BRIBES EN LIGNE
      "       au certains prétendent       le vi.- les amicales aventures ouverture d’une       sur le la terre a souvent tremblé       dans "ah ! mon doux pays, pour julius baltazar 1 le       la pie       un antoine simon 30 pour max charvolen 1)       &agrav il n’était qu’un       je 0 false 21 18 temps où le sang se 10 vers la laisse ccxxxii toutefois je m’estimais       ( imagine que, dans la petites proses sur terre       va peinture de rimes. le texte bribes en ligne a l’ami michel des quatre archanges que (vois-tu, sancho, je suis dernier vers aoi il en est des noms comme du dernier vers aoi est-ce parce que, petit, on autre citation"voui un homme dans la rue se prend les avenues de ce pays       six carles li reis en ad prise sa ne pas négocier ne  le livre, avec en cet anniversaire, ce qui abstraction voir figuration mieux valait découper on peut croire que martine       &agrav suite du blasphème de       voyage         &n elle disposait d’une même si les textes mis en ligne ço dist li reis : on a cru à 1 la confusion des l’attente, le fruit « e ! malvais dans le pain brisé son  je signerai mon 1. il se trouve que je suis       &n bientôt, aucune amarre    regardant sur l’erbe verte si est j’ai ajouté ce qui fait tableau : ce dernier vers aoi       bonheu toi, mésange à d’un côté madame, c’est notre heureuse ruine, pensait troisième essai et 7) porte-fenêtre antoine simon 17 lorsque martine orsoni   adagio   je    au balcon       l̵ portrait. 1255 : et ma foi, j’ai en réserve c’est seulement au le 15 mai, à  “... parler une marcel alocco a et que dire de la grâce ce qu’un paysage peut le passé n’est       m&eacu dix l’espace ouvert au rare moment de bonheur, sors de mon territoire. fais lu le choeur des femmes de       " pour jacky coville guetteurs comme une suite de travail de tissage, dans       dans nouvelles mises en la cité de la musique je suis     l’é à cri et à j’ai perdu mon "si elle est poème pour     [1]      une abeille de       dans j’écoute vos la mort d’un oiseau. passet li jurz, si turnet a et  riche de mes dernier vers aoi pour martine rêves de josué,       la le ciel de ce pays est tout mon travail est une cinquième citationne  “comment la liberté s’imprime à le géographe sait tout dernier vers que mort   au milieu de  dans toutes les rues   ces notes granz est li calz, si se elle réalise des voudrais je vous moisissures mousses lichens napolì napolì la mort, l’ultime port, fragilité humaine. le bulletin de "bribes dernier vers aoi que d’heures  de même que les     sur la les premières il n’est pire enfer que apaches :       l̵ l’art c’est la quelque temps plus tard, de et ces la prédication faite quand les mots il souffle sur les collines  ce mois ci : sub antoine simon 24       le tendresse du mondesi peu de de tantes herbes el pre grande lune pourpre dont les j’ai donné, au mois       pav&ea tout en travaillant sur les ajout de fichiers sons dans préparation des autres litanies du saint nom je m’étonne toujours de la c’est la distance entre pas une année sans évoquer le 19 novembre 2013, à la jusqu’à il y a marché ou souk ou       en pour frédéric       coude sauvage et fuyant comme       ce difficile alliage de fontelucco, 6 juillet 2000 il y a tant de saints sur je suis bien dans     les fleurs du bien sûrla noble folie de josué,       neige  jésus  dernier salut au j’ai travaillé comment entrer dans une preambule – ut pictura le texte qui suit est, bien la route de la soie, à pied, de sorte que bientôt en ceste tere ad estet ja le travail de bernard ensevelie de silence, il tente de déchiffrer, certains soirs, quand je toulon, samedi 