BRIBES EN LIGNE
le ciel est clair au travers f tous les feux se sont       sur les faisant dialoguer  jésus titrer "claude viallat, abu zayd me déplait. pas j’ai donc il existe au moins deux pour ma     [1] l       ce la rencontre d’une la gaucherie à vivre, pour michèle gazier 1 agnus dei qui tollis peccata bernadette griot vient de pour marcel je suis bien dans une il faut dire les de la pour accéder au pdf, ….omme virginia par la encore une citation “tu  l’écriture dans le pays dont je vous la mort, l’ultime port, ils sortent dorothée vint au monde dernier vers aoi       le               au c’est vrai autre petite voix       ruelle dans le patriote du 16 mars nous avons affaire à de page suivante page       six nos voix nous serons toujours ces la vie est ce bruissement pas de pluie pour venir josué ne vous êtes carcassonne, le 06 a la femme au       enfant       baie « 8° de max charvolen, martin miguel       parfois  pour jean le dernier vers aoi si elle est belle ? je 1 2 en  monde rassemblé       sur le       grappes i.- avaler l’art par l’entreprise dont je me       mé madame est une toute trace fait sens. que dans le monde de cette qu’est-ce qui est en  dernier salut au 1 2  petites proses sur terre a ma mère, femme parmi intendo carthage, fille de     &nbs ce texte m’a été       la tout mon petit univers en tant pis pour eux. deuxième apparition bruno mendonça       mouette trois tentatives desesperees cliquez sur l’icône granz fut li colps, li dux en       nuage  avec « a la       l’ « tu sais ce que je suis je t’enfourche ma carles respunt : 1 2 3 page suivante page ( ce texte a     dans la rue la deuxième apparition de onze sous les cercles une errance de les routes de ce pays sont       quand madame dans l’ombre des       retourn& pour dernier vers aoi       dans la ce poème est tiré du       et tu antoine simon 5 rafale comment entrer dans une ma voix n’est plus que libre de lever la tête les amants se paroles de chaman tu percey priest lake sur les pour qui veut se faire une je n’ai pas dit que le la force du corps,       il today i eat my merci au printemps des derniers dernier vers aoi   traquer       je le texte qui suit est, bien dans ce pays ma mère l’impossible c’est une sorte de autre citation la prédication faite essai de nécrologie, au matin du couleur qui ne masque pas       aujourd pour maxime godard 1 haute       longtemp dimanche 18 avril 2010 nous dernier vers aoi la réserve des bribes printemps breton, printemps dans ma gorge       bruyante         macles et roulis photo 1       crabe-ta Être tout entier la flamme au rayon des surgelés 1 2  en cet anniversaire, ce qui de proche en proche tous tu le sais et je le vois clquez sur après la lecture de       le vent       dans a quelques exceptions près il en est des noms comme du     nous avions       cette jamais je n’aurais il pleut. j’ai vu la de pa(i)smeisuns en est venuz 1 2  toutes ces pages de nos       j’ l’homme est la bouche pleine de bulles viallat © le château de       sous le proche et le lointain deux ce travail vous est 1 2  (josué avait lentement (À l’église       en un avec marc, nous avons rafale n° 5 un       araucari samuel chapitre 16, versets 1       "  improbable visage pendu l’erbe del camp, ki nice, le 18 novembre 2004 bel équilibre et sa antoine simon 27 la lecture de sainte       "j& la mastication des   est-ce que lu le choeur des femmes de       pav&eacu       jonathan sa langue se cabre devant le       &nbs je crie la rue mue douleur leonardo rosa station 4 : judas        reine grant est la plaigne e large avez-vous vu       entre   tout est toujours en des conserves ! jamais si entêtanteeurydice le temps passe dans la pour voir le cahier 18,       la juste un on dit qu’agathe je sais bien ce qu’il  epître aux rossignolet tu la il aurait voulu être je serai toujours attentif à antoine simon 6   introduction, ajouts à la dernier vers aoi cet univers sans       sur le       banlieue quand il voit s’ouvrir, l’heure de la antoine simon 26 vertige. une distance depuis le 20 juillet, bribes il faut laisser venir madame dans un clignement de douce est la terre aux yeux quatrième essai de 1 2  paysage de ta pour philippe démodocos... Ça a bien un antoine simon 13 le galop du poème me cet article est paru r.m. a toi le don des cris edmond, sa grande       m’ lorsqu’on connaît une archipel shopping, la oiseau tranquille au vol      & a claude b.   comme une       voyage station 7 : as-tu vu judas se       la       ma tout à fleur d’eaula danse je t’ai admiré, reflets et echos la salle tandis que dans la grande page suivante ► page traversé le lieu-dit de rien n’est plus ardu       la poussées par les vagues la fraîcheur et la (josué avait « ah ! mon pour michèle nous avancions en bas de       alla il y a longtemps, au programme des actions dernier vers aoi  pour le dernier jour spectacle de josué dit       le la route de la soie, à pied,       au pas la communication est  martin miguel vient janvier 2002 .traverse biboon. plus qu’une saison. je découvre avant toi je suis occupé ces       le outre la poursuite de la mise   anatomie du m et beatrice machet le frères et page précédente page       une rafale n° 7 un       les la deuxième édition du       apr&egra antoine simon 28 attendre. mot terrible. ainsi alfred… mult ben i fierent franceis e il y a tant de saints sur pour m.b. quand je me heurte       rampant lorsque martine orsoni granz est li calz, si se   né le 7 ne pas négocier ne antoine simon 24 deux ajouts ces derniers       ( raphaël deuxième       est-ce     hélas, mes pensées restent constellations et dernier vers aoi les plus terribles buttati ! guarda  moi cocon moi momie fuseau violette cachée ton que d’heures il n’était qu’un {{}} on trouvera la pluies et bruines, comment très saintes litanies si vous entendez le lac première       quinze       cerisier madame, c’est notre a-t-il       sur le le poiseau de parisi mon raphaËl     les fleurs du cet article est paru dans le écrire comme on se c’est extrêmement       embarq  référencem  je signerai mon moisissures mousses lichens sur l’erbe verte si est de prime abord, il 1 2 3 lentement, josué f le feu est venu, ardeur des dans l’innocence des 0- souviens-toi. sa f le feu m’a dernier vers aoi un nouvel espace est ouvert       é on croit souvent que le but 1 2  pour max charvolen 1) immense est le théâtre et c’est ici, me sur la toile de renoir, les si grant dol ai que ne se placer sous le signe de comme c’est d’un bout à quel étonnant     faisant la  dernières mises 1 2  dont les secrets… à quoi macao grise et si au premier jour il la terre a souvent tremblé À peine jetés dans le madame, vous débusquez siglent a fort e nagent e pour le prochain basilic, (la toute une faune timide veille à propos des grands on trouvera la video pour yves et pierre poher et 1 2  1 2  la légende fleurie est pour egidio fiorin des mots « ces deux là  ce qui importe pour eurydice toujours nue à station 1 : judas aucun hasard si se page suivante ► page dans les écroulements josué avait un rythme voudrais je vous       magnolia toujours les lettres : la parol

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RAPHAËL MONTICELLI

Inventions d’Hypatie
Publication en ligne : 18 mars 2010
/ Bibliophilie
Artiste(s) : Fedi Ecrivain(s) : Monticelli R.

Le lent déferlement des vagues de terre a noyé ma terre.

Il n’en reste rien
que ce tremblement de poussière cerné d’or pauvre,
cette pulvérulence de lumière
dont je tente en vain de couvrir mes ongles.
Quand je referme la pince douloureuse de mon pouce, mon medium et mon index,
la lumière s’efface, la poussière
s’évanouit dans un éclat pâle d’eau tiède.
 
*
 
Sous la lune de mai, une chevauchée de lueurs rousses aux salives de mer ;
la plainte inlassable d’une douleur qui peine à vous ouvrir les lèvres :
ce murmure.
 
Dans un silence de lune tu répètes le nom de notre soeur.
On ne saurait séparer les cendres de sa mémoire de la terre d’Egypte, des voix de la Grèce, des sagesses antiques, des croyances mêlées d’Isis, d’Artémis, d’Orphée et de Jésus.
Elle est la soeur de toutes nos soeurs,
la soeur de nos virginités torturées par les milliers de bourreaux yeux crevés, bouches emplies de cris de sang, mains avides qui griffent, lacèrent, dénudent, lapident, dépècent.
 
Elle est la soeur de nos virginités vibrantes qu’un mince piaillement émeut,
et qui se réjouissent de ce simple filet d’air dont le matin défait nos brumes et desserre nos dents,
qui s’étonnent de la proportion gracile de nos ombres sur le sol,
s’éblouissent des arbres porteurs de ciel, buveurs de soleil et balayeurs de lunes.
 
Elle est la soeur de nos virginités tremblantes :
elles ne peuvent plus prier que des dieux muets qui les ont oubliées.
 
*
 
Je répète après toi le nom d’Hypatie.
 
Tu m’as dis : « Ouvre les lèvres. Répète après moi : Hypathia, Hypathia »
Un cri.
Le double appel chargé d’un double sanglot et d’un double soupir,
sous la lune que troublent les voiles d’Isis,
et de nos larmes mêlées de cendre, de terre, de lueurs.
Elles dessinent autour de nous ces mille bras protecteurs qui coulent entre ciel et ciel.
 
« Répète avec moi le nom de la vierge, épanoui dans notre oubli.
Répète. »
Je répète avec toi, ma soeur, et je te vois
tracer, évidents, les signes de l’énigme,
de tes ongles griffant les arbres de la terre,
jusqu’à en faire surgir les reliques des esprits silencieux.
 
Sous la lune d’hiver, la respiration assourdie de la ville :
on la dirait enneigée ;
au loin, le promontoire de Pharos,
continue à scintiller dans l’ombre du temps.
Et sous la ville une autre ville, mère et soeur, vit et bruit.
 
Tu dis : « Alexandria »
et surgit l’image de Bucéphale conquérant,
elle roule vers le nord
jusqu’à la mer qui glisse ses langues aiguës dans ma bouche.
 
Comme incertaine, tu disposes des traces qui semblent composer le mot « Alexandria » ;
les eaux déposent leurs rouleaux d’écume et de violette aux odeurs camphrées parmi les livres, dans Alexandrie la vibrante.
 
Tu dis : « Alexandria ».
Les oiseaux ont laissé des débris étoilés sur la terre durcie de la ville,
parmi les éclats d’os, les débris de dents, les emportements de leurs becs d’encre
et les traces de leurs envols dans l’air retenu au creux des rouleaux des vagues.
 
Tu dis : « Alexandria » et flotte dans le soir d’un été, avec des odeurs de cendres, cette incertitude de paupières lourdes.
 
Tu me dis : « Regarde ce bout égaré du monde, sous mes doigts.
Voici mon champ de fouilles,
mon tumulus, le tombeau avaleur, gardien de vies.
Je sais qu’il porte en lui toutes les énigmes du monde,
et les échos lointains d’Alexandrie la lumineuse.
Et la voix d’Hypatie. »
 
Tu me dis : « Regarde.
Il me suffit de gratter d’un doigt timide, et les échos affleurent dans le désordre flottant des souvenirs inattendus,
cicatrices blanchies de lassitudes
parmi les boues lumineuses
des soleils fluviaux. »
 
Tu me dis : « Regarde ! »
Et je regarde.
 
Là-dessous, des mains se sont tendues et ont cherché tes mains.
Des nuits bordées de fruits ouverts ont guidé les traces laissées par tes ongles.
Des visages aux yeux blancs ont récité ces prières que tu as répétées gravement.
Tu disais : « HYPATHIA HYPATHIA » et sur ce bout de monde, la vierge vêtue de lin, la fille de Théon, a flotté dans tes yeux.
 
Tu me dis : « Regarde ce fragment égaré du monde, ce champ de fouille.
Tu dois entendre les voix qui vibrent en moi quand, précautionneusement, timide et malhabile, j’en dégage les forces enfouies.
Entends-tu les voix d’Alexandrie l’intelligente ?
Entends-tu la voix d’Hypatie ? »
 
*
 
Elle dit : « Géométrie »
Et, autour d’elle, la foule comprend que c’est de la Terre qu’elle parle ;
et que, mesurant la Terre, c’est de l’Univers entier qu’elle veut prendre mesure
à la façon des musiciens.
 
Elle dit : « Euclide » et encore « Pythagore ».
Et rappelle l’énigme du point, de la ligne et de la trace,
et celle de l’amour de l’infini avec les parallèles.
 
« Ce sont nos pères d’Égypte, ajoute-t-elle, qui, les premiers, arpentant le sol boueux des bords du Fleuve,
ont dessiné ces trois carrés sur les trois côtés d’un triangle à angle droit
et ont su superposer sur l’aire de l’un, celles des deux autres
et en montrer la coïncidence. »
 
« Entends-tu la voix d’Hypatie parmi toutes ces traces que le temps a dispersées ? »
 
Sous le ciel de l’Égypte, elle parle du ciel,
et de l’aplomp du soleil,
de l’ombre de nos corps, des lumières rasantes,
des astres errants, des champs d’étoiles.
Quand Hypatie dit « Astronomie », la foule entend bien que les mots qu’elle emploie associent ceux de la géométrie et ceux de la musique.
 
« Entends-tu ces vibrations d’insectes sur les cristaux du ciel ?
Entends-tu le bourdonnement délicat de la danse des sphères ?
Et parmi ces sphères, entends-tu le chant de la plus musicale de toutes,
notre Terre, dont on sait mesurer l’aire et les dimensions en recueillant simplement les variations des ombres portées par le soleil selon leurs lieux ?
 
Entends-tu la voix d’Hypatie ?
Cette musique mêlée aux rouleaux des vagues et des mots
chargés de débris,
qu’accompagne l’aulos qui nous donne
dans le même souffle
deux mélodies à la fois.
 
Hypatie est musique, et elle nous fait entendre le mètre et le temps à la fois,
et le corps et le souffle...
Entends-tu comment vibre la voix d’Hypatie au fond de ma gorge ? »
 
Elle dit : « Il reconnaît qu’il n’est pas sage, et qu’il ne cherche pas à l’être, celui qui se dit poussé par l’amour seul de la sagesse.
Seul peut-être sage celui qui entend vivre en suivant les lois silencieuses de la sagesse de l’Amour ».
 
Et tu me dis :
« J’ai abordé ce bout de monde avec le respect qui est dû à tout espace sacré.
Ce qu’il recouvre est sacré.
Sacré ce qui lentement en émerge, lentement s’y dévoile,
y apparaît, et, lentement, en nous, fait écho et prend corps.
Sacré, ce corps à jamais disparu, qui, lentement, en toi, prend forme,
silhouette brumeuse enveloppée de sel, de nacre et de cendre,
et de ces reflets dorés qui durent aux feux éteints et au sang séché. »
 
*
 
Je t’entends et je vois, ma soeur, ma bienveillante,
tes gestes précautionneux organisent un rituel unique et hésitant,
incertaine de ce que tu perçois de ce monde, et des autres,
cherchant l’appui de ta chair et de ta voix,
tu ne te reconnais que dans ces espaces qui s’inventent dans le dedans et le dehors de toi,
seulement assurée du nombre et de la trace...
 
Tu me dis :
« Quels dieux amers jettent sur nous un regard distant et distrait
tandis que nous nous efforçons de donner aux paradis
la forme apaisée d’un champ de givre après la pluie ? »
 
Et tu me dis enfin :
« On dit qu’elle était belle. Vraiment. Je n’ai pas cherché cette forme ».
 
Il en va de la beauté d’Hypatie comme des livres disparus.
 
Laisse-moi devant ces tombeaux tremblants de traces, ourlés, mal suturés.
La forme qu’ils cachent, et protègent, murmure, dans une langue inconnue,
un chant pour l’enfant-temps à venir,
et mi-closes sont ses lèvres belles. 
 

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