BRIBES EN LIGNE
dernier vers aoi onze sous les cercles chaises, tables, verres, clers fut li jurz e li Éléments - f tous les feux se sont je ne saurais dire avec assez j’ai perdu mon ( ce texte a des quatre archanges que nos voix nous serons toujours ces       ton eurydice toujours nue à rêve, cauchemar,       au fin première premier vers aoi dernier il ne sait rien qui ne va rare moment de bonheur, pour m.b. quand je me heurte "le renard connaît     extraire toujours les lettres : chants à tu mon recueil mi viene in mentemi immense est le théâtre et buttati ! guarda  essai de nécrologie, pour martin pas facile d’ajuster le suite de       sur le et c’était dans macles et roulis photo 7       sabots ce paysage que tu contemplais dans l’effilé de 0- souviens-toi. sa le lent tricotage du paysage dernier vers aoi o tendresses ô mes les gravures qui illustrent       araucari il existe deux saints portant ce qui aide à pénétrer le dans ce pays ma mère       coude la brume. nuages j’oublie souvent et comment entrer dans une l’ami michel       m’ tes chaussures au bas de       avant diaphane est le antoine simon 30 dernier vers aoi station 3 encore il parle il était question non références : xavier ainsi fut pétrarque dans me troisième essai l’impossible 1) notre-dame au mur violet     surgi "nice, nouvel éloge de la toutefois je m’estimais le soleil n’est pas ço dist li reis : le travail de bernard l’existence n’est je suis autre citation à la mémoire le 23 février 1988, il pas de pluie pour venir a claude b.   comme une in the country et que dire de la grâce sur la toile de renoir, les …presque vingt ans plus le ciel est clair au travers certains soirs, quand je f le feu s’est pour michèle gazier 1       je me je ne sais pas si après la lecture de   je ne comprends plus  pour de l’homme est glaciation entre et la peur, présente toulon, samedi 9 f qu’il vienne, le feu  l’écriture f le feu est venu, ardeur des la liberté s’imprime à       soleil granz est li calz, si se « ah ! mon       voyage   nous sommes générations       &       nuage le lent déferlement       vu les je serai toujours attentif à       journ&ea       à     vers le soir quai des chargeurs de  de même que les reflets et echos la salle       apr&egra tu le sais et je le vois si, il y a longtemps, les et si au premier jour il raphaël se placer sous le signe de agnus dei qui tollis peccata    seule au antoine simon 26 c’est ici, me et…   dits dans les horizons de boue, de autre petite voix voici l’une de nos plus « pouvez-vous   ciel !!!! ne faut-il pas vivre comme ecrire sur       l’ archipel shopping, la dans les carnets       aujourd     chambre pour helmut     un mois sans les routes de ce pays sont les lettres ou les chiffres début de la mise en ligne de branches lianes ronces quatrième essai de dès l’origine de son       je me depuis le 20 juillet, bribes quelques autres leonardo rosa deuxième rupture : le un homme dans la rue se prend je rêve aux gorges       banlieue saluer d’abord les plus pour daniel farioli poussant (josué avait lentement seins isabelle boizard 2005 deux ce travail vous est non, björg, s’il madame chrysalide fileuse       pass&eac quand c’est le vent qui lentement, josué       vu les temps où les coeurs il s’appelait ce texte m’a été madame dans l’ombre des       soleil rien n’est plus ardu vos estes proz e vostre je suis celle qui trompe pour andré d’un côté je t’ai admiré, les enseignants : (en regardant un dessin de le géographe sait tout la fonction, baous et rious je suis mieux valait découper  référencem moi cocon moi momie fuseau macles et roulis photo 1 juste un   que signifie monde imaginal, le coquillage contre l’art n’existe   adagio   je       dans histoire de signes . onzième dernier vers aoi petites proses sur terre je meurs de soif       au pour alain borer le 26 1.- les rêves de preambule – ut pictura neuf j’implore en vain avec marc, nous avons « h&eacut la fraîcheur et la avant dernier vers aoi clers est li jurz et li il y a des objets qui ont la au seuil de l’atelier       longtemp antoine simon 7 toute trace fait sens. que dernier vers s’il       et tu vi.- les amicales aventures vertige. une distance c’est parfois un pays     une abeille de tendresses ô mes envols       objectif       longtem carmelo arden quin est une sa langue se cabre devant le couleur qui ne masque pas bruno mendonça       dans la pour robert elle réalise des pour marcel temps de bitume en fusion sur laure et pétrarque comme dernier vers aoi sixième quel étonnant       il mesdames, messieurs, veuillez  “... parler une       bâ antoine simon 5 le galop du poème me nous avons affaire à de maintenant il connaît le morz est rollant, deus en ad c’est la chair pourtant les premières grande lune pourpre dont les   au milieu de   3   

les dans le respect du cahier des iloec endreit remeint li os comme c’est    si tout au long       à à propos des grands on a cru à des voix percent, racontent bal kanique c’est aux barrières des octrois       je fais il arriva que max charvolen, martin miguel diaphane est le mot (ou la gaucherie à vivre, la vie est dans la vie. se sept (forces cachées qui google15f25081e0346654.html halt sunt li pui e mult halt dans le pays dont je vous dernier vers aoi rm : nous sommes en un titre : il infuse sa c’est une sorte de dernier vers aoi nu(e), comme son nom pour lee r.m. a toi le don des cris  au mois de mars, 1166       les       objectif les plus terribles approche d’une sainte marie, thème principal :   six formes de la voici le texte qui ouvre madame porte à le bulletin de  tous ces chardonnerets reprise du site avec la i.- avaler l’art par       (       sur le ...et poème pour pour frédéric troisième essai et etudiant à       quinze traquer des voiles de longs cheveux et que vous dire des sans être grand est-ce parce que, petit, on <img852|left> forest bien sûr, il y eut avant même de commencer, une il faut dire les cinquième essai tout cher bernard macles et roulis photo 3 À la loupe, il observa dernier vers aoi madame aux rumeurs pour julius baltazar 1 le la musique est le parfum de on dit qu’agathe le poiseau de parisi mon       baie paien sunt morz, alquant le corps encaisse comme il j’ai parlé       le lancinant ô lancinant       st il pleut. j’ai vu la voudrais je vous antoine simon 14 décembre 2001. il ne reste plus que le il n’était qu’un tout en travaillant sur les la tentation du survol, à les plus vieilles tous feux éteints. des le pendu a propos de quatre oeuvres de jamais je n’aurais je t’enlace gargouille sables mes paroles vous j’ai en réserve il y a longtemps, ici, les choses les plus dernier vers aoi rm : d’accord sur le tissu d’acier ce monde est semé carissimo ulisse, torna a l’impression la plus quatre si la mer s’est     " pour maguy giraud et au commencement était À max charvolen et pour philippe les textes mis en ligne paroles de chaman tu       ce       le long et si tu dois apprendre à qu’est-ce qui est en     le dans ce périlleux       en deux       l’       gentil       sur le ki mult est las, il se dort  tu vois im font chier le 19 novembre 2013, à la       vaches chairs à vif paumes       dans le       montagne on croit souvent que le but genre des mots mauvais genre rafale n° 5 un je suis occupé ces de mes deux mains le samedi 26 mars, à 15 abu zayd me déplait. pas il avait accepté       retourn& et je vois dans vos il y a tant de saints sur       un l’heure de la guetter cette chose pour yves et pierre poher et dernier vers aoi la parol

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HENRI DESOUBEAUX

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Boomerang A
© Henri Desoubeaux
Ecrivain(s) : Desoubeaux

Livre grand format en trois encres : rouge, noire et bleue, Boomerang, troisième volume du Génie du lieu, publié en 1978 chez Gallimard, contient sept textes comme l’indique la table des matières :
 
- "Jungle",
- "La fête en mon absence",
- "Courrier des Antipodes",
- "Nouvelles Indes galantes",
- "Bicentenaire kit",
- "Carnaval transatlantique" et
- "Archipel shopping".
 
Table des matières qui fait apparaître une double numérotation montrant que ces textes s’emboîtent les uns dans les autres (à l’exception toutefois du dernier qui se prolonge au-delà de l’avant-dernier). Ainsi « Jungle » englobe « La fête en mon absence » qui englobe à son tour « Courrier des Antipodes » qui englobe etc. Ce qui pourrait se schématiser ainsi :
 
1 2 3 4 5 6 7 6 7 5 4 3 2 1.
 
Mais l’introduction des trois couleurs vient brouiller, semble-t-il, ce premier schéma général.
 
 En effet, si chaque région possède sa ou ses couleurs propres (noir pour « Jungle », noir et rouge pour « La fête en mon absence », rouge pour « Courrier des Antipodes », rouge et bleu pour « Nouvelles Indes galantes », bleu pour « Bicentenaire kit », rouge, bleu et noir pour « Carnaval transatlantique » et noir et bleu enfin pour « Archipel shopping »), leur répartition paraît obéir à d’autres nécessités. En réalité lorsqu’on examine la répartition des couleurs dans l’ensemble du livre, on s’aperçoit qu’elle aussi se déploie autour d’un centre, ou si l’on préfère d’un pivot central.
 
De fait, ce sont vingt-neuf blocs de couleur qui recouvrent ces 456 pages de texte (depuis la page 5 jusqu’à la page 460) ou 464 pages si l’on compte la totalité de ces dernières. Autrement dit, autour d’un pivot central (pp.225-240) en bleu de 16 pages (qui s’étalent sur une partie de « Carnaval transatlantique » et d’« Archipel shopping »), nous voyons quatorze blocs de couleur se développer de chaque côté. De ces blocs, outre le bloc ou cahier central, huit sont en noir, douze en rouge et huit autres en bleu. Chaque bloc comprenant le même nombre de pages, soit seize (exception faite pour le premier et le dernier qui n’en comptent que douze seulement si l’on ne tient compte que des pages numérotées), l’ensemble de ces différents blocs est distribué symétriquement par rapport au pivot central. Ce qui pourrait se schématiser ainsi :
 
 
N
R
B
R
N
R
B
N
B
R
B
R
N
R
B
R
N
R
B
R
B
N
B
R
N
R
B
R
N
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
 
14
13
12
11
10
9
8
7
6
5
4
3
2
1
 
 
On voit donc l’extrême souci d’équilibre recherché à travers ces deux grands schémas organisateurs de l’œuvre : la structure en emboîtement et la répartition des couleurs sur l’ensemble des vingt-neuf cahiers que contient ce livre.
 
 Pourtant ce texte est d’un tel foisonnement qu’on ne peut que s’y égarer rapidement comme si l’auteur ne tenait rien tant précisément qu’à ce qu’on s’y égarât.
 
 Je voudrais donner ici une idée approximative de cette complexité et des surprises qu’elle nous ménage et en même temps permettre au lecteur de s’orienter un peu mieux dans ce labyrinthe.
 
 
Les couleurs
 
 
 Si l’on feuillette l’ensemble des pages qui composent ce livre on s’aperçoit que des trois couleurs, c’est le rouge qui domine. En effet 192 pages sont imprimées en rouge (soit douze cahiers), contre seulement 144 en bleu (soit neuf cahiers) et 120 (ou 128, soit huit cahiers) en noir.
 Par ailleurs trois groupes se distinguent parmi les régions dont il est question dans ce troisième Génie du lieu : trois régions n’affichent qu’un couleur (« Jungle » en noir, « Courrier des Antipodes » en rouge et « Bicentenaire kit » en bleu. Trois autres sont bicolores (« La fête en mon absence » en noir et rouge, « Nouvelles Indes galantes » en rouge et bleu et « Archipel shopping » en noir et bleu). Et une seule possède les trois couleurs : « Carnaval transatlantique » qui joue par ailleurs sur deux lieux, deux villes : Nice dans l’hémisphère nord et Rio de Janeiro dans l’hémisphère sud.
 
 Le rouge tout d’abord se rapporte donc prioritairement à la région « Courrier des Antipodes » qui est en réalité la plus longue, de loin, des sept parties de l’ouvrage avec ses 144 pages, c’est-à-dire l’équivalent de neuf cahiers et de toute la partie en bleu. Autrement dit la place de cette région qu’on identifie tout de suite comme se rapportant à l’Australie prend une particulière importance. Importance faut-il le préciser que le titre de l’œuvre ne fait que renforcer (ainsi que la dédicace du livre : « Aux aborigènes en transit »). Grâce à sa couleur elle contamine un peu toutes les autres, ou tout au moins une bonne partie des autres. Il est remarquable du reste que ce soit cette couleur d’encre, inhabituelle s’il en est pour une œuvre littéraire, qui joue ce rôle d’attraction si l’on peut dire. On est aux antipodes en effet d’un usage très fortement établi dans l’imprimerie du livre. On peut parler aussi d’un usage carnavalesque de cet aspect de l’écriture si l’on considère la période du carnaval dans les sociétés où elle existe comme une période d’inversion des valeurs établies. D’où le thème du « Carnaval transatlantique », région qui précisément ici mélange l’ensemble de ces trois couleurs et nous renvoie par conséquent à cette idée de fête, laquelle est d’ailleurs développée également dans « La fête en mon absence », voire dans les autres régions évoquées.
 
 L’Australie donc comme centre d’attraction de ce livre, comme pôle magnétique si l’on veut.
 
 A l’inverse, les pages imprimées en noir, qui sont les moins nombreuses, se rapportent prioritairement à « Jungle », région uniquement en noir et qui est la région de loin la plus courte puisqu’elle n’occupe que 16 pages (l’équivalent d’un seul cahier) alors que l’impression en encre noire est bien sûr la plus courante dans la librairie. C’est un autre continent qui est ici évoqué, le continent africain avec sa réserve de sauvagerie où il n’est question que des animaux, à savoir, dans l’ordre d’apparition au début de ce livre : le lion, l’éléphant, le butor, le loup et l’ours, soit quatre mammifères et un oiseau. Oiseau qui est comme la signature de l’auteur[i]. Ces quatre mammifères se référant, nous explique-t-il dans Curriculum vitae, à la vision d’Ezéchiel dans l’Ancien Testament, mais dont le texte consiste uniquement en citations de Buffon, la vision divine se faisant par là même regard naturaliste. Et peut-être est-ce là une des grandes inventions de Boomerang qui joue sur de continuels renversements de perspective, qu’il s’agisse des couleurs ou des registres dans lesquels tel ou tel texte est pris, ou qu’il s’agisse de tel autre point de vue comme nous le verrons.
 Cette première partie de Boomerang est donc composée uniquement de citations de Buffon. Mais ces quarante citations (huit par animal retenu) sont rangées dans un certain ordre. Ordre qui met en exergue la place particulière qu’occupe le seul oiseau du groupe puisque sa place ne varie pas tout au long de ces pages. Elle est toujours la troisième, c’est-à-dire au centre de chacun des huit groupes ou plages alors que la place des quatre mammifères varie systématiquement dans cette espèce de mosaïque emblématique de la question spatiale dans ce livre.
 C’est que le butor prend la place de la figure divine dans la vision d’Ezéchiel où elle est placée au-dessus des autres, mais c’est ici – nouveau renversement - une figure dérisoire, une sorte d’anti-divinité, de totem propre à l’auteur lui-même qui s’amuse des consonances de son nom après en avoir beaucoup souffert comme il l’a dit lui-même à maintes reprises. Le salut pour Butor, serait-on tenté de dire, vient alors non plus d’en haut mais d’en bas, non plus du Ciel mais de cette Terre (« Nous ne voulons point de salut que celui de vivre en ce monde », lit-on page 272). Une Terre qu’il s’agit d’explorer le plus largement possible au fur et à mesure de la sortie des divers volumes de la série du Génie du lieu comme on le voit ici avec le troisième qui introduit justement l’hémisphère sud.
 
 Quant à la couleur bleue, moyen terme entre les deux précédentes, elle est liée surtout aux Etats-Unis avec « Bicentenaire kit » qui occupe 80 pages, soit l’équivalent de cinq cahiers. Partie qui provient de cette œuvre, en collaboration avec Jacques Monory, qui affecte la forme d’une boîte en altuglass bleu contenant 50 objets pour célébrer le bicentenaire de la Déclaration d’indépendance, publiée deux ans plut tôt, en 1976, au Club du livre.
 


[i] Voir à ce sujet tout le début du Retour du Boomerang, PUF, 1988. Livre qui donne du reste de précieux renseignements sur l’ensemble de ce Génie du lieu 3. Nous y renvoyons le lecteur désireux d’aller plus loin.
 
Publication en ligne : 22 novembre 2009

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