9 à la bonne l’évidence dernier vers aoi   quand il voit s’ouvrir, antoine simon 12    courant       sur sa langue se cabre devant le  “ne pas d’un bout à       alla         or tandis que dans la grande il s’appelait  si, du nouveau  monde rassemblé ils avaient si longtemps, si si j’avais de son comme un préliminaire la  le grand brassage des de la  référencem quand sur vos visages les  zones gardées de dans l’innocence des le glacis de la mort ils s’étaient avant propos la peinture est vous avez Éléments - autre citation       pass&e pure forme, belle muette, il existe deux saints portant       dans       pass&e antoine simon 31 onze sous les cercles l’appel tonitruant du comme c’est les oiseaux s’ouvrent vos estes proz e vostre   ces sec erv vre ile tout à fleur d’eaula danse légendes de michel la vie humble chez les       la       je me   marcel antoine simon 23 villa arson, nice, du 17 la communication est f les marques de la mort sur que reste-t-il de la « h&eacu et te voici humanité ] heureux l’homme il était question non temps de cendre de deuil de antoine simon 22 le temps passe si vite, madame est la reine des madame, vous débusquez les doigts d’ombre de neige dentelle : il avait quelques textes       le je suis occupé ces dans les écroulements f dans le sourd chatoiement la fraîcheur et la saluer d’abord les plus       &eacut on trouvera la video       le nous lirons deux extraits de pour martine, coline et laure  la toile couvre les a la femme au six de l’espace urbain, pour michèle gazier 1) montagnesde halt sunt li pui e mult halt lorsqu’on connaît une de toutes les   tout est toujours en m1         se reflets et echosla salle a dix sept ans, je ne savais       apr&eg antoine simon 15 c’est le grand       &agrav       parfoi  improbable visage pendu le 26 août 1887, depuis pour andré quatre si la mer s’est normalement, la rubrique la fonction, sequence 6   le approche d’une  mise en ligne du texte deuxième cher bernard il semble possible a claude b.   comme       banlie tu le sais bien. luc ne intendo... intendo ! ainsi fut pétrarque dans percey priest lakesur les à langues de plomba la c’est une sorte de       sur pur ceste espee ai dulor e j’aime chez pierre l’éclair me dure,       descen       " je suis un écorché vif.       les à la mémoire de la terre nous nice, le 8 octobre dernier vers aoi soudain un blanc fauche le les plus terribles il faut aller voir le 2 juillet nous dirons donc "et bien, voilà..." dit     hélas, sept (forces cachées qui de proche en proche tous nos voix carissimo ulisse,torna a à bernadette un verre de vin pour tacher a toi le don des cris qui macles et roulis photo 7       entre       fleur des voiles de longs cheveux       droite  dans le livre, le à propos des grands un jour nous avons       vu dernier vers aoi 1.- les rêves de       magnol qu’est-ce qui est en       au merci à marc alpozzo dans le train premier temps de bitume en fusion sur       l̵ guetter cette chose vous dites : "un       voyage quatrième essai de tous feux éteints. des   anatomie du m et et il parlait ainsi dans la "mais qui lit encore le       en     vers le soir (en regardant un dessin de       embarq c’est ici, me ce qui importe pour       aux pour le prochain basilic, (la 1) la plupart de ces nous viendrons nous masser       une pas même des conserves !  marcel migozzi vient de la danse de madame est une       la ainsi va le travail de qui madame est une torche. elle le soleil n’est pas j’ai donc station 3 encore il parle quatrième essai de juste un       la la gaucherie à vivre, antoine simon 25       bonhe buttati ! guarda&nbs les routes de ce pays sont la parol

