BRIBES EN LIGNE
i mes doigts se sont ouverts     dans la ruela pour mes enfants laure et prenez vos casseroles et tu le sais bien. luc ne et que dire de la grâce       retour depuis ce jour, le site       sur de mes deux mains il faut aller voir       &agrav f le feu s’est pour max charvolen 1)       longte la question du récit branches lianes ronces lorsqu’on connaît une la liberté s’imprime à ecrire les couleurs du monde nécrologie       d&eacu f les marques de la mort sur m1       vous dites : "un passet li jurz, si turnet a 13) polynésie ainsi alfred… carles respunt : constellations et pour jean-louis cantin 1.- il souffle sur les collines f les feux m’ont je rêve aux gorges et je vois dans vos   pour olivier il aurait voulu être "si elle est chairs à vif paumes       la       ( un temps hors du bal kanique c’est ma voix n’est plus que       aujour le texte qui suit est, bien ce n’est pas aux choses       ce laure et pétrarque comme les dessins de martine orsoni la fraîcheur et la autre citation trois tentatives desesperees dentelle : il avait certains prétendent d’un côté rm : nous sommes en j’entends sonner les   nous sommes     pluie du j’ai en réserve « voici     tout autour (de)lecta lucta   aucun hasard si se me       l̵  l’exposition  se placer sous le signe de  hier, 17 antoine simon 23 antoine simon 20  tous ces chardonnerets d’abord l’échange des écoute, josué, pour jean gautheronle cosmos attelage ii est une œuvre       m&eacu cinq madame aux yeux si, il y a longtemps, les jamais si entêtanteeurydice on cheval   tout est toujours en   essai de nécrologie,       sur f le feu est venu,ardeur des ki mult est las, il se dort marché ou souk ou toutefois je m’estimais nu(e), comme son nom le 26 août 1887, depuis pour michèle aueret dernier vers aoi trois (mon souffle au matin arbre épanoui au ciel pierre ciel il y a tant de saints sur saluer d’abord les plus napolì napolì     quand le ciel de ce pays est tout dernier vers aoi epuisement de la salle, cet article est paru dans le     sur la pente   le texte suivant a quel étonnant       soleil rm : d’accord sur dernier vers aoi 1.- les rêves de       pass&e l’impossible pour julius baltazar 1 le les avenues de ce pays       pour       cette       je désire un le 2 juillet l’évidence dieu faisait silence, mais temps de bitume en fusion sur quando me ne so itu pe (ma gorge est une etait-ce le souvenir       en       j̵ j’ai changé le ma mémoire ne peut me   est-ce que pas même     du faucon station 1 : judas douce est la terre aux yeux au labyrinthe des pleursils ma voix n’est plus que " je suis un écorché vif. antoine simon 9 le 28 novembre, mise en ligne encore une citation“tu  les trois ensembles antoine simon 31 ma chair n’est  la lancinante le tissu d’acier la liberté de l’être       & quand les eaux et les terres onze sous les cercles       "   que signifie       je  ce qui importe pour ce     une abeille de quand les mots autres litanies du saint nom les grands dans le pays dont je vous la chaude caresse de ce texte se présente mult ben i fierent franceis e f dans le sourd chatoiement et ma foi, que d’heures les oiseaux s’ouvrent à bernadette cyclades, iii° imagine que, dans la       le       la légendes de michel tendresses ô mes envols seins isabelle boizard 2005       un       au madame dans l’ombre des f les rêves de dernier vers aoi   raphaël percey priest lakesur les je ne peins pas avec quoi, il n’est pire enfer que able comme capable de donner       la carcassonne, le 06 l’impression la plus je t’enlace gargouille       grappe j’aime chez pierre       journ& décembre 2001. pur ceste espee ai dulor e de sorte que bientôt       je qu’est-ce qui est en nos voix bernard dejonghe... depuis diaphane est le mot (ou la littérature de       sur (josué avait le lourd travail des meules rare moment de bonheur, macles et roulis photo écrirecomme on se cliquetis obscène des       l̵     son À peine jetés dans le deux ce travail vous est ce jour là, je pouvais il en est des meurtrières. un homme dans la rue se prend   saint paul trois de pareïs li seit la ses mains aussi étaient 1) la plupart de ces vertige. une distance       sur 1. il se trouve que je suis       au il faut laisser venir madame      & deuxième essai le sixième démodocos... Ça a bien un tant pis pour eux.       montag la musique est le parfum de       ma la mort d’un oiseau. josué avait un rythme guetter cette chose toulon, samedi 9 c’est le grand nous lirons deux extraits de a l’aube des apaches, antoine simon 5 le temps passe dans la   ces sec erv vre ile   voici donc la max charvolen, martin miguel avez-vous vu li emperere s’est art jonction semble enfin chercher une sorte de       à       pourqu pour martin a propos d’une « amis rollant, de exode, 16, 1-5 toute clers est li jurz et li il ne sait rien qui ne va maintenant il connaît le bruno mendonça ce texte m’a été paroles de chamantu mult est vassal carles de dernier vers aoi       " dont les secrets… à quoi faisant dialoguer fontelucco, 6 juillet 2000 ce jour-là il lui  le "musée       embarq pas une année sans évoquer madame est une torche. elle nous dirons donc dimanche 18 avril 2010 nous in the country       le neuf j’implore en vain exacerbé d’air quand sur vos visages les       " ainsi va le travail de qui heureuse ruine, pensait       dans    au balcon station 7 : as-tu vu judas se les parents, l’ultime première quant carles oït la  un livre écrit       ( dans les carnets l’existence n’est allons fouiller ce triangle     longtemps sur  “la signification “le pinceau glisse sur portrait. 1255 : granz est li calz, si se un soir à paris au r.m.a toi le don des cris qui cinquième citationne toutes sortes de papiers, sur le bulletin de "bribes archipel shopping, la station 5 : comment pour yves et pierre poher et générations je découvre avant toi présentation du     les fleurs du lu le choeur des femmes de       le et te voici humanité     un mois sans ce va et vient entre buttati ! guarda&nbs  référencem sur l’erbe verte si est antoine simon 7 nous serons toujours ces rien n’est plus ardu ce paysage que tu contemplais jamais je n’aurais la deuxième édition du  dans toutes les rues   adagio   je dernier vers que mort  martin miguel vient       dans    en vous avez il est le jongleur de lui rossignolet tu la karles se dort cum hume rêve, cauchemar, dans le respect du cahier des       deux l’appel tonitruant du une il faut dire les 5) triptyque marocain  jésus dans la caverne primordiale « e ! malvais       l̵ dernier vers aoi dans le monde de cette       longte "l’art est-il  mise en ligne du texte granz fut li colps, li dux en la brume. nuages       bien antoine simon 30     surgi    il morz est rollant, deus en ad deux ajouts ces derniers la lecture de sainte il ne s’agit pas de       sur l’erbe del camp, ki le proche et le lointain       il f qu’il vienne, le feu je suis occupé ces voudrais je vous recleimet deu mult   jn 2,1-12 : avant propos la peinture est à la mémoire de       l̵ antoine simon 25       ...mai premier vers aoi dernier antoine simon 24 je me souviens de l’une des dernières       sur edmond, sa grande À la loupe, il observa bribes en ligne a réponse de michel vos estes proz e vostre       midi deuxième essai assise par accroc au bord de troisième essai tout mon petit univers en macles et roulis photo 7       apr&eg     pourquoi temps de cendre de deuil de   (à la parol

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MARCEL ALOCCO

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Des écritures en patchwork
© Marcel Alocco
Ecrivain(s) : Alocco

Le texte qui suit est, bien que mis en préface, le dernier en date (1987) des écrits figurant dans Des écritures en Patchwork. J’ai tenu, pour faciliter la transition imaginaire, à ouvrir le présent ouvrage en répétant ce qui concluait une première étape de réflexion.

 

Ma position est finalement confortable : ni journaliste ni critique, je ne suis soumis ni au devoir d’actualité, ni à la responsabilité de choisir pour d’autres parmi l’art en éclosion. On m’accordera, comme artiste, d’être intéressé davantage à connaître « comment ça fonctionne » et à voir si je peux en user pour répondre à mes préoccupations que de guider la constitution de collections en établissant des valeurs esthétiques ou sociales. Mon critère n’établit pas de hiérarchie, il tranche entre ça m’intéresse et ça ne m’intéresse pas. Le principe est clair : On ne saurait être plus subjectivement objectif.

 L’intitulé de cet ouvrage, Des écritures en Patchwork, confond en une seule image le peintre et l’écrivain. L’écriture y réfléchit la démarche plastique, et explore l’espace où elle se situe. Au-delà de la simple identification des deux productions, le Patchwork, continu et fragmentaire, traduit une perception du monde : multitude de regards mouvants, de morceaux complémentaires, dont la saisie globale est toujours en construction.
 Le Patchwork serait aussi votre façon à vous, à nous tous, de regarder actuellement le monde : Petits bouts de réalité quelquefois contradictoires, morceaux de vie entre les milliards de particules de la vie, coups d’œil. Marche infinie, ou plutôt non finie –jamais. Episodes, toujours à continuer, à suivre. Bout à bout, comme les secondes –secondes longues de l’attente, secondes trop brèves du bonheur. Enfin tout ça, quoi, qui fait que le monde est complexe, qu’il fuit entre les doigts comme le sable, que l’art est le granit surgit, noir repère, sur le fond blond de la plage – ou de la page. ; qui un peu plus persiste, sans illusion : son devenir aussi est d’être bientôt sable un jour, et pour l’éternité… Peut-être, en effet, que seul, multiple, le sable perdure ; au moins plus longtemps que les Pyramides, assurément.
 Au fil du discours toujours interrompu se tisse le filet de plus en plus serré qui un jour fait « écran » : écran, ce lieu miroir où se projette le visible, non plus épars, diffus, submergeant notre présence, mais regardé, choisi, lié à coutures serrées, et qui, d’une certaine façon, prend sens dans la limitation de la continuité.
 On ordonne pendant des années le décousu du réel. Un jour vient où l’on se relit. Avec effroi. Comme chacun, je croyais, naïvement, avoir toujours projeté une image semblable : avoir eu autour de valeurs assurées les mêmes idées, les mêmes perspectives. Cinq ans, dix ans, vingt ans après, la distance parcourue est telle que le texte paraît avoir été écrit par un étranger, qu’on a bien connu jadis, oui, admettons-le, mais aussi beaucoup oublié. Constatons que, même pour qui ferait profession de penser, le souvenir reste plus précis d’une bucolique promenade dominicale avec une personne aimée que de ce que nous pensions en ce temps là de l’art contemporain. La mémoire – elle le traduit dans la première forme, élémentaire, de l’Histoire – est événementielle : elle se souvient mal du parcours qui l’a constituée. Le flux des mots, la variabilité des approches, les incidents de parcours qui prennent sur l’instant une importance que le passage du temps va gommer, beaucoup d’intellectuels sensibles aux mouvements de l’esprit ont tenté d’en saisir au jour le jour les sinuosités de cheminement –journal, carnets de notes, petits billets accumulés dans un tiroir… Ce sont là souvent matériaux pour d’autres élaborations. Le propos est ici un peu différent, puisqu’il s’agit toujours de textes pensés pour la publication immédiate, même si quelques pages ont tardé à paraître, si les impératifs éditoriaux du moment ont obligé parfois à ne donner que des extraits d’entretiens ou à pratiquer quelques coupures dans certains articles – (que nous avons ici restitués dans leurs totalités).
 Il ne s’agit pas d’un travail de critique. La position d’arbitre serait contradictoire avec l’engagement du plasticien et de l’écrivain, acteur dans le champs qu’il examine, et acteur pleinement. Articles, préfaces ou entretiens sont donc à lire comme réflexions sur l’itinéraire d’un individu amené, à l’occasion, et plus ou moins régulièrement, à faire le point. Ce qui motive mon écrit, au-delà de son objet apparent, c’est toujours en filigrane ou directement, ma production artistique : pratique plastique et écriture accomplissant ici un même destin.
 Les circonstances d’un choix – vivre toute l’aventure de l’art contemporain à Nice, où je suis né – donne certainement une coloration particulière à ce recueil : Nice est le lieu où à partir de 1966 trois ou quatre artistes font naître et élaborent l’esthétique Support-Surface, avant qu’un groupe ne s’approprie de l’enseigne publicitaire. Sur ce rivage, avec George Brecht, Robert Filliou, Jo Jones et Ben, dès la fin des années cinquante, bat très fort la vague Fluxus. Dans ce même temps, le Nouveau Réalisme y est présent avec Arman, Raysse et Klein. Enfin ici, à défaut d’en pouvoir mieux saisir les contenus multiples et les contours mouvants, un ensemble de créateurs se verra désigné comme étant l’Ecole de Nice. Le point d’observation détermine probablement les principales lignes de forces du propos et… ses impasses. Mais il se pourrait que se dégageât de la lecture un autre fil conducteur : Le souci permanent de replacer le débat sur le plan des valeurs culturelles, là où, alors que les discours, constamment, proclament le contraire, les violences sociales – sous les masques de la publicité, de la mode, de la convention institutionnelle des cérémonials et rituels mondains – évitent de la situé. La confusion des valeurs culturelles avec les valeurs marchandes est telle qu’il est même impossible des faire des unes le négatif des autres. Certains, parmi les meilleurs, parviennent à vivre de leurs créations ; d’autres, parmi les plus médiocres et beaucoup plus nombreux… aussi. Mais ne croyez pas ceux qui disent qu’aujourd’hui les cas Van Gogh, Gauguin ou Cézanne ne sont plus possibles – car il est dans sa cohérence qu’une société refuse, quoi qu’elle en dise, ceux qui travaillent à d’autres images que celles qu’elle se reconnaît.
Ce livre est la trace d’un dialogue inégal entre la solitude et les autres, tous les autres : et si le ton est parfois vif, polémique, c’est qu’il faut élever la voix pour espérer se faire un peu entendre lorsqu’on n’a pour moyen d’informer que quelques publications marginales ou à diffusion très limitée.
Dans l’atelier le peintre inscrit, pose les couleurs, travaille la matière. Il ne prononce pas son œuvre : il avance dans la plasticité et, s’il rompt le silence, ses mots sont le plus souvent élémentaires. Il parle plutôt métier, projets et rêves. Ou bien il se raconte, prisonnier de son histoire et, en face, du mutisme de l’œuvre construite. La parole va se frayer un chemin, péniblement ; par bribes, et pas seulement vers l’extérieur. Les mots enseignent, mais aussi renseignent la pratique. La parole fait surgir des réponses dans l’atelier qui vont donner prises à d’autres paroles. Les propos du peintre, les premiers discours des amateurs, les sentences de la critiques parfois, hasardent un tissu verbal qui recouvre l’invisible et le révèle peu à peu comme objet d’art. Il n’y a guère, pour l’œuvre, de milieu. Ignorée, ou découverte. Quelquefois, l’artiste, ou les autres, lance de fausses pistes qui retardent un peu plus le rapport de l’œuvre à ses publics. En bref, la qualité du propos, son origine et son insertion, auraient peut-être plus d’importance, à l’usage, que la masse brute propagée. La conversation tâtonne, mais l’isolement de la naissance progressivement peut être rompu. Toujours, depuis L’Eglise où s’exprimait la Parole, du salon où l’on cause au Salon où la peinture s’exposait, jusqu’en nos vernissages sans vernis, le processus de socialisation de l’œuvre passe par la périlleuse mise en phrases.
Cette manière d’envisager la position de l’artiste dans la société explique probablement la préoccupation de s’adresser, chaque fois que l’occasion se présente, aux publics les plus larges et les plus diversifiés possibles, plutôt qu’aux seuls spécialistes, et le chemin suivi, avec pour étapes notables les publications « Identités » et « Open », puis « le Centre de Recherches et d’Interventions Artistiques », les Galeries Associations « Lieu 5 », à Nice, et « 30 » à Paris, et enfin le C.N.A.C –Villa Arson.
L’ensemble des articles publiés présente un peu de l’histoire vraie, celle du terrain quotidien, de la décentralisation des arts plastiques. Vraie, parce que c’est l’histoire de la tentative de prise en main, par les artistes, dans leur région, de leur propre sort : ce qui n’est, semble-t-il, pas encore le résultat de la décentralisation institutionnelle. Vue dans cette perspective, la dénomination « Ecole de Nice », que ne définit ni une esthétique, ni un regroupement aux critères assurés, ne serait en fait que la désignation synthétique d’une première réaction, dans ce sens, qui soit de quelque importance dans un panorama international.
Il reste beaucoup à dire… Pour être créateur, le plasticien doit assumer aussi totalement que possible sa Culture, et en même temps, les Cultures lointaines et limitrophes qui la fécondent avec plus ou moins de résultats selon les époques. Que cela soit fait et réfléchi en toute conscience permet peut-être d’assumer, dans le même mouvement, son histoire et son devenir. Ici, un fois de plus, je fais profession de mon métier réel : la culture.

Nice, octobre 1985
Préface à « Des écritures en Patchwork » Z’éditions, Nice 1987
Publication en ligne : 7 octobre 2009
Première publication : octobre 1985

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