BRIBES EN LIGNE
la terre nous dernier vers aoi il n’est pire enfer que       soleil après la lecture de    7 artistes et 1 temps de bitume en fusion sur       entre       jonath un homme dans la rue se prend dernier vers aoi elle ose à peine       et tu souvent je ne sais rien de  je signerai mon tout en travaillant sur les "nice, nouvel éloge de la ...et poème pour       dans les durand : une la fonction, toute une faune timide veille attendre. mot terrible. samuelchapitre 16, versets 1   le texte suivant a je meurs de soif tromper le néant     rien légendes de michel poussées par les vagues le glacis de la mort histoire de signes . lorsqu’on connaît une la brume. nuages le tissu d’acier pour max charvolen 1) elle disposait d’une est-ce parce que, petit, on et je vois dans vos et que vous dire des traquer  “ce travail qui   saint paul trois attention beau je dors d’un sommeil de       et       ruelle on cheval de sorte que bientôt pour martin un temps hors du rita est trois fois humble. l’illusion d’une quand les mots ne pas négocier ne j’oublie souvent et       jardin eurydice toujours nue à tous feux éteints. des troisième essai encore une citation“tu       m̵  monde rassemblé       une tout à fleur d’eaula danse quando me ne so itu pe     longtemps sur tout le problème       fourmi « e ! malvais       &eacut    de femme liseuse     du faucon   pour théa et ses station 4 : judas  ouverture d’une (la numérotation des v.- les amicales aventures du  c’était "et bien, voilà..." dit   d’un coté, antoine simon 29       reine al matin, quant primes pert printemps breton, printemps les dessins de martine orsoni antoine simon 12 madame, vous débusquez   3   

les   marcel       s̵ comme un préliminaire la       la granz est li calz, si se autres litanies du saint nom trois (mon souffle au matin dernier vers aoi la route de la soie, à pied, le galop du poème me générations       ce pour ma quand vous serez tout       un       pass&e dernier vers aoi  martin miguel vient dorothée vint au monde pour michèle gazier 1) je m’étonne toujours de la arbre épanoui au ciel pour jacky coville guetteurs       deux il y a dans ce pays des voies ce qui fascine chez pour andré dernier vers aoi       au la liberté s’imprime à       le passent .x. portes,       dans quel ennui, mortel pour i mes doigts se sont ouverts       l̵ des voix percent, racontent sixième madame des forêts de rm : d’accord sur rossignolet tu la       chaque 1 la confusion des le lent déferlement tandis que dans la grande   (à jamais je n’aurais je suis celle qui trompe la poésie, à la li emperere s’est il tente de déchiffrer, frères et  tu vois im font chier il en est des noms comme du couleur qui ne masque pas mult est vassal carles de reprise du site avec la  avec « a la 1) notre-dame au mur violet       voyage tes chaussures au bas de a christiane a la fin il ne resta que dernier vers aoi antoine simon 25 franchement, pensait le chef, le 26 août 1887, depuis   ces notes À peine jetés dans le       deux l’appel tonitruant du mon travail est une tant pis pour eux.       m&eacu "moi, esclave" a au commencement était       &agrav d’un côté je crie la rue mue douleur deuxième essai le l’ami michel       alla rm : nous sommes en mieux valait découper le coquillage contre       je me f toutes mes antoine simon 31 dernier vers aoi       su       d&eacu comme ce mur blanc 1. il se trouve que je suis   pour adèle et le bulletin de "bribes vous êtes 0 false 21 18 première fin première titrer "claude viallat,       pass&e karles se dort cum hume temps de cendre de deuil de l’attente, le fruit       retour au programme des actions vue à la villa tamaris je serai toujours attentif à       apparu   né le 7  pour de     faisant la si grant dol ai que ne antoine simon 17 et il parlait ainsi dans la pour mon épouse nicole il pleut. j’ai vu la le "patriote", qu’est-ce qui est en       midi f les marques de la mort sur le travail de bernard       aux       allong ils s’étaient sur la toile de renoir, les   pour olivier la fraîcheur et la       descen carcassonne, le 06   encore une le vieux qui temps de pierres antoine simon 20 Ç’avait été la clquez sur       journ& la force du corps, siglent a fort e nagent e la chaude caresse de       fourr& ce qui importe pour vertige. une distance un tunnel sans fin et, à je t’ai admiré,       le quel étonnant  l’écriture il y a des objets qui ont la     de rigoles en le 19 novembre 2013, à la les oiseaux s’ouvrent antoine simon 7       il les cuivres de la symphonie fragilité humaine. il s’appelait merle noir  pour 13) polynésie le texte qui suit est, bien l’évidence       mouett marché ou souk ou carles li reis en ad prise sa les petites fleurs des il était question non une fois entré dans la très malheureux... introibo ad altare patrick joquel vient de (josué avait       entre d’un bout à de mes deux mains       le    il pour anne slacik ecrire est madame est toute       dans dont les secrets… à quoi (elle entretenait bernard dejonghe... depuis un nouvel espace est ouvert dernier vers aoi f les feux m’ont il faut laisser venir madame       voyage  ce qui importe pour antoine simon 32 montagnesde toujours les lettres : la danse de       (       le a toi le don des cris qui je déambule et suis  l’exposition  en cet anniversaire, ce qui abu zayd me déplait. pas f le feu s’est dernier vers aoi le 26 août 1887, depuis     les provisions dans le pain brisé son « 8° de toutes ces pages de nos pour andrée faisant dialoguer       rampan dernier vers aoi ] heureux l’homme tout mon petit univers en assise par accroc au bord de       sur       fleure langues de plomba la       reine ici, les choses les plus     [1]          or giovanni rubino dit     vers le soir j’ai parlé la bouche pure souffrance diaphane est le mot (ou il est le jongleur de lui dessiner les choses banales     m2 &nbs ce qu’un paysage peut et ces j’ai changé le dernier vers aoi À l’occasion de   je n’ai jamais antoine simon 27       une sequence 6   le madame, on ne la voit jamais antoine simon 3 de toutes les       &agrav deuxième suite pour jacqueline moretti, nous serons toujours ces madame déchirée issent de mer, venent as       m̵ passet li jurz, si turnet a       sur  hier, 17 huit c’est encore à un soir à paris au autre essai d’un iv.- du livre d’artiste       montag rare moment de bonheur, nous savons tous, ici, que deux mille ans nous 1254 : naissance de macles et roulis photo 4 le soleil n’est pas dernier vers aoi   lancinant ô lancinant       &agrav là, c’est le sable et  dernier salut au    tu sais outre la poursuite de la mise l’art n’existe la vie humble chez les   le 10 décembre       le     pourquoi   (dans le vous deux, c’est joie et "pour tes c’est le grand   la production la langue est intarissable       le       la religion de josué il le nécessaire non "la musique, c’est le     pluie du pas facile d’ajuster le « voici torna a sorrento ulisse torna pour jean-marie simon et sa clere est la noit e la madame est une la vie est dans la vie. se station 7 : as-tu vu judas se cet univers sans je reviens sur des (de)lecta lucta         soleil       " accorde ton désir à ta c’est ici, me antoine simon 18 la parol

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Carnets intermittents

Des chroniques... à l’occasion...


  • Peindre autrement

    Raphaël Monticelli - 25 décembre 2011


    J’ai donné, au mois de septembre 2011, ce texte à la revue Performarts. Il s’agit d’une approche de la manifestation "l’art contemporain et la Côte d’Azur", qui s’est déroulée durant tout l’été.


     


    Trop... Il y a trop ! Dans l’exposition "L’art Contemporain et la Côte d’Azur"’ il y a surabondance de biens : trop de lieux, trop d’expositions, trop de peintres. N’allez pas croire que je proteste et que je boude mon plaisir... Non... Il y a tant, qu’il est impossible de parler de tout...


    Essayons d’aller au coeur.


    Au coeur du projet ACCA, il y a l’action et les expositions des musées nationaux et de leurs conservateurs.


    Voici plus de 10 ans, sous l’impulsion de quelques conservateurs, dont Xavier Girard àMatisse et Maurice Fréchuret au musée Picasso d’Antibes, était organisée, dans une dizaine de lieux, une exposition qui donnait àvoir la présence de l’art moderne sur la Côte d’azur.


    Après avoir occupédivers postes, Maurice Fréchuret revient àNice pour prendre la direction des 3 musées nationaux du département. Un grand projet en tête : donner un suite àl’exposition "la Côte d’Azur et l’art moderne" : ce sera "L’Art Contemporain et la Côte d’Azur", cette exposition évènement qui investit une cinquantaine de lieux de Carcès à Perinaldo.


     


    Au coeur du projet, il y a donc les Musées nationaux. Et Maurice Fréchuret. Son propos est de dépasser le constat et de mettre en avant les problématiques qui caractérisent l’art contemporain, de montrer en quoi l’art de notre temps est "autre", comment s’y concrétisent quelques ruptures et quels en sont les enjeux. Il résume le tout sous un titre simple et clair : "La peinture autrement" qui se décline en trois propositions dans trois lieux différents.


    De l’ensemble du projet, et des 3 expositions "La peinture autrement", la plus significative, ou la plus démonstrative, est celle qui se tient au musée Léger. Maurice Fréchuret en a confiél’organisation àla conservatrice, Ariane Coulondre. Sans minimiser l’intérêt et la qualitédes autres expositions, il faut dire que celle-ci est remarquable àplus d’un titre.


    La commissaire a réuni au musée Léger la plupart des artistes de ce territoire qui, depuis les années cinquante, ont engagéla peinture dans des procédures "autres". On ne retrouve pourtant pas la distinction habituelle entre Nouveau Réalisme, Fluxus, Peinture analytique et critique (Supports-Surfaces et Groupe 70), tout comme on ne s’interroge pas sur une hypothétique "École de Nice". La ligne d’exposition choisie explore la façondont ces artistes ont engagéde façon manièrenovatrice des procédures plastiques simples, qu’elles soient artistiques ou non. Les termes en sont simples : déployer, peindre, teindre, couvrir, coudre, assembler... Ils sont élémentaires : ils mettent en vue le fait que ces peintres s’attaquent aux fondements, àla spécificitéde l’art. Ils sont efficaces : d’une part, ils inscrivent chacune des démarches dans une perspective historique et anthropologique, d’autre part, ils permettent des rapprochements que la répartition en groupes, tendances et mouvements tendaient àmasquer. Si certains rapprochements se sont faits de longue date, comme ceux qui font se côtoyer Miguel, Charvolen, Alocco, Maccaferri, Valensi et Dezeuze, d’autres sont plus inattendus. Et on se surprend àtrouver évident, par exemple, qu’Hartung se retrouve près d’Arman ou de Cane ou que les brûlages de Burri voisinent avec ceux de Dolla, Klein et Saytour. En bref, Ils sont pertinents : ils permettent de rendre lisibles par tous la dynamique des recherches, la cohérence, individuelle et collective, des démarches.


    En outre, les choix de la commissaire et la mise en espace des oeuvres permettent un étonnant dialogue entre les démarches contemporaines, les oeuvres de Fernand Léger et la configuration du bâtiment. Si les artistes présentés ne reconnaissent pas tous l’héritage de Léger, la communautéde recherche ou d’inquiétude apparaît par exemple dans le couple déconstruction/reconstruction des éléments de la peinture ou dans l’interrogation sur la place de l’art dans la vie sociale ou le statut des objets usuels dans l’art. Quant au dialogue avec la configuration du bâtiment, normalement traitédans l’accrochage, il est spectaculairement subtil, àl’intérieur, avec la proposition de Charvolen dont l’oeuvre, in situ, est en cours de réalisation, àl’extérieur avec les propositions de Venet (la reprise de l’historique tas de charbon !), Pagès et Dolla.


    Naturellement, aucune approche de l’art n’est jamais vraiment juste et exhaustive... Et la simplicitése paie... On sait bien, par exemple, que telle toile de Dolla n’est pas brûlée, mais marquée àla fumée. Mais la commissaire ne donne pas ses propositions pour vraies. Elles les propose comme hypothèses de travail, ou pistes de lecture, et force est de reconnaître que ces hypothèses fonctionnent bien, donnent à comprendre et à penser.


    Trop... Comment pourtant ne pas mentionner l’exposition présentée au musée Chagall : elle complète, plastiquement, et prolonge, historiquement, celle du musée Léger. On y lit d’abord la continuitédes problématiques de l’art contemporain ou, si l’on préfère, la continuité, le creusement, des ruptures initiées dans les années 50-70. Les nouvelles générations ont intégréles leçons des artistes qui les ont précédées : libertédes supports, des matériaux, des outils. On peint au chewing gum, comme Figarella, ou àla crème chocolat, comme Blazy, qui laisse au temps et aux souris le loisir de compléter son travail. On construit, comme Pinaud, un cylindre de bobines de fils de toutes les couleurs. On récupère, comme Chevalier, les résidus de peinture dans l’atelier, on les superpose et on les cloue au mur. On explore les rapports entre photo, video et peinture. On fait chatoyer la couleur sur des supports nouveaux, ou on la piège, àla colle thermofusible, sur des câbles d’acier, comme Wilson Trouvé. Et l’écho entre les deux expositions se retrouve encore dans l’oeuvre in situ proposée par Jérôme Robbe sur la terrasse du musée, impressionnant paysage dans le paysage, oùse fiancent un béton incertain et une couleur diffuse...


     


    Trop... Et pourtant... Le nombre des artistes présents dans la manifestation est si important qu’on a du mal à comprendre certaines absences. Sur le site de la revue, j’ai déjà évoqué quelques noms : ceux de Serée, Maccheroni ou Thupinier, par exemple... J’aurais pu en donner quelques autres, comme Scholtès, Lanneau, Farhi ou Sosno... Ce genre d’oubli est toujours gênant, troublant et douloureux... Souhaitons qu’on saura quelque jour le réparer.


     

  • Sonatine pour Josué... en video

    Raphaël Monticelli - 28 mars 2011


    Pour qui veut se faire une idée de la "sonatine pour Josué", on peut en voir une video mise en ligne par Marc en cliquant sur le lien

  • Sonatine à Josué

    Raphaël Monticelli - 23 mars 2011


    Le samedi 26 mars, à 15 heures, à la BMVR de Nice, place Yves Klein (arrêt de tram Garibaldi), présentation d’ une liturgie du triduum pascal et de Sonatine à Josué. Textes de R. Monticelli, musique de G. Trem, avec Sandrine Martin, Yves Moreau, Olivier Thiry et Jean Marc Baccarini. 


    Cliquez ici pour accéder au dossier de presse...

  • Echos de bribes sur remue.net

    Raphaël Monticelli - 28 février 2011
    Clefs : Barnaud


    Juste un mot... 


    Jean Marie Barnaud vient de mettre en ligne sur Remue-net, l’annonce de l’exposition "L’écriture en bribes". Il enrichit l’annonce par le texte qu’il a donné pour le catalogue : "Une approche du Nid de l’aigle"... Qu’il en soit doublement remercié !

  • Pour apprivoiser un barbare

    Raphaël Monticelli - 20 février 2011


    Ce texte m’a été demandé à l’occasion de l’exposition Julius Baltazar à Carcassonne... C’était en octobre 2010...


     


    Depuis belle lurette, je tourne autour de Julius Baltazar. Avant que nous nous rencontrions, je l’avais connu d’abord pour son travail avec Michel Butor et, de proche en proche, pour son extraordinaire et éblouissante collaboration avec des écrivains et des poètes.


    Notre première rencontre ? C’était à Carcassonne. À l’occasion de l’exposition que le centre Joe Bousquet avait consacrée à Michel Butor. Nous avons eu l’occasion de discuter. J’ai pu voir de plus près son travail. Depuis cette date, Julius Baltazar s’est installé dans une de mes niches intérieures, une sorte d’abri sous roche assez semblable à celui qui a accueilli, il y a 400000 ans, une petite communauté humaine, sur la côte niçoise, au lieu dit de "terra amata"’ terre aimée.


    Je réagis toujours de la même façon devant une œuvre qui me séduit : je me méfie et maintiens mes distances. Réaction de vieux lecteur de Pascal, peut-être. Ou quelque raideur dans la sensibilité... Toujours est-il que l’éblouissant Julius m’inquiétait : trop de talent. Trop de facilité. Que de "justesse" dans la mise en place des œuvres ! Quelle inventivité dans les colorations. Quelles subtilité sur ces surfaces ! Que de mouvement dans ces espaces. Quels horizons ! Que d’éclairs ! Sans doute étais-je aussi miné par la malédiction de Babel : cet homme-là n’avait-il pas la prétention de supplanter la puissance des dieux. D’escalader le ciel ? Ne nous ferait-il pas courir le risque de disperser la langue ?


    Il faut du temps pour apprivoiser une œuvre. Ou se laisser apprivoiser par elle. Il faut reconnaître sur quels paysages elle s’ouvre en nous à partir desquels elle nous devient visible. Quels territoires elle y établit et comment nous serons capables d’y vivre. Et si nous en sommes capables. Il faut que nous soyons d’abord convaincus qu’elle nous propose bien autre chose que des artifices destinés à nous égarer. Que les chemins qu’elle nous invite à prendre nous conduiront vers des zones qui nous sont essentielles. L’approche peut être longue et lente. Elle peut se résoudre en un instant.


    J’ai connu cet instant. Quand soudain je n’ai plus vu l’illustration, l’ornementation. Quand j’ai compris que Julius Baltazar ne cherchait pas à embellir les mots et les textes. Ce qui me retient désormais chez Julius Baltazar, c’est qu’il n’est pas d’abord cet homme de l’illustration, des mots et du livre que l’on présente le plus souvent, mais un homme de la peinture, du papier et de la toile. Un artiste des matières et des matériaux, de ce qui appellent les mots à venir, non de ceux qui ressassent les mots entendus.


    Julius Baltazar est peintre. De ceux qui construisent notre modernité et notre contemporanéité. De ceux que la peinture intéresse parce qu’elle est matière. Il est de ces peintres qui opèrent dans une relation aussi immédiate que possible du corps sur la matière, comme on se roulerait dans l’herbe, le sable ou la boue ; comme on plongerait dans l’eau. Est-ce la raison pour laquelle Arrabal l’a qualifié de Barbare, issu de ces peuples incapables d’un langage articulé ? Je sais bien que la langue entoure les faits et gestes, les procédures et les outils du peintre barbare, et ses matières. Qu’hors la langue, il n’est pas de peinture. Pas de barbarie. Mais Baltazar les prend comme brutes, dégagées de tout discours préalable, de tout texte, ne laissant subsister d’elles que le lexique brut de leur désignation : papier, toile, huile, pigments, brosses. Il les dégage aussi de tout discours potentiel, de toute anecdote, de tout conte. Comme il les dégage du scriptural ou du chorégraphique : ces traces qui zèbrent les œuvres de Baltazar, sont encore de l’ordre de l’impact ou de la griffure. Elle ne préfigurent pas un texte, ne miment pas un message caché, ne disent pas l’élégance d’un geste, ou la complexité d’un mouvement. Ni la construction d’une figure. On sait que, proche des surréalistes, Baltazar n’a pas poursuivi dans cette voie pourtant tout ouverte devant lui. Dans le traitement de ses matières, il est plus proche de Fautrier, Debré, Zao Wou Ki, que de Dali qui, pourtant, en lui donnant son nom, l’a porté sur les fonds baptismaux de l’art. Baltazar fait partie de ces peintres qui cherchent à nous rendre sensible cette région énigmatique, d’avant les mots, où la matière, brute et indistincte, nous est présentée dans son état d’avant toute forme, chaos ou big bang. Et c’est pourquoi, sans doute, tant de poètes ont cherché à y repérer des formes et à l’envelopper de mots.


    Nous voici donc, hommes doués de parole, par les mots et la parole façonnés, face aux œuvres de Julius Baltazar comme saint Augustin face aux premières phrases de la Genèse qui évoquent "la terre informe", cette "matière informe que Dieu fit de rien" ... "comme la semence du ciel et de la terre, puisque la matière du ciel et de la terre était encore à l’état de confusion : mais parce qu’il était certain que de là devaient se former le ciel et la terre." Matière et matrice.


    Baltazar n’est pas un illustrateur de livres. Opérateur d’origine, désignateur de chaos, installateur de genèse, il engage à parler et écrire, pour que la Lumière soit.


    En parcourant le catalogue publié en 2000, au Québec, j’ai été frappé par la façon dont écrivains et poètes parlaient de Baltazar et de son travail. Face aux œuvres de Baltazar, ils rendent, pour la plupart, des images de monde(s) en formation, "parole sans mot", "paysage sans nom", "alphabet de l’univers" émergeant d’eaux premières, monde naissant, monde élémentaire, que l’on traverse, qui nous traverse, à travers lequel on se déplace et qui nous déplace, avec ses espaces ouverts, ses océaniques, ses orages guerriers, ses turbulences. Et avec mille précautions, on présente Baltazar comme un "paysagiste" particulier, un peintre concret, d’un "lyrisme expressif"... Une plongée aux origines, pétrie d’enfances : matière, matrice, mère.


    Quand on l’inscrit dans l’histoire et dans les pratiques de la peinture, on se réfère, comme le fait Michel Butor, à Turner ou Tanguy, et Jacques-Bernard Roumanès évoque "le dépôt des pigments à la lisière du retrait de l’eau"... J’ajouterais bien que, chez Julius Baltazar, ce qui est posé avec force et constance, c’est le statut de la couleur dans la peinture... De la couleur quand elle n’est pas ornement, recouvrement de zones délimitées, mais débordement, fusion, plus proche des matières qui lui donnent naissance et du corps aux prises avec ces matières, les fondant entre elles et se fondant en elles, que des couleurs domestiquées, assagies et rangées. Des couleurs quand elles sont ces pigments laissés sur la rive, quand les eaux se sont retirées, et qu’elles gardent ainsi tout à la fois l’origine des matières et le souvenir des liquidités qui les ont portées jusque là, jusqu’au bord de nos regards. Debré, Tanguy, Zao Wou Ki, voilà pour la modernité. Turner, Constable aussi... L’avouerai-je ? Pour préparer ce texte, je suis retourné voir les Vénitiens. À cause de certaines images, bien sûr, à cause du traitement de la couleur, surtout... Mais encore plus en raison du rapport aux matières et de l’investissement physique dans le traitement des matières, et cet "art raffiné des dernières retouches" du Titien que Marco Boschini tient du témoignage de Palma le Jeune. Titien, écrit Boschini, unissait "çà et là, en les frottant du bout des doigts, les parties claires, se rapprochant des demi-teintes et unissant une teinte avec une autre ; d’autres fois, d’un passage du doigt, il ajoutait une touche sombre pour l’accentuer, ou quelques traînées rouges, semblables à des gouttelettes de sang qui renforçaient les éléments restés superficiels". Ce n’est pas la technique de la peinture au doigt que je retrouve chez Baltazar, mais ce rapport physique, ce corps à corps avec les matières colorées qui engendre cet effet d’évidence de l’œuvre et l’immédiateté physique de notre perception.


    Comme derniers mots, cette citation :


    « Formées de ce qui fait le mérite des pierreries les plus précieuses, elles offrent à la description des difficultés infinies ; car en elles se trouve le feu subtil de l’escarboucle, l’éclat purpurin de l’améthyste, le vert de mer de l’émeraude ; et toutes ces teintes y brillent, merveilleuse­ment fondues. On a comparé leur effet général à l’arménium des peintres, à la flamme du soufre qui brûle, ou à celle d’un feu sur le quel on jette de l’huile."...


    Il ne s’agit pas d’œuvres de Baltazar, mais de la description des opales par Pline l’ancien. L’opale, la pierre qu’affectionne Julius Baltazar, justement. 

  • 18 février

    Marcel Alocco - 18 février 2011
    Clefs : Xerra , Bataillard

     Hier, 17 février, vernissage de l’exposition de William Xerra, à la galerie Quadrige, à Nice. Marcel Alocco envoie ce texte à ce propos... Je le mets volontiers en ligne dans ces carnets, et dans l’espace Alocco, dans la rubrique "Au rendez-vous des amis"... Une pensée, en passant, pour Marcel Bataillard, dont le travail me fascine... Il faudra bien qu’un jour je le regarde sérieusement...

    William Xerra, Galerie Quadrige / édition La Diane Française.
    « Les yeux clos » de W. Xerra sur un poème de Paul Vangelisti
    14 avenue Pauliani, 06000 NICE Du 18 février au 19 mars 2011.
     
    Nocturne pour Willam Xerra
    Peintre aux yeux clos
     
    Dans le livre, le dessin est imprimé, modifié ensuite par des rehauts collés, traces manuelles chaque fois originales. La gravure ici était impossible, car une vraie gravure paupières closes n’aurait plus été dessin produit d’un dessein, mais traces purement aléatoires.
    Il dessine les yeux fermés, comme l’on rentre chez soi. Ce n’est pas que William Xerra ne soit pas voyant, mais par choix le noir des paupières fait écran sur lequel se projette l’image vue, croit-il, de nombreuses fois. Le problème, s’il y avait problème, serait lié à l’échelle. Comment monter dans la page sans céder à la tentation toujours présente dans l’oeuvre d’aller au-delà, de déborder. Déborder autant de la page que de la surface significative que livrerait un trait. Le problème, s’il y avait problème, serait lié au modèle : ce qu’il voit, ce qu’il voyait, ce qu’il crut avoir vu. Et si l’image n’était que le souvenir de ce qui résiste devant le regard perforant vers l’infini mental... que resterait-il de ce monde si évident que nous le croyons réel ?
    Tout peintre qui aujourd’hui réfléchit sait que la référence au réalisme qui jalonne l’histoire des arts exprime une sincérité naïve. Il est naïf de croire que ce qui est peint montre la réalité matérielle ou spirituelle du monde. L’image donnée n’est jamais le rendu de ce qui est visible, mais le dire de ce que l’artiste sait de sa réalité. Je ne peins pas ce que je vois, je peins ce que j’en crois savoir. De ce que ma rétine imprime, ou de ce que mon cerveau élabore de mon expérience d’être au monde. Tout peintre n’est donc qu’un découvreur qui imprime sur un tableau noir une des images de ce qu’il sait de lui-même et du rapport aux environs. Ainsi, des peintres de Lascaux lisant dans le relief des rocs des présences animales, de Léonard décryptant les tâches du mur, d’Ernst lisant de frottis les sols, jusqu’aux pratiques aléatoires à travers des épaisseurs, des plis, des gestes distants de jeteurs de dès tenant en main au lieu du cornet un pinceau, jusqu’aux plasticiens qui les yeux bandés ou fermés lient leurs gestes aux prospections aveugles des espaces et des plans, il existe une continuité fondamentale : celles des voyants créant leurs images, dans la grisaille de leurs cerveaux, au contact d’une synthèse des mémoires par l’instinctif, le réfléchi et l’aléatoire des matières. Une projection des réflexions et des réactions du corps. En somme, il s’aveugle des yeux fermés ou de la proximité agitée des couleurs pour voir plus clair son savoir modeste de l’infini des choses et des êtres.
    Peut-être la dimension la plus créatrice des plasticiens depuis qu’ils s’interrogent sur leurs pratiques est-elle dans la question : comment voir ce que je ne vois pas ? Pauvres peintres, ceux qui ne savent pas que même les yeux ouverts ils peignent à l’aveugle.

     

  • L’écriture en bribes

    Raphaël Monticelli - 12 février 2011
     L’écriture en bribes, c’est le titre de l’exposition que je prépare à la Bibliothèque Louis Nucéra (BMVR) de Nice.
     
    Voici quelques précisions :
    du 2 mars au 8 mai 2011 : exposition Raphaël Monticelli, l’écriture en bribes
    3 mars à 11h. Inauguration
    5 mars à 15 h. auditorium de la BMVR, lecture de Bribes
    26 mars à 15 h. auditorium de la BMVR, Sonatine à Josué, quelques uns des derniers textes des Bribes mis en musique par Gilbert Trem
    2 avril à 15 h. Atelier d’écriture (s’inscrire auprès de la BMVR)
    9 avril à 15 h. suite de l’atelier d’écriture
    tout le long de l’expo : présentation de livres d’artistes et d’oeuvres croisées dans les bibliothèques annexes de la ville de Nice (se renseigner auprès des annexes).
     
    L’exposition présente
    des livres d’artiste. Par livres d’artiste, j’entends des livres dont je suis le seul réalisateur.
    des œuvres croisées : j’appelle œuvres croisées, des livres, estampes, toiles, ou tout autre objet, résultant d’une collaboration étroite avec un artiste, un écrivain, un musicien.
    d’autres bricoles... Je dis bricoles, à défaut de trouver un meilleur terme. Objets que j’ai réalisés seul ou en collaboration.
    Les œuvres croisées et autres bricoles ont parfois été suivies par un éditeur. Certaines d’entre elles relèvent de la bibliophilie classique.
    Au total il devrait y avoir environ 200 pièces... Je préciserai quand tout sera installé.
    Ce qui est sûr, c’est que présenterai une trentaine de collaborations...
    En voici la liste
    Alocco, Baudoin, Becca, Bonardi, Boniface, Butor, Calzavacca, Charvolen, Clauzel, Fedi, Freixe, Gérard, Goalec, Koenig, J.J. Laurent, Lorin, Lusso, Maccaferri, Maccheroni, J.L. Martin, Massholder, Miguel, M. Monticelli, Nivese, B. Noël, Partezana, Orsoni, Pedinielli, Popet, J.C. Renard, Robustelli, Rosa, Scholtès, Serée, Sierra, Thibaudin, Trem, Warneck.
     
    A cette occasion, la BMVR édite un catalogue avec des textes de 
    Alocco, Marc Zaffran/Martin Winckler, Butor, Freixe et Barnaud.
    et des photos de Muriel Anssens.
  • 1er janvier 2011

    Raphaël Monticelli - 1er janvier 2011

     Pour de l’intermittence, c’est de l’intermittence... Plus de six mois sans donner de nouvelles ! Eh bien... Prenons de bonnes résolutions, c’est la nouvelle année ! 

    J’ai toujours eu du mal à formuler voeux et souhaits... Ça ne m’empêche pas de le faire... et de partager l’espoir... 

    Que l’année 2011 soit aussi bonne que possible !

  • Je suis né à Nice

    Raphaël Monticelli - 5 mai 2010
    Clefs : Monticelli R.

    Le "Patriote", hebdomadaire de la région niçoise, prépare un numéro spécial pour la commémoration du 150ème anniversaire du rattachement de Nice à la France. Toutes sortes de témoignages ont été sollicités. Julien Camy, le rédacteur en chef, m’a demandé quelque chose ces jours-ci. J’ai écrit ça... à la diable.

    Je suis né à Nice. D’immigrés italiens, comme nombre de Niçois....

    Je n’ai pas eu à trouver cette ville accueillante : c’était ma ville. Longtemps, je n’ai pas su si j’étais Français ou Italien. La chose importait peu : j’étais Niçois.
    A peine avions-nous appris à lire, au CP (c’est une anecdote que je raconte souvent) que notre maître, monsieur Raffaeli, nous avait distribué des cartes de France sur lesquelles nous avions déchiffré : « Enfant, voici ton pays »... Nous en avions parlé à la maison. Plein de scrupules, j’étais allé le voir : je ne pouvais pas garder cette carte, puisque ce n’était pas mon pays... « Tu es né où ? » m’a demandé monsieur Raffaeli. « Ici, à Nice ». « Alors, tu es Français, puisque tu es Niçois... si tu veux, mon garçon, garde la carte »... C’est ainsi que Nice m’a donné la France. J’ai cherché, en Italie, à acquérir une carte analogue : « Franciullo, ecco il tuo paese ». Je ne l’ai jamais trouvée.
    Nice n’a jamais été italienne. Cela, je l’ai appris assez tôt. Mais rien n’est ici comme ailleurs. Une population de toutes origines. De toutes langues. De toutes confessions. Une topographie dense et comme pressée : c’est la montagne et c’est la neige et aussitôt, c’est la mer et l’été. Et la montagne poursuit sa course sous la mer. Et le Paillon aussi, qui continue à la dévaler, sous l’eau salée. Nice a sa langue nissarde. Elle était langue de travail : à l’atelier, mon père parlait niçois avec ses compagnons : un Arménien, un Sénégalais, un Polonais et... un Niçois, tous Français, par ailleurs. Et elle est langue littéraire. J’ai appris le niçois. Et nous lisions, sous la puissante tutelle de Compan, aussi bien la Nemaida que Mireio. Nice a sa langue, et elle est occitane.
    En 1960, commémoration du centième anniversaire du rattachement de Nice à la France. Combien de milliers d’enfants étions nous, au stade du Ray, à harmoniser nos mouvements pour célébrer l’événement ? Je suis deux fois Français, se disait le petit Italien. Une fois parce que je suis né à Nice. Une fois parce que Nice a choisi le rattachement à la France. Pas si évident, me disait un vieil homme encore tout plein du souvenir de Garibaldi. Deux fois Français et Italien aussi, se disait l’enfant.
    Ma paroisse, c’était Don Bosco. Le Piémontais. Italien. Ses successeurs étaient des justes. Dans la crypte de Notre Dame Auxiliatrice on en garde le précieux souvenir et on voit encore le soupirail dérobé par lequel on faisait se sauver des enfants que la force publique recherchait pour la seule raison qu’ils étaient juifs. Nice est aussi la ville des justes.
    L’adolescence fut plus complexe. Étais-je Français, moi qui continuais à parler italien à la maison ? Je suis devenu enseignant. Professeur de... français... Et je militais. Un peu au syndicat des enseignants, le SNES, beaucoup au parti communiste... À Nice, j’ai salué mes camarades : antifascistes, antifranquistes, niçois de souche plus ou moins anciennes, avec, parfois, de curieuses réactions de Barbet, ces sortes de Chouans du Comté. C’est à Nice, en militant pour que l’école soit meilleure pour les enfants, que le territoire soit plus doux pour ceux qui y vivent, que le travail soit plus respecté que j’ai le mieux compris ou accepté ces complexes questions d’appartenance... et aussi en travaillant sur la période de la Résistance, et en cotoyant et écoutant mes camarades, militants de l’enseignement, militants de la pédagogie, résistants, antifascistes, partisans, antifranquistes... Ces va-et-vient, à Nice, entre France et Italie, entre hier et aujourd’hui, entre terroir et territoire, entre comté, pays et planète, entre ce bout de monde et le monde auquel il était ouvert, ces va-et-vient m’ont transmis des valeurs, des principes, des interrogations et des doutes.
    Nice est frontière –poreuse et incertaine frontière- de temps, d’espaces, de langues, de croyances, de convictions. Les trop denses vérités s’y effilochent et s’y défont au profit d’une sorte d’humanisme de l’incertitude, premier pas de l’attention à l’altérité.

     

  • journal intermittent

    Raphaël Monticelli - 26 avril 2010

    Pour le prochain Basilic, (la gazette de l’association des amis de l’Amourier), j’ai donné ces quelques lignes de mon "journal intermittent"... Les voici dans ces carnets, tout aussi intermittents...


    Les images s’électrisent et se défont parmi des humidités salées ; des soleils s’effilochent. L’odeur des herbes piétinées se mêle à celle, perturbante, du varech. Les vagues.

     
    *
     
    Les ombres mordent des lambeaux de satin pourpre doublé de gaze sale. Surgit un dieu perplexe qui cherche en vain à percevoir, dans des cieux vides, le vacarme de l’écroulement du monde, ou un démon timide dont la voix nous parvient, mal assurée, presque éteinte, en froissant le doigté limpide des variations Goldberg. Variations pourpres de Jean Jacques Laurent, salle municipale d’exposition, Beausoleil.
     
    *
     
    Des jus de la terre aux feuilles de l’arbre, tout l’horizon se déchiquète.
    Des peuples oiseaux ont laissé leurs traces là-dessus : ça tremble, ça picore, ça piaille, ça s’ébroue.
    Les plumes d’Icare sont tombées dans la boue, parmi des éclats de cire.
    Présentation des livres d’Anne Marie Lorin, dans l’atelier de Laurent Briffaut, à Grasse.
     
    *
     
    C’est le froid d’un atelier nomade qui a mué la sueur des charbons en fleurs de givre suspendues par la caresse de la brosse au tempo du regard. Terrils, dans l’exposition de Daniel Mohen à la galerie des Docks, à Nice.
     
    *
     
    Déconstruction du tableau classique. Question de point de vue. Tu détruis l’illusion de la profondeur sur une surface, pour construire l’illusion de la surface par le volume, selon un seul point de vue : le tableau impose sa position au spectateur. Les anamorphoses de Louis Chacallis au collège port Lympia.
     
    *
     
    Tu t’es coulé entre les bras du Nil ; tu as épousé ses méandres en dirigeant tes pas sur la voix des femmes penchées au bord des eaux fertiles. Tu suces et remâches les mots qui montent de la terre, et tu les fais glisser entre le lin et le papier, l’or et et le plomb, en les précipitant dans le foudroiement de tes roches. Oeuvres de Martin Miguel à la bibliothèque d’Alexandrie.
     
    *
     
    Un peu de glaise, à la mesure de mes deux mains en coupe et, dans le tourbillon des images qui m’assaillent, presque à l’aveugle, j’en saisis une qui donne forme à la terre : c’est ce visage très lointain de la très ancienne époque de Sumer. C’est un bien très précieux parce que, disparu, il persiste, et, persistant, il rassure et peut avaler un peu de l’angoisse des pertes et le tremblement de mes dents. Baba, à la fondation Sicart-Iperti, Vallauris.
     
    *
     
     
    Pelures d’air qu’une simple tension de l’oeil déchire, l’altuglass à travers lequel il a fait, sa vie durant, pleurer la lumière. Edmond Vernassa s’en est allé. Vieux frère, ami timide, salut !
     

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