Accueil > Les rossignols du crocheteur > L’atelier du crocheteur > Oeuvres croisées > Gérard Éli

RAPHAEL MONTICELLI

|
À la dame de Millepertuis


Pour G
érard Eli

 

Et nous voici aux seuils du palais de Madame, hésitant encore, tremblant, un peu, comme si nous ne la connaissions pas.

 

Et nous voici aux seuils du palais de Madame, hésitants et tremblants, comme si nous ne nous connaissions pas.

 

Et nous voici aux seuils du palais de Madame, hésitant et tremblant, comme si nous ne le connaissions pas.

 

Le palais de Madame résonnent de toutes les voix que le monde a connues, et de celles qu’il ne connaît pas.

 

Le palais de Madame prend toujours la forme des voix qu’il accueillent. Des voix que Madame accueille.

 

Les voix du monde modèlent le palais de Madame. Elles lui donnent son sens et son énigme.

 

Quand les voix frappent le palais de Madame, elles y arrondissent l’espace, y forgent des pièges à échos

 

Quand les voix frappent le palais de Madame, elles y creusent des gorges, y cousent des nids.

 

Quand la terre se fend et geint, ses voix secouent le palais de Madame, il se tord et souffre. Rien ne l’abat.

 

Le palais de Madame connait les ouragans et les tempêtes. Voix mouillées de salive et de larmes à gorge noyée.

 

Les esprits animaux aiment reposer dans le palais de Madame, traversés des voix qu’ils traversent.

 

Quand les voix frappent le palais de Madame, elles y tressent des douceurs de terriers, y sculptent les totems des termites.

 

Les voix du palais de Madame ont-elles donné naissance aux insectes volants ? Ou ces insectes sont-ils des bribes de voix ?

 

Les scarabées bousiers sont les gardiens des palais de Madame. Ils recueillent et engrangent toutes les voix perdues.

 

À l’abri dans le palais de Madame, les scarabées dorés soumettent les voix inconnues à l’industrie subtile des scribes rêveurs.

 

Des bêtes pensives au front épais paissent dans le palais Madame. Et entre leurs cornes un ciel prisonnier murmure.

 

La danse furtive des bêtes de l’eau anime le palais de Madame. Ce sont les signes inattendus du silence.

 

Des ruisseaux de sable coulent dans le palais de Madame, charriant le soleil sec des voix inentendues.

 

Fidèles à tous les souffles, les champs de blé d’orge et de seigle bruissent en chant menu dans le palais de Madame.

 

Cette tension dans les chambres du palais de Madame : airs de murmures, airs de soupirs.

 

De grands corridors relient les portes du palais de Madame. Les voix s’y déploient et s’y densifient.

 

Toutes les voix du monde modèlent le palais de Madame, voix inconnues, voix disparues, voix éteintes. Toutes ces voix sont la voix de Madame.

 

Sur les murs de son palais, Madame a déployé l’armée timide de ses signes que personne ne sait déchiffrer.

 

Les sols du palais de Madame porte en creux les piétinements d’une bruissante humanité. Traces sur traces, temps et voix enfouis.

 

Le palais de Madame s’ouvrent par mille portes. La toute première, percée dit-on par Dieu lui-même, est celle de la langue première

 

Chaque matin, un long tremblement parcourt les portes d’Orient de son palais, et Madame frissonne d’inquiétude.

 

Madame aime par dessus tout ce moment incertain où, dans son palais, se fiancent les crépuscules de toutes les voix !

 

 

Quand la nuit est avalée dans le palais de Madame, chargée de lune, de brasillements ou d’odeurs de pluie, elle ne fait rien taire des voix.

 

Quand les voix poussent les frimas dans le palais de Madame, ce sont cristaux qui s’entrechoquent et crissent et craquent.

 

Dans le palais de Madame, il est des patios d’arbres sévères gardiens de nuages et protecteurs de ciels.

 

Dans le palais de Madame, il est un puits inépuisable où les voix se mêlent en gouttes à la liquidité des pierres.

 

Les toits du palais de Madame ne résistent pas au Zénith. Il les crève. Et, avec la lumière, les voix déferlent dans ses intérieurs.

 

Les portes du palais de Madame se joignent les unes aux autres. Traversé de lumières ouvert à tous les vents, c’est le palais de toutes les voix.

 

  

Publication en ligne : 13 décembre 2013
Première publication : 10 mars 2012

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette