BRIBES EN LIGNE
      bonheu  hors du corps pas (josué avait deuxième approche de tendresses ô mes envols  “ne pas avant dernier vers aoi vous avez chaque jour est un appel, une nouvelles mises en je rêve aux gorges       juin pour raphaël able comme capable de donner le vieux qui bien sûr, il y eut nos voix « pouvez-vous merle noir  pour vos estes proz e vostre "moi, esclave" a le ciel de ce pays est tout ecrire les couleurs du monde       jonath       aujour seul dans la rue je ris la il en est des noms comme du   né le 7 antoine simon 31 et il parlait ainsi dans la pour daniel farioli poussant       les "la musique, c’est le       cerisi tes chaussures au bas de un homme dans la rue se prend  un livre écrit a ma mère, femme parmi pour au seuil de l’atelier       sur si j’avais de son       journ&   pour adèle et onze sous les cercles après la lecture de    courant       bonhe carissimo ulisse,torna a dernier vers aoi       " vous n’avez     &nbs "je me tais. pour taire. quel ennui, mortel pour il y a des objets qui ont la et encore  dits josué avait un rythme       je   nous sommes la liberté de l’être j’ai donné, au mois tandis que dans la grande cet article est paru    tu sais  la lancinante folie de josuétout est       ce       la ils sortent livre grand format en trois  “ce travail qui antoine simon 12 la terre a souvent tremblé dernier vers aoi ….omme virginia par la elle disposait d’une       vu temps de pierres dans la       baie c’est un peu comme si,       l̵ rêves de josué, toutefois je m’estimais station 3 encore il parle (de)lecta lucta         en de soie les draps, de soie les installations souvent,       s̵       magnol antoine simon 29 pour michèle gazier 1) exode, 16, 1-5 toute  zones gardées de station 1 : judas madame déchirée       o f les rêves de     oued coulant ce n’est pas aux choses       reine  “s’ouvre et que vous dire des pour mireille et philippe la légende fleurie est pour philippe ils avaient si longtemps, si       pav&ea    de femme liseuse passet li jurz, si turnet a le numéro exceptionnel de Éléments - bribes en ligne a quatrième essai de mise en ligne du texte "les les dessins de martine orsoni patrick joquel vient de       dans  au travers de toi je le scribe ne retient eurydice toujours nue à       la l’homme est antoine simon 16 début de la mise en ligne de macao grise les étourneaux !  l’écriture       un dernier vers aoi       entre       qui c’est la peur qui fait  si, du nouveau le 28 novembre, mise en ligne     extraire Être tout entier la flamme raphaËl l’appel tonitruant du les routes de ce pays sont j’oublie souvent et les lettres ou les chiffres antoine simon 10 je crie la rue mue douleur certains prétendent mon travail est une madame est la reine des       et tu       je dans le monde de cette   anatomie du m et préparation des v.- les amicales aventures du vous dites : "un       au “dans le dessin un soir à paris au       grappe l’art c’est la tous feux éteints. des voudrais je vous cinquième essai tout une errance de fontelucco, 6 juillet 2000 on dit qu’agathe pas de pluie pour venir f le feu s’est  “... parler une journée de  il est des objets sur sculpter l’air : l’ami michel coupé le sonà       sur de la les avenues de ce pays difficile alliage de   jn 2,1-12 : deuxième attendre. mot terrible. (elle entretenait       &n siglent a fort e nagent e à sylvie on a cru à       apr&eg tout est possible pour qui à propos “la beaucoup de merveilles pour qui veut se faire une dernier vers aoi tout le problème légendes de michel toujours les lettres :       enfant dans l’effilé de sous l’occupation       quinze cette machine entre mes  jésus  pour de antoine simon 24 dernier vers s’il qu’est-ce qui est en       fourr& heureuse ruine, pensait suite du blasphème de un jour, vous m’avez de tantes herbes el pre la bouche pure souffrance   au milieu de l’illusion d’une ouverture de l’espace « e ! malvais     cet arbre que l’instant criblé antoine simon 20 paien sunt morz, alquant nous savons tous, ici, que libre de lever la tête de sorte que bientôt six de l’espace urbain,       je       object le poiseau de f le feu m’a       pour toute une faune timide veille antoine simon 5 le désir de faire avec       le il tente de déchiffrer, générations raphaël       coude je me souviens de a propos de quatre oeuvres de derniers dernier vers aoi       montag n’ayant pas  dernières mises et te voici humanité       fleure les amants se 1 au retour au moment antoine simon 32 a la libération, les il semble possible "si elle est       sabots nous serons toujours ces le temps passe si vite,       fourmi      & s’ouvre la le 19 novembre 2013, à la l’art n’existe c’est ici, me granz est li calz, si se       é et combien avez-vous vu attendre. mot terrible. f les feux m’ont       quand       le       embarq 1257 cleimet sa culpe, si premier vers aoi dernier madame aux rumeurs la danse de pour michèle gazier 1       sur     nous napolì napolì la lecture de sainte je suis bien dans avec marc, nous avons  epître aux dans le pays dont je vous dernier vers aoi et…  dits de  la toile couvre les même si   la production deuxième suite pour max charvolen 1) un nouvel espace est ouvert       six       nuage       j̵ passent .x. portes,   l’oeuvre vit son       &agrav pour marcel si grant dol ai que ne       sur que d’heures  monde rassemblé quelque chose les petites fleurs des       sur vi.- les amicales aventures pour robert c’est parfois un pays la tentation du survol, à il n’est pire enfer que traquer madame des forêts de béatrice machet vient de       au i mes doigts se sont ouverts       ruelle antoine simon 14 le geste de l’ancienne, entr’els nen at ne pui alocco en patchworck © pour lee     à       que       fourr& encore une citation“tu passet li jurz, la noit est dessiner les choses banales À perte de vue, la houle des       le autre petite voix dernier vers doel i avrat,   en grec, morías inoubliables, les   six formes de la bruno mendonça     surgi     du faucon ce paysage que tu contemplais i en voyant la masse aux la chaude caresse de       le très saintes litanies jusqu’à il y a dernier vers aoi   aucun hasard si se le soleil n’est pas toutes ces pages de nos ma voix n’est plus que sur la toile de renoir, les     chant de     sur la     sur la pente mise en ligne d’un (la numérotation des       dans equitable un besoin sonnerait lorsque martine orsoni poème pour (À l’église pour ma       soleil       gentil       au les cuivres de la symphonie voici des œuvres qui, le al matin, quant primes pert on croit souvent que le but   est-ce que       ...mai violette cachéeton       sur       grimpa glaciation entre       voyage là, c’est le sable et   marcel derniers vers sun destre       le   (dans le c’est une sorte de il était question non       dans les enseignants :       au toute trace fait sens. que       &n marie-hélène "pour tes  tu vois im font chier f toutes mes dernier vers aoi       neige un verre de vin pour tacher       dans vue à la villa tamaris   la baie des anges li quens oger cuardise au lecteur voici le premier la parol

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RAPHAËL MONTICELLI

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Il Verri, un numéro sur la poésie contemporaine
Ecrivain(s) : Monticelli R.

 

Pour le prochain Performart, j’ai donné un article concernant une revue italienne... Le voici...

Les deux numéros 39 et 40 parus en février et juin 2009 de la revue italienne « Il Verri » qui nous occupent ici ont pour titre « Poesia ». Rien qu’à l’illustration de couverture, chaque fois différente, et à la lecture des noms des fondateurs, de ceux du comité de rédaction, la revue « Il verri » doit retenir l’attention...

La couverture du numéro 40 reproduit une oeuvre de William Xerra, écriture manuscrite sur une page mêlant texte et photo. Celle du 39, un travail de Caterina Morelli, caviardage d’une page de Italo Calvino, m’a remis en mémoire les travaux de caviardage de Michel Vachey, ou les écritures de Gérard Duchêne... Histoire de dire que si nous sommes en terres étrangères, nous entrons dans des territoires familiers...
La revue a été fondée en 1956 par le critique littéraire et essayiste, Luciano Anceschi, qui lui a donné le nom du café de Milan où se réunissaient les jeunes poètes, critiques et intellectuels avec lesquels il travaillait. Il l’a voulue dès l’origine ouverte à la fois à l’actualité littéraire, aux approches critiques nouvelles qui se développent alors en Europe autour de la phénoménologie, la psychanalyse et le structuralisme, et au travail expérimental sur la langue et les textes. 
Parmi les collaborateurs historiques de la revue, certains figurent encore au comité de rédaction, et leurs noms et leurs oeuvres sont largement connus en France, comme Umberto Eco, Edoardo Sanguinetti ou Paolo Fabbri. Nous sommes dans la suite de la « neo-avanguardia » et du « gruppo 63 » ; ces territoires-là nous sont plus que familiers : ils nous sont... consubstantiels.
L’actuelle responsable de la revue, Milli Graffi, engagée dans la recherche littéraire et poétique depuis les années 70 (elle faisait alors partie du groupe « Poesia totale », participait à la revue Tam Tam et travaillait sur la poésie sonore) lui donne volonté de recherche et d’expérimentation, rigueur et ouverture.
Pour les deux numéros consacrés à la poésie, la revue a sollicité le point de vue d’une cinquantaine de contributeurs qui alternent approches critiques et historiques, interviews, débats, réflexions, essais, parcours de vies et de recherche, textes poétiques. On voit qu’il ne saurait être question d’en faire une relation exacte. Du moins peut-on en définir quelques contours, en retenir quelques pistes... Du reste, la préface de Milli Graffi, une page dense et claire, précise le projet et ses enjeux, met en lumière la situation contrastée de la poésie en Italie aujourd’hui et les lignes de force du dossier. Pour ma part j’ai reçu ces deux numéros comme un tissage éblouissant des problématiques et des parcours qui permet de se faire une idée des point d’ancrage, des recherches et des questionnements de la poésie aujourd’hui –et pas seulement en Italie...
Ancrage dans l’histoire littéraire et artistique depuis l’antiquité (l’article de Nanni Cagnone sur la traduction de l’Agamemnon d’Eschyle est étincelant) jusqu’aux expérimentations des futuristes. Sur le futurisme, par exemple, deux articles, dans le deuxième numéro, éclairent le mouvement, les conditions de son émergence, son intérêt, son rayonnement dans le monde et ses effets sur les pratiques de la littérature, de la poésie et de l’art en Italie : l’article de Paolo Fabbri qui ouvre le numéro explicite l’importance des « mots en liberté » dans la mise en place de la « modernité » ; celui de Francesco Muzzoli qui, s’interrogeant sur le parcours de Adriano Spatola, pose le problème du statut de l’avant-garde et, plus largement, de la poésie... « la poésie participe à la lutte contre l’enfermement dans la sphère privée (et dans la propriété privée) –conclut-il- et c’est ce dont nous avons besoin aujourd’hui ».
L’ancrage dans l’histoire littéraire ne pouvait évidemment pas faire l’économie d’une plongée dans la littérature italienne : un entretien entre Andrea Zanzotto et Niva Lorenzini redit l’importance de Dante pour les écrivains italiens d’aujourd’hui (pour tous les italiens ou italianophones d’hier et d’aujourd’hui). et nombreux sont les poètes référents convoqués dans les entretiens et les réflexions.
Ancrage dans la littérature mondiale  : la poésie italienne contemporaine croise les littératures du monde, française, comme tout naturellement citée, anglo-saxone, avec des incursions particulièrement pertinentes dans la littérature des Etats Unis ; ancrage dans le théâtre qui permet, par exemple, à Edoardo Sanguinetti de dire la dette contractée envers Shakespeare ; ancrage dans la tradition de l’avant-garde italienne, dont dans le premier numéro on revit l’aventure et mesure la présence dans l’entretien entre Milli Graffi, Giulia Nicolai et Giovanni Anceschi... et cette permanence des questionnements d’avant-garde est bien roboratif !... Ancrage dans l’exploration et l’expérimentation que développe, par exemple, l’article de Biaggio Cepolaro
Ancrage enfin dans une réflexion jamais interrompue, va et vient constant entre pratique de la lecture, de l’écriture et de la critique.... Nous devrions tous lire les notes de Nanni Cagnone qui figurent dans le premier numéro... Cette sorte de dialogue du poète avec lui-même à travers le temps est d’une densité rare : « poésie : cet intervalle entre nous et les choses, cet objet perdu dans la maison du désir, ce sentiment interrompu qui fait que l’on voit sans voir aucun objet, que l’on dit sans dire ça, que l’on parle sans protection, que l’on écrit ce que l’on ne peut penser », écrivait-il en 1976, et, en 2004 : « Epicure dit que l’on doit « compter sur tout ce qui est présent », tandis que Lucrèce défend l’idée que les muses disent « le visible et l’invisible »... La « présence » est donc plus ambiguë que prévu. Si le travail des hommes consiste toujours à montrer des figures, un poète, en enrichissant la langue, étend le visible ».
Je m’en veux de faire, finalement, cette place particulière à Cagnone, alors que toute la livraison fourmille ainsi de réflexions, d’éclats, de problèmes, de propositions et d’idées... C’est le texte de Laura Pugno qui, dialoguant avec Héraclite ou Walter Benjamin, creuse son questionnement sur poésie et récit... ou encore la réflexion de Dome Bulfaro qui, sous le titre « l’or en bouche » pose le problème des nouvelles formes de poésie induites par l’oralisation, comme un dépassement de la lecture des textes écrits, faits pour être lus silencieusement... L’émergence d’une « Orature », face à la « Littérature »... Laissons-là ! Impossible de dire toute la richesse de ces deux numéros : on m’annonçait un état de la poésie italienne contemporaine et je me suis retrouvé face à une réflexion collective, multiple, et pourtant profondément structurée, comme par hasard et qui nous intéresse tous.
Dans sa préface Milli Graffi dit sa « surprise » devant la variété des interventions... C’est un des bonheurs, une des jubilations, de ces deux numéros... Et, en effet, elle emporte tout le reste...
Publication en ligne : 17 mars 2010
/ article dans revue

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