BRIBES EN LIGNE
pour michèle gazier 1       apr&eg     après       dans ce la communication est m1       madame, on ne la voit jamais entr’els nen at ne pui ses mains aussi étaient antoine simon 24 nous dirons donc je découvre avant toi antoine simon 15 « pouvez-vous 0 false 21 18 du bibelot au babilencore une il ne sait rien qui ne va       la attendre. mot terrible.  “ce travail qui       le les plus terribles station 3 encore il parle dernier vers aoi cet article est paru dans le  dernières mises morz est rollant, deus en ad tout en vérifiant f le feu s’est ma chair n’est vedo la luna vedo le       montag les plus vieilles à bernadette le nécessaire non       deux l’impression la plus rêves de josué, un homme dans la rue se prend ne faut-il pas vivre comme on cheval       ce il y a tant de saints sur quand il voit s’ouvrir,       quand essai de nécrologie, temps de bitume en fusion sur li quens oger cuardise c’est parfois un pays   voici donc la la brume. nuages pour alain borer le 26 vos estes proz e vostre je dors d’un sommeil de à la mémoire de       je traquer  mise en ligne du texte tout à fleur d’eaula danse dernier vers aoi constellations et bribes en ligne a       " antoine simon 7 dernier vers aoi       antoine simon 14 À l’occasion de j’entends sonner les       je me démodocos... Ça a bien un vous avez nous avons affaire à de       au tes chaussures au bas de les éditions de la passe du l’appel tonitruant du dernier vers aoi antoine simon 10 dernier vers aoi À max charvolen et martin le 2 juillet la musique est le parfum de descendre à pigalle, se clquez sur quand sur vos visages les quai des chargeurs de       retour  le livre, avec  “comment pour jacqueline moretti, approche d’une tendresses ô mes envols   je n’ai jamais mille fardeaux, mille dessiner les choses banales dans les carnets mon cher pétrarque, chaque jour est un appel, une  martin miguel vient autres litanies du saint nom eurydice toujours nue à dernier vers aoi 7) porte-fenêtre béatrice machet vient de dernier vers aoi c’est pour moi le premier ce qui importe pour quelques textes douze (se fait terre se cher bernard 0 false 21 18 dans un coin de nice, j’ai donc       sur     m2 &nbs et tout avait j’ai relu daniel biga,       il     un mois sans ce qui aide à pénétrer le       une mise en ligne du texte "les saluer d’abord les plus     pourquoi le bulletin de "bribes l’art n’existe pour nicolas lavarenne ma la rencontre d’une       assis       maquis « e ! malvais et encore  dits       " histoire de signes .       la au seuil de l’atelier un trait gris sur la i en voyant la masse aux antoine simon 20 et la peur, présente f tous les feux se sont   pour adèle et       midi (josué avait dernier vers aoi   j’ai donné, au mois       dans où l’on revient granz est li calz, si se  on peut passer une vie je t’enlace gargouille   on n’est       un  les premières comme une suite de ajout de fichiers sons dans nu(e), comme son nom derniers  pour le dernier jour à cri et à a la femme au on croit souvent que le but ouverture d’une       su       bonheu ecrire sur pas facile d’ajuster le antoine simon 13     tout autour       voyage neuf j’implore en vain  marcel migozzi vient de mes pensées restent antoine simon 25 (en regardant un dessin de abu zayd me déplait. pas       la madame porte à     les provisions même si noble folie de josué, voici des œuvres qui, le       les   nous sommes     "       fourr&       s̵ marché ou souk ou on dit qu’agathe j’ai ajouté toujours les lettres : carcassonne, le 06       et elle ose à peine       &agrav  l’exposition  la réserve des bribes       sur accoucher baragouiner le grand combat : pour helmut   le texte suivant a       parfoi les doigts d’ombre de neige des conserves !       &n       la    courant       apparu (elle entretenait       pav&ea portrait. 1255 : dentelle : il avait       quinze premier essai c’est   six formes de la pour mireille et philippe que reste-t-il de la là, c’est le sable et pour angelo maintenant il connaît le     son       dans       chaque pour andrée Être tout entier la flamme la cité de la musique ainsi fut pétrarque dans  dans toutes les rues dans les horizons de boue, de merci à la toile de  “... parler une et que dire de la grâce prenez vos casseroles et  au mois de mars, 1166       dans       ton de prime abord, il  le "musée imagine que, dans la " je suis un écorché vif. juste un mot pour annoncer ce texte se présente attention beau    tu sais le lourd travail des meules pour anne slacik ecrire est aux george(s) (s est la carissimo ulisse,torna a vertige. une distance j’ai perdu mon raphaël "la musique, c’est le rita est trois fois humble. au programme des actions martin miguel art et dernier vers aoi       l̵ d’un côté et nous n’avons rien    seule au   la baie des anges ce poème est tiré du dernier vers aoi jusqu’à il y a le 26 août 1887, depuis lu le choeur des femmes de un texte que j’ai préparation des       vu       je rêve, cauchemar, pas une année sans évoquer j’aime chez pierre le 23 février 1988, il       patrick joquel vient de       vaches  jésus corps nomades bouches       sous dans l’effilé de la gaucherie à vivre, dernier vers aoi  tous ces chardonnerets       sur ce jour-là il lui trois (mon souffle au matin six de l’espace urbain, toi, mésange à à la bonne madame a des odeurs sauvages (ma gorge est une       aux dernier vers aoi difficile alliage de a l’aube des apaches, deux ce travail vous est     rien la terre nous dernier vers aoi       les station 5 : comment antoine simon 6 l’erbe del camp, ki sables mes parolesvous mm oui, ce qui est troublant nous lirons deux extraits de mais non, mais non, tu les installations souvent,   1) cette et il parlait ainsi dans la il y a des objets qui ont la pour andré       dans   tout est toujours en un temps hors du       banlie       en chairs à vif paumes deuxième essai "l’art est-il a propos d’une le 28 novembre, mise en ligne       dans 1 au retour au moment pour frédéric moi cocon moi momie fuseau et te voici humanité deux mille ans nous l’existence n’est   adagio   je la main saisit le samedi 26 mars, à 15 la liberté s’imprime à régine robin, quand nous rejoignons, en l’instant criblé il aura fallu longtemps -  epître aux la vie est dans la vie. se il faut aller voir poussées par les vagues archipel shopping, la j’arrivais dans les  “s’ouvre able comme capable de donner       sur abstraction voir figuration il était question non les dernières lentement, josué       &agrav ensevelie de silence, dans les carnets les parents, l’ultime premier vers aoi dernier leonardo rosa a la fin il ne resta que une errance de il y a dans ce pays des voies c’était une le ciel est clair au travers "tu sais ce que c’est l’attente, le fruit mieux valait découper af : j’entends depuis le 20 juillet, bribes il existe au moins deux tromper le néant       le rm, le 2/02/2018 j’ai fait       le galop du poème me dernier vers que mort       " le recueil de textes ce texte m’a été dernier vers aoi g. duchêne, écriture le pour andré villers 1) heureuse ruine, pensait un verre de vin pour tacher pour julius baltazar 1 le   (à vous dites : "un antoine simon 2       enfant certains soirs, quand je la parol

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HENRI DESOUBEAUX

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Boomerang A
© Henri Desoubeaux
Ecrivain(s) : Desoubeaux

Livre grand format en trois encres : rouge, noire et bleue, Boomerang, troisième volume du Génie du lieu, publié en 1978 chez Gallimard, contient sept textes comme l’indique la table des matières :
 
- "Jungle",
- "La fête en mon absence",
- "Courrier des Antipodes",
- "Nouvelles Indes galantes",
- "Bicentenaire kit",
- "Carnaval transatlantique" et
- "Archipel shopping".
 
Table des matières qui fait apparaître une double numérotation montrant que ces textes s’emboîtent les uns dans les autres (à l’exception toutefois du dernier qui se prolonge au-delà de l’avant-dernier). Ainsi « Jungle » englobe « La fête en mon absence » qui englobe à son tour « Courrier des Antipodes » qui englobe etc. Ce qui pourrait se schématiser ainsi :
 
1 2 3 4 5 6 7 6 7 5 4 3 2 1.
 
Mais l’introduction des trois couleurs vient brouiller, semble-t-il, ce premier schéma général.
 
 En effet, si chaque région possède sa ou ses couleurs propres (noir pour « Jungle », noir et rouge pour « La fête en mon absence », rouge pour « Courrier des Antipodes », rouge et bleu pour « Nouvelles Indes galantes », bleu pour « Bicentenaire kit », rouge, bleu et noir pour « Carnaval transatlantique » et noir et bleu enfin pour « Archipel shopping »), leur répartition paraît obéir à d’autres nécessités. En réalité lorsqu’on examine la répartition des couleurs dans l’ensemble du livre, on s’aperçoit qu’elle aussi se déploie autour d’un centre, ou si l’on préfère d’un pivot central.
 
De fait, ce sont vingt-neuf blocs de couleur qui recouvrent ces 456 pages de texte (depuis la page 5 jusqu’à la page 460) ou 464 pages si l’on compte la totalité de ces dernières. Autrement dit, autour d’un pivot central (pp.225-240) en bleu de 16 pages (qui s’étalent sur une partie de « Carnaval transatlantique » et d’« Archipel shopping »), nous voyons quatorze blocs de couleur se développer de chaque côté. De ces blocs, outre le bloc ou cahier central, huit sont en noir, douze en rouge et huit autres en bleu. Chaque bloc comprenant le même nombre de pages, soit seize (exception faite pour le premier et le dernier qui n’en comptent que douze seulement si l’on ne tient compte que des pages numérotées), l’ensemble de ces différents blocs est distribué symétriquement par rapport au pivot central. Ce qui pourrait se schématiser ainsi :
 
 
N
R
B
R
N
R
B
N
B
R
B
R
N
R
B
R
N
R
B
R
B
N
B
R
N
R
B
R
N
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
 
14
13
12
11
10
9
8
7
6
5
4
3
2
1
 
 
On voit donc l’extrême souci d’équilibre recherché à travers ces deux grands schémas organisateurs de l’œuvre : la structure en emboîtement et la répartition des couleurs sur l’ensemble des vingt-neuf cahiers que contient ce livre.
 
 Pourtant ce texte est d’un tel foisonnement qu’on ne peut que s’y égarer rapidement comme si l’auteur ne tenait rien tant précisément qu’à ce qu’on s’y égarât.
 
 Je voudrais donner ici une idée approximative de cette complexité et des surprises qu’elle nous ménage et en même temps permettre au lecteur de s’orienter un peu mieux dans ce labyrinthe.
 
 
Les couleurs
 
 
 Si l’on feuillette l’ensemble des pages qui composent ce livre on s’aperçoit que des trois couleurs, c’est le rouge qui domine. En effet 192 pages sont imprimées en rouge (soit douze cahiers), contre seulement 144 en bleu (soit neuf cahiers) et 120 (ou 128, soit huit cahiers) en noir.
 Par ailleurs trois groupes se distinguent parmi les régions dont il est question dans ce troisième Génie du lieu : trois régions n’affichent qu’un couleur (« Jungle » en noir, « Courrier des Antipodes » en rouge et « Bicentenaire kit » en bleu. Trois autres sont bicolores (« La fête en mon absence » en noir et rouge, « Nouvelles Indes galantes » en rouge et bleu et « Archipel shopping » en noir et bleu). Et une seule possède les trois couleurs : « Carnaval transatlantique » qui joue par ailleurs sur deux lieux, deux villes : Nice dans l’hémisphère nord et Rio de Janeiro dans l’hémisphère sud.
 
 Le rouge tout d’abord se rapporte donc prioritairement à la région « Courrier des Antipodes » qui est en réalité la plus longue, de loin, des sept parties de l’ouvrage avec ses 144 pages, c’est-à-dire l’équivalent de neuf cahiers et de toute la partie en bleu. Autrement dit la place de cette région qu’on identifie tout de suite comme se rapportant à l’Australie prend une particulière importance. Importance faut-il le préciser que le titre de l’œuvre ne fait que renforcer (ainsi que la dédicace du livre : « Aux aborigènes en transit »). Grâce à sa couleur elle contamine un peu toutes les autres, ou tout au moins une bonne partie des autres. Il est remarquable du reste que ce soit cette couleur d’encre, inhabituelle s’il en est pour une œuvre littéraire, qui joue ce rôle d’attraction si l’on peut dire. On est aux antipodes en effet d’un usage très fortement établi dans l’imprimerie du livre. On peut parler aussi d’un usage carnavalesque de cet aspect de l’écriture si l’on considère la période du carnaval dans les sociétés où elle existe comme une période d’inversion des valeurs établies. D’où le thème du « Carnaval transatlantique », région qui précisément ici mélange l’ensemble de ces trois couleurs et nous renvoie par conséquent à cette idée de fête, laquelle est d’ailleurs développée également dans « La fête en mon absence », voire dans les autres régions évoquées.
 
 L’Australie donc comme centre d’attraction de ce livre, comme pôle magnétique si l’on veut.
 
 A l’inverse, les pages imprimées en noir, qui sont les moins nombreuses, se rapportent prioritairement à « Jungle », région uniquement en noir et qui est la région de loin la plus courte puisqu’elle n’occupe que 16 pages (l’équivalent d’un seul cahier) alors que l’impression en encre noire est bien sûr la plus courante dans la librairie. C’est un autre continent qui est ici évoqué, le continent africain avec sa réserve de sauvagerie où il n’est question que des animaux, à savoir, dans l’ordre d’apparition au début de ce livre : le lion, l’éléphant, le butor, le loup et l’ours, soit quatre mammifères et un oiseau. Oiseau qui est comme la signature de l’auteur[i]. Ces quatre mammifères se référant, nous explique-t-il dans Curriculum vitae, à la vision d’Ezéchiel dans l’Ancien Testament, mais dont le texte consiste uniquement en citations de Buffon, la vision divine se faisant par là même regard naturaliste. Et peut-être est-ce là une des grandes inventions de Boomerang qui joue sur de continuels renversements de perspective, qu’il s’agisse des couleurs ou des registres dans lesquels tel ou tel texte est pris, ou qu’il s’agisse de tel autre point de vue comme nous le verrons.
 Cette première partie de Boomerang est donc composée uniquement de citations de Buffon. Mais ces quarante citations (huit par animal retenu) sont rangées dans un certain ordre. Ordre qui met en exergue la place particulière qu’occupe le seul oiseau du groupe puisque sa place ne varie pas tout au long de ces pages. Elle est toujours la troisième, c’est-à-dire au centre de chacun des huit groupes ou plages alors que la place des quatre mammifères varie systématiquement dans cette espèce de mosaïque emblématique de la question spatiale dans ce livre.
 C’est que le butor prend la place de la figure divine dans la vision d’Ezéchiel où elle est placée au-dessus des autres, mais c’est ici – nouveau renversement - une figure dérisoire, une sorte d’anti-divinité, de totem propre à l’auteur lui-même qui s’amuse des consonances de son nom après en avoir beaucoup souffert comme il l’a dit lui-même à maintes reprises. Le salut pour Butor, serait-on tenté de dire, vient alors non plus d’en haut mais d’en bas, non plus du Ciel mais de cette Terre (« Nous ne voulons point de salut que celui de vivre en ce monde », lit-on page 272). Une Terre qu’il s’agit d’explorer le plus largement possible au fur et à mesure de la sortie des divers volumes de la série du Génie du lieu comme on le voit ici avec le troisième qui introduit justement l’hémisphère sud.
 
 Quant à la couleur bleue, moyen terme entre les deux précédentes, elle est liée surtout aux Etats-Unis avec « Bicentenaire kit » qui occupe 80 pages, soit l’équivalent de cinq cahiers. Partie qui provient de cette œuvre, en collaboration avec Jacques Monory, qui affecte la forme d’une boîte en altuglass bleu contenant 50 objets pour célébrer le bicentenaire de la Déclaration d’indépendance, publiée deux ans plut tôt, en 1976, au Club du livre.
 


[i] Voir à ce sujet tout le début du Retour du Boomerang, PUF, 1988. Livre qui donne du reste de précieux renseignements sur l’ensemble de ce Génie du lieu 3. Nous y renvoyons le lecteur désireux d’aller plus loin.
 
Publication en ligne : 22 novembre 2009

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