est l’humble brin d’herbe qui a faît croître en nous le désir et la capacité d’écrire...
 
Dans tous les cas, le travail de Leonardo Rosa s’organise en faisant de la peinture l’espace où se joue, en même temps, la relation à l’origine –une archéologie- à la trace, entre disparition et permanence, à la renaissance, et où vont de pair économie des moyens et écologie du projet.

 

Publication en ligne : 24 mars 2010

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