BRIBES EN LIGNE
  tout est toujours en j’ai donc   est-ce que l’éclair me dure,       le “le pinceau glisse sur la force du corps, dix l’espace ouvert au rossignolet tu la le franchissement des aucun hasard si se six de l’espace urbain,     cet arbre que       au macles et roulis photo 3  au travers de toi je j’ai donné, au mois       un la danse de des conserves ! poème pour l’impossible  on peut passer une vie       qui bientôt, aucune amarre le 15 mai, à ce "si elle est antoine simon 10 sixième le 2 juillet toi, mésange à    de femme liseuse le lent déferlement histoire de signes .    regardant       ...mai  ce qui importe pour le geste de l’ancienne, la pureté de la survie. nul et ces attendre. mot terrible. 1) la plupart de ces   d’un coté,       l̵ et que dire de la grâce vue à la villa tamaris constellations et     de rigoles en quai des chargeurs de       je me il semble possible  dernières mises s’ouvre la quatrième essai de la deuxième édition du le 19 novembre 2013, à la hans freibach : le glacis de la mort ...et poème pour antoine simon 25 temps de bitume en fusion sur   ces notes je dors d’un sommeil de     après       que je rêve aux gorges ….omme virginia par la rimbaud a donc jamais si entêtanteeurydice antoine simon 29       rampan       maquis dans l’innocence des     " dessiner les choses banales       sous normalement, la rubrique les petites fleurs des macles et roulis photo 4  zones gardées de fin première autres litanies du saint nom (ô fleur de courge... charogne sur le seuilce qui printemps breton, printemps deuxième apparition r.m.a toi le don des cris qui rare moment de bonheur, ce qui fait tableau : ce heureuse ruine, pensait ce pays que je dis est     pluie du dernier vers aoi dans ce périlleux l’illusion d’une       la dans le pain brisé son quatrième essai de     quand       chaque de mes deux mains equitable un besoin sonnerait sixième       la preambule – ut pictura       arauca  le "musée       gentil a la libération, les a propos de quatre oeuvres de     [1]  on a cru à dernier vers aoi c’est le grand     dans la ruela la légende fleurie est cette machine entre mes à sylvie exode, 16, 1-5 toute       bonhe       deux la route de la soie, à pied, les durand : une si tu es étudiant en c’est une sorte de f le feu s’est dernier vers aoi (josué avait       juin       bien j’ai parlé dernier vers aoi       &agrav les lettres ou les chiffres  “s’ouvre (dans mon ventre pousse une avec marc, nous avons marché ou souk ou tendresse du mondesi peu de   l’oeuvre vit son descendre à pigalle, se   (dans le que reste-t-il de la peinture de rimes. le texte       ton arbre épanoui au ciel les enseignants : suite du blasphème de moi cocon moi momie fuseau même si je désire un on peut croire que martine pour andrée       le mougins. décembre   pour théa et ses mult est vassal carles de rita est trois fois humble. pour max charvolen 1) très malheureux...       la tu le saiset je le vois  les œuvres de       tourne onze sous les cercles iloec endreit remeint li os des voiles de longs cheveux poussées par les vagues dernier vers aoi la poésie, à la madame aux rumeurs       vu    7 artistes et 1 ce va et vient entre dernier vers aoi je découvre avant toi     une abeille de  avec « a la madame des forêts de       au libre de lever la tête pour mon épouse nicole je t’enlace gargouille nous dirons donc paroles de chamantu en cet anniversaire, ce qui pour jean gautheronle cosmos       grimpa pour maguy giraud et carissimo ulisse,torna a introibo ad altare paien sunt morz, alquant       " l’art c’est la non... non... je vous assure, i mes doigts se sont ouverts pour martin sauvage et fuyant comme       assis cinq madame aux yeux il est le jongleur de lui « e ! malvais pour ma       le pas sur coussin d’air mais la bouche pleine de bulles   ciel !!!!   au milieu de raphaËl quant carles oït la       object au seuil de l’atelier la gaucherie à vivre, deuxième au programme des actions       soleil l’art n’existe à propos des grands deux nouveauté, premier essai c’est travail de tissage, dans       sur madame, vous débusquez   iv    vers ecrire les couleurs du monde edmond, sa grande le lourd travail des meules dernier vers aoi et il parlait ainsi dans la       le j’entends sonner les les parents, l’ultime ainsi fut pétrarque dans       nuage a dix sept ans, je ne savais la mort, l’ultime port,  de la trajectoire de ce  les trois ensembles  martin miguel vient     les fleurs du       sur le tous ces charlatans qui cet article est paru dans le en ceste tere ad estet ja   ces sec erv vre ile nous savons tous, ici, que mes pensées restent douce est la terre aux yeux  il est des objets sur reflets et echosla salle cinquième citationne  les premières       au réponse de michel dernier vers aoi jouer sur tous les tableaux et c’était dans deuxième essai le  si, du nouveau À la loupe, il observa   adagio   je le tissu d’acier sa langue se cabre devant le a propos d’une 13) polynésie carissimo ulisse,torna a  epître aux a supposer quece monde tienne  improbable visage pendu g. duchêne, écriture le je ne sais pas si présentation du dernier vers aoi       dans entr’els nen at ne pui régine robin, À peine jetés dans le       sur errer est notre lot, madame,       il vous avez de l’autre dernier vers aoi pour qui veut se faire une ecrire sur       la madame dans l’ombre des li quens oger cuardise   un vendredi "pour tes macles et roulis photo 1 c’est un peu comme si, et tout avait dans un coin de nice, si j’étais un dont les secrets… à quoi le vieux qui   pour adèle et      &     m2 &nbs       la autre essai d’un antoine simon 23 il existe au moins deux     sur la merle noir  pour écrirecomme on se tes chaussures au bas de deux ce travail vous est             au je n’hésiterai napolì napolì  de même que les     nous 1. il se trouve que je suis spectacle de josué dit religion de josué il premier vers aoi dernier nouvelles mises en dernier vers aoi 0 false 21 18 cinquième essai tout et nous n’avons rien       au nous avancions en bas de madame est une    en antoine simon 15 en 1958 ben ouvre à ce n’est pas aux choses certains prétendent nous serons toujours ces deux mille ans nous quel étonnant   si vous souhaitez trois (mon souffle au matin montagnesde 1) notre-dame au mur violet       apr&eg       sur rien n’est     au couchant cliquetis obscène des       devant sur la toile de renoir, les après la lecture de recleimet deu mult soudain un blanc fauche le les plus terribles j’ai perdu mon trois tentatives desesperees       quand Être tout entier la flamme petit matin frais. je te       dans il avait accepté       pav&ea antoine simon 30 "l’art est-il       bonheu antoine simon 12 antoine simon 31     double     tout autour chaises, tables, verres, dans le monde de cette une autre approche de "la musique, c’est le et…  dits de lorsqu’on connaît une de soie les draps, de soie       coude    tu sais bruno mendonça pure forme, belle muette,       jardin ainsi va le travail de qui       en nu(e), comme son nom dernier vers aoi       apparu deuxième essai pour maxime godard 1 haute le travail de bernard une fois entré dans la d’ eurydice ou bien de essai de nécrologie, un tunnel sans fin et, à pour julius baltazar 1 le       dans d’un bout à la parol

Accueil > Au rendez-vous des amis... > Desoubeaux, Henri > Pour servir d’introduction à une lecture de "Boomerang" de Michel (...)

HENRI DESOUBEAUX

| Boomerang B ->
Boomerang A
© Henri Desoubeaux
Ecrivain(s) : Desoubeaux

Livre grand format en trois encres : rouge, noire et bleue, Boomerang, troisième volume du Génie du lieu, publié en 1978 chez Gallimard, contient sept textes comme l’indique la table des matières :
 
- "Jungle",
- "La fête en mon absence",
- "Courrier des Antipodes",
- "Nouvelles Indes galantes",
- "Bicentenaire kit",
- "Carnaval transatlantique" et
- "Archipel shopping".
 
Table des matières qui fait apparaître une double numérotation montrant que ces textes s’emboîtent les uns dans les autres (à l’exception toutefois du dernier qui se prolonge au-delà de l’avant-dernier). Ainsi « Jungle » englobe « La fête en mon absence » qui englobe à son tour « Courrier des Antipodes » qui englobe etc. Ce qui pourrait se schématiser ainsi :
 
1 2 3 4 5 6 7 6 7 5 4 3 2 1.
 
Mais l’introduction des trois couleurs vient brouiller, semble-t-il, ce premier schéma général.
 
 En effet, si chaque région possède sa ou ses couleurs propres (noir pour « Jungle », noir et rouge pour « La fête en mon absence », rouge pour « Courrier des Antipodes », rouge et bleu pour « Nouvelles Indes galantes », bleu pour « Bicentenaire kit », rouge, bleu et noir pour « Carnaval transatlantique » et noir et bleu enfin pour « Archipel shopping »), leur répartition paraît obéir à d’autres nécessités. En réalité lorsqu’on examine la répartition des couleurs dans l’ensemble du livre, on s’aperçoit qu’elle aussi se déploie autour d’un centre, ou si l’on préfère d’un pivot central.
 
De fait, ce sont vingt-neuf blocs de couleur qui recouvrent ces 456 pages de texte (depuis la page 5 jusqu’à la page 460) ou 464 pages si l’on compte la totalité de ces dernières. Autrement dit, autour d’un pivot central (pp.225-240) en bleu de 16 pages (qui s’étalent sur une partie de « Carnaval transatlantique » et d’« Archipel shopping »), nous voyons quatorze blocs de couleur se développer de chaque côté. De ces blocs, outre le bloc ou cahier central, huit sont en noir, douze en rouge et huit autres en bleu. Chaque bloc comprenant le même nombre de pages, soit seize (exception faite pour le premier et le dernier qui n’en comptent que douze seulement si l’on ne tient compte que des pages numérotées), l’ensemble de ces différents blocs est distribué symétriquement par rapport au pivot central. Ce qui pourrait se schématiser ainsi :
 
 
N
R
B
R
N
R
B
N
B
R
B
R
N
R
B
R
N
R
B
R
B
N
B
R
N
R
B
R
N
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
 
14
13
12
11
10
9
8
7
6
5
4
3
2
1
 
 
On voit donc l’extrême souci d’équilibre recherché à travers ces deux grands schémas organisateurs de l’œuvre : la structure en emboîtement et la répartition des couleurs sur l’ensemble des vingt-neuf cahiers que contient ce livre.
 
 Pourtant ce texte est d’un tel foisonnement qu’on ne peut que s’y égarer rapidement comme si l’auteur ne tenait rien tant précisément qu’à ce qu’on s’y égarât.
 
 Je voudrais donner ici une idée approximative de cette complexité et des surprises qu’elle nous ménage et en même temps permettre au lecteur de s’orienter un peu mieux dans ce labyrinthe.
 
 
Les couleurs
 
 
 Si l’on feuillette l’ensemble des pages qui composent ce livre on s’aperçoit que des trois couleurs, c’est le rouge qui domine. En effet 192 pages sont imprimées en rouge (soit douze cahiers), contre seulement 144 en bleu (soit neuf cahiers) et 120 (ou 128, soit huit cahiers) en noir.
 Par ailleurs trois groupes se distinguent parmi les régions dont il est question dans ce troisième Génie du lieu : trois régions n’affichent qu’un couleur (« Jungle » en noir, « Courrier des Antipodes » en rouge et « Bicentenaire kit » en bleu. Trois autres sont bicolores (« La fête en mon absence » en noir et rouge, « Nouvelles Indes galantes » en rouge et bleu et « Archipel shopping » en noir et bleu). Et une seule possède les trois couleurs : « Carnaval transatlantique » qui joue par ailleurs sur deux lieux, deux villes : Nice dans l’hémisphère nord et Rio de Janeiro dans l’hémisphère sud.
 
 Le rouge tout d’abord se rapporte donc prioritairement à la région « Courrier des Antipodes » qui est en réalité la plus longue, de loin, des sept parties de l’ouvrage avec ses 144 pages, c’est-à-dire l’équivalent de neuf cahiers et de toute la partie en bleu. Autrement dit la place de cette région qu’on identifie tout de suite comme se rapportant à l’Australie prend une particulière importance. Importance faut-il le préciser que le titre de l’œuvre ne fait que renforcer (ainsi que la dédicace du livre : « Aux aborigènes en transit »). Grâce à sa couleur elle contamine un peu toutes les autres, ou tout au moins une bonne partie des autres. Il est remarquable du reste que ce soit cette couleur d’encre, inhabituelle s’il en est pour une œuvre littéraire, qui joue ce rôle d’attraction si l’on peut dire. On est aux antipodes en effet d’un usage très fortement établi dans l’imprimerie du livre. On peut parler aussi d’un usage carnavalesque de cet aspect de l’écriture si l’on considère la période du carnaval dans les sociétés où elle existe comme une période d’inversion des valeurs établies. D’où le thème du « Carnaval transatlantique », région qui précisément ici mélange l’ensemble de ces trois couleurs et nous renvoie par conséquent à cette idée de fête, laquelle est d’ailleurs développée également dans « La fête en mon absence », voire dans les autres régions évoquées.
 
 L’Australie donc comme centre d’attraction de ce livre, comme pôle magnétique si l’on veut.
 
 A l’inverse, les pages imprimées en noir, qui sont les moins nombreuses, se rapportent prioritairement à « Jungle », région uniquement en noir et qui est la région de loin la plus courte puisqu’elle n’occupe que 16 pages (l’équivalent d’un seul cahier) alors que l’impression en encre noire est bien sûr la plus courante dans la librairie. C’est un autre continent qui est ici évoqué, le continent africain avec sa réserve de sauvagerie où il n’est question que des animaux, à savoir, dans l’ordre d’apparition au début de ce livre : le lion, l’éléphant, le butor, le loup et l’ours, soit quatre mammifères et un oiseau. Oiseau qui est comme la signature de l’auteur[i]. Ces quatre mammifères se référant, nous explique-t-il dans Curriculum vitae, à la vision d’Ezéchiel dans l’Ancien Testament, mais dont le texte consiste uniquement en citations de Buffon, la vision divine se faisant par là même regard naturaliste. Et peut-être est-ce là une des grandes inventions de Boomerang qui joue sur de continuels renversements de perspective, qu’il s’agisse des couleurs ou des registres dans lesquels tel ou tel texte est pris, ou qu’il s’agisse de tel autre point de vue comme nous le verrons.
 Cette première partie de Boomerang est donc composée uniquement de citations de Buffon. Mais ces quarante citations (huit par animal retenu) sont rangées dans un certain ordre. Ordre qui met en exergue la place particulière qu’occupe le seul oiseau du groupe puisque sa place ne varie pas tout au long de ces pages. Elle est toujours la troisième, c’est-à-dire au centre de chacun des huit groupes ou plages alors que la place des quatre mammifères varie systématiquement dans cette espèce de mosaïque emblématique de la question spatiale dans ce livre.
 C’est que le butor prend la place de la figure divine dans la vision d’Ezéchiel où elle est placée au-dessus des autres, mais c’est ici – nouveau renversement - une figure dérisoire, une sorte d’anti-divinité, de totem propre à l’auteur lui-même qui s’amuse des consonances de son nom après en avoir beaucoup souffert comme il l’a dit lui-même à maintes reprises. Le salut pour Butor, serait-on tenté de dire, vient alors non plus d’en haut mais d’en bas, non plus du Ciel mais de cette Terre (« Nous ne voulons point de salut que celui de vivre en ce monde », lit-on page 272). Une Terre qu’il s’agit d’explorer le plus largement possible au fur et à mesure de la sortie des divers volumes de la série du Génie du lieu comme on le voit ici avec le troisième qui introduit justement l’hémisphère sud.
 
 Quant à la couleur bleue, moyen terme entre les deux précédentes, elle est liée surtout aux Etats-Unis avec « Bicentenaire kit » qui occupe 80 pages, soit l’équivalent de cinq cahiers. Partie qui provient de cette œuvre, en collaboration avec Jacques Monory, qui affecte la forme d’une boîte en altuglass bleu contenant 50 objets pour célébrer le bicentenaire de la Déclaration d’indépendance, publiée deux ans plut tôt, en 1976, au Club du livre.
 


[i] Voir à ce sujet tout le début du Retour du Boomerang, PUF, 1988. Livre qui donne du reste de précieux renseignements sur l’ensemble de ce Génie du lieu 3. Nous y renvoyons le lecteur désireux d’aller plus loin.
 
Publication en ligne : 22 novembre 2009

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette