BRIBES EN LIGNE
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Ça a bien un pour frédéric et nous n’avons rien  la lancinante dernier vers aoi  référencem ouverture d’une     dans la ruela les dessins de martine orsoni dans le train premier la langue est intarissable     extraire pour le prochain basilic, (la très malheureux... la vie est ce bruissement la force du corps, sur la toile de renoir, les poème pour       neige 1) la plupart de ces dernier vers aoi pierre ciel       (   si vous souhaitez et si au premier jour il à propos des grands       voyage iv.- du livre d’artiste dernier vers aoi À la loupe, il observa six de l’espace urbain, station 5 : comment le 15 mai, à de prime abord, il       p&eacu dernier vers aoi petites proses sur terre cet univers sans     sur la du fond des cours et des     au couchant     à       au c’est une sorte de je suis celle qui trompe       ...mai tendresses ô mes envols       fleure       juin gardien de phare à vie, au       &agrav il ne reste plus que le   encore une quant carles oït la avant dernier vers aoi       baie antoine simon 2       ( Ç’avait été la à cri et à les parents, l’ultime raphaël coupé le sonà dans ce périlleux dire que le livre est une     son dimanche 18 avril 2010 nous si, il y a longtemps, les       la il tente de déchiffrer, nous savons tous, ici, que pour daniel farioli poussant       dans       dans       ruelle   est-ce que j’ai relu daniel biga, régine robin,    nous deuxième jamais je n’aurais marie-hélène paroles de chamantu   pour adèle et a propos d’une comme une suite de la bouche pleine de bulles  ce mois ci : sub  dernières mises voudrais je vous   (à       sur       le l’évidence  dans le livre, le giovanni rubino dit attention beau cher bernard  “... parler une je désire un       grimpa a claude b.   comme  les premières quelques autres       " dernier vers aoi karles se dort cum hume 10 vers la laisse ccxxxii j’ai changé le tout le problème le 19 novembre 2013, à la libre de lever la tête un besoin de couper comme de     du faucon rêves de josué,       sur   (dans le  il y a le nous avons affaire à de       tourne granz fut li colps, li dux en (en regardant un dessin de trois tentatives desesperees le texte qui suit est, bien quand les eaux et les terres grande lune pourpre dont les très saintes litanies il était question non une il faut dire les antoine simon 33 rare moment de bonheur, essai de nécrologie, antoine simon 29 rm : nous sommes en       &agrav morz est rollant, deus en ad moi cocon moi momie fuseau je meurs de soif je t’enfourche ma       le       aujour       sur le carissimo ulisse,torna a merle noir  pour difficile alliage de assise par accroc au bord de antoine simon 14 dans l’effilé de le ciel est clair au travers sa langue se cabre devant le j’ai donc vedo la luna vedo le écoute, josué, la galerie chave qui       retour la terre nous genre des motsmauvais genre me bientôt, aucune amarre pas même vi.- les amicales aventures       allong de proche en proche tous       &ccedi pour jean-louis cantin 1.- le 28 novembre, mise en ligne     pourquoi toulon, samedi 9 ajout de fichiers sons dans accorde ton désir à ta       fourr& li emperere s’est la légende fleurie est et que vous dire des    si tout au long les premières et voici maintenant quelques       assis outre la poursuite de la mise       &agrav       l̵ l’homme est dieu faisait silence, mais un tunnel sans fin et, à       voyage à la mémoire de c’est pour moi le premier af : j’entends la brume. nuages lorsqu’on connaît une j’ai donné, au mois aucun hasard si se a ma mère, femme parmi sixième ce qu’un paysage peut nous dirons donc tout en vérifiant c’est extrêmement       bruyan il s’appelait il souffle sur les collines madame chrysalide fileuse in the country clers fut li jurz e li branches lianes ronces dernier vers aoi ma mémoire ne peut me la cité de la musique f les rêves de  je signerai mon       embarq torna a sorrento ulisse torna tout à fleur d’eaula danse vertige. une distance     de rigoles en pour maguy giraud et pourquoi yves klein a-t-il     rien deuxième suite la parol

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PATRICK JOQUEL

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Dans ce grand silence de fin de nuit
© Patrick Joquel

Déaambulation 8

Ecrivain(s) : Joquel
Clefs : poésie

Mouans Sartoux. traverse de l’orée du bois.

 

1
Août 2002.
 
Dans ce grand silence de fin de nuit, l’aube est encore loin. Aucun signe n’éclaire à l’est au-dessus du lampadaire. Je m’installe. Sur la terrasse. Cahier. Stylo. Coq. Là bas. Du côté des cyprès. Sombres torches immobiles dans la nuit. Grillons d’août. Déjà moins sonores que ceux de juillet. Rumeur de pénétrante à gauche. Vers l’ouest. Juste une rumeur. Cela suffit. Juste un rappel : d’autres hommes vivent alentour. Se déplacent. Vont quelque part.
Moi, je suis assis à la table du balcon. Le regard oscillant du cahier au paysage noir. Troué de réverbères. Cabris. Grasse. Et mon lampadaire, fidèle… Mon lampadaire qui nuit après nuit me surveille. M’éclaire. Qui a les moyens de me faire écrire ! Sans lui je regarderai au-delà des étoiles. Là je dois les chercher par l’écriture, les allumer à ses encres…
Face à moi. A mi-pente. La balafre de la Maison d’arrêt. A chaque fois que je lève les yeux vers elle, je revois les couloirs, les portes, les visages d’alors… Les claquements de serrures électroniques…
 
Ce matin, à gauche de la prison, un feu. Il n’était pas là hier soir. Je l’aurai vu. Orange dans la nuit. Ira-t-il se frotter au mur d’enceinte 
 ?
 
L’aube. Le ciel devient bleu. A l’est. Tendre comme une 
 
Beau silence du début du jour prêt à recevoir toutes les empreintes du vivant. La fumée du feu devient visible. Panache noir sur fond de ciel bleu nuit. La lumière avance vite à présent. La planète tourne sur elle-même à belle vitesse. Chaque matin me le rappelle. Le temps. L’écriture. Un matin qui en suit tant d’autres.
 
 

 


 

A Mouans-Sartoux le cri du coq trace la rumeur des moteurs. A Mbodiène son chant traverse celui des pilons. Même aube et même animal. Les bruits des hommes diffèrent. Leurs vies aussi. Cependant au réveil nos gestes sont identiques. Regarder le ciel. Uriner. Boire et manger. Quelques milliers d’années que cela dure et que les vaches nous ruminent sagement.
 
En ville les feux rouges nous regardent avec la même placidité tandis que nous écoutons sur notre autoradio un chroniqueur parler des coqs Elyséens.
 

 


 

2

 


 

Septembre 2002.
Voilà. Ville j’écris sur toi. Sur le velours de tes crapauds. Nuit de brume. Devant moi le paysage. Obscur. Grasse a disparu. Sa Maison d’Arrêt aussi.
 
Sans mon têtu lampadaire j’écrirais à tâtons. Sans oublier les crapauds tant ils sont familiers ni l’accent circonflexe et plus rare d’un des ânes qui le long du canal lance son braiment dans la nuit.
 
Doucement. Nulle angoisse.
 
Au moment précis où le mot parcourt le corps pour se poser sur la page. Au moment précis où il vibre en ton oreille. Je suis là dans le monde avec dans une poche tous les passés définitifs ou improbables et dans l’autre quelques futurs parmi les possibles.
 
Je suis là. Pas plus important qu’une note au sein du velouté d’un solo de saxophone. Pas moins non plus. Juste. Présent

 


 

De notre conception à notre disparition nous serrons si fort le fil tendu de notre existence que certains jours les crampes de nos mains nous arrachent des larmes.
 
Qu’attendons-nous donc pour simplement tenir debout et marcher sur ce fil les mains ouvertes juste en équilibre et sans rien retenir
 ?
 
Je reviens à mes crapauds. A moins que ce ne soit eux qui me reviennent ?
 
Nos vies se déroulent en parallèle. Il se resserre dans cette écoute une poignée de millions d’années. Leurs coassements accompagnent les nuits humaines depuis que nous avons des oreilles. Avant même que le langage ne le formule. Là, en ce moment précis de l’écriture, je suis contemporain de l’homme de Terra Amata et de toute l’humanité passée et à venir.
Du moins aussi longtemps qu’ils résisteront à l’urbanisation, aux pollutions…
 
Espèce en danger…
leur survivrons nous ?
 
 

 

 
Publication en ligne : 18 octobre 2009

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